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Knesset

Israel dépénalise l’usage du cannabis

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Alors que le Département d’Etat américain accuse le Maroc d’être le «premier producteur et exportateur de Cannabis au monde» et pointe du doigt «les rivalités, chevauchement de prérogatives et mandats entre les différentes autorités marocaines intervenant dans la lutte contre le(s) drogue(s)» -ce qui relève en soi d’une immixtion flagrante dans les affaires intérieures du pays -, voilà qu’Israël a emboîté le pas aux Pays-bas et officiellement dépénalisé la consommation du cannabis.

Le gouvernement israélien, présidé par Benyamin Netanyahu, a approuvé dimanche la dépénalisation de la consommation du cannabis et a adopté une nouvelle loi privilégiant les amendes et l’éducation.

Selon le ministre israélien de la Sécurité publique, Gilad Erdan, les poursuites pénales ne seront utilisées qu’après une quatrième récidive «clairement identifiée » par la police et à la condition que la consommation ait été faite en public. Cette dépénalisation graduelle est approuvée par la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Israël autorise et encourage depuis 10 ans le cannabis thérapeutique pour les patients atteints de cancer, d’épilepsie, de stress post-traumatique ou de maladies dégénératives. Israël détient d’ailleurs le plus grand nombre de licences par habitant au monde pour l’usage médical du cannabis (24 000).

Aujourd’hui Israël a amélioré ce programme en permettant un accès plus large et des procédures plus standardisées pour le traitement et la recherche.

Cette réforme historique adoptée par la Knesset, a été initiée par le ministre de la santé Yaakov Litzman (Photo). La réforme instaurera plusieurs changements clés au programme du cannabis médical en Israël.

Les principaux points de la nouvelle réglementation adoptée par la Knesset sont:

  1. Les médicaments à base de cannabis seront vendus et distribués dans les pharmacies plutôt que par les producteurs. À l’heure actuelle, le seul autre pays ayant un modèle similaire, mais à moindre échelle, sont les Pays-Bas.
  2. Appels à l’augmentation du nombre de médecins capables de prescrire le cannabis médical, ainsi que le nombre de fonctionnaires qui géreront la délivrance des permis de cannabis médical.
  3. Les prescriptions médicales standards permettront aux patients d’acquérir des pharmacies du cannabis médical annulant l’obligation de recourir à une licence spéciale.
  4. Ouverture des exploitations agréées de la culture du cannabis en Israël. À l’heure actuelle, le nombre d’opérations de culture est limité à huit, dix autres devraient être approuvées.

Toujours selon cette nouvelle réglementation, le ministère de la Santé décrira les paramètres standards de sécurité et de qualité pour tous les produits médicaux de cannabis.

Par ailleurs, le ministère des Finances a proposé que le cannabis médical soit exporté dans le monde entier, soit une valeur marchande potentielle bien supérieure à 1 milliard de Shekel par an soit 270 millions de dollars.

Pour mettre en œuvre la nouvelle politique, une équipe interministérielle sera constituée pour proposer des amendements, des règlements et les changements nécessaires pour mener à bien la nouvelle loi.

Pour la présidente du Comité spécial de la Knesset sur l’abus des drogues et de l’alcool, Tamar Zandberg, il s’agit là, d’une «étape importante, mais pas la fin de la route», tout en indiquant qu’un million d’Israéliens consomment régulièrement du cannabis.

L’argent des amendes ira au financement de l’éducation et du traitement antidrogue.

Abdellah EL HATTACH

Entre football et cynisme diplomatique, le jeu perdant de l’Égypte

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Le Sommet de l’Union africaine tenu à E le 27 janvier dernier, et durant lequel le Maroc a retrouvé sa place au sein de sa famille africaine après une bataille diplomatique épique de plusieurs années et un lobbying de haut vol, était l’occasion pour Rabat d’identifier exactement qui sont réellement ses amis – sachant que nos amis on les connaît parfaitement- et tisser de nouvelles alliances interafricaines.

L’objectif derrière cette offensive diplomatique, n’était nullement de composer une majorité numérique qui porterait la voix des intérêts du Royaume au sein de l’Union africaine, mais relevait surtout de la perspective d’une vision politique qui permette la construction d’un vrai espace économique africain qui transformerait le continent en une future vraie puissance dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, et développant des infrastructures et chantiers communs, des liaisons terrestres, maritimes, aériennes et de (télé)communications qui placeraient l’Afrique, à l’avant-garde des espaces régionaux produisant une grande croissance et offrant une forte valeur ajoutée humaine et dans les services.

Nonobstant cet exercice d’identification politique, il était impensable, a priori, pour les stratèges marocains, de considérer l’Égypte comme faisant partie du camp hostile aux intérêts supérieurs du Maroc. Mais les faits sont têtus et Le Caire a fait preuve d’une mauvaise foi complexe à l’égard du Maroc dont il est difficile d’analyser et de comprendre les tenants et aboutissants.

Le régime militaire égyptien s’est aligné sur les thèses des séparatistes sans raison politique objective et à un moment du nouvel ordre mondial où ces mêmes thèses élisent de moins en moins domicile dans les chancelleries internationales. Ce qui prouve que la position de l’Égypte est largement anachronique et n’épouse pas l’évolution logique de la géopolitique mondiale.

Et pour confirmer cette tendance belliqueuse infondée de la part de l’Égypte, il est intéressant de rappeler que lors du Sommet africain, Israël a décidé de donner un coup de fouet à sa politique de colonisation. Et pendant que les observateurs attendaient une réplique diplomatique de la part des autorités égyptiennes, le régime d’Al-Sissi a fait la sourde oreille, habitué qu’il est de la politique de l’autruche, et a continué, avec l’Algérie, de tirer les ficelles du Polisario dans les coulisses d’Addis Abeba.

En revanche, et alors que tout le monde attendait le Maroc sur le seul front africain, Rabat a surpris l’opinion mondiale en prenant franchement et solennellement la défense des intérêts palestiniens. En effet, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a tenu, malgré un agenda surchargé, à envoyer un message urgent au président palestinien Mahmoud Abbas dans lequel le souverain réitère la position ferme et inconditionnelle du Royaume du Maroc aux côtés du peuple palestinien, et sa condamnation avec les termes les plus forts de la politique expansionniste israélienne, rappelant au responsable palestinien l’engagement du Maroc et de Sa Majesté, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, en faveur de la cause palestinienne.

La mesquinerie égyptienne est également anecdotique sur le plan du fairplay. Le fairplay sportif s’entend. Il y a quelques jours, certains titres de la presse égyptienne, ont mal digéré le message de remerciements de Sa Majesté le Roi au président camerounais à l’occasion de la victoire de la sélection camerounaise sur son homologue égyptienne en finale de la Coupe d’Afrique des Nations de football tenue à Libreville au Gabon. L’esprit des félicitations du souverain était purement sportif, mais l’interprétation d’une partie des médias égyptiens était politiquement tordue.


Illustration de l’hystérie collective des médias égyptiens

Cela nous rappelle comment les régimes militaires successifs au pouvoir au Caire ont toujours tenté d’imiter et, à défaut, de faire capoter, le leadership naturel du Maroc dans son environnement régional, oubliant au passage toute l’influence imposée par le Maroc, sous l’impulsion directe de Sa Majesté Hassan II, pour permettre le retour de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe après qu’elle fut chassée de ses rangs suite à la reconnaissance de l’État hébreux résultant des Accords de Camp David et le discours du président Anouar Sadate devant le parlement israélien, la Knesset : efforts de Sa Majesté Hassan II couronnés de succès et ont effectivement permis la réintégration de l’Égypte au sein de la Ligue Arabe lors d’un sommet tenu au Maroc sous la présidence effective du défunt souverain.

Abdellah El Hattach.

La Knesset légalise les colonies en Cisjordanie : le Monde Arabe en émoi !

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Dans un élan belliqueux, le parlement israélien, la Knesset, a adopté cette nuit, la loi dite de ‘Régulation’ qui légalise de facto un peu moins de 4 000 maisons construites sur des terres palestiniennes privées.

La loi permet de déclarer terres israéliennes des terrains privés palestiniens sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation, « soit parce qu’ils ignoraient qu’ils s’agissaient de propriétés privées, soit parce que l’Etat les aurait laissés faire. »

Cisjordanie occupée – colonie juive d’Ofra

Lundi après-midi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé avoir informé (et sans demander son autorisation) l’administration américaine que le projet de loi de régulation allait être présenté lundi soir au vote de la Knesset.

Cette dangereuse escalade constituera un pas de plus vers une annexion de la Cisjordanie, que réclament ouvertement des ministres comme Naftali Bennett, chef de file du parti HaBayit HaYehudi et ardent défenseur des implantations.

L’Iran et les Émirats arabes unis fourniront des sous-marins à Israël

Israël a commandé pour 1,2 milliard de dollars trois sous-marins de classe Dolphin au groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) sous actionnariat de l’Iran Foreign Investment Company. Iran Foreign Investment Company, la compagnie publique iranienne qui gère les capitaux investis dans des entreprises étrangères, détient une participation de 4,5% dans le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems, et les sous-marins commandés par Israël à ce groupe, susceptibles d’être équipés avec des missiles nucléaires, sont destinés avant tout à des missions d’espionnage au large des côtes iraniennes ou à des attaques en cas de guerre nucléaire entre les deux pays.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, lors d'une réunion de la commission des finances du Knesset le mardi 6 décembre 2016
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, lors d’une réunion de la commission des finances du Knesset le mardi 6 décembre 2016

Les trois engins commandés pour un coût total de 1,2 milliard d’euros doivent remplacer à terme les sous-marins les plus âgés de la flotte israélienne. Ils appartiennent à la classe Dolphin, comme les cinq autres préalablement construits en Allemagne et déjà livrés par cette dernière. Un sixième doit être livré prochainement.

D’autre part, c’est une société basée aux Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi MAR) qui a été contactée pour aider à construire des navires de guerre pour la marine israélienne.

L'INS Rahav, classe Dolphin du constructeur allemand ThyssenKrupp, en partance du port allemand de Kiel vers Haïfa, le 17 décembre 2015
L’INS Rahav, classe Dolphin du constructeur allemand ThyssenKrupp, en partance du port allemand de Kiel vers Haïfa, le 17 décembre 2015

Rappelons qu’en 2009 déjà, Abu Dhabi MAR et ThyssenKrupp Marine Systems avaient entamé des pourparlers sur un accord de coopération à long terme avec Israël, lequel a été signé en avril 2010 sans jamais citer la participation de la société iranienne Iran Foreign Investment Company.

En Israël, l’affaire a un retentissement tel que le premier ministre Benyamin Netanyahu est menacé de perdre son poste.