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#ElectionDay : À Philadelphie, Joe Biden montre des signes de sénilité

Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a commis mardi une série de lapsus embarrassants, en apparaissant confondre ses petites-filles et en disant présenter à un groupe d’électeurs son fils Beau… qui est décédé en 2015.

Avec AFP

Biden s’exprimait à Philadelphie, plus grande ville de la Pennsylvanie, un mégaphone en main.

«Voici mon fils Beau Biden, que beaucoup parmi vous ont aidé à élire au Sénat du Delaware. Voici ma petite-fille Natalie», dit-il, en prenant en fait par les épaules une autre de ses petites-filles, Finnegan.

Se rendant alors compte de sa méprise, le septuagénaire se reprend ainsi, d’un ton confus: «Ah non, attendez, ce n’est pas la bonne.» Il prend alors par les épaules son autre petite-fille présente sur place, Natalie. Cette dernière est la fille de son fils Beau, décédé il y a cinq ans.

Biden, que Donald Trump accuse de sénilité sans toutefois aller jusqu’à employer ce mot, est familier des gaffes et des bévues de ce type.

Joe Biden avait une relation très forte avec son fils Beau, dont il parle fréquemment dans ses discours de campagne en lui rendant des hommages appuyés. Ancien procureur général du Delaware, réserviste de l’armée envoyé en Irak, Beau Biden semblait promis à un destin national avant d’être emporté par un cancer du cerveau.

#ElectionDay : A quelle heures les résultats ?

Les premiers résultats des élections présidentielles américaines devraient tombées centre 2h et 5h du matin au Maroc. Toutefois, le nom du future président sera connu plus tard.

Dans certaines régions de l’Indiana et du Kentucky, les premiers bureaux de vote fermeront à minuit, heure marocaine,. Ensuite, il y aura un flux continu de fermetures, toutes les heures et parfois toutes les 30 minutes à travers le pays. Les derniers bureaux fermeront en Alaska, ce mercredi à 7 heures du matin.

Avec la fermeture des bureaux de vote donneront les premières estimations du résultat final. Toutefois, le vote par correspondance risque d’allonger sur plusieurs jours la déclaration du nom du prochain locataire de la Maison Blanche. Toutefois il est très probable que l’un des deux candidats se déclare vainqueur cette nuit même. Un scénario que craint les américains car il risque de donner lieu à des actes de violence dans les rues des villes américaines.

«Mon vote pourrait faire la différence»: divisée, l’Amérique va aux urnes

Casquette bleu marine sur la tête, masque bien ajusté sur le visage, Christopher Dordelean s’est déplacé aux urnes mardi pour faire entendre sa voix à Easton en Pennsylvanie, l’un des Etats décisifs pour l’élection présidentielle.

«Je pense que c’est assez serré. J’ai vu pas mal de partisans de Trump. Et je me suis dit que mon vote pourrait faire la différence», explique cet étudiant en justice pénale de 38 ans.

Comme lui, Claire D’Angelo, 45 ans, a bravé le froid mordant de novembre pour glisser un bulletin en faveur de Joe Biden.

«Dire que je suis stressée ou anxieuse à propos (de l’élection) est un euphémisme», confie-t-elle à l’AFP, devant son bureau de vote où des électeurs font la queue depuis 07H00 du matin.

«Je sais que la Pennsylvanie a toujours été un État crucial dans les élections», note Mme D’Angelo, qui travaille dans la restauration. «J’espère simplement que les gens vont venir voter aujourd’hui et faire entendre leur voix, et ce qu’ils veulent pour leurs enfants et leur avenir.»

Signe de l’importance de cet Etat, Joe Biden a choisi de s’y rendre en cette journée d’élection, notamment dans sa ville de naissance, Scranton. Le candidat démocrate mène d’1,2 point dans cet Etat du nord-est du pays, remporté d’un cheveu par Donald Trump en 2016.

«Je pense que Trump va gagner plus largement que la dernière fois», affirme Tom Jones, 68 ans, écharpe rouge, couleur du parti républicain, autour du cou.

«Biden a mené une campagne très médiocre. Et les meetings à travers la Pennsylvanie parlent d’eux-mêmes», ajoute ce supporteur du président.

Que Dieu nous vienne en aide

La nervosité est aussi palpable à New York où Jess a fait la queue 45 minutes pour accéder à l’isoloir.

«Cela fait trois, quatre ans que j’attends» ce jour, souligne cet homme de 54 ans. «Je veux que ce cauchemar cesse. Je suis nerveux. Je suis inquiet. Seul Dieu sait ce qui va arriver aujourd’hui. Que Dieu nous vienne en aide.»

Plus joviale, Megan Byrnes-Borderan a le sentiment que «son vote comptera» à New York, Etat traditionnellement démocrate, même si elle pense « que Trump fera tout ce qui est en son pouvoir pour essayer de gagner l’élection ».

«C’est ce qui est effrayant», souligne cette trentenaire venue aux urnes accompagnée de son fils.

Qui va voter pour Biden

En Floride, autre Etat extrêmement disputé, Clara Gimenez est fière d’avoir apporté son soutien à Donald Trump.

«Qui va voter pour Biden?», demande tout haut, incrédule, cette Cubaine de 49 ans arrivée aux Etat-Unis dans les années 80.

«Nous n’avons pas besoin d’un gentil président, nous avons besoin d’un président comme lui, qui a de la poigne, qui défend et aime son pays», assure-t-elle, coiffée d’une casquette rose avec le fameux slogan du milliardaire «Make America Great Again».

«J’ai voté pour les républicains toute ma vie. Mais moi et ma famille nous avons basculé vers les démocrates à cause de Trump», raconte à l’AFP, José Pérez, 63 ans à Kissimmee, au sud d’Orlando au coeur de la Floride.

Comme beaucoup de Portoricains, il ne pardonne pas au président sa gestion de l’ouragan Maria en 2017.

S’il ne semblait mardi matin pas avoir foule dans les bureaux de vote du «Sunshine state», c’est probablement en raison des millions d’électeurs qui ont voté de façon anticipée dans cet Etat du sud-est des Etats-Unis. Avec ses 29 grands électeurs, la Floride sera déterminante pour remporter la course à la Maison Blanche.

USA 2020: Twitter mettra en garde contre les revendications prématurées

Twitter a décidé d’accoler un message d’avertissement sur les tweets des candidats aux élections américaines ou de leurs équipes de campagne qui revendiqueront la victoire avant les résultats officiels.

Les Américains sont appelés aux urnes mardi pour élire un nouveau président, de nouveaux représentants, un tiers des sénateurs et les gouverneurs de plusieurs Etats.

Ces avertissements, qui comporteront par exemple la mention “des sources officielles n’ont pas le même résultat” ou “des sources officielles n’ont pas déclaré le scrutin clos lors de la diffusion de ce tweet”, pourront être placés dès le soir de l’élection et jusqu’à l’investiture, a dit Twitter lundi.

Cette initiative intervient alors que le réseau social se prépare à ce qu’il qualifie d’”élection inhabituelle” en raison d’un nombre élevé de bulletins de votes par correspondance qui pourrait entraîner un retard dans l’annonce des résultats définitifs.

Dans un post de blog, Twitter a précisé qu’il considérerait comme sources officielles les responsables électoraux des États et les organes d’information nationaux tels que ABC News, Associated Press, CNN et Fox News.

Trump et Biden lancent le sprint final dans les Etats clés

Donald Trump et Joe Biden ont lancé lundi le sprint final d’une campagne présidentielle sous tension aux Etats-Unis, marquée par un record du nombre de votes par anticipation, tandis que des commerces ont commencé à se barricader par crainte de troubles.

Reuters

A la veille de l’élection, le président sortant reste à la traîne derrière son rival démocrate dans les sondages au niveau national mais la course reste trop serrée dans les Etats “bascule”, les seuls à même de faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre, pour que le scrutin paraisse joué d’avance.

Donald Trump, 74 ans, multiplie les meetings pour tenter de décrocher in fine la majorité de 270 grands électeurs au Collège électoral nécessaire pour l’emporter (sur 538 délégués).

En cas de défaite, il serait le premier président sortant à ne pas être réélu pour un second mandat depuis George H.W. Bush, battu par Bill Clinton en 1992.

Lundi, Donald Trump devait enchaîner cinq meetings en Caroline du Nord, en Pennsylvanie et dans le Wisconsin et le Michigan, quatre Etats où il s’était imposé contre Hillary Clinton en 2016 mais où son adversaire a de bonnes chances de l’emporter cette fois-ci, à en croire les enquêtes d’opinion.

Joe Biden, lui, se concentrera sur la Pennsylvanie et l’Ohio.

95 millions de votes par anticipation

Dans une année marquée par la pandémie de coronavirus, le vote par anticipation a atteint un niveau record, puisque 95 millions d’Américains ont déjà fait leur choix, soit en personne soit par voie postale, selon le groupe US Elections Project basé à l’université de Floride, ce qui représente environ 40% du corps électoral.

Ce niveau sans précédent de votes anticipés signifie que le dépouillement pourrait prendre des jours voire des semaines dans certains Etats et que le nom du vainqueur du scrutin ne sera peut-être pas connu à la fermeture des bureaux de vote mardi soir.

Les deux camps mobilisent déjà des armées d’avocats pour les litiges post-électoraux.

Donald Trump a répété sans preuve que le vote par voie postale était sujet à fraude, bien que les experts soulignent que la fraude électorale est rare aux Etats-Unis.

Twitter a averti lundi qu’il accolerait un avertissement sur les messages des candidats revendiquant une victoire dans un Etat avant l’officialisation par les responsables électoraux ou la presse nationale.

Autre signe de la tension latente, des immeubles dans plusieurs villes se sont barricadés en prévision du Jour J. C’est le cas par exemple de plusieurs îlots autour de la Maison blanche ou du grand magasin Macy’s à New York.

Le FBI enquête parallèlement sur un incident qui s’est produit vendredi au Texas, lors duquel un convoi de véhicules de partisans de Trump a encerclé un autocar transportant des membres de l’équipe de campagne de Biden, incitant ces derniers à annuler deux événements.

Donald Trump a relayé samedi sur Twitter une vidéo de l’incident, écrivant: “J’aime le Texas !”. Après que le FBI a annoncé dimanche l’ouverture d’une enquête, le président républicain a critiqué cette démarche. “Ces patriotes n’ont rien fait de mal”, a-t-il tweeté à propos de ses partisans.

Huit procureurs d’Etat (Caroline du Nord, Illinois, Michigan, Minnesota, Nevada, Nouveau-Mexique, Pennsylvanie et Wisconsin) ont averti lundi qu’ils ne toléreraient aucune manoeuvre d’intimidation.

Obama en Floride

Donald Trump achèvera sa campagne par un dernier rassemblement à Grand Rapids, dans le Michigan, là-même où il avait bouclé en 2016 sa précédente campagne.

Joe Biden et sa colistière Kamala Harris, ainsi que leurs conjoints respectifs, passeront l’essentiel de leur journée en Pennsylvanie à arpenter les quatre coins de cet Etat qui pourrait se révéler décisif pour l’ancien vice-président.

Biden rencontrera les syndicats et la communauté afro-américaine dans la région de Pittsburgh avant un rassemblement en soirée avec la chanteuse Lady Gaga.

Le candidat démocrate fera également un détour par l’Ohio, un Etat remporté en 2016 par Donald Trump, mais où les deux candidats sont désormais au coude à coude dans les sondages.

L’ancien président Barack Obama sera de son côté à Atlanta, en Géorgie, avant de clore sa campagne à Miami.

Joe Biden a axé l’essentiel de sa campagne sur la gestion selon lui désastreuse de la pandémie de coronavirus par Donald Trump. Le Covid-19 a fait plus de 230.000 morts aux Etats-Unis et les sondages montrent que les Américains font davantage confiance à l’ancien vice-président de Barack Obama pour gérer cette épidémie qu’au locataire de la Maison blanche.

Le président sortant dit croire toujours à sa bonne étoile. Il promet aux Américains un plan de relance économique et l’arrivée imminente d’un vaccin contre le Covid-19.

Le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a dit s’attendre à ce que les premières doses d’un éventuel vaccin soient disponibles fin décembre ou début janvier pour les personnes à risque. Lundi, Donald Trump a laissé entendre qu’il pourrait limoger l’épidémiologue après l’élection.