Olusegun Obasanjo

Buhari mort et remplacé par un sosie, folle rumeur qui agite les réseaux sociaux au Nigéria

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A la veille des élections présidentielles au Nigéria, la tension est montée d’un cran dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Les vieux démons du Biafra (le Polisario local) et l’état de santé du président Muhammadu Buhari, ont refait surface et annoncent une campagne électorale très tendue. Mais l’évènement qui va davantage occuper les nigérians, ces derniers jours, c’est cette folle rumeur relayée par plusieurs personnalités nigérianes, y compris un ancien ministre, selon laquelle le président «Muhammadu Buhari était mort et avait été remplacé par un sosie».

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Grave dérive du Secrétaire général des Nations unies : Le Conseil sur la médiation créé par Guterres pullule d’anti-marocains

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Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a nommé auprès de lui un Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation, formé de 18 «personnalités éminentes». Le conseil est chargé de lui prodiguer des conseils sur les initiatives de médiation et de soutenir des efforts spécifiques de médiation dans le monde entier.  Cette structure est formée de 18 dirigeants internationaux, passés et actuels, de hauts fonctionnaires et d’experts renommés qui possèdent, ensemble, une expérience, des compétences, des connaissances et «des contacts sans équivalent.» Parmi ces noms, figurent deux personnalités foncièrement anti-marocaines : Ramtane Lamamra, ancien ministre algérien des Affaires étrangères, et Olusegun Obasanjo, ex-Président de la République du Nigéria.

Lamamra et Obasanjo, des faucons onusiens

Le Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation a été créé pour permettre aux Nations Unies de travailler plus efficacement avec les organisations régionales, les organisations non gouvernementales et les autres acteurs impliqués dans la médiation dans le monde entier. Sauf que la désignation d’un Ramtane Lamamra et Olusegun Obasanjo dont l’anti-marocanisme est d’un credo caractérisé, n’augure rien de bon.

Antonio Guterres est très au fait de ces sensibilités, on se demande sur quelle base ce choix s’est fait.

Que ce soit en tant que chef de la diplomatie algérienne, ou en qualité de Commissaire à la paix et la sécurité de l’Union africaine, ou bien auparavant en tant qu’ambassadeur de son pays aux Nations Unies et aux Etats-Unis, Ramtane Lamamra a toujours veillé à saboter les intérêts du Maroc et à mener une politique haineuse vis-à-vis de Rabat, parfois même avec un excès de zèle accentué.

Pour sa part, l’ancien président du Nigeria, Olusegun Obasanjo, est un des théoriciens de l’axe Alger-Lagos-Pretoria qui voulait faire de cet espace un ensemble hégémonique dont le but ultime est d’étouffer économiquement le Maroc et le détacher de ses racines africaines. Ce général et ancien commandant en chef des Forces armées nigérianes est un pro-RASD déclaré. De la même manière qu’il a mené des médiations en Angola, au Burundi, au Mozambique, en Namibie et dans la région des Grands Lacs, son rêve est de voir le Sahara indépendant. Mais indépendant dans le cadre d’une confédération avec l’Algérie. Le Nigeria est également l’un des pays qui refusent l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Si l’actuel président, Muhammadu Buhari, souffrant, montre une certaine sympathie envers le royaume, son opinion générale et son opposition ne le voient pas ainsi. Ils estiment une entrée du Maroc au sein de cet espace comme une menace des intérêts supérieurs du Nigeria, refusant net que les frontières de la CEDEAO s’étendent à la méditerranée et au monde arabe. C’est d’ailleurs la conviction de l’ancien ministre nigérian des Affaires étrangères, Bolaji Akinyemi, proche de Olusegun Obasanjo, qui fait véhiculer cet argumentaire raciste et scandaleusement anti-marocain.

Nasser Judeh et Jean-Marie Guéhenno les moins hostiles

Pourquoi Antonio Guterres n’a choisi aucun marocain pour siéger dans ce Conseil ? Ou un tunisien à titre d’exemple? Ou juste éviter de provoquer gratuitement le Maroc par la nomination de personnalités qui respirent la haine envers le royaume ?

Rabat, dans le rush des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, n’a pas encore fait de commentaire à ce sujet.

Les autres membres du Conseil sur la médiation ne font malheureusement pas le poids devant ces deux ténors des relations internationales et de la diplomatie globale.

Et même si ces personnalités disposaient de l’envergure nécessaire, combien sont-ils sur qui le Maroc peut compter ? La Présidente chilienne Michelle Bachelet ? Elle est tout aussi proche du Maroc que de l’Algérie. La libérienne Leymah Gbowee Lauréate du prix Nobel de la paix ? Trop droit-de-l’hommiste pour s’adapter aux approximations du gouvernement El Otmani.

Peut-être le jordanien Nasser Judeh, ancien Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères du royaume Hachémite. Un vrai ami du Maroc. Mais sans plus.

Le Lauréat du Prix Nobel José Manuel Ramos-Horta, originaire de Timor-Leste ? C’est un indépendantiste convaincu et défenseur des droits des peuples à l’autodétermination.

Reste peut-être Jean-Marie Guéhenno, chevronné diplomate français, spécialiste du monde arabe et théoricien de la doctrine de la France en matière de défense et de sécurité nationale sous François Hollande. Espérons qu’il ait été «approché» en amont par nos diplomates.

Guterres n’en est pas à sa première bourde

Il ne s’agit pas du premier dérapage du Secrétaire général des Nations unies depuis son élection. En mars dernier, il demandait à Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie occidentale, de retirer un rapport critique sur Israël. La responsable onusienne, de nationalité jordanienne, n’a pas voulu se soumettre à l’injonction d’Antonio Guterres, qui lui a intimé l’ordre de «de repenser sa décision». Récusant cet ordre, elle a préféré présenter sa démission.

En tout état de cause, et devant cette configuration pas très optimiste, les jours à venir ne s’annoncent pas faciles. Ce Conseil risque de donner du fil à tordre à la diplomatie marocaine qui manque de relais solides dans le nouveau groupe qui vient d’être formé. Nasser Bourita devrait profiter de sa présence à New York pour tirer rapidement au clair cette affaire, directement avec Antonio Guterres dont le chef du Gouvernement, Saad dine El Otmani, disait qu’il était un «grand ami du Maroc».

Abdellah El Hattach


Liste complète des 18 membres du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation:

  1. La Présidente Michelle Bachelet (Chili)
  2. Mme Radhika Coomaraswamy (Sri Lanka)
  3. Mme Leymah Gbowee (Libéria)
  4. M. Jean-Marie Guéhenno (France)
  5. Mme Tarja Halonen (Finlande)
  6. M. David Harland (Nouvelle-Zélande)
  7. Mme Noeleen Heyzer (Singapour)
  8. M. Nasser Judeh (Jordanie)
  9. M. Ramtane Lamamra (Algérie)
  10. Mme Graça Machel (Mozambique)
  11. Mme Asha-Rose Migiro (Tanzanie)
  12. M. Raden Mohammad Marty Muliana Natalegawa (Indonésie)
  13. M. Olusegun Obasanjo (Nigéria)
  14. Mme Roza Otunbayeva (Kirghizistan)
  15. Mme Michèle Pierre-Louis (Haïti)
  16. M. José Manuel Ramos-Horta (Timor-Leste)
  17. M. Gert Rosenthal (Guatemala)
  18. Archevêque Justin Welby (Royaume-Uni)

Une afro-musulmane Vice-Secrétaire Général des Nations Unies

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Africaine hyperqualifiée, cette musulmane nigériane de presque 56 ans est une spécialiste des domaines de développement et d’environnement.

Le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a nommé jeudi 01/03/2017,  la ministre nigériane de l’Environnent, Amina Mohammed au poste de vice-secrétaire générale de l’organisation. Elle succédera comme numéro deux de l’ONU au Suédois Jan Eliasson.

Antonio Guterres a également nommé deux autres femmes à des postes clés de l’organisation. La diplomate brésilienne Maria Luiza Ribeiro Viotti devient ainsi chef de cabinet. La sud-coréenne Kyung-wha Kang, ancienne responsable des opérations humanitaires de l’ONU au poste de conseiller politique.

Amina Mohammed dispose de 30 ans d’expérience dans les secteurs privé et public, au Nigeria et à l’étranger. Elle connaît déjà très bien les arcanes des Nations Unies pour avoir été conseillère spéciale de l’ancien Secrétaire général Ban Ki-moon pour la mise en œuvre des Objectifs de développement durable, un vaste programme de lutte contre la pauvreté et le dérèglement climatique, avant d’être nommée ministre de l’environnement dans son pays le Nigeria en novembre 2015.

Mariée et mère de six enfants, de père nigérian et de mère britannique, Amina Mohammed, qui est aussi professeure à l’université de Columbia aux États-Unis, à travaillé en 2002 comme conseillère principale auprès du président du Nigeria sur les objectifs du millénaire. Elle voit se succéder trois présidents, Olusegun Obasanjo, Umaru Yar’Adua, puis Goodluck Jonathan.

Elle fonde ensuite et dirige le think thank Center for Development Policy Solutions, et siège également dans de nombreux comités consultatifs internationaux et des organismes tels que la Fondation Bill-et-Melinda-Gates ou le Conseil collaboratif pour la fourniture en eau et l’hygiène, rattaché aux Nations unies, qu’elle préside.

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