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Ethiopie - Page 2

George Weah en visite au Maroc

Le président du Liberia nouvellement élu, George Weah, se rendra au Maroc la semaine prochaine dans le cadre d’une visite privée dans le royaume qui durera quatre jours à la suite de laquelle il s’envolera pour Paris pour une visite de travail.

Selon la présidence de la République du Liberia, le président George Weah a entamé ce mercredi une tournée à l’étranger qui le conduira respectivement au Sénégal, au Maroc et en France.

George Weah est aujourd’hui à Dakar à l’invitation de son homologue sénégalais Macky Sall, visite qui durera trois jours.

Vendredi, le président libérien sera au Maroc pour y séjourner quatre jours dans le cadre d’une visite privée. Et à compter du mardi 20 février, George Weah est attendu à Paris pour une visite de travail à l’invitation d’Emmanuel Macron.

Durant l’absence de George Weah, c’est le ministre d’Etat chargé des Affaires de la Présidence, Nathaniel Farlo McGill, qui assurera l’intérim du gouvernement en concertation avec le Vice-président de la République.

Investi en janvier dernier, George Weah a effectué son premier déplacement à l’étranger en Éthiopie où il a participé au 30e Sommet de l’Union africaine.

Suite à son élection, George Weah avait reçu un appel téléphonique de félicitations du Roi Mohammed VI.

Nouveau roadshow Africain pour Mounia Boucetta : après Valyans pour la première tournée, quel cabinet aura le privilège de rédiger le second rapport ?

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La secrétaire d’État à la Coopération internationale, Mounia Boucetta, est actuellement en tournée dans trois pays d’Afrique, à la tête d’une importante délégation. Le déplacement conduira l’équipe Boucetta au Gabon, au Ghana et au Nigeria. Il s’agit de la phase II de sa mission de supervision de l’état d’avancement des travaux des nombreux projets et accords lancés et signés par le Maroc avec quinze pays d’Afrique depuis 2014. La phase I de la mission, qui avait conduit Mounia Boucetta en Ethiopie, au Rwanda, en Tanzanie, à Madagascar, en Zambie, en Guinée et au Sénégal, s’était achevée par un réel scandale quand le ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale a décidé de faire rédiger le rapport de ce roadshow, en contrepartie de trois millions de dirhams, par Valyans Consulting, un cabinet privé choisi par la Secrétaire d’Etat herself.

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Beaucoup d’encre a coulé depuis que ce scandale a éclaté mais bien sûr, comme nombre d’autres au Maroc, aucune enquête n’a été ouverte ni aucune inspection instruite.

Hier à Libreville, aujourd’hui à Accra –en présence notamment de Hamid Chabar, futur ambassadeur du Maroc en Mauritanie mais toujours en poste au Ghana en raison d’un souci d’accréditation- et demain à Lagos, Mounia Boucetta est accompagnée de six hauts fonctionnaires en plus de la mobilisation des diplomates marocains en poste dans ces trois capitales, ainsi que le travail de support assumé par le service central à Rabat engageant au moins une direction générale et trois directions du MAECI avec, dans la foulée, deux ou trois ambassadeurs réquisitionnés à temps plein pour cette mission ad hoc.

Mounia Boucetta va-t-elle, de nouveau, offrir sur un  plateau d’or la mission de la rédaction du rapport final de la tournée au cabinet Valyans Consulting ? Ou bien jettera—elle son dévolu sur une autre agence ?

Avec tous les moyens humains et logistiques mis à la disposition de la Secrétaire d’Etat, il serait irresponsable qu’elle fasse appel à un cabinet privé pour rédiger un rapport qui se veut confidentiel et relevant de la sécurité nationale du pays.

Le MAECI regorge de bonnes compétences, des centaines d’ambassadeurs, ministres plénipotentiaires, conseillers, secrétaires des Affaires étrangères tant au niveau central que dans le réseau diplomatique à travers le monde qui disposent des talents nécessaires pour rédiger un rapport en bonne et due forme.

Depuis qu’elle les a côtoyés quand elle exerçait en tant secrétaire générale du ministère du Commerce et de l’Industrie, on peut comprendre que Madame Boucetta ait des affinités intellectuelles avec Valyans Consulting –ils font sans aucun doute du bon travail-, mais il s’agit là d’une question de principe, de bonne gouvernance et, surtout, d’éthique.

LE1

L’Algérie et l’Afrique du Sud ne veulent pas d’Israël au sein de l’Union Africaine

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En juin dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, participait au sommet de la CEDEAO aux côtés des quinze chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. L’objectif annoncé de cette participation est de lobbyer en vue d’obtenir un statut de pays observateur au sein de la sous-organisation panafricaine. La requête, qui n’a pas été déclinée, est en cours d’étude par les structures de cette instance régionale de l’ouest africain, à laquelle Benyamin Netanyahu a promis une aide de un milliard de dollars. L’Etat hébreux annonce un retour en grande pompe dans le continent, sachant qu’au mois d’octobre prochain se tiendra le premier sommet Israël-Afrique qui se réunira dans la capitale togolaise, Lomé. Mais comme l’appétit vient en mangeant, Tel-Aviv veut faire de ce sommet au Togo un tremplin vers l’Union africaine en y briguant un poste d’observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’y opposent fermement.

Le premier signal fort d’un retour en grâce de l’Etat hébreux dans le continent africain est le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal. L’annonce a été précédée par un roadshow africain de dix jours du ministre israélien des Affaires étrangères. Avigdor Liberman a visité le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana et la Côte d’Ivoire pour, justement, promouvoir l’intégration d’Israël comme membre observateur au sein de l’Union africaine. D’ailleurs, les présidents rwandais Paul Kagamé et togolais Faure Gnassingbé, qualifient Israël d’«excellent ami» et, aujourd’hui, quelque 39 pays africains sur 57 entretiennent des relations diplomatiques avec les autorités d’occupation israéliennes.

Et si le Kenya, le Rwanda, l’Ethiopie, le Soudan, la Zambie, le Malawi et le Ghana se sont déjà engagés à accueillir Israël en tant que pays observateur auprès de l’Union africaine, l’Algérie et l’Afrique du sud exercent une forte pression pour empêcher ce ralliement. Les deux pays refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv : l’Algérie pour des raisons idéologiques et historiques remontant à l’ère de Houari Boumedienne et l’Afrique du Sud qui, sous le régime d’apartheid soutenait Israël mais qui entretient aujourd’hui des relations difficiles Tel-Aviv, même depuis la mort de Nelson Mandela.

Et malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Fin de non recevoir d’Alger et Pretoria

Le veto algérien et sud-africain est dénoncé par Tel-Aviv. « Israël essaie de retrouver son statut d’observateur à l’Union africaine, mais il y a des pays africains qui sont influencés par des pays arabes ou par d’autres nations qui ne sont pas favorables à Israël» proteste Aliza Bin-Noun, l’ambassadeur d’Israël en France. Pour elle, «l’Algérie (…) joue un rôle négatif. L’Afrique du Sud, même si nous avons des relations diplomatiques, poursuit une politique très critique à l’égard d’Israël. L’Iran, qui joue un rôle en Afrique, promeut elle aussi une politique anti-israélienne sur le continent» fustige-t-elle.

L’Afrique, priorité absolue pour Israël

Israël, très active dans le continent, considère l’Afrique comme un espace vital à sa sécurité nationale. Entouré de pays arabes qui «menaceraient son existence» pour ainsi parodier la littérature diplomatique israélienne, l’Etat hébreux voit dans le continent noir un défi diplomatique, notamment aux Nations unies où le vote africain n’a pas toujours été garanti, sachant que le vote africain a toujours menacé les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv. En plus de cet aspect politique, Israël voit dans le continent des perspectives de développement et d’innovation dans divers secteurs, parmi eux l’agriculture, l’eau, l’énergie verte et les nouvelles technologies.

Mais malgré l’opposition d’Alger et de Pretoria, le retour israélien dans le giron institutionnel et économique africain bénéficie d’appuis de taille : 1) Le Rwanda, par son président interposé qui, reçu dernièrement en fanfare par le puissant lobby israélien à Washington AIPAC,  s’est déclaré le véritable grand avocat des intérêts géopolitiques, sécuritaires et économiques de l’Etat hébreux; 2) Le Libéria, plateforme historique du sionisme international, et dont la capitale Monrovia où s’est tenu le dernier sommet de la CEDEAO en présence de Benjamin Netanyahu, accueillait, depuis les années 1950, nombre de rencontres secrètes entre israéliens et dignitaires de l’ex-URSS; 3) L’Ethiopie, désormais membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU; 4) Un dense et performant réseau diplomatique en Afrique dont l’objectif premier est de normaliser la relation des pays africains avec Israël et de garantir, sinon un ralliement, au moins une neutralité des pays membres de l’organisation panafricaine.

Benjamin Netanyahu réunit les ambassadeurs d’Israël en Afrique

Abdellah EL Hattach

Maroc/CEDEAO : Netanyahu le trouble-fête

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Réuni presqu’au grand complet à Monrovia pour sa 51ème édition, le sommet de la CEDEAO s’est tenu dans un contexte tendu. Si le Maroc a revu à la baisse son niveau de représentation, le Nigeria dont le président Muhammadu Buhari est souffrant, ne s’est pas fait représenter et le Niger a pour sa part réduit sa présence en signe de protestation contre la présence du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Ce dernier, dont la présence n’est pas si controversée que l’on voudrait la présenter, s’est imposé en vrai guest-star dans une réunion qui devait accueillir le Maroc à bras ouverts et en grande pompe. La candidature du royaume à intégrer la CEDEAO, qui figurait à l’ordre du jour du sommet, a obtenu l’accord de principe et devrait être officiellement entérinée en décembre 2017 lors de la tenue du 52ème sommet au Togo. Israël a, pour sa part, soumis son intention d’obtenir le statut de membre observateur qui lui ouvrira la voie, à terme, à une adhésion pleine et entière.

 

A Monrovia, tous les projecteurs devaient être braqués sur le Maroc pour fêter l’intégration du royaume à la CEDEAO, mais l’invitation surprise de Benyamin Netanyahu est venue un peu gâcher cette consécration. Netanyahu ne le cache pas et le dit clairement : Israël est de retour en Afrique pour «affaiblir» cette majorité de pays africains qui vote «contre Israël» au sein des institutions internationales. En abaissant son niveau de représentation lors de ce sommet, le Maroc a-t-il fait un choix stratégique ou tactique ? Mohammed VI, qui était personnellement attendu à Monrovia, a préféré annuler sa participation pour éviter, selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, tout «amalgame» ou «confusion» liés à la participation au sommet du Premier ministre israélien.

Benyamin Netanyahu, premier haut responsable non-Africain à prendre la parole devant cette organisation depuis sa création, n’est pas venu les mains vides. En effet, pendant que le Maroc offre au continent tout un éventail de projets d’infrastructures, d’approvisionnement en énergies fossile et renouvelable, d’aides au développement, d’engrais à prix abordable, de programmes de financement et de formation, le premier ministre israélien tente d’emboîter le pas à Rabat en offrant un plan d’investissement de 1 milliard de dollars sur 4 ans dans les énergies renouvelables, l’agriculture et l’irrigation. En d’autres termes, le Maroc apporte la matière première et les ressources humaines, Israël la technologie et le savoir-faire. Le détail de cette coopération devrait être dévoilé lors du sommet Israël/Afrique prévu en octobre prochain à Lomé, au Togo. On ne sait pas pour l’instant si le Maroc participera à cette rencontre mais ce qui est certain c’est qu’Israël suit exactement le chemin tracé par le Maroc en Afrique.

Il serait exagéré de dire que le Maroc et l’Etat hébreux sont en compétition dans la région, car les enjeux et approches de l’un et de l’autre ne sont pas les mêmes, mais sur beaucoup de dossiers les interconnexions sont claires et une coopération entre les deux pays n’est pas à écarter, pour éviter les conflits d’intérêt et, le cas échéant, une éventuelle tension entre les deux pays. Il ne s’agit pas là d’un appel à la normalisation mais le Maroc est tenu de faire preuve de pragmatisme face à ces nouvelles données : Israël, membre observateur de la CEDEAO, constituera le vis-à-vis de l’Afrique lors du sommet qui réunira les deux parties en octobre prochain. Car Netanyahu l’a dit solennellement : l’Afrique est une priorité nationale pour Israël. De son côté, le Maroc doit faire des choix, douloureux certes, sensibles, mais il doit les faire. Dans ce sens, Rabat est appelée à faire preuve d’un certain doigté diplomatique pour pouvoir, d’une part, consacrer l’appartenance et l’enracinement organique du pays à son continent et, d’autre part, gérer le statut du Maroc en tant que pays arabo-musulman et président du Comité Al-Qods.

Israël, qui se réunira en sommet avec toute l’Afrique au mois d’octobre à Lomé, s’intéresse ainsi à l’ensemble du continent, et comme nous le disions plus haut, conduit le chemin frayé par le Maroc depuis quelques années. En effet, en préparation du sommet de Lomé, et avant sa participation au sommet de la CEDEAO, Netanyahu avait fait en 2016 une tournée en Afrique de l’Est qui l’a conduit en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie, la première du genre pour un chef du gouvernement israélien en exercice depuis Yitzhak Rabin. Et en marge du sommet de Monrovia, Netanyahu a eu plusieurs entretiens en tête-à-tête avec des chefs d’Etat africains, parmi lesquels le président Sénégalais Macky Sall dont le pays a rétabli les relations diplomatiques avec Israël. Le Sénégal, nouveau maillon clé de la sécurité dans l’Afrique de l’Ouest, joue un rôle géostratégique majeur dans tout le continent : 1) Le pays a été choisi par Washington pour abriter le futur siège de AFRICOM ; 2) Le réseau dense de l’islam soufi dans le pays lui donne une position avant-gardiste dans la lutte contre l’extrémisme ; 3) Il est un des rares pays africains à bénéficier de relations équidistantes, et sur un pied d’égalité, avec les Etats-Unis, la France en tant qu’ancienne puissance coloniale, les pays Arabes et à leur tête l’Arabie saoudite, et désormais Israël.

A l’aune de l’émancipation du Sénégal de ses tutelles historiques, de l’affranchissement de la Mauritanie de ces mêmes « protections », des problèmes politiques et économiques de la Côte d’Ivoire, du manque de visibilité institutionnelle au Nigeria, la fragilité du régime gabonais, l’éventuel départ de Paul Kagamé, le séisme qui a secoué les composantes du Conseil de coopération du Golfe, tous ces facteurs réunis imposent une vigilance accrue de la part de l’Etat marocain en vue de faire face aux ennemis et adversaires du pays, et ce en dotant l’administration et les pouvoirs publics des moyens humains, diplomatiques et technologiques nécessaires, et d’une certaine marge de manœuvre politique à même de relever ces défis dans un contexte géopolitique international turbulent.

Abdellah EL HATTACH

Aziz Akhannouch accompagne le Roi Mohammed VI pour la 2eme phase de la tournée royale en Afrique de l’Est

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI a quitté cet après-midi le Maroc, à la tête d’une importante délégation dont le nouvel homme fort de la scène politique marocaine Aziz Akhannouch, à destination de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, première entame de la tournée du souverain dans plusieurs pays amis, qui le conduira également au Nigeria, au Kenya et à Madagascar.