Israel - Page 16

Israël s’embrase !

En Israël, au cours des dernières 36 heures, les équipes de lutte contre les incendies sont engagées dans un combat acharné contre les feux qui ont été largement alimentés par le temps sec et les vents violents, malgré les avions bombardiers d’eau supplémentaires qui doivent venir de Grèce, de Croatie, de Russie ou encore d’Italie.

De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, qui dirige en personne le PC opérationnel érigé spécialement pour la lutte contre les multiples foyers d’incendie, a déclaré que des éléments laissent penser que les incendies qui ravagent le pays depuis deux jours sont d’origine criminelle.

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Les informations en provenance de l’Etat hébreux sont distillées au compte-gouttes, les autorités israéliennes ne désirant pas trop communiquer sur cette catastrophe qui secoue le pays. Seuls quelques journalistes israéliens postent quelques informations sur Twitter après l’ébruitement de la demande d’aide internationale, confirmant ainsi le black-out imposé par le gouvernement israélien.



Les 220 départs de feu s’étalent sur toute la superficie d’Israël

Les quelques rares informations postées sur les réseaux sociaux, montrent que les départs de feu de ce grave incendie qui embrase Israël s’étalent sur tout le territoire israélien et principalement prés des colonies. Le feu aurait ravagé une tour de contrôle militaire et s’approcherait dangereusement d’autres installation miliaires et stratégiques c’est qui aurait poussé Netanyahu à faire appel à l’aide internationale.

 

 (Israël brûle), un hashtag qui “enflamme” Twitter et Facebook

Plusieurs comptes Twitter et Facebook d’utilisateurs arabes se sont enflammés cette nuit, considérant cet incendie comme un châtiment divin contre l’interdiction de l’appel à la prière.

En effet aujourd’hui a été verbalisé à Jérusalem la première mosquée n’ayant pas respecté la nouvelle loi sur l’appel à la prière entrée en vigueur cette semaine.




Israël accuse téhéran d’armer le hezbollah via des vols civils

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU a adressé une lettre au Conseil de sécurité dans laquelle il accuse l’Iran d’envoyer des armes au Hezbollah via des vols commerciaux.

Danny Danon, représentant permanent d’Israël aux Nations unies, explique dans cette missive que les “Gardiens de la Révolution” en Iran auraient acheminé des armes au Hezbollah libanais via des vols civils.

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D’autre part, et selon le Jerusalem Post, Tel Aviv accuse expressément Téhéran d’emprunter des compagnies aériennes telles que Mahan Air pour fournir des armements à la Résistance libanaise. Danny Danon a également prétendu que ces avions auraient transféré ces armes au Hezbollah directement de l’aéroport de Beyrouth ou de celui de Damas.

Pour le diplomate israélien, l’Iran violerait ainsi les résolutions du Conseil de sécurité 1071 et 2231. Pour le moment, Téhéran, d’habitude prompt à réagir, n’a pas encore souhaité répondre à ces accusations.

Israël et la Turquie rétablissent leur relation diplomatique et nomment leurs ambassadeurs

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Après six années de brouille diplomatique, Israël et la Turquie décident de normaliser leur relation, à la suite de la mort de dix activistes turcs tués dans l’assaut israélien contre le navire Mavi Marmara, en 2010.

Dans un point de presse expéditif à l’aéroport Esenboga d’Ankara, avant son départ pour une visite officielle au Pakistan, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan a annoncé la nomination de son ancien conseiller en chef des Affaires étrangères, Kemal Okem nouvel ambassadeur en Israël.

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Cette nomination vient 3 jours après qu’Israël ait nommé son nouvel ambassadeur en Turquie. Eitan Naeh, actuel chef de mission adjoint à l’ambassade à Londres, deviendra ainsi le premier ambassadeur d’Israël à Ankara depuis la crise du Mavi en 2010, lorsque les forces spéciales israéliennes avaient pris d’assaut un bateau qui se dirigeait vers Gaza, provoquant la mort de dix militants turcs qui se trouvaient à bord. Né dans le nord de Haïfa, le diplomate israélien a débuté sa carrière au ministère des Affaires étrangères en 1991. Il s’est spécialisé dans les affaires turques et s’est rendu à Ankara en 1993, où il a exercé les fonctions de Second, puis de Premier Secrétaire. Depuis août 2013, il était en poste à Londres comme chef de mission adjoint à l’ambassade de son pays.

James Mattis pressenti pour le poste de ministre de la Défense

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Le général James Mattis est pressenti pour occuper les fonctions de ministre de la Défense US dans le futur gouvernement de Donald Trump.

Mattis, un ‘héros de guerre’ selon les critères du Pentagone, a dirigé pendant deux ans le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM) pendant le mandat du président Barack Obama, entre août 2010 et mars 2013, un poste qui détient l’autorité de commandement sur toutes les forces américaines au Moyen Orient.

Pour Mattis, l’accord sur le nucléaire iranien est imparfait

L’ancien commandant du Commandement central (CENTCOM) était un fervent critique du président Obama et ses efforts pour parvenir à un rapprochement avec le régime iranien, en disant que le président était «à peu près absent» dans l’élaboration de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015.

Il a décrit l’accord entre Washington et Téhéran comme un accord « imparfait » qui n’empêche pas les efforts de Téhéran de devenir une puissance nucléaire, mais qui les reporte à plus tard :

« il ne s’agit pas d’un traité d’amitié. C’est un accord de contrôle des armes qui n’est pas à la hauteur. »

Le général Mattis avait également déclaré que « L’Iran ne le respectera pas… c’est l’impression que vous avez lorsque vous lisez » les termes de l’accord sur le nucléaire et que le régime iranien n’est « pas un État nation, mais une cause révolutionnaire qui ne cherche que le chaos. »

Pour Mattis les colonies sont susceptibles de transformer Israël en un état d’apartheid

Par ailleurs, en juillet 2013, peu après avoir quitté la direction du CENTCOM, Mattis avait déclaré que la situation actuelle en Israël était « insoutenable » et que les implantations faisaient obstacle à la possibilité d’une solution à deux états entre Israéliens et Palestiniens

« J’ai payé un prix en sécurité militaire tous les jours en tant que commandant du CENTCOM, parce que les Américains sont perçus comme ayant un parti-pris pour leur soutien à Israël, a-t-il déclaré, et que les modérés, tous les arabes modérés qui veulent être avec nous, ne peuvent pas soutenir publiquement un peuple qui ne respecte pas les Arabes palestiniens. » Ces remarques semblent opposées à la position de Trump décrite par ses conseillers sur Israël.

 

Fin des appels à la prière à Al-Qods?

Le conseil des ministres israélien a autorisé le vote par la Knesset de la «loi muezzin», qui vise à interdire l’usage de haut-parleurs par les mosquées pour diffuser les cinq appels quotidiens à la prière, notamment celui de la prière d’Al-Fajr, jugés trop ‘bruyants’. 

La Knesset va donc se prononcer dès ce dimanche sur ce projet de loi. Qualifié de «raciste» par les députés arabes, le texte est soutenu par le Premier ministre de l’Etat hébreux Benjamin Netanyahu. S’il venait à être adopté, ce texte risque d’embraser de nouveau la région : les territoires occupés vivent une accalmie fragile depuis quelques mois et risquent d’exploser à la moindre provocation.

Turquie : Erdogan, les dessous d’un putch

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La démission de Ahmet Davutoglu s’est faite dans la douleur. Les relations n’ont jamais été aussi tendues entre le Président turc  et son Premier ministre, même si les divergences de points de vue ne sont pas nouvelles.

Mais elles ont pris ces derniers temps des dimensions telles que la cohabitation n’était plus possible entre les deux hommes.

La politique intérieure du pays est le principal point de divergence entre Erdogan et l’ancien ministre des Affaires étrangères, notamment sur le périmètre d’intervention dans le domaine du renseignement que le président désire garder comme sa chasse réservée.

Autre point de discorde, la direction du Parti Justice et Development au pouvoir et à qui en contrôlera l’appareil. Davutoglu accuse Erdogan d’avoir la mainmise sur toutes les structures du Parti alors que ce dernier reproche au premier d’avoir échoué à former un gouvernement de coalition après les élections anricipees voulues par…Erdogan, et suite auxquelles le PJD a perdu sa majorité au Parlement.

Mais le point crucial qui a fait sauter le couvercle de la marmite demeure le profond désaccord entre le Président et son Premier ministre concernant le système politique du pays : Erdogan le veut présidentiel avec presque les pleins pouvoirs alors que Davutoglu préconise que le régime reste parlementaire et que le rôle du Président soit celui de simple arbitre et garant de la Constitution qu’Erdogan cherchait à tailler à sa mesure.

Cette crise politique intérieure en Turquie coïncide avec les pressions européennes sur le dossier des flux migratoires qu’Ankara peine à contenir. Et même si Bruxelles a supprimé le visa imposé jusqu’à présent aux ressortissants turcs en intégrant la Turquie à l’espace Schengen, l’ouverture d’un bureau israélien au siège de l’OTAN est venu pour exercer davantage de pression sur Erdogan qui ne voyait pas d’un bon oeil cette initiative, lui dont le pays est membre du Traité de l’Atlantique Nord.

 

Abdellah El Hattach

Israël ouvre son bureau au siège de l’OTAN après la levée du Veto turc

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Après plusieurs années de blocage, la Turquie a levé son opposition pour qu’Israël puisse ouvrir un bureau de représentation au sein du quartier général de l’OTAN à Bruxelles

Le gouvernement israélien a été notifié hier mardi (03.05.2016) par l’OTAN de son accord pour qu’Israël, Etat non-membre, puisse mettre en place une représentation à son siège de Bruxelles, un signe provisoire de rapprochement entre l’Etat juif et membre de l’OTAN en Turquie.

Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé, au cours d’une réunion des ministres appartenant à son parti, le Likoud, que la Turquie a levé son opposition, qui bloquait la décision depuis plusieurs années.

L’OTAN a déclaré par ailleurs, dans un communiqué, que l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne, David Walzer, pouvait désormais diriger sa mission du siège de l’alliance.

Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a déclaré de son côté, qu’Ankara avait discuté de l’ouverture de la mission israélienne à l’OTAN avec le secrétaire général Jens Stoltenberg. “Nous avons dit que nous pouvons l’accueillir si tous les pays sont traités de la même manière”, a précisé Cavusoglu. «Il est important que non seulement Israël, mais d’autres partenaires du Sud se voient accorder le même droit.”

L’agression israéliene contre “flottille de la paix ” pour Gaza

A la suite de l’agression de la marine israélienne contre la “flottille de la paix » pour Gaza, en mai 2010, au cours de laquelle neuf citoyens turcs avaient été tués par les commandos israéliens, les relations entre la Turquie et Israël étaient très tendues, et Ankara s’opposait à toute activité militaire conjointe entre l’OTAN et Israël.

Comme le note Haaretz, les liens entre l’OTAN et Israël (qui n’en est pas membre) sont pourtant étroits, mais les règles internes de l’OTAN exigent l’accord unanime de tous les pays membres pour la coopération militaire avec les pays non-membres.

Pendant que le mouvement de défense des droits des Palestiniens se consacre à la énième campagne censée « stopper Israël », celui-ci a poursuivi son annexion de la Palestine tout en consolidant sa pénétration de toutes les instances stratégiques de pouvoir. Silvia Cattori.

Depuis 2010, la participation de l’armée israélienne aux exercices militaires conjoints donc avait été “gelée”, en dépit des fortes pressions exercées sur la Turquie par les États-Unis et d’autres pays de l’OTAN.

Le gouvernement israélien interprète par conséquent la levée de l’opposition d’Ankara à l’ouverture de sa représentation au quartier-général bruxellois de l’OTAN comme un signe supplémentaire du désir de la Turquie de normaliser ses relations avec Israël. Il y a quelques jours, cependant, le Premier Ministre turc, Ahmet Davutoglu a posé comme condition à la signature d’un accord de réconciliation qu’une solution intervienne au problème de l’approvisionnement en eau et en électricité dans la Bande de Gaza. Les deux problèmes sont liés, puisque l’énergie électrique manque pour faire fonctionner une usine d’épuration d’eau. La Turquie a proposé depuis des années d’envoyer un navire-centrale électrique à Gaza, mais Israël s’y est jusqu’ici toujours opposé.

Des pourparlers devraient reprendre dans une quinzaine de jours entre Israël et la Turquie, et il semble que les précédentes rencontres ont déjà permis de progresser, notamment à propos de la construction d’une centrale électrique à Gaza (au financement de laquelle l’Allemagne participerait) ainsi que d’une usine de désalinisation de l’eau de mer (on peut évidemment se demander combien de temps après leur inauguration ces installations vitales seraient bombardées par l’aviation israélienne).

Un point de crispation demeure, selon Haaretz : la Turquie refuse d’ordonner la fermeture du bureau de représentation du Hamas dans sa capitale, alors qu’Israël affirme que ce bureau sert à planifier et à financer “des activités terroristes” en Cisjordanie occupée.

Avec ReutersHaaretzPourlapalestine.be