Christine Lagarde

Préparez-vous à une nouvelle crise financière

Ceux qui nous ont vendu le mythe d’un monde financier plus transparent et moins vorace nous ont vendu des nèfles. Le monde vit actuellement le cœur sur la main, de peur d’une nouvelle crise financière autrement plus destructrice que celle de 2009.

A la fin de décembre dernier, les Etats-Unis ont failli connaître un grand Krach boursier en contaminant immédiatement d’autres places financières. Signal annonciateur d’un nouveau krach boursier, cette première alerte a prouvé que les réformettes adoptées par les banques centrales des pays développés au lendemain de la crise de 2008 n’étaient que des réformes cosmétiques. L’une des mesures phares, l’abaissement des taux directeurs, au lieu de relancer l’économie, a permis à un bulle spéculative de grandir au fil des années.

La crise de 2008 n’a généré que des réformes cosmétiques

Ce ne sont plus seulement les Etats qui sont surendettés, mais aussi les grandes entreprises, disposant de grandes liquidités, comme Apple, qui contractent des prêts à taux bas pour les emprunter à d’autres et non pas pour investir. Elles s’inscrivent ainsi en porte-à-faux au mythe vendu par les banques centrales. Cette crise du surendettement risque de provoquer l’écroulement comme un château de cartes de l’économie mondiale. Les principaux facteurs de crise sont l’augmentation très forte des dettes privées des entreprises, la bulle spéculative sur les prix des actifs financiers.

La spéculation et le surendettement au cœur de la nouvelle crise

Derrière ces bulles spéculatives se profile la responsabilité des banques centrales des pays industrialisés qui ont injecté des milliards de dollars pour sauver les banques privées de la banqueroute. Ces politiques d’assouplissement monétaire (Quantitive easing), au lieu de jouer leur rôle, ont permis aux banques et aux grandes entreprises de spéculer au lieu de promouvoir l’investissement productif. L’argent donné par les banques centrales a permis d’acheter des actifs financiers (actions, obligations de dettes des entreprises, dette souveraine des Etats, produits structurés et dérivés…), ce qui a engendré une bulle spéculative sur le marché boursier, sur le marché obligataire et dans certains pays dans le secteur immobilier. Les entreprises se sont surendettées en raison du faible coût de l’emprunt avec un taux de 0% dans la zone euro, de -0,1 % au Japon, de 0,75 % en Grande Bretagne et de 2,5 % aux États-Unis.

L’appât du gain à court terme, responsable de la crise

Le pire, c’est à force de vouloir réaliser des profits à court terme, certaines entreprises investissent dans des titres douteux de dettes émis par des entreprises en difficulté en raison de leur haut rendement. Or, ces entreprises émettent des titres pourris (junk bonds) empruntent pour pouvoir rembourser des emprunts antérieurs et ainsi de suite. Georges Ugeux, spécialiste de la finance mondiale prédit le pire. La crise éclatera au plus tard en 2020. L’auteur du livre « La descente aux enfers de la finance » édité par Odile Jacob en 2019), estime que tous les signaux sont au rouge, surtout le surendettement des États qui pourrait être à l’origine d’un tsunami financier imminent. Rappelons que Georges Ugeux est professeur de finance internationale à la Columbia University School of Law, et ancien vice-président de la bourse de New York.

Descente aux enfers de la finance mondiale

Il n’est pas le seul à tirer la sonnette d’alarme. Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne a prédit une crise suivie d’une récession. E, janvier dernier à Davos, Christine Lagarde, patronne du FMI, a mis en garde contre « quatre nuages » qui planent au-dessus de l’économie mondiale, à savoir les tensions commerciales, notamment entre la Chine et les Etats-Unis, le resserrement des taux d’emprunt, les incertitudes liées au Brexit et le ralentissement de l’économie chinoise. « Quand il y a trop de nuages, il faut un éclair pour déclencher la tempête », a averti Christine Lagarde, qui a appelé les gouvernements à s’y préparer et à éviter le protectionnisme. Le hic aujourd’hui est que les pays industrialisés sont « moins préparés que nous devrions l’être ». Et pour cause, la dette publique est passée de 27 milliers de milliards de dollars en 2005 à 63 milliers de milliards de dollars en 2018.

La marge de manœuvre des banques centrales plus réduite que jamais

Si demain la crise éclate, les banques centrales auront une marge de manœuvre réduite et ne pourront pas voler au secours des banques comme en 2008. De plus, le ralentissement de la croissance dans les pays industrialisés pourrait bien annoncer une récession économique mondiale qui impactera toute la planète. La croissance économique dans les pays « anciens » les plus industrialisés reste faible et elle est en baisse dans plusieurs pays. Certains dits émergents comme la Turquie, le Venezuela, l’Argentine vivent déjà cette réalité. In fine, les financiers ont encore commis des impairs qui vont nous coûter une crise économique sans précédent. Les signes de ralentissement de la croissance, voire de la récession, dans plusieurs pays devraient donner matière à réfléchir aux requins des places financières et aux dirigeants des banques centrales.

La civilisation marocaine célébrée à Washington

L’Ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Lalla Joumala Alaoui, et la Directrice Générale du Fonds Monétaire International, Christine Lagarde, ont présidé, mercredi à Washington, une cérémonie célébrant le Royaume du Maroc, sa culture, ses traditions et son histoire millénaire.

Cette cérémonie célébrant le Maroc aux États-Unis est organisée à l’initiative de l’Ambassade du Maroc à Washington et du Diversity Reference Group au sein du FMI, avec le concours de la Banque populaire et de la Royal Air Maroc.

En présence des cadres et fonctionnaires de la communauté marocaine travaillant au sein du FMI et de la Banque mondiale, l’événement a tenu à célébrer le riche patrimoine marocain et la diversité qui en constitue le cachet distinctif.

Lalla Joumala Alaoui, qui a profité de cette occasion pour rendre un hommage appuyé aux dignes représentants du Maroc au sein des deux institutions internationales, s’est réjouie de voir cette manifestation mettre un accent particulier sur “les valeurs de la diversité, de l’altérité et de la tolérance”.

L’Ambassadeur du Maroc s’est également dite “ravie de se tenir aux côtés de la directrice générale du FMI, une icône de l’autonomisation des femmes à travers le monde. »

Le FMI et la Banque mondiale soutiennent à travers leurs actions et initiatives de par le monde, des politiques de développement qui placent au cœur de leurs préoccupations les principes cardinaux de la parité, de la diversité et de la promotion de la gouvernance démocratique.

Au même moment, le Maroc est célébré aux Émirats arabes unis à l’occasion de la 3ème édition de « Morocco in Abu Dhabi », une manifestation haut en couleurs réunissant les différents aspects de la culture marocaine.

La cérémonie inaugurale a été présidée par le Prince Moulay Rachid.

Le Maroc bénéficiaire du plan allemand “Compact with Africa” d’une valeur de 15 millions de dollars

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Le Maroc et 4 autres pays africains bénéficieront, dans le cadre du plan “Compact with Africa” d’une série d’initiatives multilatérales engagées par le Fonds monétaire international, l’Allemagne, l’IFC et les dirigeants des principales banques multilatérales de développement (BMD) pour attirer des investisseurs extérieurs sur le continent.

Réunis ce weekend à Washington DC à l’occasion du Global Infrastructure Forum 2017, et dans le cadre du programme G20 “Compact with Africa”, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ont signé ce week-end à Washington DC, un pacte de 15 millions d’euros visant à soutenir les activités de renforcement des capacités de développement en Afrique.

“Compact with Africa” est une initiative lancée sous la présidence allemande du G20 en décembre 2016 et vise à stimuler l’investissement privé et à accroître le développement des infrastructures en Afrique. Une initiative qui vient également appuyer le programme pour le développement durable de 2030 du G20. La première phase de ce plan bénéficiera au Maroc, au Rwanda, au Sénégal, à la Tunisie, et à la côte d’Ivoire.

Wolfgang Schaeuble, ministre allemand des Finances, a déclaré lors de ce Forum qui a eu pour thème «Offrir une infrastructure inclusive et durable», qu’il ne serait pas en mesure de décider s’il fallait investir en Afrique. Par contre, a-t-il ajouté, que si nous voulons assurer une stabilité et une sécurité à long terme, nous devons continuer à réduire l’écart de richesse entre les pays riches et les pays pauvres de ce monde, en particulier sur le continent africain.

« Si nous ne voulons pas changer cela, nous devons nous attendre à voir émerger des partis populistes et des démagogues qui auront des effets négatifs sur la croissance économique mondiale », a-t-il ajouté.

L’événement a rassemblé des investisseurs privés, des représentants des Nations Unies et du G20, des responsables de la Banque africaine de développement (BAD), de la Banque asiatique de développement (ADB), la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque interaméricaine de développement (BID), Société interaméricaine d’investissement (IIC), Société financière internationale (IFC), Banque islamique de développement (BID), Nouvelle Banque de développement (NDB) et Banque mondiale.

Par ailleurs, l’IFC et Amundi, l’un des principaux gestionnaires d’actifs en Europe, ont convenu de créer le plus grand fonds d’obligations vert dédié aux marchés émergents, estimé à 2 milliards de dollars, dans le but d’approfondir les marchés de capitaux locaux et d’accroître le financement des investissements climatiques.

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CHRISTINE LAGARDE ÉCHAPPE À LA CONDAMNATION

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Jugée depuis une semaine par la Cour de justice de la République Française pour négligence dans l’affaire de l’arbitrage accordant 400 millions d’euros à Bernard Tapie, dans son litige avec le Crédit Lyonnais autour de la vente d’Adidas, l’ancienne ministre de l’Economie, Christine Lagarde, échappe à la case prison. Les juges l’ont bien désignée coupable de négligence mais l’ont dispensé de peine.
 

Elle encourait jusqu’à un an de prison et 15 000 € d’amende. Le procureur général avait estimé dans son réquisitoire que «les charges propres à fonder une condamnation pénale» de Christine Lagarde n’étaient «pas réunies». L’ex-ministre n’était pas présente pour la lecture de l’arrêt.

Arabie saoudite:le FMI veut plus fermeté budgétaire et une révision profonde du système fiscal

La crise économique que traverse l’Arabie saoudite et les répliques non contrôlées qu’elle pourrait avoir sur les places financières internationales ainsi que sur les relations bilatérales globales avec les pays alliés et amis, a poussé la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde à effectuer une visite éclair à Ryad où elle a rencontré les hauts responsables saoudiens à leur tête le roi Salmane Ben Abdelaziz et le vice-prince héritier Mohamed Ben Salmane Ben Abdelaziz.

Christine Lagarde a incité les autorités de Ryad à une plus grande fermeté budgétaire et à une révision profonde du système fiscal. La directrice générale du Fonds monétaire international, qui a également tenu une réunion élargie avec les ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales du Conseil de la coopération du Golfe, a demandé à ses interlocuteurs de fournir un effort substantiel pour revoir à la hausse le prix du baril de pétrole soit via une nouvelle politique d’indexation soit par la diminution de la production.

Ces mêmes sujets ont été également discutés lors de la rencontre qui a réuni le vice-prince héritier saoudien Mohamed Ben Salmane avec le Secrétaire américain au Trésor, Jacob Lew lequel a félicité Ryad pour ses plans courageux de réformes économiques et financières, tout en appelant l’Arabie saoudite à davantage d’efforts pour sortir le pays de la grave zone de turbulence qu’il traverse.
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