Edouard Philippe - Page 2

Remaniement ministériel en France : Trois départs sur fond d’ambitions électoralistes

Trois maroquins sont à pourvoir et rapidement en France. Annoncé le 27 mars dernier, le départ de trois ministres du gouvernement est motivé par les ambitions électorales des uns et des autres. Les nouveaux ministres devraient être nommés au plus tard ce weekend en raison du Conseil des ministres qui se tient lundi prochain à l’Elysée.

Le 27 mars dernier vers 20 heures, l’Elysée a annoncé le départ de trois ministres de l’actuel gouvernement. Le Président français a mis fin aux fonctions de Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, de Benjamin Griveaux, Porte-parole du gouvernement et de Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique. Ces trois départs avaient fait les choux gras de la presse française quelques jours auparavant et étaient attendus. Nathalie Loiseau, ministre chargée des affaires européennes, se présente aux élections européennes et a été officiellement investie tête de liste de La République en marche pour les élections européennes du 26 mai. Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi, quant à eux, entendent se porter candidats aux élections municipales à Paris en 2020. Benjamin Griveaux a écrit sur Facebook le soir même de son départ que « c’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce ma décision de quitter le gouvernement, en plein accord avec le président de la République et le Premier ministre. (…) Aujourd’hui, une page se tourne. Une autre va s’écrire. Avec vous. » Allusion à peine voilée à la présidence de la Mairie de Paris.

Rude concurrence pour le poste de Maire de Paris

Seulement, il ne sera pas le seul en lice. La République en marche devra choisir entre Mounir Mahjoubi, Benjamin Griveaux et Céderic Villani, député de l’Esssone. Pourtant, les sondages donnent la socialiste Anne Hidalgo, favori des électeurs avec 23% à 25% d’intentions de vote. Pour l’heure, la question qui taraude les observateurs est de savoir qui seront les successeurs des ministres partants ? Etant donné qu’un Conseil des ministres se tiendra lundi prochain à l’Elysée, les nouveaux ministres seront désignés au plus tard ce weekend. Cela n’empêche pas quelques noms de circuler comme celui de Clément Beaune, conseiller Europe d’Emmanuel Macron, Emanuelle Wargon, Marc Fesneau et Gabriel Attal. Plusieurs politiciens ont estimé que cette valse des ministres dans l’exécutif d’Emmanuel Macron est révélatrice d’un fort turn-over. « Ça vire à la débandade, à l’exode, un hall de gare quoi », s’est indigné un politicien. Pourtant, Emmanuel Macron ne fait pas mieux que Jacques Chirac dont l’Exécutif a connu 12 départs en six mois.

Pour l’heure, tout semble indiquer que les nouveaux ministres ne seront connus qu’après le retour du Qatar du Premier ministre Edouard Philippe. Jusqu’ici, à périodes de quinquennat égales, Emmanuel Macron détient le record des départs (14), suivi de Jacques Chirac (13). Serait-ce un signe d’instabilité au sein de l’exécutif français ?

Vidéo : Christophe Castaner filmé dans une boite de nuit le samedi du 17ème acte des Gilets jaunes

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Alors qu’Emmanuel Macron est en tournée en Afrique de l’Est, un de ses bras droits et indéfectibles soutiens, est l’objet d’une polémique qui occupe la scène médiatique française de ce vendredi. Il s’agit du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, engagé dans un bras de fer avec le mouvement des Gilets jaunes, qui a été filmé, durant la soirée du samedi 9 mars, jour du 17ème acte de mobilisation du mouvement, en boîte de nuit, en train de faire la fête dans les bras d’une jeune femme autre que son épouse.

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Macron et Le Drian cèdent aux Gilets jaunes et s’absentent de Marrakech

Après une série de désistements, notamment, l’Autriche, la Bulgarie, l’Italie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie, la Suisse, l’Australie, Israël et dernièrement la République dominicaine, qui ont décidé de ne pas se rendre à Marrakech pour des raisons politiques, le président français Emmanuel Macron a décidé de ne pas se rendre à Marrakech pour l’adoption du Pacte sur les migrations, mais lui pour des raisons de tensions sociales qui agitent son pays. Ni le premier ministre Edouard Philippe, ni le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, ne seront non plus du voyage. La France opte pour un niveau de représentation assez bas en envoyant à Marrakech le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.

Si l’absence des Etats-Unis étaient évidente en raison de leur retrait de l’élaboration du Pacte en raison des dispositions qu’il comprendrait, et qui seraient contraires à la politique d’immigration de Donald Trump. En revanche, le président français, Emmanuel Macron, qui avait annoncé sa participation à la conférence de Marrakech consacrée à l’adoption du Pacte mondial sur les migrations, y déléguera le numéro trois du Quai d’Orsay.

En plus des raisons de sécurité notoires, principalement à cause du mouvement des Gilets jaunes, l’absence de Macron de cet événement revient aussi à la réticence du peuple français quant aux questions de migration. Les derniers sondages sur le sujet disent que 8 français sur 10 ne veulent plus accueillir de migrants dans leur pays.

La décision de Paris de ne pas être représentée au plus haut niveau de l’Etat, va certainement décevoir Rabat qui s’attendait à faire réussir cet événement tant sur le plan de la représentation via les chefs d’Etat présents, que sur le plan du fond du Pacte des Nations unies par son adoption et, pourquoi pas, annoncer l’appel de Marrakech avec la participation d’un maximum de sommités mondiales.

Ce Pacte n’est pas juridiquement contraignant, mais les pays qui l’ont rejeté ont fait valoir qu’ils voulaient conserver une gestion nationale des flux migratoires et qu’ils redoutaient l’utilisation du Pacte lors de recours devant la justice.

Terrorisme et migration : Réunion à Lyon du G6 européen avec la participation du Maroc

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Rejoints par le procureur général des États-Unis, Jeff Sessions, qui a évité in extremis le limogeage à cause de sa supposée implication dans l’hypothétique immixtion russe dans les élections américaines, les ministres de l’Intérieur britannique, allemand, italien, espagnol, polonais et marocain, ainsi que la secrétaire américaine adjointe à la Sécurité intérieure, Claire Grady, tiennent depuis deux jours à Lyon, des discussions de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme et le contrôle des migrations. Des échanges houleux ont eu lieu entre certains ministres européens de l’Intérieur et leur homologue italien, Matteo Salvini.

En présence d’une délégation marocaine de haut niveau, se tiennent depuis deux jours à Lyon les travaux du Sommet-G6 des ministres de l’intérieur des six grands pays de l’Union Européenne à savoir la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne, l’Italie et la Pologne, sur le terrorisme et la migration.

Le Maroc et les Etats-Unis sont les deux seuls pays invités à ce G6, auquel participent également le procureur général des Etats-Unis, les commissaires européens chargés des affaires intérieures et de la sécurité, et la vice-secrétaire américaine à la sécurité intérieure.

La délégation marocaine, conduite par le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, est notamment composée Khalid Zerouali, wali, directeur de l’immigration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, et Mohamed Moufakkir, wali, directeur de la coopération internationale au service central.

Réuni à l’initiative de la France, et présidé par le premier ministre français Édouard Philippe, ministre de l’Intérieur par intérim suite à la démission de Gérard Collomb, ce Sommet de deux jours a permis aux différentes délégations d’aborder les enjeux de sécurité et de lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires irréguliers. Les échanges entre les délégations participantes ont également porté sur la coopération sécuritaire au Sahel, la lutte contre le terrorisme via internet et les techniques de communication.

Par ailleurs, les délégations participantes ont assisté à un exercice de grande ampleur sur la gestion d’un attentat terroriste. Organisée en marge du Sommet au Groupama Stadium de Lyon, cette démonstration, qui a fait intervenir plusieurs centaines de forces spécialisées et de figurants, a été suivie par une quarantaine de délégations techniques venues des pays participants.

Pour rappel, la ville de Lyon est également le siège de l’organisation internationale de police criminelle, Interpol, dont le directeur général, le chinois Meng Hongwei a mystérieusement disparu, avant que les autorités chinoises n’annoncent sa détention à Pékin pour une «affaire de corruption.»

Le chef de guerre Emmanuel Macron, désavouera-t-il son premier ministre ?

Rien ne va plus entre le premier ministre français, Édouard Philippe, et le chef d’Etat-major des armées Pierre de Villiers. Agacé par les économies voulues par le Premier ministre dans le budget de la Défense, le général 5 étoiles a menacé de démissionner la veille du défilé militaire du 14 juillet. Emmanuel Macron, dans une journée chargée, doit rendre un arbitrage ce soir, entre le repas avec Trump à la Tour Eiffel et la soirée dansante des Armées au ministère de la Défense.


Toutefois, le chef de guerre, Emmanuel Macron, a donné un signal hier en faveur de son chef d’Etat-major, dans une publication sur le Journal officiel du 12 juillet qui annonce le maintien au « service actif » du général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées. Atteint par la limite d’âge le 26 juillet 2017, date à laquelle il fête son 61e anniversaire, le général est prolongé d’un an par un décret de la ministre des armées Florence Parly, signé le 30 juin.

LE1

 

Laurence Haïm quitte En Marche !

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La communicante d’Emmanuel Macron, Laurence Haïm, quitte le mouvement en Marche ! C’est ce qu’elle vient d’annoncer à l’instant sur son compte Twitter. Correspondante d’I-Télé à Washington, elle quitte son poste en janvier 2017, pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle de 2017, en tant que porte-parole, où elle devrait s’occuper des questions internationales.

La journaliste franco-israélienne de 51 ans, ancienne correspondante du groupe Canal+, de l’agence CAPA et d’I-Télé à Washington de 1992 à 2017, est une des rares journalistes français à avoir été accrédités à la Maison Blanche et au Pentagone. Et aussi seule journaliste française à avoir décroché une interview exclusive avec l’ancien président américain Barack Obama, dont elle a couvert la campagne électorale.

Je l’ai appelé pour lui dire – J’ai envie de vous apporter mon expérience de journaliste –

En 2016, elle couvre de nouveau la campagne pour l’élection présidentielle américaine jusqu’à la victoire de Donald Trump. Le 10 janvier 2017, elle annonce son départ de la chaîne I-Télé et, dès le lendemain, rejoint l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle de 2017, en tant que porte-parole, «chargée des questions internationales», fonction dont les contours précis et exacts n’ont pas été clairement définis.

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Après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle et la composition du nouveau gouvernement, Laurence Haïm s’attendait à être «récompensée» par un poste dans l’exécutif dirigé par Edouard Philippe. Mais c’est à Christophe Castaner qu’échoit la fonction de porte-parole du gouvernement dont elle rêvait. Laurence Haïm qui a mal vécu cette marginalisation, a choisi la veille de la visite de Donald Trump pour le Bastille Day pour annoncer son départ de l’équipe d’Emmanuel Macron.

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Macron devant le Congrès à Versailles, une nostalgie monarchique

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En président «Jupitérien» déclaré et en chef d’Etat assumé, le président français, Emmanuel Macron, a ouvert le bal de son quinquennat en réunissant, en Congrès, les parlementaires au Palais de Versailles.

 

Députés et Sénateurs de la République française, rassemblés en hémicycle sous les joyaux de la Monarchie, accueillaient, lundi 3 juillet 2017, un Emmanuel Macron qui rentrait de Bamako où, dans un deuxième déplacement du genre en moins d’un moins au Mali, arborait sa casquette de chef des Armées.

C’est sous Sarkozy qu’une réforme constitutionnelle a permis aux présidents de la République de s’adresser directement aux deux assemblées réunies en Congrès.

Auparavant, les présidents pouvaient envoyer ou faire lire un message mais qui ne donnait lieu à aucun débat.

La nouvelle Constitution stipule que le président «peut prendre la parole devant le parlement réuni en Congrès. Sa déclaration peut donner lieu hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote».

La brillante intervention de Emmanuel Macron devant le Congrès lundi, n’a pas fait l’unanimité de la classe politique française qui y voit une immixtion du président dans les prérogatives du premier à qui il risque de faire de l’ombre.

Déjà, sous Sarkozy, certains milieux français ont émis des critiques sur la conduite de l’ex-chef de l’Etat dont l’hyper-présidence avait souvent relégué le rôle de François Fillon au second plan. Edouard Philippe pourrait revivre le même schéma sous Macron.

La nouveauté avec Emmanuel Macron, c’est qu’il a promis de réunir le Congrès non seulement dans des situations exceptionnelles, mais tous les ans, pour présenter le bilan de son action et celle de ses ministres.

Les fastes “monarchiques” du Palais de Versailles font cependant grincer des dents les caciques républicains en France : 1- Après la visite de Vladimir Poutine reçu en grande pompe à la Galerie des Glaces ; 2- Le discours devant le Congrès ; 3- Le coût faramineux de l’opération et le déplacement du Tout-Paris à Versailles, entre 400 000 et 600 000 euros.

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