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Jean-Yves Le Drian - Page 3

Intense ballet diplomatique au Moyen-Orient en préparation du sommet USA/CCG

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Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se trouve aujourd’hui à Téhéran où il a eu des entretiens avec son homologue iranien Jawad Zarif. Le chef de la diplomatie française et ancien ministre de la défense de François Hollande, sera également reçu par le président Hassan Rohani. Ce dernier s’est entretenu dimanche soir au téléphone avec son homologue français Emmanuel Macron lequel a aussi eu un échange téléphonique avec le président turc Erdogan. Pendant ce temps, l’Emir du Koweit  qui a envoyé des émissaires en Arabie saoudite, au Bahreïn et au Qatar, recevait le représentant spécial US pour le CCG, le général Anthony Zinni.

Après l’escale de Koweït City, le général Zinni, ancien Commandant en chef du Central Command se trouve ce lundi à Doha où il a été reçu par Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani. Et alors que le Roi Salmane Ben Abdelaziz recevait les lettres de créances d’un nouvel ambassadeur de Turquie à Ryad, son héritier Mohammed Ben Salmane était en visite officielle en Egypte, pendant que son ministre de l’Intérieur, le prince Abdelaziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdelaziz Al-Saoud se trouve aujourd’hui en Algérie où il a été reçu en grande pompes.

Cet intense ballet diplomatique vise à circonscrire la crise que vit la région du Golfe arabo-persique après le blocus imposé au Qatar mais aussi à trouver une concrétisation sur le terrain de la trêve dans la Ghouta orientale en Syrie, votée par le Conseil de sécurité.

Si les pays occidentaux font une pression monstre sur la Russie à travers le dossier syrien et celui sur le nucléaire iranien, Moscou et Téhéran disposent eux aussi d’une carte de pression sur l’occident d’une part et l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis d’autre part, et ce à travers le dossier du Yémen. Sans ambages, et à la veille de la visite de Jean-Yves Le Drian à Téhéran, Hassan Rohani, lors de son entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, a explicitement accusé Ryad et Abu Dhabi de crime de guerre et de crime contre l’humanité en raison de leur guerre au Yémen.

Tous ces sujets-là sont à l’ordre du jour de l’agenda diplomatique du président américain durant les mois de mars, avril et mai. Donald Trump, qui recevra séparément à Washington, l’Emir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, l’héritier du Trône saoudien, Mohammed Ben Salmane Al-Saoud, et le prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd Al-Nahyane, et ce dans une le cadre d’une opération de bons offices entre “frères ennemis” du Conseil de Coopération du Golfe, cherche à baliser le terrain pour dérouler, dans les meilleurs conditions, la programmation d’un sommet entre les Etats-Unis d’Amérique et le Conseil de la coopération du Golfe.

Syrie et Yémen seront bien évidemment à l’ordre du jour de ce sommet, mais ce qui intéresse le plus le président Donald Trump, c’est de faire plaisir à son ami et allié Benjamin Netanyahu qui lui a pleinement signifié que l’Etat d’Israël ne serait jamais tranquille tant que le programme nucléaire iranien était maintenu. D’ailleurs, le premier ministre israélien, qui est impliqué dans des affaires de corruption, est arrivé dimanche soir à Washington pour participer aux travaux de l’AIPAC, la plus importante organisation du lobby juif pro-israélien aux Etats-Unis, et durant lesquels la question iranienne est en pole-position.

Macron au chevet de l’Iran

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Si les troubles qui secouent l’Iran depuis quelques jours sont du pain béni pour Washington, Israël et quelques pays du Conseil de la coopération du golfe, qui y voient une sorte de «printemps perse» et occasion rêvée pour faire tomber le régime des Mollahs, la position de Paris demeure vigilante à ce sujet. La France, principale bénéficiaire de l’ouverture économique de l’Iran après la levée partielle de l’embargo sur ce pays suite à l’accord sur le nucléaire, attend de voir plus clair dans cet imbroglio géopolitique pour pouvoir se prononcer sur un sujet aux ramifications régionales profondes et complexes.

En janvier 2017, il y a tout juste un an, le président iranien, Hassan Rouhani, se rendait en visite de travail à Paris. Plusieurs protocoles d’accords ont été signés entre les deux pays dans les domaines de l’aéronautique, agroalimentaire, pharmaceutique, textile et de l’industrie automobile. Une commande ferme de 127 Airbus au profit de Iran Air avait été annoncée et des projections sont à l’étude quant à l’extension de l’exploitation de certains champs d’hydrocarbures.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devait se rendre en ce début d’année à Téhéran pour y préparer la visite du président Emmanuel Macron et la concrétisation des protocoles d’accords paraphés sous son prédécesseur François Hollande. Mais la zone de turbulences par laquelle passe l’Iran a obligé les deux pays, d’un commun accord, à reporter la visite de travail du chef de la diplomatie française en attendant une meilleure visibilité dans les semaines à venir.

Les intérêts de la France dans cette région du monde sont multiples, les uns aussi importants que les autres : militaires, énergétiques, géostratégiques (détroit d’Ormuz et delta de Chatt-el-Arab) et culturels. Et les rapports entre la France et l’Iran des Mollahs ne sont pas nés sur le tard. Ce sont en effet les services du SDECE (ancêtre de la DGSE), sous la houlette du puissant et influent Comte Alexandre de Marenches, qui ont abrité, surveillé, contrôlé et organisé le quartier général de Khomeini à Neauphle-le-Château durant toute la durée de son «exil» dans la région parisienne.

D’ailleurs, le Shah d’Iran, qui recevait régulièrement à cette époque-là un émissaire du Président français Valéry Giscard d’Estaing, en la personne de son ambassadeur et représentant personnel, Michel Poniatowski, en vue de régler le «dossier Khomeini», n’a jamais eu gain de cause auprès des autorités françaises.

Plus, les services de renseignement français appuieront les Mollahs par tous les moyens à préparer la révolution depuis le fief de Khomeini à Neauphle-le-Château jusqu’à presque l’«installer» officiellement au pouvoir en Iran : arrivé à Téhéran le 1 février 1979 dans un vol spécial affrété par le Quai d’Orsay, Khomeini était suivi par toute sa «cour» qui l’accompagnait à bord du Boeing 747 d’Air France retenu pour l’occasion par les autorités françaises.

Le geste du Commandant de bord français, Jean Mouy, tenant le bras de l’Ayatollah Khomeini pour l’aider à descendre les marches de la passerelle de l’avion, est d’une symbolique telle qu’elle reflète l’appui de la France à ce nouveau pouvoir qui venait de chasser la monarchie laïque et moderniste des Pahlavi.

Le commandant de bord français, Jean Mouy, tenant le bras de l’Ayatollah Khomeini pour l’aider à descendre les marches de la passerelle de l’avion d’Air France qu’il l’a transporté de Paris à Téhéran, le 1er février 1979.

Depuis quarante ans que Paris entretient bon an, mal an, des intérêts aussi stratégiques avec un pays aussi important que l’Iran, ce ne sont pas des «échauffourées» populaires qui vont aujourd’hui inquiéter la France sachant que cette dernière, pragmatique, place ses intérêts supérieurs avant toute considération. Et dans ce cas d’espèce, un Iran fort, qui vient de gagner de surcroît la guerre contre Daech aux côtés de la Russie, de la Syrie, de l’Irak et du Hezbollah, est un pays à soutenir et à appuyer, au risque de laisser place à l’inconnu. Macron l’a compris.

Libye : Quand Macron récupère l’Accord de Skhirat et agace l’Italie

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Rien ne va plus entre Rome et Paris, et pour cause. La France joue les missi dominici dans le dossier libyen, historiquement chasse gardée de l’Italie, laissant sur la touche le gouvernement Renzi. Ni l’Italie, ancienne puissance coloniale, ni le Maroc, qui a accueilli les négociations et l’Accord de Skhirat, n’ont été conviés au sommet tripartite du Château de La Celle Saint-Cloud le 25 juillet dernier ayant réuni autour du président français Emmanuel Macron, le premier ministre libyen Fayez el-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar commandant en chef de l’Armée nationale libyenne.


Le 25 juillet 2017, une réunion interlibyenne sous l’égide du gouvernement français se tient au Château de La Celle Saint-Cloud, en présence du président français, Emmanuel Macron, et du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. La réunion se conclut par la signature d’un accord entre Fayez el-Sarraj, premier ministre libyen et le maréchal Haftar qui s’engagent à un cessez-le-feu en Libye.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés une première fois le 2 mai dernier à Abu Dhabi sous la houlette du prince héritier Mohammed Ben Zayed. Les deux protagonistes avaient annoncé la publication prochaine d’un communiqué sur un accord conjoint. C’est ce qui a été fait trois semaines plus tard au Château de La Celle Saint-Cloud dans la banlieue de Paris, là même où ont eu lieu en novembre 1955 les discussions sur les accords d’indépendance du Maroc entre le Sultan Mohamed V et Antoine Pinay, ministre des Affaires étrangères français.

En ne conviant ni l’Italie ni le Maroc à cette réunion tripartite, Emmanuel Macron fait preuve d’une condescendance envers ces deux pays-clés dans le processus de paix en Libye, les rétrogradant à un rôle de seconde zone.
Car au cas où le Maroc perdait la main sur le dossier libyen, ce sont aussi ses intérêts géopolitiques et militaires qui pourraient se trouver menacés, sachant qu’entre la frontière libyenne Ouest et la frontière Est du Maroc il n’y a qu’un canal désertique incontrôlable qui traverse l’Algérie et qui lie les deux pays. Rabat ne pourrait accepter voir se déverser au Maroc les hordes de terroristes chassés de Mossoul et de Syrie vers la Libye.

De même pour l’Italie qui paie le plus lourd tribut en terme d’immigration clandestine au départ de la Libye vers l’Europe. Le déclin économique de l’Italie impose à Rome de garder son influence sur le voisin libyen du Sud et notamment le champion italien de l’énergie ENI qui risque de perdre un marché historique colossal au profit de Total.

ENI, vecteur d’investissement et de «diplomatie du gaz», est la plus grande société d’exploitation en Libye, emploie des milliers de salariés locaux et fournit de l’électricité presque exclusivement dans le pays. La société a un rôle particulier de stabilisation dans la crise migratoire. Une interférence de Paris menacerait la sécurité nationale de l’Italie.

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Emmanuel Macron entame demain une visite «brève et personnelle» au Maroc

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Annoncé officiellement dans l’agenda hebdomadaire du président français publié par l’Elysée, le déplacement d’Emmanuel Macron au Maroc débutera mercredi après-midi pour s’achever le lendemain matin. «Brève et personnelle» selon les communicants du chef de l’Etat français, la visite aura pour objectif de passer en revue la coopération bilatérale, la situation sécuritaire en méditerranée et la crise dans le Golfe.

Agenda du Président Emmanuel Macron

Accompagné de son épouse, Brigitte, Emmanuel Macron aura des entretiens en tête-à-tête avec le Roi Mohammed VI, avant d’être convié à la cérémonie de l’Iftar au crépuscule du mercredi.

Si aucun membre du gouvernement français ne fera le déplacement aux côtés de son président, les deux chefs d’Etat profiteront de cette occasion pour aborder les dossiers d’intérêt commun, la situation internationale –notamment la crise du Golfe et la situation au sud de la méditerranée-, et la coopération sud-sud, en Afrique en particulier.

Concernant le blocus imposé au Qatar par quelques-uns de ses voisins du Conseil de la coopération du Golfe, le souverain et son hôte discuteront en profondeur des moyens à mettre en œuvre en vue d’apaiser cette crise en appelant au «dialogue».

 » La visite du président de la république n’est pas économique au sens strict du terme. Nous avons toutefois prévu un rendez-vous avec ses conseillers diplomatiques afin notamment d’en discuter. Nous souhaitons bien évidemment consolider nos relations avec le Royaume. Nous avions eu un moment de froid avec le Maroc pendant l’ancienne présidence. Ce qui nous a pénalisé. – Philippe Gautier, directeur-général du MEDEF International  »

La France, qui possède des intérêts très importants avec le Qatar, n’est pas insensible à cette crise, l’occasion propice pour Paris d’échanger avec Rabat sur ce sujet sensible et inquiétant.

En outre, Le Président français ne compte pas aborder le sujet algérien avec la partie marocaine. En revanche, le jour même de la visite de Macron au Maroc, Alger accueille le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui y effectue une visite de travail.

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Macron, chef de guerre

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En visite mercredi aux chantiers navals de STX à Saint-Nazaire, leader mondial de la construction des Bâtiments de guerre, de projection et de commandement tels les Frégates et Corvettes, ainsi que les navires polyvalents couvrant les fonctions opérationnelles de navires amphibie, de porte-hélicoptères, de poste de commandement et de navire hôpital, le président français Emmanuel Macron confirme, depuis son investiture, sa stature de chef des Armées. Quatre Conseils de défense en deux semaines, l’installation d’une Task Force à l’Elysée, une visite aux Forces françaises stationnées à Gao au Mali, un sommet de l’Otan : moins d’un mois après son élection, Macron se présente en véritable chef de Guerre de son pays.


Emmanuel Macron participe à l’inauguration du navire de croisière MSC Meraviglia aux chantiers navals de Saint-Nazaire, mercredi 31 mai 2017. JEAN-CLAUDE COUTAUSSE / FRENCH-POLITICS / « LE MONDE »

Avant de se rendre à Saint-Nazaire pour visiter les derniers nés d’un des fleurons de l’industrie militaire en France, Emmanuel Macron a pris le soin de réunir son quatrième Conseil de défense avec à l’ordre du jour la mise en place d’une nouvelle génération du dispositif Vigipirate, notamment après l’attentat terroriste de Manchester en Grande-Bretagne. L’occasion s’est également prêtée pour discuter de l’architecture de la future Task Force qui aura pour mission la conduite des stratégies de crise particulièrement lors de la gestion dans la durée d’une riposte à une campagne terroriste. Cette Task Force, la première du genre en France rattachée directement à l’Elysée, coordonnera en temps réel les actions de la DGSE (renseignement extérieur), de la DGSI (renseignement intérieur) et de la DRM (renseignement militaire).

 

Cette fibre militaro-sécuritaire n’est pas nouvelle chez Emmanuel Macron. Déjà, en août 2016, quand il a quitté Bercy pour se lancer dans l’aventure présidentielle, il avait mis en place un groupe de réflexion de défense et de sécurité constitué de militaires, de gendarmes, de policiers, d’hommes du renseignement et de magistrats, qui lui soumettait presque quotidiennement des fiches et des infographies pour l’initier aux arcanes de ce monde. Cela fait donc neuf mois qu’il baigne dans cet environnement.

Emmanuel Macron en chef de l’État martial avec les soldats de l’opération Barkhane, le vendredi 19 mai. Il était accompagné de la nouvelle chef des Armées en France, Sylvie Goulard.
Emmanuel Macron partageant le déjeuner avec les soldats de l’opération Barkhane en marge de sa visite au Mali le vendredi 19 mai
Emmanuel Macron (2e) et la ministre française de la Défense, Sylvie Goulard (L), rencontrent les troupes de l’opération française de lutte contre le terrorisme.
A Gao, le 19 mai 2017. Le nouveau président français (au centre) a insisté sur la volonté de la France de contribuer au développement et à la sécurité du pays.

Seul hic, il n’a pas fait son service militaire. Mais en homme d’autorité et lucide, il sait se faire respecter en tant que chef exigeant. Avec 30 000 hommes actuellement en opération à travers le monde, la France a atteint un seuil critique, et ce ne sont pas les 2% du PIB qui seront alloués à la Défense à l’horizon 2025 qui permettront de mieux répondre aux ambitions géostratégiques de Paris. Et cela Macron l’a bien compris. D’où son premier déplacement hors-Europe réservé aux troupes françaises stationnées à Gao, au Mali. Les 1700 soldats en faction dans cette région sensible de l’Afrique subsaharienne, constituent les sentinelles de la lutte antiterroriste que mène la France. Il est vrai que 1000 autres soldats Allemands sont également sur place mais dans le cadre d’une mission de l’ONU aux côtés de troupes algériennes, tchadiennes et mauritaniennes lesquelles, contrairement aux troupes françaises, ne sont pas véritablement engagées sur le terrain, ce qui irrite Emmanuel Macron qui a tenu à le faire savoir aux chefs de l’Etat de ces pays africains, notamment à Abdelaziz Bouteflika avec qui il a eu un entretien téléphonique pour l’inciter à pousser l’Algérie à davantage d’efforts.

Certainement admirateur de l’Art de la Guerre de Sun Tzu, Emmanuel Macron a démontré une véritable posture martiale lors de sa première revue des troupes à l’Elysée le jour de son investiture. Juste après, il descend les Champs-Élysées à bord d’un Command car contrairement à ses prédécesseurs, avant de rendre à l’hôpital Percy au chevet des militaires français blessés au combat dans différents théâtres d’opération à travers le monde.

Le président Emmanuel Macron à bord d’un véhicule militaire remonte l’avenue des Champs-Elysées lors de sa journée d’investiture, le 14 mai 2017 à Paris

Toute cette symbolique militaire, Macron l’a affichée devant son hôte russe Vladimir Poutine qu’il reçu au Palais de Versailles et devant lequel il a solennellement déroulé sa vision géostratégique du monde. Parlant du dossier syrien lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe, le président français a clairement exprimé ses intentions belliqueuses : «Une utilisation des armes chimiques entraînera une riposte immédiate de la France.»

Emmanuel Macron recevant Vladimir Poutine à Versailles – 29 Mai 2017

C’est la première fois qu’un président français parle d’utiliser la force sans passer par l’ONU et sans autorisation du Conseil de sécurité. Un tournant dans la politique étrangère de la France ? Hypothèse à ne pas écarter surtout que le nouveau président a rebaptisé le ministère de la Défense en ministère des Armées comme sous Napoléon, et a nommé le ministre sortant de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en tant que ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. D’aucuns diraient une diplomatie guerrière.

En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie avait montré un intérêt particulier au drone Watchkeeper Drone. La photo avec le PDG de Thales, Patrice Caine, lors du 51e salon du Bourget, près de Paris, le 20 juin 2015. Source : REUTERS/Pascal Rossignol

Abdellah El Hattach

La dream team de Macron en images

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Trois jours après son investiture, le Président français Emmanuel Macron vient de nommer son gouvernement, dont la composition a été annoncée par le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.

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Dévoilé mercredi à 15 heures précises par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, le premier gouvernement Macron se compose de 16 ministres, dont trois ministres d’Etat, de deux ministres délégués et de quatre secrétaires d’Etat. La parité est respectée, puisque sur les 22 membres, 11 sont des hommes, 11 sont des femmes. Le plus jeune est Mounir Mahjoubi, 33 ans; les plus âgés sont Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian et Jacques Mézard, 69 ans.

 

Voici donc la liste intégrale du premier gouvernement du quinquennat Macron:

  • Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
  • Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
  • François Bayrou, ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des Sceaux
  • Sylvie Goulard, ministre des Armées
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Economie
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale
  • Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer
  • Laura Flessel, ministre des Sports

Sont désignés ministres délégués :

  • Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, chargée des transports
  • Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes

Sont nommés secrétaires d’État :

  • Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées
  • Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité des femmes et des hommes

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