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Moulay Hicham

Martine fait son cirque

Martine s’ennuie.

Elle se remémorera les sages mots du grand Roi : « De quoi te plaindrais-tu ? Tu as tout ce que tu veux. Une enfant gâtée n’est pas triste, elle s’ennuie».

Pourtant, elle a attendit longtemps, très longtemps qu’on l’amuse. Elle en a été encore plus malheureuse. Plus ennuyée.

Martine imagina alors un pays des merveilles. Son pays des merveilles, où elle serait vénérée de ses sujets et aimée du peuple.

De la peau du Lion se vêtit-elle. Martine fit une promenade dans son pays imaginaire. Elle voulu que l’on identifiât, que l’on craignît.

Après Martine à la mer, Martine à l’école ou encore Martine fait du tourisme, l’appétit de Martine à l’amour du peuple ne faisait que grandir.

Enfiévrée par la lourde peau du Lion, flattée par Sots, Fripons et Lourdauds, Martine en voulut davantage.

Martine se lia d’amitié avec Sousouf le Marin, le mignon déchu du grand Roi. Elle accourut à sa modeste demeure parentale dans les faubourgs de la capitale, lui vendre sagesse, autour d’un couscous, juste après la sortie du jeune homme du bagne.

Un petit bout de cheveux échappasse par malheur de la peau du Lion. La Fourbe et l’Erreur fussent découvertes.

Force gens en ont fissent du bruit. Martine s’envolât alors au pays de l’érable.

Martine trouvât à son accueil son vassal, Leaks le Routier. Lequel feudataire, criât par tous les carrefours : Martine vendait la sagesse. Et les MRE crédules, de courir à l’achat.

Le soir venu, Leaks le Routier offre un banquet à Martine suivi d’un spectacle donné par troubadour, un gueux errant, à milles instruments.

Le temps d’un motet, Martine se sentit enfin heureuse.

Elle s’amusait enfin.

Emportée par la mélodie, enivrée part l’ivresse du bonheur d’être enfin vue, Martine dansât et chantât à tue-tête :

Allez, remue-toi bébé, maintenant (remue-toi bébé)
Tortille-toi et crie (tortille-toi et crie)
Allez, allez, allez, allez, bébé, maintenant (allez, bébé)
Viens, on va s’époumoner (s’époumoner)
Eh bien, tu te démènes bien, maintenant (te démènes bien)
Tu sais, tu es si jolie (tu es si jolie).


Libye : le retour au régime monarchique pour une sortie de crise ?

La Libye vit dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kaddafi et sa mort le 20 octobre 2011. Livré aux convoitises régionales et internationales, aux dizaines de milices armées et aux tiraillements entre ses 142 tribus, le pays –qui est devenu pratiquement ingouvernable au grand bonheur des mouvements terroristes qui y trouvent refuge et armements et un havre pour les trafiquants en tout genre et à leur tête le trafic de la migration clandestine-, a du mal à retrouver sa cohésion et sa stabilité. En témoignent aussi ses deux gouvernements et ses deux parlements avec une rivalité entre deux hommes forts, à savoir le «patron du grand est» le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi et l’actuel premier ministre Faiez el-Sarraj reconnu par la «communauté internationale.» Tous les efforts déployés par cette dernière pour sortir le pays de l’impasse n’ont abouti à aucune issue. On se souvient de l’Accord de Skhirat signé au Maroc en 2015 qui, malheureusement, est demeuré lettre morte malgré le soutien des Etats-Unis et de l’Europe.

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