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Facebook a accidentellement rendu public 14 millions de messages d’utilisateurs

Décidément Facebook n’a pas fini avec ses problèmes. Dernier en date, ce jeudi le géant mondial des réseaux sociaux a admis que 14 millions de messages d’utilisateurs ont été accidentellement rendus publics pendant plusieurs jours durant le mois de mai en raison d’un bug technique et relayée rapportent les médias américains.

Le bug qui a frappé Facebook durant le mois de mai a accidentellement modifié les paramètres de confidentialité de 14 millions d’utilisateurs à travers le monde du 18 mai au 22 mai, rendant tous les messages partagés pendant cette période visibles au public, et la société a affirmé avoir réparé cette panne mondiale géante.

Les utilisateurs de Facebook touchés recevront bientôt un avis sur l’application et le site Web ce jeudi et obtiendront un lien vers tous leurs messages pendant les quatre jours où le bug a été actif, selon CNN, qui a été la première a annoncé l’information.

«Nous avons récemment trouvé un bug qui suggérait automatiquement de publier publiquement lorsque certaines personnes créaient leurs messages Facebook », a déclaré Erin Egan, chef de la protection de la vie privée de Facebook, dans un communiqué rendu public ce soir. «Nous avons résolu ce problème et, à partir d’aujourd’hui, nous informons toutes les personnes concernées que nous réexaminons en profondeur cette erreur dont nous nous excusons.» Erin Egan a également noté que le bug ne révélait aucun message privé publié avant le 18 mai.

L’admission par Facebook de ce bug arrive au très mauvais moment surtout que le réseau de Menlo Park continue à gérer un flot de scandales liés à la vie privée de ses utilisateurs après la révélation de l’obtention et l’utilisation par le cabinet politique Cambridge Analytica d’informations personnelles sur des millions d’utilisateurs sans leur autorisation .

Facebook était de retour sous le feu des projecteurs ces derniers jours après que le New York Times a rapporté que la firme de Mark Zuckerberg avait des contrats de partage de données avec des fabricants d’appareils comme Apple et Samsung. Facebook aurait également partagé des données avec des sociétés de smartphones chinoises comme Huawei, dont les smartphones, les patrons de la Central Intelligence Agency, le Bureau fédéral d’investigation, la National Security Agency et le directeur du renseignement national ont averti les citoyens américains de ne pas les utiliser en février.

Facebook a déclaré que les relations de partage de données avec Huawei et d’autres entreprises chinoises étaient «contrôlées dès le départ».

«Toutes les intégrations de Facebook avec Huawei, Lenovo, Oppo et TCL ont été contrôlées dès le départ – et Facebook a approuvé tout ce qui a été construit», a déclaré Francisco Varela, vice-président des partenariats mobiles de Facebook, au New York Times. «Compte tenu de l’intérêt du Congrès pour ce dossier, nous voulions préciser que toutes les informations provenant de ces intégrations avec Huawei étaient stockées sur l’appareil, et non sur les serveurs de Huawei».

Les dames en fer du renseignement américain

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Si Gina Haspel et Kirstjen Nielsen sont aujourd’hui les véritables fers de lance du renseignement et de la sécurité aux États-Unis, la première à la tête de la CIA et la seconde comme patronne de la sécurité intérieure, elles n’en sont pas moins les véritables instigatrices de la politique extérieure de leur pays dans les domaines de leur compétence. Ces deux femmes, qui ont gravi les échelons de l’administration américaine par le seul biais de la méritocratie, valeur chère aux puristes américains, peuvent déployer leurs programmes à la tête de leurs départements respectifs sans craindre de blocage ou une quelconque influence de la part de la Maison Blanche, et ce en raison de spécificités juridiques et constitutionnelles qui sont l’apanage de la démocratie américaine. Dans un article intitulé «Les dames en fer», Ahmed Charai explique avec la plume de l’expert qui est la sienne, cette facette peu connue de la relation entre l’exécutif américain et la plus grande agence de renseignement du monde.

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Sommet intercoréen : La fin de la guerre ?

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Tous les regards du monde sont braqués ce vendredi sur le sommet historique entre le président sud-coréen Moon Jae-in et son homologue nord-coréen Kim Jong-un.
Les dernières informations parlent d’un accord stipulant que les pays déclarent la fin de la guerre de Corée.

Les deux hommes se sont rencontrés dans la partie sud de la zone démilitarisée (DMZ), marquant la première réunion en 11 ans pour les dirigeants des deux pays.

Moon est le troisième président sud-coréen à rencontrer le dirigeant nord-coréen. Ses prédécesseurs, le président Kim-Dae-Jung et Roh Moo-hyun, ont tenu des réunions avec la Corée du Nord respectivement en 2000 et 2007.

« Il n’y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne », déclarent les leaders des deux Corées

Au menu : la dénucléarisation de la péninsule et l’instauration d’une « paix permanente » surtout que les deux sœurs ennemies sont toujours considérées en état de guerre.

Placé sous le slogan « La paix, un nouveau départ », ce sommet est le dernier développement sur le front diplomatique après une année 2017 tumultueuse. Ainsi après le tir de pas moins de 23 missiles, le régime nord-coréen a exposé ses progrès en matière d’armes nucléaires en testant une bombe à hydrogène miniaturisée en septembre de la même année. Il est couvert par plus de 3000 journalistes et photographes. Ils ont immortalisé la poignée de main.

Il pourrait y avoir sur le chemin des retours de bâton, des difficultés et des frustrations. Mais on ne peut parvenir à la victoire sans douleur. – Kim Jong-un, leader nord-coréen

Kim et Moon se sont arrêtés pour prendre des photos sur les marches de la ligne de démarcation militaire avant de pénétrer dans la zone démilitarisée de la Corée du Sud où pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée en 1953, un leader nord-coréen a traversé la frontière vers le sud.

En arrivant à la Maison de la paix qui abrite les pourparlers, Kim a signé un livre d’or en écrivant : « Une nouvelle histoire commence maintenant, un âge de paix, à partir du point de départ de l’histoire ».

A la fin du sommet, les deux dirigeants doivent planter un pin commémoratif utilisant le sol et l’eau des montagnes et des rivières de leurs pays respectifs.

Les analystes estiment que de ce sommet dépendra la prochaine rencontre entre Donald Trump et le nord-coréen Kim Jong Un, prévue entre fin mai et début juin dans un pays qui reste à déterminer. L’annonce de ce prochain sommet a été rendue possible après la rencontre entre le président nord-coréen et Mike Pompeo le 31 mars et le 1er avril avant d’entrer officiellement en fonction hier jeudi en qualité de nouveau Secrétaire d’Etat.

Les médias coréens se sont mobilisés pour ce grand événement. Reportages, analyses et décryptages meublent leurs sites d’information à l’instar du quotidien The Korea Times qui titre comment Moon et Kim font l’histoire.

La mission militaire américaine en Syrie touche à sa fin ?

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Dans un communiqué publié ce mercredi par la Maison Blanche, le président américain, Donald Trump, a déclaré que la mission militaire des Etats-Unis en Syrie, et dont l’objectif est d’éradiquer DAECH, touchait à sa fin. Le communiqué ne précise pas en revanche s’il y aura un retrait des troupes ou pas.

Tout s’est décidé hier soir lors d’une réunion à la Maison Blanche, présidée par Donald Trump, en présence de ses principaux conseillers, notamment John Bolton, patron de la sécurité nationale et Dan Coats, directeur du renseignement national, qui chapeaute plus de 16 agences de renseignement, dont la CIA.

Lors de cette réunion, il a été décidé que concernant le sujet syrien et la présence américaine sur le terrain, Washington continuerait à consulter ses alliés et amis quant aux projets futurs.

Plus tôt, Donald Trump avait déclaré qu’il s’attendait à ce que son administration décide «très rapidement» s’il faut retirer les troupes américaines de la Syrie déchirée par la guerre, affirmant que leur mission première était de vaincre DAECH, et «nous avons presque terminé cette tâche» a-t-il dit.

En revanche, l’équipe de sécurité nationale du président, pilotée par John Bolton, ainsi que le directeur de la CIA, Mike Pompeo, déconseillent un retrait rapide ou précipité de Syrie en opposition au désir de Trump qui «veut sortir» immédiatement du bourbier syrien.

Le principal défi auquel fait face aujourd’hui l’administration américaine est celui de la reconstruction de ce pays. Donald Trump, qui a gelé une enveloppe de 200 millions de dollars allouée par le Congrès à cet effet, s’est rabattu sur le prince héritier d’Arabie saoudite à qui il a réclamé une contribution de 4 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie, et une implication des entreprises américaines pour ce grand chantier où tout est à refaire.

Par ailleurs, les dirigeants de la Russie, de Turquie et de l’Iran, réunis dans un sommet à Ankara semblent, au contraire des Etats-Unis, encore davantage impliqués dans le terrain syrien qu’ils ne sont pas prêts de quitter de sitôt.

Bolton à la sécurité nationale : Les va-t-en guerre de retour à la Maison Blanche

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Deux événements ont marqué l’actualité aux Etats-Unis la  semaine écoulée. Le premier a trait à la première visite de Mohammed Ben Salmane à Washington en qualité de prince héritier et la signature de contrats qui  se chiffrent à des dizaines de milliards de dollars. Le deuxième est relatif à la nomination par Donald Trump, le 22 mars, du controversé John Bolton au poste de son conseiller pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Concernant la tournée américaine de MBS, et au-delà des chèques signés qui ont fait couler encre et salive, c’est surtout la présence à ses côtés du prince Bandar Ben Soltane qui a fait soulever moult interrogations. Considéré comme l’un des hommes clés du royaume saoudien et une de ses plus influentes personnalités durant les années 1980 et 1990, jusqu’à son limogeage en avril 2014 du poste de patron des services de renseignement, c’est un éminent spécialiste de la chose américaine. Lire ici

Gina Haspel à la tête de la CIA : l’espionne controversée qui sort de l’ombre

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Le président américain a surpris tout le monde en limogeant, mardi 13 mars, par un simple tweet matinal, le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson et son remplacement par Mike Pompeo, jusque-là patron de l’agence centrale de renseignement et la nomination pour la première fois d’une femme à la tête de la CIA, en la personne de Gina Cheri Haspel qui occupait le poste de directrice adjointe de l’agence.

Dès l’annonce de la nouvelle de la désignation de Gina Cheri Haspel, la presse américaine a été prompte à s’attaquer à sa personne en rappelant une page sombre de sa carrière, en l’occurrence sa participation active au programme de prisons secrètes et de tortures adopté par la CIA au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui avaient ensanglanté les Etats-Unis.

D’aucuns n’ont pas hésité à la qualifier de «tortionnaire» et de «criminelle de guerre». La lecture de la biographie de Haspel nous apprend qu’elle est née le 1er octobre 1956. Elle a rejoint la CIA en 1985 où elle a fait toute sa carrière dans ce monde opaque occupant divers postes de responsabilité. En 2013, l’ex-patron de la CIA la nomme directrice adjointe du NCS, le puissant Service national clandestin, qui mène des opérations secrètes à travers le monde.

Cette espionne controversée dirigeait en 2002 une prison secrète en Thaïlande appelée The Black Site, fermée en 2009 par le Président Obama, où les membres du groupe terroriste d’Al-Qaida subissaient des interrogatoires musclés en utilisant notamment la technique du Waterbording ou le simulacre de noyade.

Gina Haspel a d’ailleurs été épinglée pour ses actes aussi bien par un rapport de la Commission du renseignement du Sénat en 2006 que par les organisations de défense des droits de l’Homme aux Etats-Unis et à l’étranger.

Les méthodes employées par Haspel sont appréciées par Donald Trump qui la bombarde le 2 février 2017 comme directrice adjointe de la CIA et bras droit de Mike Pompeo. Ce dernier, d’ailleurs, partage sa «ligne de conduite» avec le recours à des méthodes peu catholiques lors des interrogatoires des terroristes.

La nomination effective de Haspel à la tête de la CIA doit pour autant avoir le feu vert et la confirmation préalables de la commission du renseignement du Sénat.

Trump remplace le secrétaire d’État Rex Tillerson par le patron de la CIA Mike Pompro

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Le président américain, Donald Trump, a mis fin aux fonctions de son ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, rentré précipitamment aux États-Unis après avoir interrompu sa tournée africaine.

C’est par la voie de Twitter que le président Trump, qui se trouvait à la frontière avec le Mexique pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de construction du Mur de sécurité entre les deux pays, a décidé de débarquer Rex Tillerson du Département d’Etat.

Trump a donc utilisé son outil de prédilection et a tweeté que l’ancien congressman et actuel directeur de la CIA remplacera Rex Tillerson.

C’est un secret de polichinelle : le désormais ancien Secrétaire d’Etat avait des “relations tendues” avec le locataire de la Maison Blanche. Son départ était même évoqué depuis des mois mais toujours démenti par Donald Trump.

“Le secrétaire (d’Etat) n’a pas parlé avec le président ce matin et il ignore les raisons, mais il est reconnaissant d’avoir pu servir, et continue à penser que servir dans le public est une tâche noble qu’il ne faut pas regretter”, a déclaré Steve Goldstein, un haut responsable du département d’Etat. Des déclarations qui n’ont visiblement pas plu à Donald Trump qui a également décidé de congédier ce haut fonctionnaire suite à ces propos.

Trump et Tillerson se parlaient souvent mais le président paraissait avoir fréquemment la mainmise sur les grandes décisions en matière de politique étrangère. Un responsable de la Maison Blanche a déclaré que Trump voulait avoir une nouvelle équipe en prévision des futurs pourparlers avec la Corée du Nord et pour les négociations commerciales en cours.

Tillerson, qui était en tournée en Afrique la semaine dernière, a été pris de court par Trump en annonçant avoir accepté une invitation pour rencontrer le dirigeant Nord coréen Kim Jong-Un. Un jour auparavant, Tillerson avait déclaré à la presse que les négociations étaient “lointaines” provoquant l’ire du président.

L’actuel patron de la CIA désormais à la tête de la diplomatie américaine

Tout en remerciant Rex Tillerson pour ses services, le président a également annoncé la nomination de Gina Haspel comme nouvelle directrice de la CIA, première femme à occuper ce poste. Dans son tweet, Trump écrit : ”Mike Pompeo, directeur de la CIA, va devenir notre nouveau secrétaire d’Etat. Il fera un travail fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour son travail ! Gina Haspel va devenir la nouvelle directrice de la CIA, pour la première fois dirigée par une femme. Bravo à tous !”

“Nous avons la même façon de penser”, assure le président américain à propos de celui qui était jusqu’alors directeur de la CIA.

A 53 ans, Mike Pompeo a eu un parcours fulgurant. Né en Californie, il est sorti major de sa promotion à la prestigieuse école militaire de West Point en 1986.

Après avoir servi pendant cinq ans dans l’US Army, il a intégré la Harvard Law School, l’une des plus grandes et prestigieuses facultés de droit du pays, par laquelle est aussi passé Barack Obama.

Il a fondé une société d’ingénierie dans le Kansas avant de se lancer dans la politique en 2010 avec le soutien des frères Koch, Charles et David Koch, des milliardaires qui financent à coups de centaines de millions de dollars les causes les plus néolibérales.

Ce fidèle parmi les fidèles de Donald Trump sera “parachuté” à la tête de la CIA le 23 janvier 2017, soit trois jours après l’investiture du président.