Mohammed Ben Salmane - Page 13

Le Roi Salmane Ben Abdelaziz balise la voie de la succession à son fils le Prince Mohamed

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Le Roi Salmane Ben Abdelaziz a opéré samedi un vaste mouvement dans les rangs des hauts dignitaires de l’Etat saoudien, lequel a touché des responsables civils et militaires de haut niveau parmi lesquels des Princes et des membres du Conseil des ministres. Les principaux postes concernés sont l’ambassade d’Arabie saoudite à Washington, l’Etat-Major de l’Armée de Terre, le directeur des opérations du service de Renseignement, le ministère de l’Energie et le Conseil de sécurité nationale. Une lecture à chaud des profils nommés nous donne, en filigrane, une indication claire quant aux intentions des autorités saoudiennes : 1) Renforcer le clan des Ben Salmane avec la nomination de deux des fils du Roi à des postes sensibles ajoutés à son troisième fils, l’influent Mohammed Ben Salmane, ministre de la Défense et non moins puissant vice-prince héritier ; 2) Reprendre directement la main sur le commandement de la zone sud et du terrain des opérations au Yémen par une réédition d’une «Tempête décisive» lancée par le défunt Roi Abdallah; 3) Recentrer et centraliser le travail du Renseignement directement au niveau du Roi par un réaménagement des prérogatives du Conseil de sécurité nationale.

La principale décision du Roi Salmane est, sans conteste, le limogeage du Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, le général Saleh Al-Muhaya, remplacé dans la foulée par son adjoint et non moins membre de la famille royale, le Prince Fahd Ben Turki. Ce général trois étoiles est l’homme clé du dispositif militaire saoudien dans la Coalition arabe dans la guerre du Yémen. Homme de terrain et fin stratège, il aura désormais sous ses ordres une armée à lui tout seul, composée de trois brigades blindées, cinq brigades d’infanterie mécanisées, trois brigades légères motorisés, une brigade aéroportée, cinq bataillons d’artillerie indépendantes, en plus d’une flotte baptisée «aviation des forces terrestres royales saoudiennes» qui assure une aéromobilité et un appui aérien rapproché avec sa centaine d’hélicoptères d’attaques et de transport.

Ryadh veut en découdre définitivement avec les rebelles houthis, réputés proches des iraniens et armés par Téhéran, d’où le choix d’un super-général, et prince de surcroît, qui aura carte blanche pour régler militairement cette question qui n’a que trop duré. D’ailleurs, un des décrets royaux ordonne au ministre des Finances d’exécuter immédiatement le paiement des indemnités, des primes et des avantages financiers aux militaires engagés dans l’opération “Restaurer l’Espoir” au Yémen ainsi qu’une bonification forfaitaire de deux mois de salaire. Ce qui laisse croire que la guerre sera encore longue et fastidieuse. L’objectif affiché par Ryadh est de reconstruire les lignes d’une Coalition à bout de souffle et affaiblie et, surtout, de réaliser des succès concrets sur le terrain des opérations, peut-être par une réédition d’une «Tempête décisive» lancée par le défunt Roi Abdallah.

L’Arabie saoudite, qui cherche à faire renaître et à renforcer l’axe sunnite Le Caire-Ryadh-Amman, n’a certainement pas dû être insensible aux menaces proférées cette semaine par le Hezbollah libanais et Bachar Al-Assad contre l’allié Jordanien.

Le souverain saoudien, qui recevait la veille le président égyptien Abdelfattah al-Sissi, a également nommé le porte-parole de la Coalition arabe au Yémen, le général Ahmed Asiri, comme numéro deux du puissant service saoudien du renseignement qu’il cumulera avec ses fonctions de Conseiller du ministre de la Défense. Le général Asiri est un visage connu des médias puisque c’est lui qui est en charge de la communication dans l’armée.

Et rien ne se fait loin de la coordination avec les Etats-Unis et sans l’aval de l’Amérique. Raison pour laquelle le Roi Salmane Ben Abdelaziz a profité de ces développements géopolitiques pour nommer son propre fils, le Prince Khaled, en tant qu’ambassadeur à Washington en lieu et place de Abdallah Ben Faiçal Ben Turki. Le Prince Khaled Ben Salmane aura un accès direct et privilégié auprès de Donald Trump.

Un autre fils du Roi Salmane fait son entrée au Conseil des ministres. Le Prince Abdelaziz Ben Salmane est désigné ministre d’Etat chargé de l’Energie.

Il prend en charge un secteur fondamental et souverain à la veille de transformations institutionnelles profondes prévues dans le géant mondial Aramco, bras armé de la vision 2030 voulue et portée par le vice-prince héritier Mohammed Ben Salmane.

Cette nouvelle architecture balise la voie à Mohammed Ben Salmane pour succéder à son père et éloigne progressivement la possibilité d’une intronisation d’un Mohamed Ben Nayef qui n’a pas été associé à ces “manœuvres” politiques, lui le ministre de l’Intérieur et prince héritier.

D’ailleurs, la succession en Arabie saoudite n’est ni mécanique ni systématique. Elle relève de la discrétion du Conseil de la bei’a, un conseil d’allégeance très influent et dans lequel le Roi Salmane Ben Abdelaziz a anticipé son coup en le verrouillant par la nomination de plusieurs de ses (jeunes) neveux en qualité de gouverneurs-adjoints dans les provinces du pays et qui constitueront, dans l’avenir, la garde rapprochée du futur Roi, le prince Mohammed Ben Salmane le cas échéant.

Affirmant son tour de vis sécuritaire, le Roi Salmane a nommé Mohammed ben Saleh al-Ghofaili en qualité de Conseiller à la Sécurité nationale en ordonnant la création d’un nouveau Centre de national de la Sécurité, une sorte de Situation Room qui coordonnera toutes les actions des différents services de sécurité et de renseignement sous l’autorité directe du Roi.

Abdellah EL HATTACH

L’axe Washington-Ryadh-Le Caire ressuscité : les bons offices de Abdallah II

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Face à un axe Moscou-Téhéran de plus en plus hégémonique dans une région moyen-orientale en proie aux affres de la guerre et du terrorisme, le Sommet des Etats arabes qui se tient en Jordanie aux abords de la Mer Morte se veut l’occasion de ressusciter un axe sunnite qui a perdu de sa verve depuis les douloureux événements qui ont accompagné les printemps arabes en 2010 et 2011.

En février 2017, Benjamin Netanyahu dévoilait avoir tenu, en 2016, et sur son instigation, une réunion secrète à Al-Aqaba en Jordanie avec Abdelfattah al-Sissi, le Roi Abdallah II et John Kerry. Le Secrétaire d’Etat américain avait alors soumis un “Plan de paix” qui a été refusé par le premier ministre israélien.

Aujourd’hui, la Jordanie a réussi à réconcilier l’Egypte et l’Arabie saoudite en froid depuis quelque temps, et se positionne en tant que garant d’une stabilité extrêmement fragile et vulnérable qui risque de s’effondrer à tout moment à défaut de vigilance des principaux protagonistes de l’échiquier géopolitique de la région.

L’Iran et Israël sont aux aguets, épiant le moindre faux pas des dirigeants arabes, et l’Arabie saoudite fait un retour en force en tant que leader du monde arabo-musulman et ce grâce à l’arrivée de Donald Trump qui ne voit pas d’un bon œil les accords sur le nucléaire iranien paraphés par son prédécesseur et fustigés par Ryadh.

Le Roi Abdallah II de Jordanie qui, en excellent missi dominici, se rendra à Washington après le Sommet qu’accueille son pays pour couronner les bons offices qu’il entreprend. De son côté, Abdelfattah al-Sissi est également attendu à la Maison Blanche et ce quelques jours après la rencontre Trump-Mohamed Ben Salmane, vice-prince héritier saoudien, qui a permis la reconduction du ravitaillement de l’Egypte en pétrole saoudien.

Et c’est la naissance de ce nouvel axe Washington-Ryadh-Le Caire-Amman qui a accéléré la réunion de Moscou, avant-hier, entre le président iranien Hassan Rouhani et le russe Vladimir Poutine, à 24 heures du début des travaux du Sommet arabe.

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Abdellah EL HATTACH

Trump approvisionne son ami Al-Sissi en pétrole saoudien

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Au lendemain de la rencontre au sommet qui a réuni, mardi à Washington, le président américain Donald Trump à Mohammed Ben Salmane, vice-prince héritier d’Arabie saoudite, le ministre égyptien ministre du pétrole et de la richesse minière a annoncé que le mastodonte mondial Saudi Aramco allait reprendre illico presto l’approvisionnement de l’Egypte en hydrocarbures.


Les cargaisons de pétrole saoudien pour l’Egypte avaient été suspendues en novembre dernier pour des raisons politiques suite à un «froid» dans les relations entre Ryadh et Le Caire en raison du conflit syrien et du rapprochement de l’Egypte avec la Russie, principal allié du président syrien Bechar Al-Assad, ennemi juré des Saoudiens, ce qu’avait démenti Aramco à l’époque imputant l’arrêt de l’approvisionnement à des circonstances commerciales particulières liées à des changements intervenus sur les marchés du pétrole ainsi que la réduction par l’Arabie saoudite de sa production pétrolière.

LE1

Ryadh à la reconquête des Etats-Unis : Trump reporte sa visite en Allemagne pour recevoir Mohammed Ben Salmane

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Homme fort de l’Arabie saoudite, et second dans l’ordre de succession au trône, le vice-prince héritier et ministre de la Défense du royaume wahhabite, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz est également président du Conseil des affaires économiques qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie pétrolière mondiale et future première capitalisation boursière au monde. Et c’est à ce titre notamment qu’a eu lieu la rencontre entre le fils du Roi Salmane et le président américain Donald Trump.

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Le prince Mohammed Ben Salmane, à la tête d’un vaste chantier de réformes appelé «Vision 2030» en vue de diversifier l’économie saoudienne et de réduire sa dépendance au pétrole, avait, dans ses bagages au Bureau Ovale, une offre de coopération inégalable dans l’histoire qui lie les deux pays : des investissements géants aux Etats-Unis, une lutte anti-terroriste tous azimuts, et une approche géopolitique équivalente sur les dossiers iranien, yéménite, syrien et irakien.

Voulue et pensée par le vice-prince héritier en personne, la vision 2030 #SaudiVision2030 est également, et surtout, une réelle révolution sur le plan culturel, social et religieux.

Donald Trump reporte sa rencontre avec Merkel pour déjeuner avec Ben Salmane

Les promesses saoudiennes de décupler leurs investissements aux Etats-Unis ont fait reporter, de quelques jours, la visite de Donald Trump en Allemagne pour y rencontrer la Chancelière Angela Merkel.

Le sommet Mohammed Ben Salmane-Trump a pu avoir lieu grâce à un travail de lobbying de haut vol entretenu, en amont, par le sénateur John McCain et, en aval, par le vice-président américain Mike Pence et le Conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster.

21 Février 2017- En visite à Riyad, le sénateur républicain, John McCain a rencontré le vice-prince héritier Mohamed ben Salmane

L’Arabie saoudite, qui accuse constamment l’Iran d’ingérences dans les affaires des pays arabes, dont le Yémen où Téhéran soutient les rebelles chiites houthis contre le gouvernement reconnu par la communauté internationale, voit ses intérêts concorder avec les grandes lignes énoncées par la nouvelle administration américaine sur ces dossiers-là.

Le gendre de Donald Trump investi du dossier palestinien

De leur côté, les Etats-Unis d’Amérique considèrent l’Arabie Saoudite comme un acteur central de leur stratégie au Moyen-Orient, afin d’aider à sortir de l’impasse dans le conflit Arabo-Israélien. Cette approche, discutée dans le huis clos, a été favorisée grâce à l’entremise de Jared Kushner, beau-fils de Donald Trump et son conseiller principal, chargé officiellement par son beau-père de forger des « passerelles de paix » entre palestiniens et israéliens.

Jared Kushner, juif orthodoxe, a aussi été l’architecte de l’allongement de la rencontre Ben Salmane-Trump – initialement prévue pour être de courte durée mais qui donné lieu, au dernier moment, à un déjeuner formel entre les deux hommes, en présence de H. R. McMaster, Conseiller à la Sécurité nationale, Stephen K. Bannon, le stratège en chef de la Maison Blanche et Reince Priebus, chef du Cabinet du président.

Plus tard, Mohammed Ben Salmane Ben Abdelaziz, 31 ans, a eu des entretiens en tête-à-tête avec son homologue, James Mattis, Secrétaire à la Défense, et le désormais homme fort de l’Administration américaine, le jeune Jared Kushner…36 ans !

Abdellah EL HATTACH

Le vice-prince héritier saoudien à la Maison Blanche

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Le vice-prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane qui a rencontré hier le président américain Donald Trump à Washington, est le premier haut dignitaire Arabe à être reçu, au Bureau Ovale, par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Lors de cette rencontre, les  deux parties, saoudienne et américaine, ont salué un «tournant historique» dans les relations entre Ryadh et Washington notamment sur le dossier iranien où les deux camps partagent les mêmes points de vue et positions.

Les deux pays s’orientent vers l’ouverture d’une nouvelle page de leurs relations bilatérales, surtout que la nouvelle Administration US était très critique vis-à-vis de la famille Al-Saoud avec des piques très virulentes de la part du candidat Trump lors de la campagne électorale.

Maintenant au pouvoir, et davantage pragmatique, Donald Trump a mis un peu d’eau dans son vin, et se projette dans de nouvelles dispositions stratégiques avec Ryadh, dans les domaines politique, militaire, de sécurité et économiques.

Ryadh suit en cela la politique suivie par le Conseil de la Coopération du Golfe qui voit en Trump un allié inconditionnel et fondamental qui renforcera le rôle de Washington comme son principal partenaire stratégique et aidera à contenir l’«hostilité» de Téhéran. En face, le CCG continuera à stabiliser cette région centrale aux intérêts américains en matière de sécurité, de lutte anti-terroriste et d’énergie.

Le prince Mohammed Ben Salmane, qui est également ministre de la Défense, conduit à Washington une délégation militaire de haut niveau. Cette visite coïncide avec celle qu’effectue, au Japon, son père le Roi Salmane Ben Abdelaziz.

Abdellah El HATTACH

Roadshow algérien en Arabie Saoudite

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Le Roi Salmane Ben Abdelaziz a reçu aujourd’hui à Ryad le premier ministre algérien Abdelmalek Sellal qui lui a remis deux missives du président Abdelaziz Bouteflika.
Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs princes et hauts responsables saoudiens à leur tête le prince héritier et ministre de l’Intérieur, Mohamed Ben Nayef Ben Abdelaziz. Abdelmalek Sellal était accompagné du ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, du ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslem Bouchouareb, du ministre de l’Energie Noureddine Boutarfa, et du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdesslam Chelghoum.

Arabie saoudite:le FMI veut plus fermeté budgétaire et une révision profonde du système fiscal

La crise économique que traverse l’Arabie saoudite et les répliques non contrôlées qu’elle pourrait avoir sur les places financières internationales ainsi que sur les relations bilatérales globales avec les pays alliés et amis, a poussé la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde à effectuer une visite éclair à Ryad où elle a rencontré les hauts responsables saoudiens à leur tête le roi Salmane Ben Abdelaziz et le vice-prince héritier Mohamed Ben Salmane Ben Abdelaziz.

Christine Lagarde a incité les autorités de Ryad à une plus grande fermeté budgétaire et à une révision profonde du système fiscal. La directrice générale du Fonds monétaire international, qui a également tenu une réunion élargie avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du Conseil de la coopération du Golfe, a demandé à ses interlocuteurs de fournir un effort substantiel pour revoir à la hausse le prix du baril de pétrole soit via une nouvelle politique d’indexation soit par la diminution de la production.

Ces mêmes sujets ont été également discutés lors de la rencontre qui a réuni le vice-prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane avec le Secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew lequel a félicité Ryad pour ses plans courageux de réformes économiques et financières, tout en appelant l’Arabie saoudite à davantage d’efforts pour sortir le pays de la grave zone de turbulence qu’il traverse.
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