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Mike Pompeo - Page 2

Grand soulagement à la Maison Blanche, Pence et Pompeo n’ont pas le Covid

La Maison Blanche peut souffler : Mike Pence, son épouse Karen et Mike Pompeo, n’ont finalement pas contracté le coronavirus. Une triple contamination de Donald Trump, de son vice-président et de son Secrétaire d’état aurait paralysé Washington à quelques semaines des présidentielles.

Le vice-président américain Mike Pence a subi un test de dépistage du nouveau coronavirus dont le résultat est négatif, a annoncé vendredi son porte-parole, quelques heures après l’annonce de la contamination du président Donald Trump et de sa femme Melania, placés en quarantaine.

«Ce matin, le vice-président Pence (et sa femme) ont été testés négatifs au COVID-19. Le vice-président Pence reste en bonne santé et souhaite un prompt rétablissement aux Trump», a écrit Devin O’Malley sur Twitter.

Le secrétaire d’État Mike Pompeo a également déclaré vendredi qu’il avait été testé négatif pour le virus, réagissant aux résultats positifs du président Trump en effectuant son propre test à bord d’un avion du gouvernement le transportant vers la Croatie.

Pompeo, qui est actuellement en tournée en Europe, a déclaré que la dernière fois qu’il était avec le président, c’était le 15 septembre à la Maison Blanche, pour la signature d’accords normalisant les relations diplomatiques entre Israël et les Émirats arabes unis et Bahreïn.

Le Covid de Trump a fait frémir le monde entier

La nouvelle d’un Président Américain contractant un virus potentiellement mortel a eu des répercussions mondiales au-delà de celles de tout autre chef d’état.

L’annonce du test positif de Donald Trump a soulevé une vague d’inquiétudes de par le monde ce vendredi. Elle a également suscité, d’une part la sympathie des dirigeants qui ont lutté contre la pandémie dans leur propre pays et des critiques d’autres dirigeants rappelant la gestion cavalière de la menace Covid-19 par le président américain.

Donald Trump n’est pas le premier dirigeant à contracter le coronavirus. Fin mars, le Premier ministre britannique Boris Johnson a été diagnostiqué porteur du virus et hospitalisé dix jours plus tard à l’hôpital St. Thomas de Londres avant d’être transféré en soins intensifs où il a, de son propre aveu, frôlé la mort. Son gouvernement s’était même préparé à l’éventualité de son décès. Il a d’ailleurs adressé sur Twitter des voeux de prompt rétablissement au couple Trump.

Infecté en juillet, le président brésilien Jair Bolsonaro s’en est sorti et a comparé le COVID-19 à une «petite grippe».

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré qu’il espérait une reprise rapide à Trump, selon l’agence de presse Interfax. Dans un télégramme adressé au président américain, Poutine a ajouté : «Je suis certain que votre vitalité inhérente, votre bonne humeur et votre optimisme vous aident à faire face à ce dangereux virus».

https://twitter.com/RusEmbUSA/status/1312004146699079680

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a déclaré que Covid-19 est « une bataille que nous continuons tous à mener ».

L’Afghan Abdullah Abdullah, président du Haut Conseil pour la réconciliation nationale, a souhaité au couple un « prompt rétablissement ».

Le président de la région du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, a déclaré que «ses pensées et ses prières» vont au couple présidentiel.

Le ministère des Affaires étrangères de Taiwan a également adressé les « meilleurs vœux » du « peuple de Taiwan ».

https://twitter.com/MOFA_Taiwan/status/1311919663278772225

Le Premier ministre pakistanais Imran Khan a également souhaité aux Trump un « prompt rétablissement ».

L’inquiétude a aussi touché les marchés financiers. Les Bourses européennes ont ouvert en nette baisse tandis que les contrats à terme sur les indices américains reculaient. Les actifs jugés les plus sûrs comme le dollar, le yen et la dette souveraine étaient recherchés.

«Trump était déjà en retard sur Biden et il a clairement échoué à réduire l’écart après le premier débat. Je présume que les marchés vont pencher vers l’avis d’une probable victoire de Biden», relève Naoya Oshikubo, économiste chez Sumitomo Mitsui Trust Asset Management, intérogé par Ruters. «Ce qui m’inquiète, ajoute-t-il, c’est que Trump, maintenant qu’il a attrapé le virus, devienne encore plus agressif envers la Chine (ndlr, où il est apparu avant de se propager au reste de la planète)

Donald et Melania Trump vont bien

Sur le plan des institutions, il n’est pas question pour l’heure d’incapacité temporaire du président. Dans un communiqué, son médecin, le Dr Sean Conley, a dit s’attendre à ce qu’il continue d’exercer ses fonctions «sans interruption».

«Le président et la Première dame vont actuellement bien et ils se préparent à rester chez eux au sein de la Maison blanche durant leur convalescence», écrit-il dans un communiqué de presse.

Dans l’éventualité où son état de santé se dégraderait, Donald Trump pourrait remettre temporairement ses prérogatives à son vice-président, Mike Pence, en application du 25e amendement de la Constitution. Ces dispositions ont déjà été appliquées: en 1985 quand Ronald Reagan a subi une intervention chirurgicale puis en 2002 et 2007, quand George W. Bush a transféré très brièvement ses pouvoirs à Dick Cheney le temps de subir deux coloscopies.

David T. Fischer, ambassadeur américain au Maroc reçu par Abdellatif Hammouchi au siège de la DGST

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Décidemment, les responsables américains semblent apprécier de plus en plus l’accueil de l’homme fort de la «Homeland Security» marocaine, Abdellatif Hammouchi. Dix mois après la visite, première du genre, de l’ancien patron de la CIA et actuel ministre des affaires étrangères Mike Pompeo, c’est au tour de l’ambassadeur des États-Unis au Maroc David T.Fischer de se rendre au siège de la Direction générale de la Surveillance du territoire, pour rencontrer l’homme qui est sur tous les fronts surtout depuis l’éclatement de la crise sanitaire.

Septembre a été un mois marathon pour Abdellatif Hammouchi. Les couacs à répétition de l’exécutif dans la gestion du déconfinement, l’Aïd al-Adha et la rentrée scolaire, ont poussé Hammouchi de reprendre la main sur le dossier sanitaire dans le but d’endiguer la deuxième vague qui semble s’abattre sur le monde entier.

Par ailleurs, les évolutions inquiétantes des conflits régionaux, les transformations majeures dans la géopolitique du Moyen-Orient et de la méditerranée, le retour sur la scène internationale des talibans et l’instabilité politique au Sahel font ressurgir de nouvelles menaces terroristes. Lesquelles menaces que Hammouchi a tenu a y répondre en procédant à un coup de filet et une campagne médiatique bien orchestrée contre des cellules terroristes dormantes dans les quatre coins du pays.

Il faut être dupe pour penser qu’une telle opération soit une simple opération de «personal branding» du responsable sécuritaire. Il s’agit surtout d’un rappel aux citoyens marocains, aux partenaires et au monde entier de la solidité de ses institutions en dépit de la faiblesse de l’exécutif face à l’urgence sanitaire et économique.

Après Pompeo, Hammouchi reçoit Fischer à la DGST à Temara

«Le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, Abdellatif Hammouchi a reçu jeudi l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique accrédité auprès du Royaume du Maroc, David T.Fischer, et ce dans le cadre des relations de coopération bilatérale dans les différents domaines sécuritaires» annonce la DGST dans un communiqué repris par l’agence de presse officielle, MAP.

Cette réunion bilatérale, nous apprend la même source, qui s’est déroulée au siège de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST) à Rabat, a vu la participation des cadres des services centraux de la DGST et des représentants de l’ambassade des Etats-Unis à Rabat.

La DGST a indiqué dans son communiqué que les deux parties ont évoqué les différents sujets sécuritaires d’intérêt commun notamment les mécanismes de coopération et de coordination en matière de lutte contre les risques du danger terroriste, l’extrémisme violent, le crime organisé et leurs liens croissants dans la région de l’Afrique du nord et du Sahel.

Elles ont aussi abordé les moyens à même de mettre en valeur cette coopération devenue un modèle à suivre dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, souligne la même source.

Les deux parties ont également passé en revue les mécanismes de développement et de renforcement de la coopération entre les services de la DGSN et la DGST et les agences américaines de sécurité dans le domaine de lutte contre les risques et dangers liés à la criminalité transnationale organisée, outre l’échange d’expertises et d’expériences.

Au terme de cette rencontre, le Directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire et l’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat se sont félicité du bilan de la coopération stratégique bilatérale dans le domaine sécuritaire, exprimant la disposition des deux pays à développer les niveaux de cette coopération en contribution à la paix et à la stabilité mondiales, conclut le communiqué.

Colère de l’administration Trump après l’annonce du reconduction des accords entre Pékin et le Vatican

Le Saint-Siège et la Chine communiste s’apprêtent à reconduire un accord historique signé voici deux ans, qui accorde au pape le dernier mot pour nommer des évêques chinois, suscitant l’ire du gouvernement américain.

Avec AFP

Aux Etats-Unis, le président Donald Trump brandit la répression anti-religieuse chinoise comme un argument de campagne présidentielle.

Son secrétaire d’Etat Mike Pompeo est passé à l’attaque frontale du Vatican en publiant en fin de semaine un tweet et une tribune où il dénonce les persécutions «horribles» des croyants de toutes confessions en Chine qui «révulsent» de nombreux pays.

«Plus que jamais, le peuple chinois a besoin du témoignage moral et de l’autorité du Vatican», lance-t-il dans la revue religieuse américaine «First Things». Ajoutant que «l’accord entre la Chine et le Vatican n’a pas protégé les catholiques contre les agissements du parti».

Le pape François a certes habitué les fidèles à dénoncer explicitement nombre de persécutions de la planète, mais il a adopté une attitude diplomatique de petits pas avec Pékin, pour recoller une Eglise chinoise scindée en deux.

Les quelque 12 millions de catholiques chinois -très minoritaires dans ce pays de près de 1,4 milliard d’habitants- ont été déchirés pendant des décennies entre une Eglise «patriotique» contrôlée par le régime communiste et une Eglise dite «clandestine» reconnaissant l’autorité du pape et souvent persécutée à ce titre.

Le Vatican avait scellé le 22 septembre 2018 un accord «provisoire» historique avec le régime communiste de Pékin, fruit d’interminables tractations à marche d’escargot, dont le contenu exact n’a jamais été publié.

Seul point tangible alors annoncé: le pape François avait reconnu immédiatement huit évêques chinois nommés par Pékin sans son aval.

Deux ans plus tard, le bilan n’est pas radieux pour la diplomatie vaticane, mais deux nouveaux évêques ont été nommés en Chine avec l’aval final du chef des 1,3 milliard de catholiques de la planète. Au préalable, ils ont dû devenir membres de l’Eglise patriotique officielle, ce que nombre de vieux prélats persécutés dans le passé refusent encore farouchement de faire.

Dans le monde entier, c’est le pape qui décide de la nomination d’évêques, des hommes qu’il a lui-même rencontrés ou qui lui sont recommandés par les conférences épiscopales nationales.

Moment historique en février 2020: des «ministres» des Affaires étrangères de Chine et du Vatican s’étaient rencontrés publiquement dans un événement international, une première en sept décennies.

Mais les relations diplomatiques entre Pékin et le Saint-Siège ont été rompues en 1951, deux ans après l’arrivée au pouvoir des communistes.

Le Vatican continue par ailleurs d’entretenir des relations diplomatiques avec Taïwan. Une situation de blocage, car cette île peuplée de 23 millions d’habitants est considéré par Pékin comme une province chinoise en attente de réunification.

Feu vert du pape pour renouveler l’accord

Le pape François vient de donner son feu vert au renouvellement de l’accord toujours en mode «expérimental» pour deux autres années, précise à l’AFP une source proche du dossier. Un discret échange de notes avec la Chine doit encore le sceller « en octobre ».

Les questions épineuses, comme celles des prêtres catholiques chinois disparaissant brusquement de leurs paroisses pendant des semaines «à l’invitation» des autorités, sont soulevées auprès de Pékin par les diplomates du Vatican, assure cet éminent expert.

Elles font l’objet de critiques récurrentes du vieux cardinal Joseph Zen de Hong Kong, ou encore du père italien Bernardo Cervellera, ancien missionnaire en Chine, qui publie sur son site AsiaNews des témoignages de catholiques chinois très mécontents de l’accord.

«Notre intérêt actuel avec la Chine est de normaliser le plus possible la vie de l’Eglise», a expliqué à la mi-septembre le cardinal Pietro Parolin, bras droit du pape François et principal artisan de l’accord, tout en admettant que les premiers résultats de l’accord « n’ont pas été particulièrement éclatants ».

Quatre jours plus tôt, Zhao Lijian, porte-parole du ministre chinois des affaires étrangères, avait donné une note positive à l’accord bilatéral, «mis en place avec succès».

Un compliment pour un parti communiste chinois qui s’interroge sur toute organisation, notamment religieuse, pouvant menacer son autorité.

Pékin observe depuis plusieurs années une politique de «sinisation» des religions, destinée à les rendre conformes aux objectifs du pouvoir communiste.

La Chine du président Xi Jinping, arrivé au pouvoir en 2012, a en outre accru sa surveillance de l’ensemble des cultes. Des églises ont été détruites, des croix descendues des clochers et des écoles maternelles religieuses fermées.

Washington accroît sa pression sur les médias chinois

Le gouvernement américain a annoncé lundi le renforcement de son contrôle sur quatre nouveaux médias d’Etat chinois aux Etats-Unis, accusés d’être des «organes de propagande», au risque d’alimenter les tensions déjà fortes entre les deux pays. Dorénavant la Télévision centrale de Chine, l’agence China News Service, le Quotidien du peuple et le Global Times devront notifier au département d’Etat la liste de leur personnel et de leurs biens immobiliers.

«Afin d’assurer une plus grande transparence des entités dirigées par le Parti communiste chinois aux Etats-Unis, j’ai demandé de désigner quatre organes de propagande de la République populaire de Chine supplémentaires comme missions diplomatiques étrangères», a annoncé sur Twitter le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

Sa décision intervient moins d’une semaine après sa réunion de crise à Hawaï avec le haut responsable chinois Yang Jiechi, qui n’aura donc nullement permis de stopper l’escalade.

Dès la semaine dernière, le secrétaire d’Etat avait donné le ton en prononçant vendredi un de ses réquisitoires les plus sévères contre la Chine, un « acteur voyou » coupable à ses yeux d’innombrables torts.

Mike Pompeo avait assuré avoir tenu ce même message «très franc» à Yang Jiechi, et qu’il l’avait prévenu que son gouvernement observerait de près les prochains pas de Pékin, du coronavirus à Hong Kong jusqu’aux tensions avec l’Inde.

Guerre médiatique

Concrètement, le changement de statut dévoilé lundi signifie pour les médias concernés que «dorénavant, ils devront notifier au département d’Etat la liste de leur personnel» et «de leurs biens immobiliers», a précisé à des journalistes le secrétaire d’Etat américain adjoint pour l’Asie de l’Est, David Stilwell.

Il n’a pas précisé si le gouvernement américain les obligerait à réduire le nombre de leurs correspondants aux Etats-Unis.

Cette mesure contre la Télévision centrale de Chine, l’agence China News Service, le Quotidien du peuple et le Global Times s’ajoute à une décision identique déjà prise en février contre cinq autre médias publics chinois (l’agence Chine Nouvelle, China Global Television Network, China Radio International et les distributeurs américains du Quotidien du Peuple et du China Daily).

A l’époque, elle avait marqué le début d’une escalade sur le terrain des médias entre les deux premières puissances mondiales, déjà aux prises avec des tensions extrêmes sur plusieurs fronts, notamment au sujet de la gestion du nouveau coronavirus.

Fin février, trois journalistes du Wall Street Journal avaient été expulsés de Chine en représailles au titre d’une tribune parue dans le quotidien américain et jugé raciste par Pékin.

Dans la foulée, Washington avait fortement réduit le nombre de Chinois autorisés à travailler pour les médias d’Etat de leur pays aux Etats-Unis.

Les autorités chinoises avaient riposté en expulsant d’autres correspondants américains, travaillant pour le Wall Street Journal et deux autres quotidiens, le New York Times et le Washington Post.

Interrogé sur le risque que l’annonce de lundi conduise, côté chinois, à de nouvelles représailles contre des journalistes américains travaillant en toute indépendance, David Stilwell n’a pas exclu ce scénario.

«Le gouvernement chinois fait ce qu’il fait», et s’il invoque «ce que nous faisons contre lui, ce n’est qu’un prétexte», a-t-il assuré. «Essayer de faire un lien entre ce que nous faisons pour nous défendre et ce qu’ils décident de faire, c’est-à-dire expulser les meilleurs journalistes d’investigation, notamment ceux qui parlent chinois, ça c’est leur responsabilité», a-t-il martelé.

Des défenseurs des droits humains redoutent justement que Pékin invoque ce «prétexte» pour rendre encore un peu plus difficile le travail de la presse internationale dans le pays, au moment où le reste du monde a besoin d’un regard extérieur sur la gestion de la pandémie ou encore sur la répression des musulmans ouïghours.

Mike Pompeo : « nous disposons d’un nombre significatif de preuves que le Coronavirus provient d’un labo de Wuhan »

Après avoir déjà menacé cette semaine la Chine de taxes punitives, les Etats-Unis ont encore durci le ton dimanche en affirmant disposer d’un « nombre significatif de preuves » que le nouveau coronavirus provient d’un laboratoire de la ville de Wuhan, berceau de la pandémie.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo n’a pas pris de gants pour faire monter d’un cran supplémentaire l’escalade verbale à l’encontre de Pékin.

«Il existe des preuves immenses que c’est de là que c’est parti», a déclaré le secrétaire d’Etat sur la chaîne ABC, à propos de l’Institut de virologie de Wuhan.

«Ce n’est pas la première fois» que la Chine met ainsi «le monde en danger» à cause de «laboratoires ne respectant pas les normes», a-t-il insisté, sans vouloir dire s’il pensait que le nouveau coronavirus avait été libéré intentionnellement par Pékin.

Mike Pompeo s’était montré plus prudent jeudi en admettant ne pas savoir si le virus provenait du laboratoire de Wuhan, d’un marché en plein air de la ville, «ou même d’un autre endroit».

Le président Donald Trump venait alors pour la première fois, sans s’étendre sur le sujet, de lier le virus au laboratoire, et de menacer la Chine de «taxes douanières punitives», comme lors du conflit commercial que se sont livré pendant des mois les deux premières économies mondiales.

Five Eyes : «La Chine a détruit les preuves »

Les déclarations du milliardaire républicain et de son secrétaire d’Etat vont au-delà de l’analyse des services de renseignement américains.

Ces derniers ont annoncé jeudi être parvenus à la conclusion que le nouveau coronavirus n’avait pas été créé par l’homme ou modifié génétiquement. Mais qu’ils ne disposaient pas encore d’informations suffisantes «pour déterminer si l’épidémie a commencé par un contact avec des animaux infectés ou si elle a été le résultat d’un accident de laboratoire à Wuhan».

Ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo a encore dénoncé dimanche le manque de coopération des responsables chinois afin de faire la lumière sur l’origine exacte de la pandémie.

«Ils continuent d’empêcher l’accès aux Occidentaux, aux meilleurs médecins», a-t-il dit sur ABC. «Il faut que nous puissions aller là-bas. Nous n’avons toujours pas les échantillons du virus dont nous avons besoin».

Un rapport de l’alliance «Five Eyes» entre agences de renseignement anglo-saxonnes (Etats-Unis, Royaume-Uni, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), obtenu par le Daily Telegraph australien, avance que la Chine a sciemment détruit des preuves sur l’origine du nouveau coronavirus.

Selon le journal, le document de 15 pages indique que le gouvernement chinois a fait taire ou «disparaître» les médecins s’étant exprimé sur le sujet, et refusé de partager des échantillons avec la communauté scientifique internationale, quand bien même cela mettait «les autres pays en danger».

Vives tensions sino-américaines

Coordinatrice de la cellule de crise de la Maison Blanche sur le coronavirus, le Dr Deborah Birx a aussi regretté dimanche que les autorités chinoises aient tardé à communiquer sur l’épidémie, partie en décembre de Wuhan.

«Il leur a fallu jusqu’à la mi-janvier pour même évoquer une transmission de l’homme à l’homme», a déclaré sur Fox News la spécialiste, pour qui ce manque de transparence «a contribué à propager le virus à travers le monde».

Donald Trump s’en est souvent pris à la Chine depuis le début de la pandémie, qui a considérablement affaibli l’économie américaine, dont la vigueur devait être l’un des principaux arguments de sa campagne de réélection.

Dès fin janvier, le président américain avait annoncé l’interdiction d’entrée aux Etats-Unis des voyageurs étrangers en provenance de Chine.

Il a aussi provoqué la colère de Pékin en revendiquant haut et fort l’expression «virus chinois» pour désigner le nouveau coronavirus.

Mike Pompeo avait accusé à l’époque le Parti communiste chinois de semer des «rumeurs abracadabrantes» sur le fait que l’armée américaine ait pu introduire le virus dans son pays.

Cette première guerre des mots avait conduit en mars à l’expulsion de journalistes américains en Chine, et à la réduction du nombre de Chinois autorisés à travailler pour des médias de Pékin aux Etats-Unis.

Donald Trump, qui accuse régulièrement la Chine de mentir sur son bilan humain, a également récemment évoqué la possibilité de lui demander de payer des milliards de dollars de réparations pour les dommages causés par l’épidémie.

Échange de prisonniers entre l’Iran et les Etats-unis

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Un Iranien détenu aux États-Unis, Massoud Soleimani, et un citoyen américain d’origine chinoise emprisonné en Iran, Xiyue Wang, ont été libérés, ont indiqué samedi le ministre iranien des Affaires étrangères et Donald Trump, dans un apparent échange de prisonniers entre les deux pays ennemis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré samedi dans un tweet que le Dr Massoud Soleimani et Xiyue Wang, un citoyen américain d’origine chinoise qui avait été condamné à 10 ans de prison pour espionnage en Iran en 2017, ont été libérés et qu’ils allaient rejoindre leurs familles respectives incessamment sous peu.

Le président américain Donald Trump a de son côté fait état dans un communiqué de la libération de Xiyue Wang.

«Arrêté durant l’administration Obama (malgré un cadeau de 150 milliards de dollars), retournée durant l’administration Trump. Merci à l’Iran pour une négociation très équitable. Vous voyez, nous pouvons conclure un accord ensemble!», a-t-il affirmé.

Javad Zarif a adressé «un grand merci à tous ceux impliqués, particulièrement au gouvernement suisse», qui représente les intérêts américains à Téhéran en l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays depuis 1980.

Il a également partagé des photos dans un avion le montrant en compagnie de son concitoyen libre et écrit «retour à la maison». La date de prise de ces photos n’était pas indiquée.

Soleimani a été «libéré il y quelques instants après un an de détention illégale et remis aux responsables iraniens en Suisse», a indiqué l’agence d’Etat iranienne Irna.

Accusations d’espionnage

Massoud Soleimani, professeur à l’université Tarbiat Moddares de Téhéran et spécialiste des cellules souches, s’était rendu aux Etats-Unis le 22 octobre 2018 pour des travaux de recherches. Il avait été arrêté à son arrivée à l’aéroport de Chicago et transféré dans une prison d’Atlanta, selon Irna.

Xiyue Wang, chercheur sino-américain, purge une peine de dix ans de prison pour espionnage en Iran. Doctorant en histoire à l’université de Princeton aux Etats-Unis, M. Wang menait des recherches sur la dynastie Qajar en Iran, où il a été emprisonné en août 2016.

Dans un communiqué, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a remercié samedi le gouvernement suisse, et s’est dit «content que Téhéran ait été constructif dans cette affaire». «Nous continuons d’appeler à la libération de tous les ressortissants américains injustement détenus en Iran», a-t-il ajouté.

Les arrestations d’étrangers en Iran, notamment binationaux, accusés souvent d’espionnage, se sont multipliées depuis le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et le rétablissement de dures sanctions américaines contre Téhéran.

Parmi eux, l’Américain Michael White, condamné en mars à plus de dix ans de prison, l’Irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe emprisonnée depuis 2016 pour sédition, et des Irano-américains, dont l’homme d’affaires Siamak Namazi et son père Mohammad Bagher Namazi, qui purgent depuis 2015 et 2016 une peine de dix ans pour « espionnage ».

Les autorités iraniennes ont également arrêté en juin dernier le chercheur français Roland Marchal en même temps que sa collègue franco-iranienne Fariba Adelkhah, spécialiste de l’islam chiite, dont la détention avait été confirmée par Téhéran en juillet.

En octobre, les Australiens Jolie King et Mark Firkin, qui avaient été arrêtés pour « espionnage » avaient été libérés dans un probable échange de prisonniers avec l’étudiant iranien Reza Dehbashi.

Le nombre d’Iraniens détenus à l’étranger n’est pas connu.

Privé des retombées économiques qu’il espérait de l’accord sur le nucléaire, l’Iran a commencé en mai 2019 à s’affranchir de certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord.

Une confrontation militaire entre Etats-Unis et Iran a été évitée de justesse en juin avec l’annulation à la dernière minute par Donald Trump de frappes qu’il avait ordonnées en représailles après que l’Iran eut abattu un drone américain au-dessus des eaux du Golfe.

Avec AFP

Abdellatif Hammouchi reçoit Mike Pompeo au siège de la DGST à Témara

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Abdellatif Hammouchi a reçu aujourd’hui au siège de la Direction de la surveillance du territoire national, à Temara, le ministre des Affaires étrangères américain et ancien Directeur de la CIA, Mike Pompeo, qui effectue une visite officielle au Maroc. Une rencontre qui confirme le rôle pivot qu’occupe désormais Hammouchi au sein de l’Etat marocain. D’ailleurs, cette envergure internationale fait du patron des renseignements et de la sureté nationale le candidat idoine pour diriger sous la présidence du roi Mohammed VI le tant attendu Conseil national de la Sécurité.

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Réchauffement spectaculaire des relations entre les Etats-Unis et le Soudan

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Les Etats-Unis ont amorcé mercredi un rapprochement spectaculaire avec le Soudan en apportant un soutien appuyé au Premier ministre de transition Abdallah Hamdok, en visite à Washington pour plaider la fin des sanctions américaines.

«Les Etats-Unis et le Soudan ont décidé d’engager le processus visant à échanger des ambassadeurs après une pause de 23 ans», a annoncé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Un ambassadeur américain va donc prochainement être nommé à Khartoum.

«Cette décision est un pas en avant important dans le renforcement des relations bilatérales américano-soudanaises, particulièrement au moment où un gouvernement de transition dirigé par un civil met en oeuvre de vastes réformes», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Sans être rompues, les relations entre les deux pays étaient au plus bas pendant les 30 années de régime d’Omar el-Béchir, renversé au printemps sous la pression de la rue.

Depuis 1993, alors que le président Béchir avait accueilli le chef jihadiste du réseau Al-Qaïda Oussama Ben Laden, le Soudan est inscrit sur la liste noire américaine des « Etats soutenant le terrorisme ». En 1998, après les attentats meurtriers d’Al-Qaïda contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, Washington avait même mené des frappes aériennes au Soudan.

L’annonce du renforcement des relations intervient en plein déplacement à Washington du nouveau Premier ministre.

Une visite historique

C’est la première fois depuis 1985 qu’un dirigeant soudanais est accueilli par des responsables du gouvernement américain dans la capitale fédérale des Etats-Unis.

Abdallah Hamdok a rencontré mardi le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, qui a «salué» sa volonté de réformes et a insisté sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Au département d’Etat, il a été reçu mercredi par le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, qui l’a «félicité» et «a exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à la transition démocratique soudanaise».

A la suite d’un accord conclu en août entre l’armée et les meneurs de la contestation qui avait entraîné la destitution d’Omar el-Béchir, un Conseil souverain formé de civils et de militaires est chargé d’assurer la transition vers un régime civil.

Le nouveau gouvernement est engagé sur plusieurs fronts: réformes démocratiques, tentative de paix avec différents groupes rebelles, mais aussi relance de l’économie, confrontée à une crise aigüe.

L’une des priorités d’Abdallah Hamdok est donc de plaider auprès des Etats-Unis pour qu’ils retirent Khartoum de leur liste noire, qui entrave les investissements extérieurs.

«Un projet-clé du nouveau gouvernement de transition est de lutter contre le terrorisme, et afin d’assurer la stabilité dans la région, il faut un programme régional et international de lutte contre le terrorisme», a ainsi assuré le dirigeant dans un communiqué après ses entretiens à Washington.

Les sanctions américaines sont «un obstacle majeur», avait récemment confié à l’AFP le ministre soudanais des Finances Ibrahim Elbadawi, qui était lui-même à Washington fin octobre. Le nouveau Soudan d’après la «glorieuse révolution» est «toujours entravé par la situation de l’ancien régime», avait-il expliqué.

Le ministre s’était alors dit convaincu, après avoir sondé des responsables américains, que le retrait du Soudan de la liste noire des Etats soutenant le terrorisme pourrait intervenir «avec un peu de chance avant la fin de l’année».

Le gouvernement américain a récemment dit être prêt à envisager de tourner cette page si des progrès suffisants étaient réalisés au Soudan, tout en soulignant que le processus prendrait un certain temps.

Et plusieurs membres du Congrès, tout en apportant leur soutien aux autorités de Khartoum après avoir également rencontré Abdallah Hamdok, ont évoqué leurs «inquiétudes persistantes», demandant davantage de «transparence financière dans le secteur de la sécurité» et des éclaircissements sur « des éléments de l’ancien régime qui pourraient toujours soutenir le terrorisme international ».

Selon un communiqué, ces parlementaires ont «souligné qu’avant de retirer le Soudan de la liste, le gouvernement devait trouver un accord avec les familles de victimes des attentats contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie».

Avec AFP