chloroquine

Crise sanitaire : Ahmed Charaï appelle les politiques à prendre leur responsabilité face aux scientifiques en mal de data

Dans une tribune parue dans la revue américaine The National Interest et dans un dossier spécial de l’Observateur du Maroc, Ahmed Charaï s’est interrogé sur le rôle des politiques face aux scientifiques dans la gestion de la crise sanitaire du Coronavirus. Et il n’y va pas par quatre chemins : «Sommes-nous otages des scientifiques ? », «Les politiques ont-il abdiqué face à la communauté scientifique, fortement liée, aux intérêts de puissants laboratoires ?» s’est-il indigné.

Ahmed Charaï qui avait fustigé dans un édito paru sur le quotidien espagnol «La Razón», au tout début de la pandémie, la panique et l’égoïsme des pays européens dans leur gestion de la crise, appelle aujourd’hui les politiques à ne plus se cacher derrière les scientifiques et à prendre leur responsabilité dans un contexte économique et social mondial très inquiétant.

L’éditorialiste estime que la communauté scientifique, au lieu de rassurer, «renforce les incertitudes, crée le désarroi, la panique» et qu’elle est encore dans le stade de compilation des flots de données. Il a dans ce sens souligné que le rôle des dirigeants politiques est de rassurer le public en fixant des normes et en arbitrant entre une santé publique efficace et une économie saine et non pas d’annihiler un risque sanitaire qu’ils ne peuvent gérer.

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«On ne l’oubliera jamais», Trump remercie l’Inde pour sa décision d’augmenter les exportations de l’hydroxychloroquine

Le président Donald Trump a remercié mercredi l’Inde pour sa décision d’augmenter les exportations de l’hydroxychloroquine, un médicament anti-paludisme, un traitement non prouvé que Trump a promu dans la lutte contre le nouveau coronavirus.

L’Inde a déclaré mardi qu’elle autoriserait certaines exportations d’hydroxychloroquine après que Trump a exhorté New Delhi à libérer les fournitures du médicament considéré comme un traitement possible pour le COVID-19.

«Les moments extraordinaires nécessitent une coopération encore plus étroite entre amis. Merci à l’Inde et au peuple indien pour la décision concernant HCQ. Ne sera pas oublié! Merci au Premier ministre @NarendraModi pour votre solide leadership en aidant non seulement l’Inde, mais l’humanité, dans ce combat! » Trump a écrit sur Twitter.

En l’absence de remède contre le coronavirus, un vif débat anime actuellement la communauté médicale sur le bien-fondé du recours à la chloroquine et l’hydroxychloroquine pour traiter les malades du Covid-19. Malgré les appels à la prudence de nombreux scientifiques, Donald Trump a qualifié ce médicament de «don du ciel».

New Delhi cède à la pression de Donald Trump

Au nom de ses besoins nationaux, l’Inde, producteur majeur de médicaments, avait banni samedi dernier l’exportation d’hydroxychloroquine, un dérivé de la chloroquine prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme.

Une décision qui a poussé Trump à réagir sur le champs en s’entretenant par téléphone avec le premier ministre indien Narendra Modi. Le Président américain a pressé son interlocuteur d’autoriser l’exportation du traitement. «S’il ne l’autorise pas à sortir (…) il peut y avoir des représailles, pourquoi n’y en aurait-il pas ?», a déclaré ce lundi le locataire de la Maison Blanche.

La réponse de n’est pas faite attendre dés mardi, le ministère des Affaires étrangères indien a annoncé que New Delhi autorisait désormais l’exportation d’hydroxychloroquine et de paracétamol, interdit d’exportation le mois dernier, «en quantité appropriée à tous nos pays voisins qui dépendent de nos capacités de production». «Nous fournirons également ces médicaments essentiels à certaines nations particulièrement affectées par la pandémie», a poursuivi Anurag Srivastava, porte-parole de la diplomatie indienne, dans le communiqué.

New Delhi était également critiqué par plusieurs pays comme l’Australie, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et le Brésil pour cette politique d’exclusivité nationale, selon le quotidien Times of India.

Trump enssence Modi

Suite à ce revirement indien sur l’exportation du l’hydroxychloroquine, Donald Trump a publié ce mercredi sur twitter un message de remerciement à l’attention du premier ministre indien, Narendra Modi.

«Les moments extraordinaires nécessitent une coopération encore plus étroite entre amis. Merci à l’Inde et au peuple indien pour la décision concernant le HCQ (hydroxychloroquine). Ça ne sera pas oublié! Merci au Premier ministre Narendra Modi pour votre grand leadership en aidant non seulement l’Inde, mais l’humanité, dans ce combat! » a écrit Trump sur Twitter.

Coronavirus : Le Maroc envisage de soigner les personnes contaminées par la chloroquine

Suite à la décision de la Commission scientifique et technique concernant l’utilisation de la chloroquine pour soigner les malades du nouveau coronavirus, le ministère de la Santé assure avoir mis en place tous les moyens nécessaires pour garantir la mise en œuvre minutieuse et sûre de cette décision.

Le Maroc dispose d’un stock de chloroquine produit localement et importé, qui a été distribué aux centres hospitaliers universitaires et aux hôpitaux régionaux et provinciaux, a affirmé à la MAP, mercredi, Bouchra Meddah, Directrice des Médicaments et de la Pharmacie (DMP), au ministère de la Santé.

Une affirmation qui confirme les informations faisant état d’une demande effectuée la semaine dernière par le dit département à la filiale marocaine du groupe français Sanofi de remettre tout son stock de Nivaquine et de Plaquenil, deux médicaments contenant de la chloroquine.

L’agence de presse MAP rapporte de la même source que le ministère de la santé a publié une circulaire (N° 22), en date du 23 mars, qu’il l’a adressée à tous les professionnels de la santé, suite aux recommandations de la Commission scientifique et technique. La circulaire annonce l’ introduction de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine − deux antipaludéens  dans la prise en charge thérapeutique des cas confirmés de Covid-19 et détaille les conditions et les modalités d’utilisation du protocole de traitement, pour atteindre une gestion «patriotique» et rationnelle du stock de ce médicament au Maroc.

La chloroquine disponible gratuitement aux Marocains souffrant de maladies chroniques

La Directrice des Médicaments et de la Pharmacie a par ailleurs rassuré tous les Marocains souffrant de maladies chroniques, nécessitant des médicaments à base de chloroquine, qu’ils peuvent s’en procurer gratuitement et à titre exceptionnel, au niveau des pharmacies régionales et provinciales les plus proches de leurs résidences, et qui relèvent du ministère de la santé, et ce après présentation du dossier médical ou de l’ordonnance.

Le ministère veille à fournir toutes les réponses essentielles pour couvrir les demandes des citoyens au niveau des hôpitaux et à travers tout le Royaume, a-elle-insisté.

Malgré la prudence affichée par l’OMS, le comité scientifique du gouvernement préconise une association de la chloroquine avec un antibiotique

Moulay Hicham Afif, Directeur du CHU Ibnou Rochd, a indiqué aux médias que «l’utilisation de la Chloroquine, l’hydrochloroquine ou l’hydroxychloroquine sera élargie au niveau de plusieurs pays dans le monde, à l’instar de la Chine, les Etats-Unis, la Tunisie, la France…», précisant que «l’utilisation de ce médicament dans ces pays a donné des résultats prometteurs compte tenu du protocole spécial pour soigner les malades de Covid-19».

«Pour la Chloroquine/Hydrochlororoquine, il s’agit d’un médicament connu des médecins vu son utilisation depuis des années pour guérir des maladies chroniques comme l’arthrite et autres maladies immunitaires», a-t-il noté, expliquant que «leurs utilisations dans ces cas est de longue durée sous la supervision stricte des médecins spécialistes, et leurs effets secondaires liés à leur utilisation est connue par les médecins».

M. Afif a indiqué, par ailleurs, que «l’utilisation de ce médicament a obtenu après l’accord du ministère de la Santé avec la Commission technique et scientifique du programme national de prévention et de contrôle de la grippe et des infections respiratoires aiguës sévères, lors d’une réunion conjointe entre les deux parties au siège du ministère le 20 mars courant».

Il a également assuré que ladite commission a décidé que «ce médicament doit être administré aux patients atteints de Covid-19 pour obtenir une meilleure efficacité dans le traitement, et ce à la lumière des résultats positifs obtenus et prouvés à l’échelle internationale», en insistant que «la Commission scientifique a pris cette décision de manière souveraine, autonome et dans une approche sécurisée pour les patients».

Ruée mondiale sur la chloroquine

Après une série d’essais en Chine, la France a décidé lundi d’administrer ce traitement aux malades souffrant de « formes graves » du nouveau coronavirus, mais pas aux formes « moins sévères ». L’Algérie a annoncé lundi dans un communiqué officiel avoir adopté la chloroquine pour les « cas aigus » et relancé sa production locale. De son côté, le Koweït a retiré des pharmacies privées tous les produits contenant de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine pour les réserver aux centres hospitaliers, selon l’agence officielle KUNA. Le président américain Donald Trump, lui, a évoqué cet antipaludéen comme un possible « don du ciel ».

Avec agences