CEDEAO - Page 2

Muhammadu Buhari à la tête de la CEDEAO, une bonne nouvelle pour le Maroc ?

L’information est tombée dans la soirée du mardi 31 juillet 2018 à Lomé, capitale du Togo. Le Président du Nigéria, Muhammadu Buhari a été élu nouveau président de la CEDEAO en marge du sommet de cette organisation sous-régionale africaine. L’ami du roi Mohammed VI prend ainsi, pour une année, les rênes de l’organisation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, que le Maroc ambitionne d’intégrer afin de boucler son arrimage institutionnel et politique à son continent, l’Afrique.

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Roadtrip africain de Mohcine Jazouli

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Le ministre délégué chargé de la Coopération africaine, Mohcine Jazouli, a effectué une visite de travail de deux jours au Sénégal pour faire le suivi des accords et conventions signées entre le Maroc et le Sénégal en marge des visites royales. Parmi les responsables rencontrés pendant cette visite, il y a le ministre de l’Intégration africaine, du NEPAD et de la Francophonie, le ministre du Budget, le ministre en charge du Plan Sénégal Émergeant et le ministre de la Pêche ainsi que le Patronat sénégalais.


Cette visite, qui entre dans le cadre d’un planning de monitoring des accords entre les deux pays, a été l’occasion pour le ministre marocain de faire le point sur l’état d’avancement de nombreux projets dont le lancement a été donné durant les visites effectuées par roi Mohammed VI au Sénégal et qui concernent nombreux secteurs : la pêche, l’agriculture, le transport et la logistique, la formation professionnelle et le logement, entre autres. Il a été question aussi d’explorer les nouvelles opportunités qu’offre l’économie sénégalaise pour le Maroc.

Mohcine Jazouli a profité de cette visite pour tout inviter les entrepreneurs et hommes d’affaires sénégalais à venir investir au Maroc, leur rappelant que les deux pays ont entamé depuis longtemps de grandes réformes économiques qui leur ont permis d’enregistrer un taux de croissance important et de drainer des investissements directs étrangers dans de nombreux secteurs d’activité.

Pour rappel, le Plan Sénégal Émergent est un programme très important dans le développement de nombreuses activités à portée socio-économique auquel le Maroc pourrait apporter son soutien et son appui en faisant bénéficier les autorités sénégalaises de son expérience et en y associant le secteur privé des deux pays.

Les discussions entre Mohcine Jazouli et les hauts responsables sénégalais ont également porté sur les moyens de renforcer les synergies qui existent entre les économies marocaine et sénégalaise, notamment dans l’agriculture et l’agro-industrie, les zones économiques spéciales, les services financiers, et dont il faut tirer bénéfice pour accompagner le décollage économique des deux pays, mais aussi dans l’intérêt d’autres pays de la région dans le cadre d’une coopération triangulaire renforcée, en faisant appel à des bailleurs de fonds internationaux.

Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Amadeus à la conquête de l’Afrique anglophone

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Poursuivant son travail d’explication et de sensibilisation au sujet de la candidature du Maroc d’intégrer la CEDEAO et encouragé par le succès enregistré lors des deux étapes de la tournée africaine respectivement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, le Think Tank marocain,l’Institut Amadeus, élargit son champ d’action en direction de l’Afrique anglophone.

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Le Président du Parlement de la CEDEAO plaide pour l’adhésion du Maroc

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Le Maroc a été invité à prendre part à la plénière de la première session ordinaire de l’année 2018 du parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui se déroule du 10 au 30 mai courant dans la capitale nigériane Abuja. Le royaume est représenté par les deux vices présidents de la Chambre des représentants, Amina Maelainine et Rachid El Abdi. La candidature du Maroc à cet ensemble régional fera partie des délibérations des parlementaires de la sous-région.

C’est le Président du Parlement de la CEDEAO, Moustapha Cissé Lô, qui a fait cette révélation jeudi en aparté avec des journalistes. Il a noté que cette démarche approfondirait l’intégration du continent africain.

Cependant, le vice-président du Parlement de la CEDEAO, Yusuf Lasun, citant des considérations économiques, a déclaré que le Nigeria restait fidèle à sa position antérieure sur la question.

Alors que la CEDEAO est composée de 15 pays d’Afrique de l’Ouest, aucun ne partage ses frontières avec le Maroc, un pays d’Afrique du Nord.

S’adressant aux journalistes, sur la présence des invités marocains lors de la session d’ouverture, Cissé Lo, qui a noté que la pratique était une partie habituelle de la diplomatie parlementaire, a cependant souligné que le développement serait bénéfique pour tous. «Je ne suis pas d’accord sur le fait que nous ne devrions pas impliquer le Maroc dans ce que nous faisons parce que certaines personnes disent qu’elles sont très en avance. Je suis d’avis que nous devrions coopérer avec eux, parce que nous allons tous y gagner», a déclaré Cissé Lo.

Selon lui, il y a eu une collaboration de haut niveau entre la CEDEAO et le Maroc, ajoutant qu’un mémorandum d’entente sur le renforcement des capacités pour les parlementaires a été récemment signé par les deux parties.

«La diplomatie parlementaire fait partie de notre mission. C’est la raison pour laquelle nous discutons avec des pays extérieurs à la CEDEAO. Nous voulons que l’Afrique soit unie et prospère et vous ne pouvez que travailler avec les pays voisins et les autres. C’est le cas du Maroc», a-t-il déclaré. Il a ajouté que, sur invitation du royaume, la direction du Parlement de la CEDEAO s’est rendue au Maroc l’année dernière.

«Nous espérons discuter de la question, c’est à notre ordre du jour et nous en discuterons à la tribune», a-t-il précisé.

Sur la question de la signature de la Zone de libre-échange continentale africaine, il a félicité la plupart des dirigeants africains pour avoir ajouté leur signature, notant que cela faciliterait la réalisation du projet africain.

Tout en respectant la souveraineté des États membres du bloc régional, il a toutefois déclaré qu’il attendait avec impatience une situation où l’Afrique parlerait d’une seule voix sur les questions.

Répondant à la présence du Maroc en séance plénière, Yusuf Lasun a toutefois exprimé sa préoccupation quant aux implications économiques de l’adhésion du Maroc. Il a dit que «tout gouvernement qui refuse de penser à l’aspect économique de la vie, ce pays est condamné.»

«Le Maroc observe toujours le statut d’observateur et ne fait pas encore partie de la CEDEAO. Comme lors du dernier rapport, l’Autorité des Chefs de Gouvernement de la CEDEAO a mis en place une commission chargée d’examiner l’éventuelle inclusion du Maroc dans la CEDEAO (…) Donc, ils ne font pas partie, ils observent seulement, et bien sûr c’est fait comme ça partout dans le monde. Nous allons tous à d’autres unions parlementaires en tant qu’observateurs», a déclaré Lasun.

Répondant à la question de savoir si le Maroc est susceptible d’être accepté dans la CEDEAO, il a déclaré: «il faudra probablement beaucoup de temps avant qu’un tel exploit puisse être accompli.»

Auparavant, le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Brou, a assuré le Parlement de son soutien indéfectible pour faire avancer le processus d’intégration régionale.

Il a affirmé qu’il allait, dans les prochains jours, présenter au Parlement le statut de la communauté.

Alassane Ouattara et Macky Sall reçus par Macron

Les présidents ivoirien Alassane Ouattara et sénégalais Macky Sall, ont été reçus ce soir à l’Elysée par le président français Emmanuel Macron. Pour le président de la Côte d’Ivoire, il s’agit de sa troisième visite à Paris depuis l’accession au pouvoir de Macron, alors qu’il s’agit du deuxième déplacement de ce genre pour le président du Sénégal. Ces visites concomitantes des deux chefs d’Etat africains interviennent quelques jours après un sommet extraordinaire crucial de la CEDEAO à Lomé où l’avenir du Franc CFA a été âprement discuté.

Habitués des arcanes parisiennes, Alassane Ouattara et Macky Sall viennent souvent dans la capitale française pour y demander conseil.

Selon la présidence ivoirienne, les discussions entre Ouattara et Macron ont porté sur les travaux du métro d’Abidjan, sur le Centre régional anti-terroriste et les questions internationales inscrites à l’ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies.

A l’issue des entretiens avec son homologue français, le président ivoirien a annoncé la mise en place d’un Comité de haut niveau comprenant les ministres de l’Economie et des Finances des deux pays pour faire avancer le plus rapidement possible les travaux du métro d’Abidjan.

L’entretien Macron-Macky Sall est toujours en cours.

Pour rappel, le président français avait effectué une visite en Côte d’Ivoire en novembre 2017 à l’occasion du Sommet UA-UE qui s’est tenu à Abidjan, et une autre au Sénégal en février 2018.

Future adhésion du Maroc à la CEDEAO : Après Dakar, Amadeus atterrit à Abidjan pour enrichir le débat

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Le Think tank marocain, l’Institut Amadeus, poursuit son périple africain pour expliquer et enrichir les débats et la réflexion sur la demande d’adhésion du Maroc à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Ainsi, et après une première conférence organisée à Dakar le 29 mars dernier, sous le thème «Adhésion du Maroc à la CEDEAO : Fondements, enjeux et perspectives communes», en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et avec la collaboration du Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales (CIRES), l’Institut Amadeus organisera le 20 avril à Abidjan une autre conférence sous le thème “Le Maroc dans la CEDEAO : Élargissement ou approfondissement ?”
L’objectif de la conférence est de réunir responsables politiques, opérateurs économiques, universitaires et acteurs de la société civile ivoiriens et marocains dans le cadre d’une écoute respective et attentive, et d’un dialogue franc et ouvert, souligne un communiqué d’Amadeus parvenu à le1.ma.


L’Institut Amadeus, Think tank marocain indépendant, catalyseur de débats fortement impliqué dans les problématiques africaines, poursuit son initiative de réflexion et d’échanges en perspective de l’adhésion du Royaume du Maroc à la CEDEAO, après une première conférence à Dakar, le 29 mars dernier.

En partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et avec la collaboration du Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales (CIRES), l’Institut Amadeus organise le 20 avril à Abidjan une conférence sous le thème ” Le Maroc dans la CEDEAO : Elargissement ou approfondissement ? ”

” La Côte d’Ivoire s’est récemment imposée comme la première destination des investissements marocains en Afrique “, explique Brahim Fassi Fihri, président fondateur de l’Institut Amadeus. ” De plus, la Côte d’Ivoire est un pays pivot de la sous-région Afrique de l’Ouest et l’un des moteurs de l’intégration régionale, poursuit-il. Il nous a semblé naturel et nécessaire d’aller à l’écoute des forces vives de ce pays au moment où le Maroc prépare son adhésion à la CEDEAO “.

L’objectif de la conférence d’Abidjan est de réunir responsables politiques, opérateurs économiques, universitaires et acteurs de la société civile ivoiriens et marocains dans le cadre d’une écoute respective et attentive et d’un dialogue franc et ouvert. Cette démarche a été confortée par la forte présence et la qualité des échanges lors de la première conférence de Dakar, laquelle a rassemblé une quarantaine de décideurs et d’experts des deux pays et a permis la création d’un Comité conjoint et paritaire sénégalo-marocain de suivi de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO.

Cette deuxième étape des conférences explicatives autour de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO vise donc à approfondir le débat tout en l’élargissant. Ses travaux permettront une meilleure connaissance des enjeux et des positions, de part et d’autre.

Adhésion du Maroc à la CEDEAO : les partisans nigérians du «non» aiguisent leurs couteaux

Depuis l’annonce en 2017 de la demande du Maroc d’adhérer à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO, à travers un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale, et dans lequel il est spécifiquement souligné que, «dans le contexte de la tournée royale en Afrique, et notamment dans certains pays d’Afrique de l’Ouest, et sur très hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohammed VI, le royaume du Maroc a informé, vendredi, Son Excellence Madame Ellen Johnson Sirleaf, Présidente du Liberia et Présidente en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de sa volonté d’adhérer à cet ensemble régional en tant que membre à part entière ; cette demande se fait en conformité avec les dispositions du Traité fondateur de la CEDEAO, et en satisfaction totale de ses critères d’adhésion», il ne se passe pas pratiquement un jour ou une semaine sans que qu’un article ou une analyse ne viennent alimenter le débat. Et l’on assiste parfois même à un véritable pugilat entre les pour et les contre. La demande d’adhésion du Maroc était intervenue trois semaines après la décision de l’Union africaine de réintégrer le royaume en son sein après 33 ans d’absence. Juste après, une controverse s’est installée entourant la demande du royaume.

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