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L’UE salue la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs non accompagnés

L’Union européenne a salué les hautes instructions réitérées par le roi Mohammed VI à l’endroit du gouvernement marocain afin que la question des mineurs marocains non accompagnés, se trouvant en situation irrégulière dans certains pays européens, soit définitivement réglée.

Avec MAP

«L’UE se félicite de la décision du Maroc de faciliter le retour des mineurs marocains non accompagnés et dûment identifiés», a affirmé, mardi, une porte-parole de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité dans une déclaration à la MAP.

Elle a souligné que «pendant des années, l’UE et le Maroc ont entretenu une excellente coopération en matière de migration, aboutissant à de très bons résultats», se disant convaincue que «cette collaboration fructueuse pourra être préservée».

La porte parole a ajouté que «le Maroc est un partenaire important pour l’UE et l’un de nos voisins les plus proches», notant que Bruxelles poursuivra son «étroite coopération avec Rabat pour relever nos défis communs et faire progresser notre partenariat bilatéral, dans notre intérêt mutuel».

Un communiqué des ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, en date de fin mai, avait indiqué que le Roi Mohammed VI avait souligné, à plusieurs reprises, y compris à des Chefs d’Etat étrangers, l’engagement clair et ferme du Royaume du Maroc à accepter le retour des mineurs non accompagnés dûment identifiés.

Le taux de chômage historique aux États-unis pousse Trump à suspendre l’immigration

Donald Trump a annoncé suspendre temporairement l’immigration aux Etats-Unis pour protéger les emplois des Américains et l’économie du pays, aujourd’hui le plus touché par la pandémie.

Le président Trump a déclaré lundi qu’il avait l’intention de fermer les États-Unis aux personnes qui tentent d’immigrer dans le pays pour y vivre et y travailler, une mesure radicale qui, selon lui, protégerait les travailleurs américains de la concurrence étrangère une fois que l’économie nationale commencerait à se remettre du confinement.

«A la lumière de l’attaque de l’Ennemi Invisible, et face à la nécessité de protéger les emplois de nos GRANDS citoyens américains, je vais signer un décret présidentiel pour suspendre temporairement l’immigration aux Etats-Unis», a tweeté Donald Trump.

Le coronavirus, qu’il qualifie «d’ennemi invisible», a déjà tué plus de 42.000 personnes aux Etats-Unis, nouvelle ligne de front de la maladie. Près de 22 millions d’Américains ont perdu leur travail en raison de l’épidémie.

Depuis son apparition en décembre dans le centre de la Chine, le Covid-19 a fait au moins 167.594 morts dans le monde. La Chine a jugulé la maladie, qui a ensuite frappé l’Europe (deux tiers des décès dans le monde) et aujourd’hui les Etats-Unis.

Trop de pétrole

Donald Trump, candidat à sa réélection en novembre 2020 et dont la limitation de l’immigration est un des habituels chevaux de bataille, n’a donné aucun détail sur la manière dont il entendait appliquer cette mesure, et pour combien de temps. Mais il pourrait signer un décret en ce sens dès mardi, selon le Washington Post.

Face à l’expansion de l’épidémie, il avait dès janvier restreint les déplacements avec la Chine, avant d’interdire les voyages entre les Etats-Unis et la plupart des pays européens à la mi-mars.

Donald Trump s’est depuis montré impatient de relancer la machine économique face aux efforts déployés pour lutter contre la maladie et a encouragé les manifestants en colère contre les mesures de confinement dans certains Etats.

Cette annonce intervient alors que le pétrole a connu lundi un effondrement historique: le cours du baril à terme est passé en-dessous de zéro pour la première fois, conséquence d’une chute vertigineuse de la demande et des réserves américaines proches de la saturation.

Le prix du baril américain de pétrole brut coté à New York pour livraison en mai s’est ainsi effondré à -37,63 dollars: ces barils américains ont perdu toute leur valeur et les investisseurs souhaitant s’en délester n’ont d’autre choix que de mettre la main à la poche pour trouver preneur.

Le cours de l’or noir s’est toutefois redressé mardi matin en Asie en revenant légèrement au-dessus de zéro.

«Le problème c’est qu’en ce moment dans le monde, personne ne conduit de voiture», a résumé à sa manière le président américain Donald Trump. «Les usines sont fermées et les commerces sont fermés».

Le coût économique s’annonce énorme

Au moins 4,5 milliards de personnes dans 110 pays ou territoires vivent aujourd’ui confinées ou contraintes de limiter leur déplacement pour tenter d’endiguer la propagation du Covid-19, soit près de six humains sur dix (environ 58%).

Au-delà du drame humain et sanitaire, le coût économique s’annonce énorme pour un monde moderne ultra-connecté, qui vit au rythme des indices de croissance. L’impatience gagne également des populations forcées de se cloîtrer, dans un confort relatif en Europe, mais dans la pauvreté et la misère sur d’autres continents.

En Europe, plusieurs pays – Allemagne en tête, mais aussi Autriche, Norvège, Danemark – ont commencé à assouplir les mesures de confinement, tout en conservant des mesures de «distanciation sociale».

Mais «aller trop vite serait une erreur, c’est ce qui m’inquiète», a souligné la chancelière allemande Angela Merkel, qui a appelé à maintenir la discipline. «Nous sommes au début de la pandémie et nous sommes encore loin d’être sortis de l’auberge», a-t-elle déclaré.

La célèbre Fête de la bière de Munich, prévue cette année du 19 septembre au 4 octobre, est annulée, ont d’ailleurs annoncé mardi les autorités locales. «Les risques étaient tout simplement trop élevés» avec plus de 6 millions de visiteurs attendus, dont un tiers venant de l’étranger et d’Asie en particulier, ont-elles jugé.

C’est une première depuis la Seconde Guerre mondiale, mais cette gigantesque fête, «célèbre» aussi pour ses excès liés à l’abus d’alcool, avait déjà été victime d’une épidémie: entre 1854 et 1873 elle n’avait pu se tenir en raison du choléra.

Dans la plupart des pays concernés, lieux culturels, bars, restaurants, terrains de sports demeurent néanmoins fermés. Ecoles et lycées rouvriront progressivement. Et les grands rassemblements tels que les concerts ou compétitions sportives, sont toujours interdits.

La France, l’Espagne et l’Italie, très touchées par l’épidémie, se préparent elles aussi à de premières mesures de déconfinement dans les jours ou les semaines à venir. Le gouvernement français a déjà assoupli le confinement dans les établissements pour personnes âgées.

Pandémie d’infox

Sur le Vieux continent, l’Italie a été le pays le plus affecté (24.114 décès), suivi de l’Espagne (20.852), la France (20.265) et le Royaume-Uni (16.509), selon un dernier bilan établi à partir de sources officielles.

Certains de ces pays enregistrent des signaux encourageants: en Italie, le nombre de malades a baissé lundi pour la première fois. Et au Royaume-Uni, 449 morts ont été enregistrés lundi, soit le plus faible bilan quotidien depuis le 6 avril.

En Italie, les premières mesures d’allègement ne seront pas prises avant le 3 mai. Mais peu à peu les entreprises rouvrent, même si c’est de façon partielle et avec beaucoup de précautions.

En revanche au Royaume-Uni, le confinement instauré le 23 mars a été prolongé d’au moins trois semaines. En France, des heurts nocturnes ont été signalés ces derniers jours avec les forces de l’ordre dans des quartiers populaires en banlieue parisienne et à Strasbourg (est), nouveaux signes que le confinement commence à peser sous le soleil printanier.

Dans la ville chinoise de Wuhan, ancien épicentre de l’épidémie en Chine, la vie reprend doucement son cours: photos de mariage, baignades, pique-niques… Même si le retour total à la normale n’est pas pour tout de suite dans cette métropoloe de 11 millions d’habitants, coupée du monde pendant 76 jours et qui a vu son bouclage levé le 8 avril.

La plupart des commerces de bouche restent fermés: «On a très très peu de clients», soupire Mme Han, une femme de 27 ans propriétaire d’un petit stand de lait de soja. «Les gens ont peur des cas asymptomatiques».

Pendant ce temps, certains Etats profitent de la pandémie pour s’attaquer un peu plus à la liberté de la presse, Chine et Iran en particulier «ont mis en place des dispositifs de censure massifs», a déploré l’organisation Reporters sans frontières (RSF).

Alimentant une «pandémie d’infox», “des armées de trolls d’État, en Russie, en Chine, en Inde, aux Philippines et au Vietnam utilisent l’arme de la désinformation sur les réseaux sociaux”, selon RSF.

«L’éruption de l’épidémie de Covid-19 accroît les risques de corruption» et le secteur de la santé y est particulièrement exposé, a de son côté mis en garde l’organe du Conseil de l’Europe chargé de la prévention de la corruption.

[VIDÉO INTÉGRALE] – Nasser Bourita : «On doit gérer les causes profondes des migrations et non seulement les symptômes»

Dans son interview exclusive consacrée à LE1.ma en marge de la conférence intergouvernementale pour adopter le Pacte mondial pour les migrations qui s’est tenue à Marrakech les 10 et 11 décembre 2018, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a d’emblée posé la problématique dans son réel contexte, à savoir qu’il s’agit d’un enjeu global qui invite à la mobilisation de tout le monde, notamment les pays africains lesquels, s’ils ne gèrent pas eux-mêmes le phénomène, auront à le subir. Le chef de la diplomatie marocaine a insisté dans ce sens sur l’importance du message royal adressé au sommet dans lequel le souverain a encadré le débat en rappelant que l’Afrique ne peut en aucun cas être l’objet de ces discussions mais doit en être acteur.

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Trump détient près de 15 000 enfants migrants dans des campements saturés

Alors que les Nations unies organisaient une conférence à Marrakech pour l’adoption du Pacte mondial sur les migrations, plusieurs citoyens américains se sont mobilisés pour manifester dans le désert du Texas, plus précisément aux portes d’un campement bien spécial, celui des enfants réfugiés de Tornillo. La situation est devenue inquiétante, le nombre d’enfants immigrants détenus sur le sol américain, par le gouvernement américain, a atteint près de 15 000 enfants. Délégué aux privés par le gouvernement fédéral, les abris pour migrants privés fonctionnent aujourd’hui à pleine capacité. Ce réseau national de plus de 100 refuges est rempli à hauteur de 92%, selon le ministère de la Santé et les services sociaux américain. Devant cette situation, le gouvernement a envisagé diverses options, notamment la simplification de la procédure de libération des enfants à des parrains aux États-Unis ou l’élargissement du réseau d’abris, arrivé lui à saturation.


La plupart des enfants de migrants détenus dans les campement américains sont des adolescents d’Amérique centrale qui se rendent seuls à la frontière. Nombre d’entre eux échappent à la pauvreté ou aux gangs et envisagent de demander l’asile pour finalement trouver du travail ou aller à l’école aux États-Unis.

Des vagues d’enfants non accompagnés sont arrivées ces dernières années et leur nombre augmente à nouveau. En novembre, selon le service des douanes et de la protection des frontières américain, en moyenne, 175 enfants non accompagnés ont traversé quotidiennement la frontière sud .

Le plus grand refuge pour jeunes migrants du pays se trouve à Tornillo, dans l’ouest du Texas. Environ 3 000 enfants vivent dans des tentes chauffées de couleur sable installées dans le désert à quelques centaines de mètres du Rio Grande.

Tornillo peut accueillir jusqu’à 3 800 enfants, mais cela nécessiterait l’e recrutement de personnel supplémentaire car il y règne déjà une situation insoutenable, rapportée par les médias américains.

Le gouvernement fédéral pourrait également ajouter plus de lits à Tornillo ou ailleurs. Une autre option consiste à libérer les mineurs plus rapidement et les remettre aux parrains qui acceptent de les accueillir- généralement un membre de la famille vivant déjà aux États-Unis. Les enfants restent chez ce parrain tant que leur dossier d’asile est en instance.

L’administration Trump, secouée par la réaction internationale après la diffusion d’images d’enfants dans des cages, s’est voulue rassurante : « nous prenons des précautions supplémentaires pour s’assurer que les enfants ne soient pas menacés ». Cependant, cette même administration n’a pas assoupli la procédure de contrôle des procédures de contrôle de l’identité des réfugiés. Les vérifications des antécédents prennent tellement de temps que la durée moyenne du séjour d’un enfant au refuge de Tornillo aurait dépassé 2 mois.

Ces centres d’accueil pour jeunes ont été soumis à un examen minutieux et aux critiques d’experts en protection de l’enfance. Plusieurs manifestants se sont déplacés de tout le pays vers la clôture de Tornillo pour dénoncer cette installation.

Le Maroc rejette l’idée d’abriter des centres d’accueil pour migrants

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Le gouvernement marocain a catégoriquement rejeté l’idée que le royaume puisse héberger des centres d’accueil européens. “Le Maroc est généralement contre toutes sortes de centres. Cela fait partie de notre politique de migration et d’une position de souveraineté nationale”, a déclaré au quotidien allemand Die Welt le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.
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Le ministre italien de l’Intérieur à Tunis pour discuter immigration et terrorisme

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Le vice-président du conseil italien et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rendu ce jeudi en Tunisie pour une visite d’une journée avant de s’envoler pour le Nigéria. Au menu de son escale tunisienne, il sera question du dossier de l’immigration et de la lutte contre le terrorisme et de la coopération sécuritaire, et de la situation en Libye.

Salvini, chef de l’extrême droite, connu pour ses positions tranchées à l’égard de l’immigration en générale et clandestine en particulier et son refus d’accueillir les bateaux de sauvetage des migrants dans son pays, a défrayé la chronique plus d’une fois par ses déclarations et prises de position.

Récemment, il avait déclaré que la Tunisie n’envoyait en Italie que des «repris de justice», déclaration qui a suscité émoi, colère et indignation chez les responsables Tunisiens.

Il avait également affirmé que «l’Italie ne pouvait être le camp de réfugiés de l’Europe» et que «le bon temps pour les clandestins est fini : préparez-vous à faire vos valises».

Dans une déclaration accordée mercredi à l’agence italienne de l’information Ansa, avant sa mini-tournée africaine, Matteo Salvini a modéré ses propos en soulignant l’excellence des relations entre Rome et Tunis, que l’Italie était prête à aider la Tunisie dans sa lutte contre le terrorisme, et à renforcer les investissements dans ce pays, relevant que pas moins de 800 entreprises italiennes sont installées en Tunisie employant près de 6300 personnes.

 

Il est à rappeler que plus de 4000 tunisiens ont regagné l’Italie clandestinement rien que au titre des 8 premiers mois de 2018.

Mercredi, en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations unies, les ministres marocain et italien des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et Enzo Moavero Milanesi, ont également eu des entretiens similaires portant la situation en Libye et l’immigration clandestine.

L’Andalousie souhaite un accord avec le Maroc pour pouvoir renvoyer les migrants mineurs

Le gouvernement régional de l’Andalousie appelle à réactiver un accord maroco-espagnol conclu en 2007 pour faire face à la surpopulation des centres de rétention. Le gouvernement andalou veut que Madrid et Rabat négocient le retour des migrants mineurs au Maroc. Ce «souhait» intervient alors que la région du sud de l’Espagne se démène pour faire face aux flux d’immigration croissants qui ont conduit à des centres surpeuplés, rapporte mercredi 5 septembre le quotidien El Pais.

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