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Mohammed Ben Salmane - Page 2

Attaque contre Aramco : le 11 septembre saoudien

Au lendemain de l’attaque chirurgicale contre des installations du géant pétrolier Aramco, la confusion reste totale. On ne sait pas encore qui a lancé les attaques ni de quel territoire. Les citoyens saoudiens, la boule au ventre, s’interrogent sur l’efficacité du système de défense aérien patriote. Last but not least, les investisseurs et les gouvernements sont sur le qui-vive, dans l’expectative de la réaction du marché mondial des hydrocarbures. Ce qui est sur, c’est que l’Arabie saoudite de MBS n’a jamais été aussi vulnérable. Même son ancien allié, Mohammed ben Zayed, lui a tourné le dos. Seul, impopulaire, affaibli, le prince héritier voit son rêve d’un royaume influent et réformé s’écrouler. Son pays est désormais entouré de voisins hostiles ou d’amis blessés. Son protecteur, les États-unis, en guerre de survie avec la Chine, n’a plus aucun intérêt de continuer à assister un pays qui a perdu toute son influence. Il reste peut-être à MBS une seule alternative, convaincre Israël de se substituer aux États-unis dans la protection de son règne et de son pétrole.

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«Deal du Siècle» : Acculé, Jared Kushner se résout à consulter le Maroc et la Jordanie

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Jared Kushner, le très influent « conseiller spécial » du président américain, a choisi le Maroc comme première étape de sa tournée de promotion de son plan de paix palestinien, connu sous le nom du «Deal du Siècle». Il se rendra par la suite en Jordanie puis en Israël. En raison de la position commune et intransigeante des deux monarchies au sujet de la préservation des droits des palestiniens et du statut d’Al-Qods, le gendre de Donald Trump, n’a pas eu le choix que de leur consacrer une visite spéciale, car c’est sa crédibilité et son avenir politique et de celui de ses sponsors, MBS, MBZ et Netanyahu qui sont en jeux.

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Pour l’amour de Dieu, Ssi Nasser, éclairez-nous. Sommes-nous fâchés, ou pas avec les EAU ?

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Les spéculations sur la dégradation des relations entre Rabat et Abu Dhabi vont bon train. Il y a eu d’abord toute une polémique sur la prise de contrôle par des officiels émiratis de l’un des plus anciens sites web d’information marocains, Hespress. Maghreb Intelligence lancera dans un deuxième temps, le pavé dans la mare, en dévoilant au grand jour des projets médiatiques qui seraient financés par le couple MBS-MBZ de nature à amplifier « la gravité des mouvements sociaux » au royaume. Puis il y a eu ce silence strident de notre diplomatie suite à l’exclusion de l’étape Émirats Arabes unis de la tournée de Nasser Bourita dans le Golfe et à l’hypothétique rappel de l’ambassadeur émirati, Ali Salem Al Kaâbi. Une succession d’évènements qui font les choux gras de la presse nationale et internationale et installent un climat de doute, d’inquiétude et d’appréhensions à la veille d’une visite royale imminente et très attendue à Riyadh et à Amman.

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Tournée royale dans le Golfe : Vers un réchauffement des relations avec l’Arabie Saoudite

Si la situation dans le monde arabe sera certainement au centre de la tournée qu’effectuera le roi Mohammed VI dans le Golfe, la qualité des relations bilatérales sera aussi à l’ordre du jour, surtout avec l’Arabie Saoudite, leader des monarchies pétrolières. Si les signes d’un réchauffement sont là, il restera à la diplomatie marocaine de définir les limites sur lesquelles le Royaume sera intraitable.

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Le Roi Mohammed VI, porteur d’une vision alternative pour « l’amélioration de l’ordre mondial »

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La visite du Pape François au Maroc a été l’occasion pour le roi Mohammed VI de dévoiler sa vision sans ombrage, jusque là distillée au fil du temps à travers des actions et des discours. La vision d’un nouvel ordre mondial plus équilibré et moins violent, en juxtaposition d’une disruption négative alimentée soit par les pétrodollars ou le communautarisme fermé et intolérant.

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Mohammed Ben Salmane a lancé la traque des dissidents plus d’un an avant la mort de Khashoggi

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L’affaire Khashoggi n’est pas un cas isolé de la répression sanglante des opposants saoudiens. Selon le New York Times, Mohammed Ben Salmane a assigné à un groupe d’agents la mission de faire taire les dissidents. Ce dernier aurait commis une dizaine d’opérations en Arabie Saoudite et à l’étranger, dont le meurtre de Khashoggi. Face à ce nouveau scandale, l’Arabie Saoudite a promis de mener une enquête, qui risque de trainer en longueur comme celle sur l’assassinat d’Istanbul.

Au moment où le Prince héritier de l’Arabie Saoudite essaie de redorer son blason, il vient d’être éclaboussé par des révélations faites par le journal The New York Times. Mohammed Ben Salmane, alias MBS, a autorisé une campagne secrète visant à éliminer les opposants au régime saoudien, dont certains vivaient à l’étranger. Cette campagne a comporté toute la panoplie des barbouzes à commencer par les surveillances, les écoutes, l’enlèvement, la torture et le meurtre.

Des barbouzes aux trousses des opposants

Selon le journal américain, ce « groupe d’intervention rapide » et expéditive a effectué une dizaine d’opérations depuis 2017, dont certaines à l’étranger dont celle de l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en Turquie. Certaines missions ont été menées par des membres du commando qui a tué et morcelé le corps de Khashoggi en octobre 2018, ce qui laisse croire que cette exécution n’est qu’une partie d’une vaste campagne contre des dissidents, a affirmé le New York Times. Manifestement, le but du régime saoudien était de faire taire les dissidents. Certains experts n’excluent pas que ces opérations clandestines aient été organisées et supervisées par MBS.

Persécution des militantes féminines


Les dernières exactions de ce groupe d’agents sont des militantes en faveur des droits des femmes. Le 13 mars dernier, le procès de dix militantes saoudiennes défendant la cause féminine au Tribunal pénal de Riyad, arrêtées en mai 2018. Parmi les accusées figure Loujain Al-Hathloul, Hatoon Al-Fassi et Aziza Al-Yousef. Ces prévenues ont été détenues pendant un an, « sans aucun accès à un avocat et les avoir soumises à la torture, aux mauvais traitements et au harcèlement sexuel », a précisé à l’AFP Samah Hadid, directrice des campagnes d’Amnesty International pour le Moyen-Orient. Considérée comme un crime, la défense des droits des femmes s’inscrit en porte-à-faux à la doctrine wahhabite. Les militantes ont été accusées de porter atteinte aux intérêts nationaux et d’aider les « ennemis de l’Etat ». Les médias officiels s’en sont donné à cœur joie en les décrivant comme des « traîtres ».

Les velléités de Riyadh ne trompent personne

Si MBS a enclenché ces dernières années, un processus de réformes et de modernisation du pays, il a accompagné cet élan par une répression et une purge pour faire taire tous les contestataires, même parmi les imams, dont certains ont été condamnés à mort. Ce n’est pas un hasard, si 36 pays membres de l’ONU ont condamné la semaine dernière le meurtre prémédité de Khashoggi et demandé à Riyadh de diligenter une enquête « rapide et approfondie » pour que les responsables soient jugés.

En réaction aux nouvelles révélations sur la répression des dissidents et des militants, l’ambassade de l’Arabie Saoudite à Washington a affirmé les prendre au sérieux, en précisant que le Procureur général du Royaume Wahhabite et la Commission saoudienne des droits humains allait ouvrir une enquête à ce propos. Comme d’habitude, cette velléité de faire la lumière sur ce groupe devrait se terminer en queue de poisson ou par le jugement de quelques boucs émissaires.

Affaire Khashoggi : Le seigneur d’Hollywood, Ariel Emanuel, rompt ses relations avec MBS

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Un an après le Roadtrip «historique» du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane aux Etats-unis, où il a fait la promotion, durant deux semaines, de sa vision #Saudi2030, en miroitant un plan d’investissement de plusieurs centaines millions de dollars aux hommes d’affaires américains, de l’eau a coulé sous les ponts notamment le morbide assassinat du journaliste Jamal Khashoggi. Une affaire qui n’a pas fini de hanter MBS et de réduire à néant tous les efforts qu’il a déployé et les milliards dépensés depuis son ascension au pouvoir. Aujourd’hui, c’est un revers cuisant que vient d’essuyer le prince héritier saoudien. L’agence la plus puissante au monde de l’industrie du spectacle, Endeavor, a restitué à Mohammed Ben Salmane, un investissement de 400 millions de dollars, consenti en avril 2018, en marge d’une soirée huppée qui a vu la participation, entre autres, du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, du directeur général de Disney, Robert A. Iger, et l’ancienne star de la NBA, Kobe Bryant. Ari Emanuel, le patron emblématique d’Endeavor, avoue être inquiet de la réaction saoudienne, suite à la rupture des relations avec MBS et fait dorénavant appel à des gardes du corps durant ses voyages.

Le printemps dernier, Ariel Emanuel, le plus gros calibre de l’industrie du spectacle, comme le décrit la presse américaine, avait contribué activement à l’organisation d’une grande soirée à Hollywood en l’honneur du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman en visite officielle aux États-unis. Et pour cause, MBS avait signé le soir même un chèque de 400 millions de dollars en contrepartie de 7% du capital de la plus grande agence de divertissement du monde dirigé par Ari Emmanuel et deux places dans son conseil d’administration. L’accord visait à financer la croissance d’Endeavor, via un Fonds souverain saoudien chapeauté par MBS, tout en diversifiant l’économie de l’Arabie saoudite par le biais des activités de l’agence artistique dans les domaines du sport, de l’événementiel, du mannequinat, de la production télévisuelle et cinématographique. MBS se présentait à la communauté internationale comme étant un prince ouvert, moderniste et réformateur.

Mais les faits l’ont démenti. A commencer par la vague d’arrestations de princes et d’hommes d’affaires subissant humiliations et tortures sous prétexte de campagne de lutte contre la corruption, suivie par la liquidation en octobre dernier du journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat de son pays à Istanbul et dont le corps n’a jamais été trouvé et last but not least, les arrestations et tortures de femmes activistes.

Des faits tellement graves que même la diplomatie du chéquier n’a pas pu préserver l’image à l’international du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane. Ainsi, la presse américaine vient de faire l’échos de la révélation de deux collaborateurs du seigneur d’Hollywood, Ari Emmanuel, sur la rupture des relations d’Endeavor avec les dirigeants saoudiens. Une rupture qui a été matérialisée par la restitution à MBS des 400 millions de dollars qu’il voulait investir dans le leader mondial du divertissement.

Il s’agit là d’un des rares cas où une entreprise de renommée mondiale, rompt ses relations avec le très riche royaume saoudien, à cause d’une affaire politique et médiatique.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman, en visite à Virgin Galactic. Richard Branson, à gauche, a suspendu les discussions avec un fonds saoudien concernant des investissements potentiels dans ses entreprises de voyages dans l’espace.

Avant Endeavor, Richard Branson, fondateur du conglomérat britannique de médias et de technologies Virgin, avait créé le buzz ont suspendant ses discussions avec le fonds saoudien concernant des investissements potentiels dans ses activités de voyages dans l’espace. Tandis que les dirigeants de la société de capital-investissement Blackstone Group, le service de covoiturage Uber et le cabinet conseil Goldman Sachs avaient annulé également leur participation dans le Davos du désert, une grande conférence sur l’investissement qui s’est tenu à Riyadh, la capitale saoudienne, suite au scandale de l’assassinat de Khashoggi.

Cet isolement grandissant du prince héritier, l’a poussé d’ailleurs à tourner le dos à l’occident et à regarder du côté de l’Asie, notamment la Chine, l’Inde et le Pakistan sans oublier la Russie histoire de dire qu’il dispose de plusieurs alternatives entre ses mains !

Inde Vs. Pakistan : Dangereuse escalade

Une semaine après la visite du prince héritier saoudien MBS dans les deux pays, la tension est à son paroxysme entre l’Inde et le Pakistan, voisins ennemis et non moins puissances nucléaires, à la suite de l’attentat terroriste meurtrier à la voiture piégée commis le jeudi 14 février courant contre un convoi d’autocars transportant des paramilitaires indiens dans la province du Jammu-et-Cachemire faisant 41 morts et revendiqué par le groupe terroriste Jaish-e-Mohammed basé au Pakistan. Les autorités pakistanaises ont fermé leur espace aérien, Air Canada a annulé ses vols et l’inquiétude économique gagne les milieux d’affaires, notamment le secteur des laboratoires pharmaceutiques indiens pour qui le Pakistan est un gros marché.

New Delhi a accusé Islamabad d’abriter, d’armer et d’entraîner ce groupe et a juré vengeance et sa riposte a été le bombardement par son aviation dans la nuit du 25 au 26 de ce mois du sanctuaire de Jaish-e-Mohammed. Raid qui a fait selon l’Inde plusieurs dizaines de morts dans les rangs du mouvement terroriste. Le Pakistan a, pour sa part, accusé l’armée de l’air indienne d’avoir violé son espace aérien. Le premier ministre pakistanais, Imran Khan, a réuni d’urgence un cabinet de crise comprenant notamment les ministres de la défense, des affaires étrangères et le chef d’état-major. Cherchant à désamorcer la « bombe », le chef de la diplomatie pakistanaise a déclaré à la suite de cette réunion que son pays ne désirait que la paix avec son voisin tout en l’accusant de chercher à troubler cette paix dans la région.

Au moment où des puissances étrangères, de Washington à Paris, appelaient à la retenue et à la désescalade, le porte-parole de l’armée pakistanaise, le général Asif Ghafour, a annoncé ce mercredi matin que les F-16 pakistanais ont abattu deux Mig-21 indiens pour se rétracter après et dire qu’un seul a été détruit et la capture d’un pilote.

Dans une guerre de communiqués, l’Inde a répliqué à son tour avoir détruit un F16 pakistanais

Le ministère indien des affaires étrangères a réclamé sa libération immédiate et son retour sain et sauf. Dans une guerre de communiqué, l’Inde a répliqué à son tour avoir détruit un F-16 pakistanais.

Pour sa part, le premier ministre pakistanais a lancé un appel aux responsables indiens pour une désescalade et à l’ouverture de négociations tout en affirmant que son pays est prêt à coopérer avec New Delhi au sujet de l’attentat.

Déclaration apaisante contrairement à son ministre des chemins de fer, Sheikh Rachid Ahmed, qui a mis de l’huile sur le feu cet après midi en soulignant que les prochaines 72 heures seront cruciales, et que son pays s’est préparé à une éventuelle guerre avec l’Inde et que si jamais elle éclate, elle sera la plus grande après la deuxième guerre mondiale !

En attendant, New Delhi a décidé de prendre des mesures de représailles en coupant certaines eaux fluviales qui se jettent dans le Pakistan. La décision de construire un barrage sur la rivière Ravi, dont les eaux sont attribuées à l’Inde par un traité international mais dont une partie a été autorisée à traverser le Pakistan, constitue un facteur supplémentaire à ce conflit.

Ces récents incidents constituent-ils des escarmouches avant la grande déflagration surtout que les deux pays s’étaient déjà livrés à trois guerres en 1947, 1965 et 1971 en raison justement d’une rivalité géopolitique relative à la région disputée du Cachemire ?

Reema Bent Bandar Ben Sultan, première femme ambassadeur d’Arabie Saoudite à Washington

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Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohamed Ben Salmane, en sa qualité de vice-roi en charge des Affaires de l’Etat – en l’absence du roi Salmane qui se trouve au sommet arabo-européen de Charm el-Cheikh en Égypte-, a nommé ce soir la princesse Reema Ben Bandar Ben Soltane Ben Abdelaziz, nouvelle ambassadrice à Washington, avec rang de ministre.

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Iran : Démonstration de force et sévère mise en garde contre l’Arabie saoudite et le Pakistan

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Les forces navales iraniennes ont entamé ce vendredi un exercice de grande envergure de trois jours, baptisé « Velayat 97 », dans les eaux troubles du Golfe et la mer d’Oman. Ces manoeuvres ont lieu dans une zone de deux millions de kilomètres carrés, en allant du détroit d’Ormuz au niveau des côtes sud-est de Makran, en passant par la mer d’Oman jusqu’au parties septentrionales de l’océan Indien. Véritable poudrière avec plusieurs acteurs détenant mèches et allumettes, la région du Golfe risque l’embrasement à tout moment.

Cet exercice de guerre et de démonstration de force se compose de quatre phases distinctes : défilés navals, simulation d’une véritable guerre navale, offensive maritime et terrestre permettant de reconquérir les territoires occupés par l’ennemi et affichage de la puissance de la Marine par le lancement de divers types de missiles et de torpilles.


Selon le commandant de la marine iranienne, l’amiral Hossein Khanzadi, c’est la première fois que la marine de son pays dirigera des drones de patrouille, de reconnaissance et de bombardiers pendant l’exercice. Les sous-marins lanceront des missiles dans l’exercice pour la première fois, et des hélicoptères anti-sous-marins atterriront et décolleront également du pont du destroyer Sahand, a rapporté l’agence de presse Tasnim.


Les tactiques de guerre électronique et de transmission de données électroniques depuis la rive font également partie des autres éléments de l’exercice.

Par ailleurs, et dans le bras de fer opposant américains et iraniens sur fond de guerre psychologique, le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, commandant du corps des gardes de la révolution islamique, a révélé jeudi que des drones américains, qui survolent en permanence la Syrie et l’Irak, étaient sous le contrôle de l’IRGC (gardiens de la révolution) et que des renseignements de première main ont été récupérés par ses forces après une incursion électronique au sein du système du commandement américain, selon Faresnews qui rapporte l’information en exclusivité.

Plusieurs fronts à la fois : USA, Israël, Pakistan, Arabie saoudite

Après les Etats-Unis et Israël, le torchon brûle aussi entre l’Iran et ses voisins. Ainsi, la tension est à son paroxysme avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, notamment suite à l’attentat suicide à la voiture piégée perpétré le 13 février courant contre un bus transportant des membres du corps d’élite des gardiens de la révolution sur route entre les localités de Khash et Zahedan dans la province du Sistan- Balouchistan, frontalière du Pakistan et de l’Afghanistan.

L’attentat, qui a été revendiqué par l’organisation rebelle iranienne sunnite Jaïch al-Adel, a fait pas moins de 27 morts dans les rangs des gardiens de la révolution.

Depuis, Téhéran qui menace vengeance, ne décolère pas pointant du doigt aussi bien Riyadh qu’Islamabad : les premiers accusés de financer, et les seconds de former des combattants. Les autorités iraniennes ont affirmé avoir déjà arrêté jeudi huit personnes dont une femme liées à l’attaque et mis la main sur 750 kilogrammes d’explosifs selon l’agence de presse Faresnews.

Par ailleurs, les médias iraniens ont rapporté jeudi que le Commandant de la Force Al-Qods relevant des gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, a mis le Pakistan en garde de ne pas se laisser influencer par les pétrodollars saoudiens et de devenir un centre «agaçant» pour l’Iran, l’Inde et l’Afghanistan, allusion faite à la visite en début de semaine au Pakistan du prince héritier saoudien MBS et sa promesse d’investissement de 20 milliards de dollars en plus d’une aide financière de l’ordre de 6 milliards supplémentaires.

« Chaque année, des dizaines d’attaques terroristes en Iran sont perpétrées par des groupes terroristes en poste au Pakistan. Ils tuent notre peuple. Maintenant, au lieu de présenter nos condoléances à notre peuple, il est préférable que le gouvernement pakistanais prenne des mesures concrètes pour éliminer les groupes terroristes » a martelé le général Souleimani qui souligné que le gouvernement et l’armée pakistanais ne devraient pas permettre au gouvernement saoudien de créer des tensions entre Islamabad et ses voisins en injectant d’énormes sommes dans l’économie pakistanaise. Ajoutant que le Pakistan ne devrait pas être transformé en une source de troubles pour les États de la région tels que l’Iran, l’Inde et l’Afghanistan. « L’objectif principal de la tension régionale est de détruire et de diviser le Pakistan. »

Le général Souleimani a rappelé que l’Iran ne menacerait pas le Pakistan mais se vengerait des mercenaires «Takfir » et que son pays était prêt à soutenir le Pakistan dans la lutte contre le terrorisme, mais la question principale était de savoir dans quelle direction voulait vraiment se diriger le gouvernement pakistanais, taclant au passage l’influence grandissante de l’Arabie saoudite et de Washington sur le pouvoir pakistanais.

La réaction du Pakistan n’a pas tardé. Citant ce vendredi la chaîne pakistanaise Dunya TV, le site The Iran Project rapporte que le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mahmood Qureshi, a déclaré qu’Islamabad coopérera avec Téhéran à la suite du récent attentat.

Shah Mahmood Qureshi a déclaré: «Nous avons fermement condamné l’attaque terroriste perpétrée en Iran et nous sommes en contact avec l’Iran à ce sujet». Il a ajouté avoir eu une discussion téléphonique détaillée avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et également envoyé une délégation d’experts en Iran, qui a également rencontré les dirigeants du Corps de la Garde de la révolution islamique. Il a précisé que l’Iran et le Pakistan avaient convenu de coopérer et qu’ils répondraient aux préoccupations iraniennes et élimineraient tous les points de discorde.