Mohammed Ben Salmane - Page 14

Mohammed ben Salman rencontre le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg

Le Vice-prince héritier Mohammed bin Salman a visité mercredi le siège de Facebook et a rencontré le fondateur et président du géant technologique, Mark Zuckerberg.

Le Vic-prince héritier Mohammed bin Salman est arrivé à San Francisco le dimanche, dans la deuxième phase de sa tournée américaine, qui a commencé la semaine dernière avec une visite à Washington où il a rencontré le président Barack Obama et d’autres hauts responsables américains.

Pendant son séjour en Californie, le prince héritier adjoint a tenu des réunions avec un certain nombre de dirigeants de la Silicon Valley, dont celle avec Zuckerberg.

 

 

Mohammed bin Salman a pris part à une autre réunion avec Satya Narayana Nadella, le directeur général de Microsoft. Au cours de la réunion, un protocole d’accord (MoU) a été signé, en vertu de laquelle Microsoft va former des jeunes Saoudiens et soutiendra l’Arabie saoudite dans sa transformation de l’innovation numérique et basée sur la connaissance ambitieuse dans Vision 2030.

Microsoft a signé un autre accord pour renforcer le Centre de soutien aux décisions à la Cour royale en mettant en place des systèmes et des programmes opérationnels avec l’aide d’une équipe d’experts de Microsoft.

Il est entendu que les réunions du prince Mohammed visant à renforcer les liens avec la Silicon Valley et de créer de nouveaux projets à mettre en œuvre dans le royaume saoudien.

Ces réunions visent également à établir un secteur de haute technologie pour atteindre les objectifs d’une économie diversifiée, comme spécifié dans la vision de l’Arabie Saoudite 2030.

Washington appuie la ‘Vision 2030’ de Ryad

//

C’est en véritable chef d’Etat et avec les honneurs incombant à celui-ci que le vice-prince héritier saoudien a été reçu par les plus hauts responsables américains à Washington.

Le puissant ministre saoudien de la Défense, le prince Mohammed Ben Salmane, a bénéficié d’un accueil exceptionnel, digne d’un roi, tant à la Maison Blanche qu’au Département d’Etat, au Pentagone ainsi qu’au Congrès.

Si les principaux dossiers traités sont relatifs au Yémen, à la lutte contre Daesh et à la coopération militaire conjointe, les craintes saoudiennes vis-à-vis de la recrudescence de l’influence iranienne dans la région ont également été discutées. Ces réunions marathon avec le président Barack Obama, John Kerry, Ashton Carter et plusieurs sénateurs de premier plan, interviennent à un moment où la Coalition arabe au Yémen bat de l’aile avec l’annonce des Emirats arabes unis de leur intention de cesser le feu sur ce front crucial pour l’Arabie saoudite et sa sécurité nationale : les relations entre Ryad et Abu Dhabi sont depuis très tendues, les saoudiens accusant les émiratis d’avoir pris une décision d’ordre stratégique d’une manière unilatérale et sans concertation. Et toute fragilisation de la Coalition arabe risque d’avoir des répercussions néfastes sur les relations diplomatiques entre les pays composant le Conseil de Coopération du Golfe, seule entité régionale arabe toujours debout après la paralysie de facto de la Ligue arabe et de l’Union du Maghreb Arabe.

Interlocuteur de choix de l’Administration américaine, Mohammed Ben Salmane est le canal privilégie des relations entre Washington et Ryad, Washington le préférant au prince héritier et ministre de l’Intérieur Mohammed Ben Nayef lequel est considéré par les Etats-Unis comme trop rigoriste contrairement au jeune fils du roi Salmane Ben Abdelaziz, apprécié pour sa malléabilité et son modernisme.

Mohammed Ben Salmane a fait de le déplacement à Washington pour défendre également la ‘Vision 2030’ de son pays, une sorte de Plan Marshall à la saoudienne qui compte placer l’Arabie saoudite post-pétrole parmi les pays émergents non seulement sur le plan économique et industriel mais également sur les volets culturels et religieux. Porté et conçu par le vice-prince héritier, ce Plan compte révolutionner le rôle et la place de l’Arabie saoudite dans le monde par une transformation de fond en comble de la société saoudienne à l’instar de la politique menée à Dubaï par Cheikh Mohammed Ben Rachid Al-Maktoum. Mohammed Ben Salmane cherche ainsi un soutien institutionnel et politique de l’Administration américaine à quelques mois du départ de Barack Obama et, peut-être, le risque d’un retour d’une Administration Républicaine portée par des faucons à leur tête le trublion Donald Trump. En contepartie, Ryad a présenté des garanties quant au respect des Droits de l’Homme, chantier qui va de pair avec la lutte anti-terroriste sur lequel les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite sont intraitables depuis les attaques du 11-Septembre (2001) qui ont causé, à l’époque, la plus grande crise politique entre les deux pays à cause de la nationalité des terroristes dont la majorité était saoudienne.

Abdellah El Hattach.

L’Arabie saoudite lance un méga-fonds de 2000 milliards de dollars (2 trillions $) pour l’après-pétrole

///

Le fonds permettrait l’acquisition des quatre plus grandes entreprises du monde

La première étape consisterait en la vente des parts d’Aramco d’ici 2018, selon le vice prince héritier du Royaume d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz

L’Arabie saoudite se prépare à l’après pétrole par la création d’un fonds souverain regroupant ses meilleurs actifs, et sera considéré comme le plus grand au monde.

Selon le prince Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz, ce fonds contrôlera plus de 2000 milliards de dollars et permettra au royaume de faire face à la pénurie de pétrole qui se profile dans les années à venir.

La stratégie avancée par le vice prince héritier, consiste en la cession par le royaume d’une partie de ses parts dans ARAMCO et la transformation de ce géant du pétrole en un conglomérat industriel. La première offre publique sera lancée probablement l’année prochaine, au plus tard en 2018, et portera sur  la cession d’environ 5 pour cent de la holding.

La cession des parts d’ARAMCO en faveur d’un fonds public d’investissement, permettrait techniquement de rendre les investissements comme la source majeure des revenus du gouvernement saoudien en lieu et place des revenus pétroliers. Dans 20 ans, cela rendra l’économie saoudienne indépendante des aléas du pétrole.

80 ans après la découverte du premier puits de pétrole au royaume, le vice prince héritier ambitionne de transformer ARAMCO -le plus grand exportateur de pétrole au monde- en un conglomérat diversifié, et l’économie de son pays en une économie multisectorielle. La stratégie mise en place est bien ficelée, et la rapidité avec laquelle s’opérera ce changement ambitieux pourrait choquer la société conservatrice saoudienne.

Avec 2 trillions $, le megafonds pourrait racheter les 4 plus grandes entreprises publiques aux Etats Unies !
Avec 2 trillions $, le megafonds pourrait racheter les 4 plus grandes entreprises publiques aux Etats Unies !

La cession d’ARAMCO et le fonds qui en découlera, joueront un rôle primordial dans l’économie saoudienne à travers des investissements majeurs au royaume et à l’international.

Le fonds a pour ambition d’augmenter la part des investissements étrangers à 50% d’ici 2020 au lieu de moins de 5% actuellement.

revenus non-pétroliers
Evolution des revenus non-pétroliers de l’Arabie Saoudite à l’horizon 2020

Abdellah El Hattach avec Bloomberg