Côte d'Ivoire

Le Premier ministre ivoirien, candidat aux présidentielles, s’envole à Paris pour un «contrôle médical»

Amadou Gon Coulibaly, Premier ministre ivoirien et candidat à l’élection présidentielle d’octobre prochain, s’est rendu samedi en France pour un «contrôle médical», annonce la présidence.

Dans un bref communiqué diffusé dimanche, la présidence ivoirienne ne dit rien de son état de santé et se contente d’indiquer que l’intérim est confié au ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, qui s’est remis le mois dernier d’une infection Covid-19.

Une source dans son entourage a expliqué que Gon Coulibaly, qui a subi une intervention cardiaque en 2012, n’avait pu se rendre en France pour un check-up programmé le mois dernier parce qu’il était retenu en Côte d’Ivoire par l’élaboration de la stratégie à adopter face au coronavirus.

«Son activité intense ces dernières semaines a eu un effet sur sa santé, mais rien de très grave, il se porte bien», a ajouté cette source, précisant que le Premier ministre serait de retour dans quelques jours.

Selon la presse locale, le Premier ministre ivoirien aurait été évacué en France, samedi 2 mai 2020, au lendemain d’une cérémonie de la fête du travail organisée à la Primature où l’on «l’avait senti quelque peu affaibli».

Cette évacuation sanitaire serait intervenue dans la mi-journée, par vol spécial, alors que l’aéroport Félix Houphouët-Boigny, fermé au trafic habituel, tourne au ralenti et où sont encore autorisés les vols Air France destinés à rapatrier des citoyens français, rapportent la presse ivoirienne.

Amadou Gon Coulibaly, qui est âgé de 61 ans, s’était mis de lui-même à l’isolement fin mars à la suite d’une possible exposition au coronavirus. Un test n’a pas confirmé la présence du SARS-CoV-2 dans son organisme.

Le Premier ministre a été adoubé en mars par l’actuel président, Alassane Ouattara, pour porter les couleurs de son parti au scrutin présidentiel fixé au 31 octobre.

Depuis le début de l’épidémie, la Côte d’Ivoire a enregistré plus de 1.300 cas confirmés de contamination au coronavirus, dont 15 mortels.

Avec Reuters

Après le Sénégal, Medi1TV Afrique célèbre la Côte d’Ivoire

Medi1 TV Afrique, chaîne d’information panafricaine francophone basée à Tanger, poursuit sa caravane « La voie du co-développement » qui sillonne le continent dans le but de faire découvrir à ses téléspectateurs le potentiel d’émergence des pays africains. Après une première escale au Sénégal prévue en décembre 2019, Medi1 TV Afrique mettra le cap sur la Côte d’Ivoire. Une programmation spéciale sera ainsi entièrement dédiée aux mutations économiques, sociales et culturelles de ce pays leader d’Afrique de l’Ouest.

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Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Amadeus à la conquête de l’Afrique anglophone

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Poursuivant son travail d’explication et de sensibilisation au sujet de la candidature du Maroc d’intégrer la CEDEAO et encouragé par le succès enregistré lors des deux étapes de la tournée africaine respectivement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le Think Tank marocain,l’Institut Amadeus, élargit son champ d’action en direction de l’Afrique anglophone.

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En marge du match décisif Côte d’Ivoire-Maroc, Said Zarrou s’enquiert du projet Cocody à Abidjan

Le président du Directoire de Marchica Med, Saïd Zarrou, et le vice-président ivoirien, Kablan Duncan, se sont enquis de l’état d’avancement du projet de sauvegarde et de valorisation de la Baie de Cocody.

Cette visite s’inscrit dans le cadre du suivi et de l’accompagnement de ce projet-modèle, fleuron de l’engagement du Maroc dans les efforts de développement du continent.

Ce fut également l’occasion pour le responsable marocain d’informer le vice-président ivoirien Kablan de l’état d’avancement de ce chantier titanesque aux côtés de l’aménagement de la lagune Ebrié.

Cette visite de terrain a coïncidé avec les préparatifs de l’équipe nationale de football pour affronter son homologue ivoirienne dans le cadre des qualifications pour les phases finales de la Coupe du Monde 2018 en Russie.

Au sujet de ce match, la FRMF a dressé aux abords du stade Félix Houphouët-Boigny des tentes médicales totalement équipées pour accueillir les supporters marocains en cas de détresse.

Au Maroc, les autorités ont prévu une organisation logistique et de sécurité spéciale en prévision d’une victoire de l’équipe nationale et les marées humaines qui vont prendre d’assaut la rue.

LE1

Donald Trump vise la Chine en honorant l’Afrique

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Le président américain, Donald Trump, a offert mercredi 20 septembre 2017, à New York, un déjeuner de travail en l’honneur de plusieurs dirigeants Africains. Étaient conviés à ce repas aux relents très économiques, les présidents de la Côte d’Ivoire, d’Ethiopie, du Ghana, de la Guinée, de la Namibie, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Ouganda. Les neuf chefs d’Etat Africains ont discuté avec leur homologue américain des moyens de promouvoir la paix et la prospérité dans le continent. Pour Washington, il est question de mettre en place avec l’Afrique une stratégie pragmatique axée sur la sécurité, l’infrastructure et l’économie et d’autres intérêts communs. Mais en filigrane il faut comprendre que les Etats-Unis essaient de s’attaquer à un marché conquis par la Chine ce qui donne beaucoup de fil à retordre à Washington.

En l’absence des présidents du Gabon, Ali Bongo, et du Rwanda, Paul Kagame, pourtant présents à New York, les Alassane Ouattara, Mulatu Teshome, Nana Akufo-Addo, Alpha Condé, Hage Geingob, Muhammadu Buhari, Macky Sall, Jacob Zuma et Yoweri Museveni ont, d’une seule voix, portée par le président de Guinée, exprimé leur enthousiasme pour l’approche américaine qui tend à booster la croissance en Afrique, de donner un coup de fouet à l’emploi et combattre le terrorisme. Pour concurrencer Pékin, la politique étrangère américaine en Afrique, dominée traditionnellement par la diplomatie et le militaire, est tenue, en vue de mieux apprivoiser les marchés africains, d’adopter une approche disciplinée priorisant une politique commerciale agressive.

Le président Donald Trump salue le président nigérian Muhammadu Buhari lors d’un déjeuner de travail avec des dirigeants africains à l’Hôtel Palace à New York, le 20 septembre 2017

Le président Donald Trump a exprimé le souhait des Etats-Unis d’élargir la coopération et le commerce avec l’Afrique tant sur le plan bilatéral que global et fait état de l’intérêt de Washington à identifier de nouvelles opportunités mutuellement bénéfiques pour le commerce entre les deux parties. Sauf que la suprématie commerciale de la Chine en Afrique est une réalité. Durant sa campagne électorale et au tout début de son mandat, Donald Trump ignorait l’Afrique, réduisant d’une manière significative les aides financières de son pays à plusieurs capitales africaines.

Donald Trump a cependant surpris son assistance en invitant les dirigeants Africains qui ont partagé son repas à s’inspirer de l’exemple Sud-Africain, dont l’une des grandes société spécialisées en industrie pétrochimique envisage de procéder à des investissements de masse aux États-Unis. En effet, le géant SASOL va construire une usine en Louisiane pour 9 milliards, ce qui créera des centaines d’emplois pour la main d’œuvre américaine. Les chefs d’Etat Africains s’attendaient à entendre parler d’investissements américains dans le continent, pour créer des emplois chez les jeunes en Afrique, et non l’inverse. D’où l’annonce par le président Trump de l’intention du Secrétaire d’Etat Rex Tillerson d’ordonner au Millennium Challenge Corporation de procéder à un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars en Côte d’Ivoire pour encourager et soutenir les réformes dans ce pays.

Parce que Washington sait pertinemment qu’elle ne peut pas concurrencer Pékin sur son théâtre de prédilection où elle dispose d’une présence ancienne avec une expérience terrain inégalable.

Il est donc improductif pour l’administration américaine de demeurer en compétition directe avec la Chine dans le continent africain, notamment dans des secteurs d’activité où le géant asiatique est confortablement installé depuis des décennies.

Washington est consciente que la domination chinoise en Afrique, notamment dans l’industrie et les BTP est un cas d’école. Les Etats-Unis sont donc tenus de s’orienter vers des secteurs où ils disposent d’un avantage concurrentiel éprouvé : les services, l’éducation, la finance, les médias, l’agrobusiness et l’ingénierie dans les énergies renouvelables.

Dans ce contexte précis, le président Trump a demandé au Département américain du Commerce de jouer un rôle central dans cette nouvelle vision des marchés africains. A l’instar de la Chine, ce département est appelé à mettre en place des programmes de formation et d’accompagnement des PME américaines en Afrique, principaux relais de croissance après l’épuisement de l’intervention des multinationales et des grands groupes.

En effet, et à la demande expresse des leaders africains conviés au déjeuner, la formation et l’enseignement demeurent les nerfs de la guerre et constituent des leviers fondamentaux à chaque niveau de la stratégie de pénétration du continent africain.

Abdellah EL HATTACH

L’Algérie et l’Afrique du Sud ne veulent pas d’Israël au sein de l’Union Africaine

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En juin dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, participait au sommet de la CEDEAO aux côtés des quinze chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. L’objectif annoncé de cette participation est de lobbyer en vue d’obtenir un statut de pays observateur au sein de la sous-organisation panafricaine. La requête, qui n’a pas été déclinée, est en cours d’étude par les structures de cette instance régionale de l’ouest africain, à laquelle Benyamin Netanyahu a promis une aide de un milliard de dollars. L’Etat hébreux annonce un retour en grande pompe dans le continent, sachant qu’au mois d’octobre prochain se tiendra le premier sommet Israël-Afrique qui se réunira dans la capitale togolaise, Lomé. Mais comme l’appétit vient en mangeant, Tel-Aviv veut faire de ce sommet au Togo un tremplin vers l’Union africaine en y briguant un poste d’observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’y opposent fermement.

Le premier signal fort d’un retour en grâce de l’Etat hébreux dans le continent africain est le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal. L’annonce a été précédée par un roadshow africain de dix jours du ministre israélien des Affaires étrangères. Avigdor Liberman a visité le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana et la Côte d’Ivoire pour, justement, promouvoir l’intégration d’Israël comme membre observateur au sein de l’Union africaine. D’ailleurs, les présidents rwandais Paul Kagamé et togolais Faure Gnassingbé, qualifient Israël d’«excellent ami» et, aujourd’hui, quelque 39 pays africains sur 57 entretiennent des relations diplomatiques avec les autorités d’occupation israéliennes.

Et si le Kenya, le Rwanda, l’Ethiopie, le Soudan, la Zambie, le Malawi et le Ghana se sont déjà engagés à accueillir Israël en tant que pays observateur auprès de l’Union africaine, l’Algérie et l’Afrique du sud exercent une forte pression pour empêcher ce ralliement. Les deux pays refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv : l’Algérie pour des raisons idéologiques et historiques remontant à l’ère de Houari Boumedienne et l’Afrique du Sud qui, sous le régime d’apartheid soutenait Israël mais qui entretient aujourd’hui des relations difficiles Tel-Aviv, même depuis la mort de Nelson Mandela.

Et malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Fin de non recevoir d’Alger et Pretoria

Le veto algérien et sud-africain est dénoncé par Tel-Aviv. « Israël essaie de retrouver son statut d’observateur à l’Union africaine, mais il y a des pays africains qui sont influencés par des pays arabes ou par d’autres nations qui ne sont pas favorables à Israël» proteste Aliza Bin-Noun, l’ambassadeur d’Israël en France. Pour elle, «l’Algérie (…) joue un rôle négatif. L’Afrique du Sud, même si nous avons des relations diplomatiques, poursuit une politique très critique à l’égard d’Israël. L’Iran, qui joue un rôle en Afrique, promeut elle aussi une politique anti-israélienne sur le continent» fustige-t-elle.

L’Afrique, priorité absolue pour Israël

Israël, très active dans le continent, considère l’Afrique comme un espace vital à sa sécurité nationale. Entouré de pays arabes qui «menaceraient son existence» pour ainsi parodier la littérature diplomatique israélienne, l’Etat hébreux voit dans le continent noir un défi diplomatique, notamment aux Nations unies où le vote africain n’a pas toujours été garanti, sachant que le vote africain a toujours menacé les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv. En plus de cet aspect politique, Israël voit dans le continent des perspectives de développement et d’innovation dans divers secteurs, parmi eux l’agriculture, l’eau, l’énergie verte et les nouvelles technologies.

Mais malgré l’opposition d’Alger et de Pretoria, le retour israélien dans le giron institutionnel et économique africain bénéficie d’appuis de taille : 1) Le Rwanda, par son président interposé qui, reçu dernièrement en fanfare par le puissant lobby israélien à Washington AIPAC,  s’est déclaré le véritable grand avocat des intérêts géopolitiques, sécuritaires et économiques de l’Etat hébreux; 2) Le Libéria, plateforme historique du sionisme international, et dont la capitale Monrovia où s’est tenu le dernier sommet de la CEDEAO en présence de Benjamin Netanyahu, accueillait, depuis les années 1950, nombre de rencontres secrètes entre israéliens et dignitaires de l’ex-URSS; 3) L’Ethiopie, désormais membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU; 4) Un dense et performant réseau diplomatique en Afrique dont l’objectif premier est de normaliser la relation des pays africains avec Israël et de garantir, sinon un ralliement, au moins une neutralité des pays membres de l’organisation panafricaine.

Benjamin Netanyahu réunit les ambassadeurs d’Israël en Afrique

Abdellah EL Hattach