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Moscou expulse 60 diplomates américains et ferme le Consulat général US à Saint-Pétersbourg

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Dans une mesure attendue, la Russie n’a pas attendu longtemps pour faire valoir son droit à la réciprocité après que l’Occident ait expulsé, mardi et mercredi, plus de 140 de ses diplomates à travers une vingtaine de pays, en plus du siège de l’OTAN. En plus de dizaines de diplomates qui seront expulsés, Moscou a décidé la fermeture pure et simple du Consulat général des Etats-Unis Saint-Pétersbourg.

C’est le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui l’a annoncé en personne. Moscou a décidé d’expulser 60 diplomates américains et de fermer le consulat des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg, «des mesures identiques à celles prises par Washington contre Moscou dans le cadre de l’affaire Skripal», a déclaré jeudi 29 mars le chef de la diplomatie russe.

Selon le chef de la diplomatie russe, les mesures prises par Moscou «incluent l’expulsion du même nombre de diplomates et le retrait de l’accréditation du consulat général des Etats-Unis à Saint-Pétersbourg».

Avant d’enchaîner : «En ce moment-même, l’ambassadeur des Etats-Unis [ndlr Jon Huntsman] a été invité au ministère, où mon vice-ministre Sergueï Riabkov l’informe du contenu de ces mesures de représailles envers les Etats-Unis.»

«En ce qui concerne les autres pays, [la réponse de Moscou] sera également identique pour tous en ce qui concerne le nombre de personnes qui quitteront la Russie.»

Dans la journée du lundi 26 mars, l’ambassade de Russie à Washington avait mis en ligne, sur Twitter, un sondage dans lequel elle questionnait le public sur la meilleure manière de rétorquer aux expulsions occidentales de diplomates russes, et ce via trois questions : 1) Fermeture du consulat US à Vladivostok ; 2) Fermeture du consulat US à Yekaterinburg ; 3) Fermeture du consulat US à Saint-Pétersbourg. 46% des sondés ont répondu en faveur de la fermeture du consulat US à Saint-Pétersbourg.

Et, coïncidence ou pas, Moscou a choisi de fermer ce consulat en question !

Affaire Skripal : L’Occident procède à l’expulsion de dizaines de diplomates russes en poste aux Etats-Unis et dans plusieurs capitales européennes

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Après le Royaume-Uni, ce sont les États-Unis, l’Allemagne, la France, la Pologne et l’Ukraine, qui ont décidé d’expulser, d’une manière synchronisée, des diplomates russes en réaction à l’affaire de l’empoisonnement d’un ex-agent russe à Londres.

Simultanément, plusieurs pays dont la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Pologne et l’Ukraine ont décidé de joindre l’acte à la parole et d’expulser, ce lundi, des diplomates russes suite à à l’empoisonnement de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille, le 4 mars, dans la ville de Salisbury, dans le sud de l’Angleterre. Lire ici

Le numéro 2 de l’OTAN en visite au Maroc

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Le secrétaire général-adjoint de l’OTAN chargé des Affaires politiques et de la sécurité, Alejandro Alvargonzalez, effectue actuellement une visite de travail au Maroc. Il a été reçu, aujourd’hui à Rabat, par le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense Nationale, Abdeltif Loudyi.

Au cours de leurs entretiens, les deux responsables ont échangé les points de vue sur la situation sécuritaire régionale notamment dans l’espace méditerranéen et la bande sahélo-saharienne. Les deux parties ont mis exergue le rôle du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme et de gestion humaniste de la crise migratoire.

Les deux responsables ont également affirmé leur volonté de raffermir davantage et d’approfondir les relations entre Rabat et l’Otan, notamment en matière de renforcement des capacités de défense, d’interopérabilité, cybersécurité et cyberdéfense.

Non membre, le Maroc est partenaire stratégique de l’OTAN et bénéficie et bénéficie du statut d’Associé auprès de l’Assemblée parlementaire de l’espace nord-Atlantique.

Régie par un Programme individuel de partenariat et de coopération, la coopération “Maroc-OTAN” concerne particulièrement la formation des cadres militaires et l’échange d’expertise.

Avant d’entamer sa visite au Maroc, Alejandro Alvargonzalez était en Algérie où il s’est entretenu avec les responsables civils et militaires algériens dont le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel.

Le Qatar scelle un nouvel accord avec l’OTAN

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Le Qatar et l’OTAN ont signé mercredi un accord militaire qui permet aux forces et au personnel de l’OTAN d’entrer et de transiter par le pays et d’y utiliser la base aérienne d’Al-Udeid.

Le secrétaire général de l’Alliance Atlantique, Jens Stoltenberg, qui recevait l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani au siège de l’OTAN à Bruxelles, a indiqué que cet accord facilitera les missions et les opérations de l’OTAN dans la région, y compris la mission d’appui en Afghanistan.

Jens Stoltenberg a rappelé à cet égard que les forces de l’OTAN et du Qatar ont déjà opéré côte à côte dans plusieurs théâtres d’opération que ce soit dans la région du Golfe, en Méditerranée ou en Somalie.

Au mois de janvier dernier, le général de brigade Tariq Khalid M. F. Alobaidli, chef du Département de la coopération militaire internationale au sein des forces armées de l’État du Qatar, et Rose Gottemoeller, secrétaire générale déléguée de l’OTAN, avaient signé un important protocole d’accord sécuritaire entre les deux parties dans le cadre de l’Initiative de coopération d’Istanbul.

Cet accord de sécurité sert de cadre pour la protection des échanges d’informations sensibles classifiées, tel qu’il a été défini par les 29 pays membres de l’Alliance. Cela permettra une mise en œuvre aussi efficace que possible des programmes individuels de partenariat et de coopération conclus avec l’OTAN par les pays de l’Initiative de Coopération d’Istanbul.

Arrivé lundi 5 mars à Bruxelles, l’Emir du Qatar Tamim Ben Hamad Al-Thani a eu des entretiens avec les plus hautes autorités de Belgique. Il s’est d’abord entretenu avec le Premier ministre, Charles Michel, en présence de plusieurs membres du gouvernement fédéral, visité les grandes institutions du pays, notamment le Sénat, avant de dîner avec le roi Philippe.

Fathallah Sijilmassi, un modèle du rayonnement du Maroc

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Après six années de bons et loyaux services en tant que secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi a achevé son mandat à la tête de cet espace dont l’objectif premier est de renforcer la coopération et le dialogue régional et de promouvoir la mise en œuvre de projets concrets ayant un impact direct sur les citoyens de Mare Nostrum. Fathallah Sijilmassi, qui devait faire face à plusieurs défis dont, en particulier, le développement humain, la stabilité et l’intégration régionales, a été un des premiers à comprendre et à assimiler que, face aux difficultés, il n’existait pas de réponses exclusivement nationales et arrêtées dans des périmètres géographiques limités. Digne successeur en 2012 de son compatriote Youssef Amrani, actuel chargé de mission au Cabinet royal, Fathallah Sijilmassi a, tout au long de son mandat, fait l’unanimité des Etats membres composant l’UpM qui ont toujours soutenu ses actions et initiatives.

 

Fathallah Sijilmassi a hérité d’une organisation dans un contexte international difficile. La rive sud de la méditerranée sortait à peine, groggy, des épisodes chaotiques de ce que l’on a appelé le «Printemps arabe», et certains de ses pays connaissaient le début de turbulences structurelles. Alors qu’à l’est de la méditerranée, se formait le noyau d’une troisième guerre mondiale à cause du génocide en Syrie et des multiples puissances en présence dans un triangle géographique restreint et ébullition : Syrie, Irak, Liban/Palestine avec une influence multidimensionnelle russe, israélo-américaine, française, iranienne, turque et arabe (pays du Golfe).

Apprécié de ses pairs ambassadeurs pour sa rigueur, le Secrétaire général de l’UpM se devait donc de coordonner les actions des 43 gouvernements concernés et/ou intéressés, ce qui n’est pas chose aisée. Le diplomate marocain, avec sa vista habituelle, s’est fixé une feuille de route avec trois objectifs prioritaires : 1) La stabilité et la sécurité de l’Europe ; 2) La stabilité et la sécurité de la Méditerranée et de l’Afrique ; 3) Renforcement de l’engagement politique collectif au profit des actions concrètes.

L’ancien ambassadeur du Maroc en France s’est par la suite attaqué aux problématiques de migration ainsi que les enjeux liés au terrorisme et les phénomènes de radicalisation. Grâce à un carnet d’adresses bien fourni, il a ainsi pu organiser, présider ou participer à des dizaines voire des centaines de rencontres, colloques et conférences pour distiller le message du vivre en commun. Connaissant personnellement un grand nombre de chefs d’Etat et de gouvernement, Fathallah Sijilmassi a permis le lancement de dizaines de projets, de plateformes de coopération régionale, et a été derrière le lancement d’une nouvelle approche opérationnelle et pragmatique de l’organisation en vue de sa modernisation.

Connaissant et maîtrisant parfaitement les rouages des institutions européennes, sachant qu’il a été ambassadeur du Maroc auprès de l’UE et de l’OTAN, Fathallah Sijilmassi a toujours milité pour le besoin d’un impératif de premier ordre, à savoir accorder une priorité absolue au renforcement de l’intégration régionale, d’assurer de plus grandes synergies entre les différentes initiatives et actions existantes entre les deux rives de la Méditerranée et de renforcer le caractère inclusif et participatif de cette coopération. Y est-il parvenu ? Difficile d’y répondre vu le stress géopolitique que vivent la majorité des pays qui constituent l’UpM ; en revanche, on peut dire qu’en fin diplomate et homme de consensus, il a tout fait pour dynamiser cette organisation internationale intergouvernementale et de faire de cet espace une réelle plateforme stratégique pour la promotion de la coopération régionale.

Foncièrement attaché à son pays dont il a été un illustre ambassadeur, digne représentant du modèle marocain avec ses spécificités culturelles, historiques et institutionnelles, Fathallah Sijilmassi sera certainement appelé à assumer d’autres responsabilités au service de la nation.

Ahmed Abbadi et Ahmed Charai en mission commando contre l’extrémisme religieux

En marge d’une rencontre avec les ambassadeurs représentants permanents auprès de l’Union européenne et de l’OTAN de plusieurs pays européens et des responsables des institutions européennes chargées de la lutte contre le terrorisme, Ahmed Abbadi a présenté, ce jeudi, devant un échantillon de parlementaires européens de différents courants et obédiences politiques, la singularité de l’expérience marocaine et du modèle de religiosité dans le royaume, basé sur les valeurs d’ouverture, de tolérance, de modération et du juste milieu. La sortie du secrétaire général de la Rabita Mohammedia des Oulémas, a coïncidé avec celle de Ahmed Charai qui a publié le même jour, sur les colonnes du journal américain The Hill, une tribune dans laquelle il met à nu les discours trompeurs de certains milieux islamistes, sunnites comme chiites, lesquels ont échoué dans leurs expériences respectives jusqu’à mettre en danger leurs États, gouvernements et même leurs concitoyens.

Ahmed Abbadi, qui a tenu à mettre en avant l’approche multidimensionnelle du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, a choisi une méthode didactique et pédagogique pour convaincre son auditoire de la nécessité de neutraliser les sources nourricières des discours extrémistes.

Si les européens sont sensibles à ce discours, ce n’est pas aussi évident chez les américains. D’où le choix de Ahmed Charai de s’exprimer sur The Hill, plateforme diplomatico-politique proche du Congrès, pour ne pas oser dire son porte-voix. Homme de médias et membre du board du think tank Atlantic Council, et en fin connaisseur des mentalités anglo-saxonnes, Ahmed Charai a opté pour une méthode plus cash : il a clairement et solennellement demandé aux autorités américaines de clarifier leur politique vis-à-vis des groupes et gouvernements islamistes. Tout en rappelant le penchant de l’administration Obama à favoriser l’islam politique, Ahmed Charai s’est interrogé sur les raisons du flou dont fait preuve l’administration Trump à ce sujet.

Le même jour et au même moment les députés et américains européens écoutaient dans des tons différents le plaidoyer du Royaume quant au risque de la radicalisation et l’extrémisme religieux, agavés entre autre par l’issue de la guerre en Syrie, avec un risque de transfert au Sahel.

Il est intéressant de noter comment les deux hommes, Ahmed Abbadi et Ahmed Charai ont distillé le message : le premier optant pour une approche pédagogique, sociale et humaine, plus adaptée aux européens, tout en mettant en valeur l’experience marocaine dans la formation et la lutte contre la radicalisation, le second plus tactique et davantage politique pour pouvoir capter l’attention d’une mentalité américaine très versatile.

Si par exemple Ahmed Abbadi ne pointe du doigt aucun pays en particulier, Ahmed Charai n’hésite pas à le faire. Deux écoles différentes pour la même cause : un premier discours destiné aux européens et un second pour l’establishment de Washington mais dont la genèse est la même, à savoir déconstruire le discours extrémiste et s’attaquer aux phénomènes de radicalisation à la source.

 

Macron vend des missiles à Erdogan

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En marge de la rencontre qui a réuni ce vendredi les présidents turc Recep Tayyip Erdoğan et français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée à Paris, les délégations des deux pays ont signé une série d’accords bilatéraux pour le renforcement de la coopération militaire, économique, financière et sécuritaire.

Considéré comme l’un des accords les plus concrets de l’alliance turque dans l’industrie de la défense européenne, le premier texte paraphé stipule la livraison par Eurosam, un consortium militaro-industriel franco-italien, d’une batterie complexe de missiles de dernière génération à Ankara en vue de renforcer la défense antiaérienne turque.

Pour le président français, cette coopération est tout à fait légitime en ce sens que la Turquie est membre de l’OTAN au même titre que la France et l’Italie.

Cette signature intervient le jour-même où les Forces armées turques réceptionnaient la première fournée de missiles de type SOM-B1 de fabrication nationale.

Produits par l’industriel turc Roketsan, les missiles air-terre SOM-B1 peuvent atteindre simultanément des cibles terrestres et maritimes à une distance de 250 km.

A guidage laser et connus pour être d’une haute précision, les missiles de croisière B1 de la famille Satha Atılan Orta Menzilli Mühimmat, peuvent être embarqués sur les chasseurs F-4 et F-16.

Les missiles air-sol turques SOM sont destinés à être utilisés contre des cibles terrestres et maritimes fortement défendues, à haut rendement telles que les sites SAM, les avions exposés, les atouts stratégiques, les centres C2, les navires de guerre. (Source : Wikipedia)

En juillet dernier, la Russie avait livré à la Turquie des systèmes mobiles de missiles S-400 capables de détruire concomitamment de cibles terrestres et aériennes, y compris des missiles balistiques et de croisière.

Les deux chefs d’Etat, qui ont levé le voile à l’occasion sur un projet commun de construction d’une centrale nucléaire en Turquie en collaboration avec le Japon, ont assisté à la signature de deux protocoles d’accord : 1. L’achat par la compagnie Turkish Airlines de 25 appareils Airbus ; 2. Coopération dans le domaine bancaire entre Paris et Ankara.

Emmanuel Macron et son hôte Recep Tayyip Erdoğan ont aussi mis en exergue l’exemplarité des relations des deux pays dans la lutte anti-terroriste et le haut degré de fluidité dans l’échange d’informations et de renseignements sur les sujets sensibles de sécurité touchant leurs intérêts communs.