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Nasser Bourita - Page 17

Bourita envoyé spécial à Accra

Après Abuja où il a remis un message du Roi Mohammed VI au président du Nigeria Muhammadu Buhari, le ministre délégué aux Affaires Etrangères et à la Coopération, Nasser Bourita, a été reçu, vendredi  24 mars à Accra, par Nana Akufo-Addo, Président de la République du Ghana, à qui il a remis un message écrit du souverain.

En février dernier, Mohammed VI avait effectué une visite officielle au Ghana durant laquelle 25 accords bilatéraux avaient été signés entre les deux pays.

Quelques jours plus tard, le Maroc demandait officiellement son adhésion à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest  (CEDEAO) au sein de laquelle siègent, à juste titre, le Nigeria et le Ghana.

 

LE1

Bourita envoyé spécial du Roi Mohammed VI auprès de #PBM

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Nasser Bourita, homme fort de la diplomatie marocaine, à peine a-t-il achevé la réunion de la Coalition anti-Daech tenue à Washington DC, et durant laquelle il a représenté le royaume au milieu d’un consortium de 68 pays, qu’il s’est envolé en direction de Abuja, porteur d’un message écrit de Mohammed VI au président de la République fédérale du Nigeria, Muhammadu Buhari.

L’axe Rabat-Abuja est désormais un passage obligé des décisions sensibles relatives au continent africain, notamment depuis le retour du Maroc au sein de l’Union africaine et surtout, aussi, depuis que les deux pays ont annoncé, en décembre dernier, le lancement du mégaprojet du gazoduc Atlantique reliant les deux pays.

Le Nigeria est également membre de la coalition anti-Daech. Elle a été représentée à Washington par le Général Abayomi Gabriel Olonisakin, Chef d’Etat-Major des armées. Le Nigeria, rappelons-le, a bénéficié de l’expertise marocaine dans la lutte antiterroriste pour mettre un terme au groupe Boko-Haram qui sévissait dans le pays depuis des années.

 

Abdellah EL HATTACH

La Coalition antiterroriste mondiale en conclave à Washington

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Sur invitation du Secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, s’est ouverte aujourd’hui à Washington la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Coalition internationale de lutte contre Daech.

La rencontre, qui vise à faire le point sur la coordination politico-militaire contre le groupe terroriste, connaît la participation des 68 pays membres, dont le Maroc, qui est représenté par Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération.

Infliger une défaite durable et irréversible au groupe Daech

Les délégations, qui examinent les moyens à mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie d’accélération de la lutte pour vaincre Daech, ont approfondi leurs discussions sur les priorités à engager en matière de lutte contre les terroristes étrangers et leur financement, ainsi que sur la stabilisation des zones libérées des mains des extrémistes.

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La voulant comme «un moment clé pour infliger une défaite durable et irréversible» au groupe Daech, les ministres des Affaires étrangères et les experts les accompagnants, profitent de cette réunion pour discuter également des crises en Irak, en Syrie et en Libye qui représentent une menace réelle à la sécurité dans le monde et affectent sa stabilité.

Durant la réunion, les délégations ont marqué une pause pour suivre les événements de Londres frappée par un attentat terroriste ce mercredi, qui a coïncidé avec la rencontre de Washington. Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, a reçu toute la solidarité de ses homologues présents pour ce sommet anti-DAECH.

La veille, pendant que se déroulait une rencontre informelle en préparation de la réunion d’aujourd’hui, ont été publiés à Washington et Londres de nouvelles directives de l’aviation civile des deux pays interdisant l’embarquement d’appareils électroniques spécifiques à bord des avions à destination des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, en provenance de 10 pays arabo-musulman, dont le Maroc.

 

Abdellah EL HATTACH

L’UE prendra les mesures appropriées pour sécuriser l’accord agricole et préserver le partenariat avec le Maroc

Bruxelles – L’Union européenne (UE) prendra les mesures appropriées pour sécuriser l’accord agricole et préserver le partenariat avec le Maroc, lit-on dans une déclaration conjointe de la Haute Représentante et Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini et du ministre délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita publiée suite à la rencontre qu’ils ont eue mardi à Bruxelles.

Cette rencontre a été « consacrée à l´évolution des relations entre le Royaume du Maroc et l´Union européenne », précise la déclaration conjointe, ajoutant que le Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a participé à une partie de la rencontre.

La réunion, poursuit la même source, fait suite à la Déclaration conjointe du 21 décembre de la Haute Représentante et de M. Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, suite à la décision de la Cour de Justice européenne sur l’Accord Agricole entre l’UE et le Maroc.

La déclaration conjointe souligne que «le Maroc est un partenaire clé de l’Union européenne et l’Union européenne est un partenaire clé pour le Maroc», affirmant que «les deux parties demeurent attachées à ce partenariat et engagées à le défendre».
Le partenariat entre l’Union européenne et le Maroc est le fruit d’une construction patiente de près d’un demi-siècle, un partenariat modèle, riche et multidimensionnel», fait remarquer la déclaration conjointe, relevant que les deux parties «sont déterminées à le préserver et à le développer, dans ses différentes dimensions».

Les deux parties, indique la déclaration, «ont reconnu l’importance de maintenir des relations commerciales stables » et « ont convenu que les équipes techniques se réuniraient bientôt pour élaborer en détail la voie à suivre».

La déclaration conjointe souligne que «les discussions entre l’Union européenne et le Maroc se poursuivront dans un climat de sérénité et de confiance mutuelle, pour s’entendre sur les arrangements nécessaires à la poursuite et au développement des relations entre les deux parties, notamment dans le domaine agricole».
Dans l’attente de la conclusion de ces discussions, précise le texte, «des mesures appropriées seraient prises si nécessaire pour sécuriser la mise en œuvre de l’Accord de libre échange des produits agricoles transformés et produits de la pêche entre l’Union européenne et le Maroc en vigueur et préserver les acquis du partenariat dans ce domaine».

Rappelant l’importance stratégique de leurs relations, les deux parties ont exprimé “leur volonté de reprendre le travail et d’élargir la coopération dans tous les domaines d’intérêt commun”, selon la déclaration conjointe.

La déclaration indique, par ailleurs, que la Haute Représentante a saisi cette occasion pour «saluer et féliciter personnellement le Maroc pour son retour au sein de l’Union africaine ».

Les deux parties, ajoute la déclaration, «se sont mises d’accord pour travailler de concert afin de renforcer les synergies mutuelles de leur partenariat sur des questions régionales et panafricaines».

MAP

Sa Majesté au Soudan du Sud : l’Egypte dans tous ses états

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI a débuté cet après-midi, à Juba, une visite officielle en République du Soudan du Sud, la première effectuée par le Souverain dans ce pays de l’Afrique de l’Est.
Longtemps hostile à l’intégrité territoriale du Royaume, le Soudan du Sud commence à reconsidérer, graduellement et positivement, ses positions vis-à-vis du Maroc.

D’ailleurs, Rabat, et sur hautes instructions royales, a érigé sur place, depuis plus d’une semaine un hôpital militaire de campagne pour venir en aide aux populations précaires et défavorisées du pays, gage d’un renouveau politique dans les relations bilatérales entre les deux pays.

Il faut reconnaître aussi, que lors des travaux du 28e Sommet Africain, le Soudan du Sud, et sur pression de l’Egypte, s’est trouvé entre le marteau et l’enclume, et n’a pu clarifier sa position quant au retour du Maroc au sein de l’UA. Il aura fallu tout le savoir-faire de Nasser Bourita et Mohamed Yassine Mansouri, chapeautés par le Conseiller du souverain, Fouad Ali El Himma, pour faire revoir sa copie au Soudan du Sud : l’objectif de l’Egypte était de faire capoter la visite de Sa Majesté à Juba.

Les relations entre Le Caire et Rabat ne sont pas au beau fixe. L’Egypte ne voit pas d’un bon œil le retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Non pas qu’ils bloquent le mécanisme de réintégration, ont tout fait pour ralentir celui-ci en mettant en avant certaines dispositions obsolètes de la défunte OUA et, plus grave, en reconnaissant à la pseudo-RASD le statut de « pays fondateur » de l’UA.

Les relations en dents de scie entre l’Egypte et le Maroc connaissent, depuis quelque temps, une certaine crispation et, rappelons-nous, qu’au mois d’octobre dernier, Le Caire recevait la visite d’une « délégation parlementaire » du Polisario, à l’occasion d’une conférence parlementaire arabo-africaine à Charm el-Cheikh.

Cette attitude non amicale vis-à-vis du Maroc a plusieurs explications. La première concerne la crise profonde qui ronge les relations entre l’Egypte et l’Arabie saoudite. Le Caire cherche à régler ses comptes avec Ryad par ricochet via Rabat car elle estime que la proximité historique entre le Maroc et l’Arabie se fait à ses dépens. L’autre explication tire son origine dans le développement grandissant des relations géoéconomiques entre le Maroc et l’Ethiopie à travers les accords agricoles, des phosphates et, surtout, ceux ayant trait à la gestion de l’eau : le grand barrage An-Nahda (la Renaissance) bâti en Ethiopie est une grande problématique en Egypte qui y voit un acte belliqueux car il régule le débit du Nil au profit de petits agriculteurs éthiopiens et sud-soudanais, alors que l’Egypte avait, historiquement, le monopole sur ces questions.

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La rancœur de l’Egypte dépasse souvent ces considérations politiques et économiques, et voit dans la dynamique de Sa Majesté une concurrence à son ‘leadership’ continental. En effet, après la mort du colonel Kaddafi, et la vacance du pouvoir militaire en Algérie, les militaires égyptiens, à leur tête le ‘maréchal’ Al-Sissi, cherchent à manipuler certains pays africains au profit d’une hégémonie du Caire. Mais le travail humaniste du Roi, sincère, désintéressé, et sur le terrain, a fait basculer les équilibres géopolitiques au profit d’un Maroc généreux et fédérateur.

Et la réponse à toutes ces supputations, est venue d’une manière solennelle et claire dans le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors de l’ouverture des travaux du 28e Sommet africain tenu hier à Addis-Abeba : « Certains avancent que, par cet engagement, le Maroc viserait à acquérir le leadership en Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership. »

Le Maroc est désormais ami et allié de toute l’Afrique, occidentale, orientale, septentrionale et australe. Et la visite que débute aujourd’hui Sa Majesté au Sud Soudan, que l’Egypte estime faire partie, à côté du Soudan et de l’Ethiopie, de son périmètre géopolitique et d’influence économique, est une réponse, à qui de droit, que l’Afrique est désormais une et unifiée, et que seul paie le travail.

Abdellah El Hattach. 

Insolite, des membres de la délégation marocaine chantent l’hymne national à Addis-Abeba

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Dans cette vidéo, enregistrée par les équipes de Médi1TV présents à Addis-Abeba, on voit Salahedine Mezouar, ministre des Affaires étrangères et de la Cooperation, accompagné de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères, et Mohamed Methqual Ambassadeur-Directeur général de l’Agence Marocaine de la Coopération Internationale, scander, avec leurs équipes, dans les allées du siège de l’Union Africaine, l’hymne national du Maroc, à l’occasion du retour victorieux du Royaume au sein de sa famille africaine.

Le Roi Mohammed VI s’envole vers l’Ethiopie

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Casablanca – Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, accompagné de SA le Prince Moulay Ismaïl, a quitté, vendredi après-midi, l’aéroport international Mohammed V de Casablanca à destination de la République démocratique fédérale d’Ethiopie.

A Son départ de l’aéroport international Mohammed V, SM le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d’être salué par le Chef du gouvernement, M. Abdelilah Benkirane et le ministre de l’Intérieur, M. Mohamed Hassad.

Le Souverain a été également salué par le Général de division, Abdelfatah Louarak, Inspecteur général des Forces armées royales, le Général de corps d’armée, Housni Benslimane, Commandant la Gendarmerie royale, le Général de brigade, El Abed Bouhamid Alaoui, Inspecteur des Forces royales air, le Général de brigade, Mustapha Alami, inspecteur de la Marine Royale et le Général de brigade, Mustapha Mestour, inspecteur des Forces auxiliaires (zone Nord).

Par la suite, SM le Roi a été salué par le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Direction de la Surveillance du territoire national, M. Abdellatif Hammouchi, l’ambassadeur de la République d’Ethiopie au Maroc, Mme Yeshi Tamrat Bitew, le wali de la Région Casablanca-Settat, M. Khalid Safir, les élus et les représentants des autorités locales.

Sa Majesté le Roi est accompagné lors de cette visite d’une délégation officielle composée notamment du Conseiller de SM le Roi, M. Fouad Ali El Himma, du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Salaheddine Mezouar, du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Nasser Bourita, ainsi que d’autres personnalités civiles et militaires.

La Gambie, ou le micro-échantillon du nouvel ordre mondial

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Ce qu’il se passe aujourd’hui en Gambie dépasse de loin une affaire de politique intérieure propre au pays. Il y a certes, d’un côté, un vainqueur des dernières élections présidentielles, connu et reconnu par la communauté internationale, Adama Barrow en l’occurrence, et de l’autre, le président sortant, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis un quart de siècle, qui a reconnu au début la victoire de son adversaire avant de se rétracter dans les 48 heures, et décider de s’accrocher à son poste. La suite on la connait : des tentatives de médiation se sont multipliées de la part du Maroc tout d’abord, qui a dépêché deux émissaires sur place, le ministre délégué aux Affaires étrangères, Nasser Bourita et le patron de la DGED, Mohamed Yassine Mansouri, et ensuite de la Mauritanie dont le président Mohamed Ould Abdelaziz himself s’est déplacé à Banjul afin de tenter de convaincre Yahya Jammeh de quitter le pouvoir en douceur pour éviter tout bain de sang éventuel et lui exprimer la possibilité de lui trouver une voie de sortie honorable et une terre d’exil ou d’asile. Niet catégorique de Yahya Jammeh qui a signifié à ses hôtes une fin de non-recevoir, compliquant davantage la situation : les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, dite CEDEAO, ont vite réagi à cette violation du processus démocratique en Gambie et mènent, en ce moment précis, des opérations militaires dans ce pays, emmenés par le puissant Sénégal voisin qui dirige la mission de rétablissement de la légitimité institutionnelle.

Cela dit, la réalité est beaucoup plus complexe. Si Adama Barrow, appuyé par le Chef d’Etat-Major gambien, a prêté serment ce jeudi en tant que nouveau président de la République, il l’a fait depuis Dakar où il est réfugié. Car Yahya Jammeh, qui tient toujours le palais présidentiel, entouré de sa garde prétorienne, de quelques fidèles, dont sa très zélée épouse qualifiée par ses détracteurs de ‘croqueuse de diamants’, serait sous la protection des services russes qui voient en lui un contre-pouvoir de taille et efficace à la recrudescence de l’influence et de la présence américaines au Sénégal, sachant que Washington est en pourparlers avancés avec Dakar pour y installer un PC-avancé de l’AFRICOM basé en Allemagne. Ce serait là une occasion inespérée pour Moscou d’avoir une ‘présence physique’ -sinon militaire au moins via quelques ‘experts’ et ‘conseillers’, sur les rives Atlantiques de l’Afrique de l’Ouest.

La position géographique enclavée de la Gambie au sein du Sénégal permet de contrôler tout le périmètre d’influence de la CEDEAO jusqu’en Mauritanie ; et le pays n’est pas une ancienne colonie française comme la quasi-totalité de son voisinage. La Gambie était une colonie britannique, c’est un pays anglophone avec une pure culture anglo-saxonne, mais Yahya Jammeh l’a désengagé de l’influence de la couronne britannique en dirigeant le pays d’une main de fer et en supprimant sans ménagement tous ses opposants. Au fil des ans, la Gambie est devenue une plateforme de toutes sortes de trafics, une sorte de narco-Etat qui voit transiter via son territoire tous types de produits illicites et psychotropes en provenance d’Amérique Latine, notamment le Venezuela et la Colombie, ce qui permet le financement de plusieurs groupuscules terroristes dans la région du Sahel. D’où la crainte des pays de la CEDEAO et des Etats-Unis d’Amérique de voir émerger un Etat hors-la-loi, dirigé par un dictateur, et qui risque de devenir incontrôlable s’il n’est pas rapidement maîtrisé.

Il se targue aujourd’hui d’être soutenu par Moscou, mais la Maison Blanche aura un nouveau locataire, en la personne de Donald Trump, lequel a des rapports très privilégiés avec Vladimir Poutine. L’avenir de Yahya Jammeh est donc suspendu au fil du téléphone rouge entre le Kremlin et Washington qui sera réactivé dès vendredi.

Abdellah El Hattach 

Inédit : Tout le gotha sécuritaire marocain autour de la même table pour la régularisation des sans-papiers

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LE MAROC RÉGULARISE LES SANS-PAPIERS : UN CHOIX SOUVERAIN

Le lancement au Maroc de la deuxième phase d’intégration des migrants en situation irrégulière, a connu la tenue, au Ministère de l’Intérieur, d’une importante réunion de travail pour encadrer cette opération tant en amont qu’en aval. Outre les aspects techniques et logistiques dans l’ordre du jour de cette réunion, il était également question d’aborder les tenants sécuritaires et de renseignement de ce dossier, surtout que l’opération coïncide avec la réelle crise migratoire et la tragédie humanitaire que vivent des dizaines de migrants d’Afrique subsaharienne en territoire algérien. Alger a tout simplement décidé de les abandonner en plein désert ou de les pourchasser ! Ce qui a poussé le Maroc à accélérer le processus d’intégration et de régularisation des ressortissants étrangers vivant sur son sol pour éviter, à l’avenir, de devoir gérer une crise humanitaire pouvant constituer une vraie bombe à retardement. Rabat a donc décidé d’anticiper ces problématiques et d’en absorber les aboutissants.

L’Etat s’est ainsi mobilisé avec toutes ses institutions souveraines pour gérer au mieux et sans faille ce dossier épineux et l’entourer de tout l’intérêt qu’il mérite. Et rares les fois où tout le gotha sécuritaire se réunit autour de la même table : c’est que le sujet était très sensible et prioritaire pour la sécurité nationale du pays. Rien qu’en énumérant le nom des participants à cette réunion, on en comprend les fondements stratégiques : autour du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad et de son numéro 2 Charki Draiss, se joignirent le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, le ministre de la migration, Anis Birou, le président du Conseil national des droits de l’homme, Driss Yazami et du Délégué interministériel pour les droits de l’homme, Mahboub El Hiba.

Mais là où les choses deviennent intéressantes c’est lorsque l’on voit également la présence de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération, du général Hosni Benslimane, Commandant de la gendarmerie royale, du directeur général de la DGED (espionnage marocain) Mohamed Yassine Mansouri, du directeur général de la DGSN (police) et DGST (contre-espionnage), Abdellatif Hammouchi, le Wali-directeur général des Affaires intérieures, Moulay Driss Jaouhari et le Wali-directeur des frontières et de la migration, Khalid Zerouali.

Tout ce beau monde, qui rarement se réunit ensemble ou, au moins, rarement sont vus ensemble en public, prouve bien que les sujets traités sont d’une envergure telle qu’il prennent une dimension plus que locale mais davantage régionale, continentale et mondiale, notamment au vu et su des événements dramatiques au Proche-Orient, au Yémen, en Libye, en Irak et dans notre voisinage proche, en Mauritanie et Algérie, ainsi que des menaces terroristes qui pèsent sur toute la région subsaharienne et du bassin méditerranéen.

Note cablée par Abdellah El Hattach

COP22 : le Roi Mohammed VI donne audience à François Hollande

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI s’est entretenu avec le président français François Hollande. L’audience s’est déroulée du côté marocain en présence du conseiller du souverain Fouad Ali El Himma et du ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération Nasser Bourita. Du côté français étaient présents Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, Ségolène Royal, présidente de la COP21, et de l’ambassadeur français à Rabat, Jean-François Girault.