Brahim Ghali

Agence de presse espagnole EFE : La Cour Nationale de Justice convoque le Chef du Polisario pour témoigner

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Keys Points

  • Le gouvernement espagnol a autorisé l’entrée en Espagne du chef des séparatistes du polisario Brahim Ghali fin avril pour y bénéficier de soins de santé sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche.
  • Poursuivi par la justice espagnole, le fugitif a bénéficié de la connivence de la geinte militaire algérienne et du premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
  • Suite à une offensive diplomatique et populaire sans précédant du Maroc, le fugitif Ghali/Ben Battouch a été convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population sahraouie.

Que s’est-il passé ?

L’agence de presse officielle espagnole EFE a annoncé ce lundi 3 mai la convocation par la Cour Nationale de Justice espagnole du chef et président du Polisario, le fugitif Brahim Ghali, pour témoigner mercredi 5 mai.

Le fugitif, 73 ans, est convoqué pour témoigner en tant que prévenu dans un crime de «génocide et torture» contre la population dissidente de réfugiés sahraouis aux camps de la honte de Tindouf.

Souffrant de problèmes respiratoires et d’un cancer digestif depuis plusieurs années, Ghali a été autorisé par le gouvernement espagnol à entrer en catimini en Espagne fin avril pour «des raisons humanitaires», pour y recevoir des soins de santé.

Grâce à la connivence de l’Algérie et du premier ministre Pedro Sanchez, le fugitif s’est inscrit à à l’hôpital San Pedro, à Logroño près de Saragosse en Espagne sous le faux nom de Mohamed Benbatouch et d’une identité algérienne pour éviter des problèmes avec la justice espagnole, qui l’accuse de violations des droits de l’homme.

The Big Picture

Brahim Ghali a été mis en examen en 2016 par le juge de la Cour nationale, José de la Mata, qui l’a accusé d’avoir commis des crimes de génocide, meurtres, tortures et disparitions commis contre la population des camps de Tindouf. Le juge a jugé recevable une plainte en date de novembre 2012, déposée par l’Association Sahraouie pour la Défense des Droits de l’Homme (ASADEDH), basée en Espagne et trois victimes contre 28 membres du Front Polisario et de hauts responsables du gouvernement algérien.

L’accueil par l’Espagne du chef des séparatistes sous une fausse identité et avec des papiers falsifiés en coordination avec l’État algérien a suscité de vives réactions de réprobation et de condamnation à travers le monde, a noté L’Observateur du Maroc et de l’Afrique.

Selon la même source, L’eurodéputé Tomáš Zdechovský s’est insurgé, samedi 1er mai, contre l’accueil par l’Espagne de Brahim Ghali de connivence avec l’Algérie. Pour écrivain et homme politique tchèque, qui est aussi vice-président de l’Union chrétienne démocrate – Parti populaire tchécoslovaque, cette décision va à l’encontre des valeurs et principes de l’Europe.

«Je me demande comment est-il possible que les autorités espagnoles autorisent l’entrée illégale avec une fausse identité d’une personne comme Brahim Ghali, accusé d’avoir commis des actes de viol ?», s’est interrogé l’eurodéputé tchèque. «Celà va à l’encontre de nos valeurs et de nos principes», a-t-il ajouté.

Cette levée de bouclier a été accompagnée par une offensive diplomatique et une indignation populaire sans précédent du Maroc.

Alors que les réseaux sociaux son inondés de hashtags condamnant le pays ibérique l’accusant d’aider un criminel de guerre à s’extirper de la justice et de cautionner ses actes, le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita n’a pas baissé de pression pour exiger des explications du voisin du nord et du premier partenaire commerciale du royaume.

La dernière sortie médiatique du chef de la diplomatie marocain a marqué un tournant dans les relations entre les deux pays. En effet Nasser Bourita a dénoncé le double jeu de l’Espagne dans son action diplomatique envers le Maroc et la disposition de Madrid de mettre en équation ses relations avec Rabat pour protéger Brahim Ghali.

«Pourquoi les autorités espagnoles ont-elles considéré que le Maroc ne devait pas être informé de l’arrivée de Ghali en Espagne, pourquoi ont-elles préféré se coordonner avec les adversaires du Maroc (allusion à l’Algérie), est-il normal que nous l’ayons appris par la presse ?», s’est indigné Bourita.

«Certes, le Maroc et l’Espagne entretiennent un partenariat global : politique, économique, commercial, humain et sécuritaire , et c’est là qu’intervient la question migratoire. Il ne faut pas penser qu’il s’agit d’une relation à la carte : quand il s’agit de comploter avec l’Algérie et le polisario, le Maroc sort du radar de l’Espagne, mais quand on parle de migration ou de terrorisme, on redevient important », a-t-il insisté.

«Lorsque l’Espagne était confrontée au séparatisme catalan, le Maroc a été très clair, et au plus haut niveau : rejeter tout contact et toute interaction avec eux et en informer nos partenaires espagnols. Lorsque les Catalans nous ont demandé de les recevoir au ministère, nous avons exigé qu’un membre de l’ambassade d’Espagne soit présent», a rappelé Nasser Bourita.

«Avec nos partenaires, nous ne manœuvrons pas dans notre dos sur une question (le Sahara) qui est fondamentale pour le Maroc», a-t-il souligné.

La position marocaine sur le dossier du Sahara a connu une avancée majeure après la reconnaissance américaine de la souveraineté du Royaume sur ses provinces du Sud. Une reconnaissance que la nouvelle administration Biden ne devrait pas remettre en cause.

«Ben Batouche, le fugitif» – Dossier Evènement de l’Observateur du Maroc

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L’hebdomadaire L’Observateur du Maroc et d’Afrique a consacré la Une de son dernier numéro au secrétaire général du Front Polisario, le fugitif Brahim Ghali. Hospitalisé dans un hôpital de Logrones, près de
Saragosse en Espagne sous la fausse identité d’un algérien répondant au nom de Mohamed Ben Batouche, pour échapper à la justice. Le chef des séparatistes a eu droit à tout un dossier taillé sur mesure et orné d’un festival de qualificatifs qui lui vont si bien : Violeur, tortionnaire, indésirable, trafiquant, dictateur et criminel de guerre.

«Brahim Ben Batouche, LE FUGITIF» est le titre choisi par la rédaction de l’hebdomadaire l’Observateur du Maroc pour la première de couverture de son dernier numéro paru ce mercredi. Une «Couv» qui annonce la couleur du dossier détonant sur le scandale de l’hospitalisation clandestine du chef des séparatistes en Espagne où il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour des crimes commis avec le polisario.

Scandale d’État

Perpétrée par des passeurs présidentiels algériens, l’opération clandestine du transfert de Brahim Ghali vers l’Espagne a-t-elle été menée avec la complicité des autorités espagnoles ? s’interroge la rédaction de l’Observateur.

«Les appels se multiplient pour la comparution de celui qu’on surnomme désormais le fugitif Brahim Ben Batouche devant la justice en Espagne où de nombreuses plaintes sont déposées contre lui pour viol, torture et d’autres crimes. Tandis que des parlementaires et des militants associatifs espagnols dénoncent le «scandale d’État» provoqué par Ben Batouche et réclament des explications à leur gouvernement» peut-on lire sur la page 3 de l’hebdomadaire.

Le plat de résistance du spécial «Ben Batouche LE FUGITIF» se dévore ensuite en 11 bouchées :

  1. Justice espagnole Curva peligrosa*!

Mohamed Ben Batouche est devenu une personnalité célèbre sans rien faire et sans même bouger de sa bourgade à Batna en Algérie. C’est juste son passeport qui a pris l’avion pour se rendre en Espagne.

  1. Brahim Ben Batouche violeur

La jeune Khadijatou Mahmoud, qui a déjà déposé plainte en Espagne contre le chef du polisario pour viol, demande à la justice de ce pays d’interpeller Brahim Ghali puisqu’il se trouve sur le sol espagnol.

  1. Brahim Ben Batouch tortionaire

La justice espagnole doit montrer son indépendance et ouvrir une enquête sur les nombreux crimes génocidaires commis par le chef du Polisario Brahim Ghali, comme le réclament les organisations et les associations sahraouies des victimes des violations des droits de l’homme à Tindouf.

  1. Ben Batouche l’indésirable

Des représentants d’associations marocaines de la région andalouse ont appelé, lundi 26 avril, la justice espagnole à procéder à l’arrestation du « criminel Brahim Ghali ».

  1. Brahim Ben Batouche trafiquant

Il y a déjà près d’un an, le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (Forsatin) avait mis à nu le chef du Polisario. Les preuves fournies suffisent pour envoyer Brahim Ben Batouche non seulement devant l’Audience nationale espagnole, mais même devant le Tribunal pénal international

  1. Brahim Ben Batouche dictateur

Le Mouvement Sahraoui pour la Paix (MSP) a vu le jour, il y a un an pour dénoncer les crimes du Polisario et de son chef autoproclamé. Plaidant en faveur de la paix, aujourd’hui encore, son fondateur, Hach Ahmed Bericalla revient à la charge.

  1. La Chambre des conseillers interpelle la Justice espagnole sur le cas Brahim Ghali

Les membres de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des conseillers ont appelé hier, mardi, les autorités judiciaires espagnoles à interagir positivement avec les plaintes déposées par de nombreuses victimes contre le chef des séparatistes du “polisario”, le dénommé Brahim Ghali et d’engager la procédure d’arrestation à son encontre

  1. Pedro Sanchez, la déception

Le quotidien espagnol La Razón a publié, mardi 27 avril, une analyse d’Ahmed Charaï sur l’immobilisme du chef du gouvernement espagnol qui nuit dangereusement aux relations maroco-espagnoles. L’analyste rappelle, au passage, certains crimes commis par le chef du polisario que le voisin ibérique accueille sur son sol et tente de le protéger.

  1. Appels au jugement de Brahim Ghali en Espagne pour viol et autres crimes

Des défenseurs des droits de l’Homme multiplient les appels pour que le chef du Polisario, se trouvant actuellement Espagne, soit interpellé et jugé dans ce pays pour les nombreux crimes qu’il avait commis.

  1. Le gouvernement espagnol n’a pas mesuré les conséquences de son attitude

Le gouvernement espagnol n’a pas bien mesuré l’ampleur des conséquences de sa décision d’accueillir le chef des séparatistes du polisario, le dénommé Brahim Ghali, poursuivi en Espagne pour des crimes de génocide, meurtre,
torture et disparitions forcées, souligne le magazine espagnol “Atalayar”.

  1. Le Syndicat national de la presse marocaine accuse

Pour le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), l’affaire Brahim Ghali est révélatrice de la partialité dont font preuve des médias espagnols et français.

Deuxième round de discussions à Genève : Les fossoyeurs de la paix entretiennent le double jeu

Le château Le Rosey dans le village de Bursins, dans la banlieue de Genève, a abrité les 21 et 22 mars dernier la seconde table ronde sur le Sahara marocain en présence des délégations marocaines, mauritaniennes, du Polisario et algériennes. Cette dernière a été conduite par le vice-premier ministre nouvellement nommée, Ramtane Lamamra.

 

Organisée à l’initiative de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler, cette seconde table ronde a connu une avancée majeure. Celle-ci n’est pas venue des délégations présentes, mais du Bureau des Nations-Unies à Genève. Dans une note publiée le 22 mars dernier, ce dernier a indiqué que Köhler souhaite que cette réunion puisse raffermir la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre 2018 à Genève.

Trouver une solution conforme à la résolution 2440

Elle a également indiqué que cette table ronde permettra aux délégations de discuter des éléments nécessaires à une solution, selon la Résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU adoptée en 2018, d’enjeux régionaux et de mesures de confiance et que cette autonomie obéit aux paramètres tracés dans la résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU.​​​

Les mises au point de Nasser Bourita concernant l’autodétermination

Ipso Facto, les options référendaire ou indépendantistes sont écartées du débat. La première journée, quant à elle, a été marquée par l’intervention de Nasser Bourita, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et chef de la délégation marocaine, qui a longuement développé les paramètres de la solution politique prônée par le Conseil de sécurité. Une solution à la fois « politique, réaliste et pragmatique ». Si les parties présentes à la table ronde ont convenu de se retrouver pour un troisième round, probablement cet été, il semble que les Algériens et les séparatistes n’entendent pas se départir de leur référentiel dogmatique.

Le croque-mort de Manhasset à la tête de la délégation algérienne

Le Maroc, a une fois réitéré sa position officielle, à savoir qu’aucune solution à ce conflit artificielle n’est envisageable, en dehors du projet d’autonomie. Le fait que la délégation algérienne ait été conduite par Ramtane Lamamra est en fait révélateur des intentions d’Alger, à savoir faire durer en longueur ces discussions. L’homme est connu pour avoir torpillé les négociations de Manhasset en 2007 et d’être à l’origine de la démission de l’ancien médiateur onusien, le Néerlandais, Peter Van Walsum. Ramtane Lamara a d’ailleurs été raillé par les millions d’Algériens qui battent le pavé dans le hirak qui secoue le pays. Ces derniers ont mal digéré qu’il s’intéresse plus aux séparatistes qu’aux revendications des Algériens.

Des petites avancées dans un dossier épineux

Si le second round de Genève n’a pas permis de faire plusieurs avancées, il faut noter que pour la première fois, Horst Köhler utilise dans un communiqué le mot « autodétermination ». Köhler a évoqué une « solution politique, acceptable pour les deux parties, réaliste, praticable, durable, basée sur un compromis juste, durable et qui permettra à la population du Sahara de disposer de son autodétermination ». Lors d’un point de presse, Nasser Bourita a indiqué que la question de l’autodétermination est « un principe que le Maroc considère, aussi bien sur le plan juridique que des pratiques internationales en la matière, ou encore de la conviction constante du Royaume, ne signifie en aucun cas l’indépendance ou le référendum ». Il a, par ailleurs, ajouté que le Royaume « n’accepte aucune solution basée sur le référendum ni de solution dont l’une des options serait l’indépendance ».

Quand le Polisario esquive les tirs des journalistes…

Le Chef de la délégation des séparatistes, Khatri Eddouh, a estimé « qu’il ne peut y avoir de solution durable au confit du Sahara occidental sans l’accord du peuple sahraoui », « en toute liberté et sans conditions préalables ». Lors de son point de presse, Khatri Eddouh, a pourtant esquivé et éludé plusieurs questions relatives à la situation dans les camps de Tindouf où sont séquestrés des dizaines de milliers de personnes notamment celle des Droits de l’Homme. Nasser Bourita, loin de fuir certaines questions téléguidées lors de son point de presse, a affirmé au sujet du droit à l’autodétermination, que les séparatistes ont « vendu des illusions, des rêves et l’histoire a démontré que vous avez menti ». Et d’ajouter que « Le débat a offert au Maroc la possibilité de préciser que des personnes malveillantes les ont trahis en prétendant que l’autodétermination passe par un référendum. Elles les ont induits en erreur. (…) Et aucun lors de la rencontre de Genève II n’a présenté une seule preuve que l’autodétermination passe par un référendum ». En dehors de l’autonomie sous souveraineté marocaine, aucune solution n’est envisageable, a tranché le chef de la diplomatie marocaine. Et si le Maroc a réintégré la famille africaine en 2017, cela « ne signifie en aucun cas une prétendue reconnaissance de l’entité fantoche au sein des instances internationales, cela ne passe pas de cette façon ni pour le Maroc ni pour les autres Etats ».

Double jeu sur fond de renforcement de l’axe Alger-Pretoria

Au lendemain de cette table ronde, deux évènements majeurs ont eu lieu. Le premier est le voyage de Brahim Ghali, Chef du Polisario à Pretoria, en Afrique du Sud pour participer aujourd’hui à une conférence de solidarité sur la Sahara occidental organisée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le déplacement de Brahim Ghali s’est fait via l’avion présidentielle, de type Gulfstream, qui coûte la rondelette somme de 45 millions d’euros sans les frais courants, alors que des millions d’Algériens peinent à joindre les deux bouts ou à profiter de la manne pétrolière. Cette conférence, organisée quelques jours après la rencontre de Genève, a été marquée par la présence d’une délégation algérienne conduite par le vice-Premier ministre algérien Ramtane Lamamra. Selon un communiqué rendu public le 25 mars, le Département des relations internationales et de la coopération sud-africain a affirmé que «la Conférence de solidarité de la SADC avec le Sahara occidental vise notamment à réaffirmer le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies (ONU) ».


Le second évènement est la Déclaration de Marrakech signée le 25 mars par 36 Etats africains présents à la Conférence ministérielle africaine sur le Sahara, organisée par le Maroc. Ces Etats ont réaffirmé le leadership onusien sur la résolution de la question du Sahara ainsi que le droit de la Troïka africaine, et elle seule, à exprimer la position de l’Union africaine (UA) sur ce conflit. Au regard de qui précède, l’on est forcé de se rendre à l’évidence que le Polisario, l’Algérie ainsi que certains Etats africains, qui ont préféré envoyer deux délégations pour ne déplaire à personne, jouent double jeu. Cela atteste également que l’axe Alger-Pretoria continue d’œuvrer inlassablement contre la souveraineté marocaine. Tout porte à croire que même si le régime change en Algérie, les galonnées de l’armée feront tout en leur pouvoir pour que le statu quo perdure.

Le chef du Polisario reçu en grande pompe au Mexique

Le «président» de la fantomatique RASD, Brahim Ghali, se trouve depuis deux jours au Mexique dans le cadre d’une visite de travail de plusieurs jours. À son arrivée à l’aéroport international de Mexico, Brahim Ghali a été reçu par Rocio Garcia, ministre de l’Énergie du gouvernement du président élu, à l’investiture duquel participera le chef du Polisario.

Ce jeudi, le Sénat mexicain a tenu une session extraordinaire en «l’honneur » de Brahim Ghali consacrée aux «relations bilatérales» entre le Mexique et la pseudo-RASD.

Samedi, en marge de son investiture, Andrés Manuel López Obrador, rencontrera le chef des séparatistes sahraouis.

A Rabat, aucun communiqué officiel du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale n’a pour le moment commenté ou réagi à cette visite.

Inédit : le documentaire choc de Samira Sitail sur les atteintes aux droits de l’homme commises par le Polisario

La deuxième chaîne de télévision nationale 2M a diffusé jeudi soir un documentaire poignant sur les atteintes aux droits de l’homme commises par le Polisario.

 

Intitulé «Témoins encombrants : le vrai visage du Front», le documentaire, dirigé par Samira Sitaïl, directrice de l’Information de la chaîne, s’est penché dans le détail sur les souffrances dont ont pâti les prisonniers de guerre ainsi que la population des camps de Tindouf.

Le documentaire, qui a fait escale à Assa, Ben Guérir, Tan-Tan, Rabat, Washington, Madrid, Nouakchott et Paris a permis de lever le voile sur un système répressif extrêmement violent, érigé par le Polisario, sous l’autorité d’Alger, en véritable mode de gouvernance afin d’étouffer toute forme de contestation, ce qui a permis à Alger de tenir le Polisario.

Le documentaire a ainsi donné la parole à plusieurs victimes, dont notamment Aguaï Dahi, président de l’association des portés disparus Polisario, Mohamed Mouloud Ecchouiar, Mohamed Lkabch ou encore Mohamed Val Ould Ghadi, qui gardent des séquelles physiques et psychologiques profondes suite aux traumatismes vécues dans les geôles des mercenaires du Polisario.

Ces victimes, parmi des dizaines d’autres, font partie de ceux qui ont déposé des plaintes auprès de la justice espagnole, qui a la qualité de juridiction universelle, contre 28 tortionnaires du front accusés de torture, auxquels on ajoutera 4 hauts gradés algériens : on citera le général Omari, Nadim Bennasser, Nabil Kaddour, attaché militaire auprès de l’ambassade d’Algérie à Nouakchott, et un certain Mahfoud.

La liste non exhaustive des tortionnaires et responsables au Polisario est longue ; On citera Abderrahim Buho, surnommé Michel, membre du secrétariat du Polisario, Sidi Wagag, d’origine mauritanienne, responsable au commissariat politique, Bachir Mustapha Sayed, fondateur du Front et actuel ministre d’Etat, Ahmed Salama Abrik, représentant aux Asturies, Adda Ahmim, ministre du développement économique, Mohamed Lamine Bouhali, ancien ministre de la défense, Mohamed Salem Sanoussi alias Salazar, Mahjoub Ould M’barek alias Lincoln, Sidi Ahamd Batal, ministre de l’équipement etc.

L’objectif de ces plaintes est de lever le voile sur les détentions arbitraires, les disparitions forcées et les assassinats commis par les hauts cadres du Polisario, à leur tête le Secrétaire général, Brahim Ghali, accusé de terrorisme et de génocide.

Encadrés et menées par les services secrets algériens, ces violations des droits de l’homme ont pour visée d’étouffer les libertés et toute forme de contestation à l’intérieur des camps.

Le documentaire, qui a recueilli les témoignages de Alain Juillet, ancien directeur du renseignement à la DGSE et de Richard Miniter journaliste américain d’investigation et Président de American Media Institute, est allé également à la rencontre des plus hautes juridictions espagnoles ainsi que de Amnesty international en Espagne, où il a été organisé une rencontre avec Olaz Cacho, une des responsables de l’organisation des droits de l’homme.

2M a envoyé des demandes d’interview et de témoignage au ministre de la communication algérien et au secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, restées sans réponse.

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