Aziz Mekouar

Royal Air Maroc – Lancement imminent de la ligne aérienne directe Casablanca-Pékin

La compagnie aérienne nationale, Royal Air Maroc (RAM) a annoncé, lundi à Pékin, le lancement, le 16 janvier prochain, d’une ligne aérienne directe entre Casablanca et Pékin dans le cadre d’un plan de développement qui va durer trois ans.

Lors d’une conférence de presse à laquelle ont pris part des représentants de l’ambassade du Maroc en Chine, le représentant de l’Office national marocain du tourisme à Pékin, des responsables chinois du secteur de l’aviation et des médias locaux, le directeur régional de la RAM en Chine, Adil Khalloufi a indiqué que cette route aérienne directe reliera l’aéroport international Mohammed V, l’un des aéroports les plus importants du continent africain, à l’aéroport international de Pékin-Daxing, qui est l’un des plus grands aéroports du monde, inauguré il y a trois mois.

Cette nouvelle liaison aérienne permettra de relier directement et pour la première fois le Maroc à la Chine en 13h par des avions de nouvelle génération, les Boeing 787-9 Dreamliner qui peuvent transportés 302 passagers, dont 26 en classe affaires, a précisé le responsable de la RAM, ajoutant que trois vols sont programmés chaque semaine, à savoir lundi, jeudi et samedi à 17h au départ de Casablanca pour un atterrissage à Pékin à 11h55 (heure locale) le jour suivant.

Pour ce qui est des vols au départ de Pékin, ils seront programmés mardi, vendredi et dimanche à 13h55 pour arriver à Casablanca à 19h55 (jour+1), a-t-il indiqué, affirmant que cette nouvelle ligne aérienne permettra le développement des flux de passagers et de fret entre le Maroc et la Chine en s’appuyant sur des partenariats que la RAM développe actuellement avec ses partenaires aériens chinois.

Pour sa part, le second d’ambassadeur en Chine, Mourad Ayachi a noté que la Royal Air Maroc, qui a franchi une étape importante en rejoignant en mars prochain l’alliance mondiale de l’aviation «One World», continue d’étendre son vaste réseau aux destinations internationales qu’elle opère depuis son centre de Casablanca, en proposant des vols directs vers Pékin, ajoutant que le lancement de ce vol direct entre les deux pays contribuera au renforcement de la coopération maroco-chinoise, notamment dans le domaine de l’aviation.

Il a ajouté dans une allocution lue au nom de l’ambassadeur du Maroc en Chine, Aziz Mekouar, que la visite officielle du Roi Mohammed VI en Chine en mai 2016 et la signature à cette occasion de plusieurs accords de coopération ont insufflé une dynamique dont les retombées positives sont toujours palpables dans les relations bilatérales à tous les niveaux.

Le diplomate marocain a rappelé que le Maroc a été le premier pays dans la région à signer un mémorandum d’entente avec la Chine relatif à l’initiative «la Ceinture et la route», rappelant que les deux pays vont célébrer l’année prochaine le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques qui constituera une autre occasion pour donner une nouvelle dynamique aux relations bilatérales.

Il a ajouté que les échanges humains et culturels entre les deux pays ont connu au cours des dernières années un développement accru, avec 350.000 touristes chinois attendus au Maroc à la fin de cette année, soit une hausse de 550% par rapport à 2016, date de la décision du Roi Mohammed VI de supprimer les visas pour les ressortissants chinois pour entrer sur le territoire marocain.

Mourad Ayachi a par ailleurs rappelé que les deux pays vont célébrer en 2020, l’année du Maroc en Chine et celle de la Chine au Maroc, ajoutant que plusieurs manifestations seront organisées à cette occasion dans les capitales des deux pays.

Tourisme et Culture, meilleurs ingrédients pour rapprocher la Chine et le Maroc

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Les relations entre le Maroc et l’Empire du milieu portent l’amertume d’un travail non abouti et de multiples tentatives de rapprochement avortées. Les causes sont diverses : précipitation, instabilité géopolitique et vision hégémonique de la néo-puissance internationale. Après plusieurs essais non transformés pour un rapprochement économique entre les deux pays, la dernière en date la cité Tanger tech qui s’est avérée être un fiasco total, les domaines de la culture et du tourisme semblent être une alternative pour donner un nouvel élan aux relations sino-marocaines. C’est dans ce contexte qu’intervient la visite de travail qu’a effectué, au Maroc, le vice-ministre chinois de la Culture et du tourisme, Li Jinzao. Une visite marquée par la forte hausse du flux touristique chinois au Maroc et la volonté de la Chine de promouvoir des relations bilatérales à travers la culture.

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Nasser Bourita marque de son empreinte la nomination des nouveaux ambassadeurs

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Lors du Conseil des ministres tenu à Casablanca le dimanche 25 juin 2017, le Roi Mohammed VI a approuvé la nomination de 13 nouveaux ambassadeurs désignés dans plusieurs capitales du monde. Des chancelleries vacantes ont été pourvues, d’autres renforcées et des missions créées. Cette nouvelle valse de nominations porte l’empreinte du nouveau ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita.

Dans le cadre de la nouvelle politique africaine menée par le royaume et le retour du Maroc au sein de l’Union africaine, il était nécessaire de donner une nouvelle impulsion à cette dynamique par la nomination des profils adéquats aux postes diplomatiques sensibles. Rabat vient ainsi de créer une nouvelle mission diplomatique, à savoir la représentation permanente du royaume auprès de l’union africaine, indépendante de l’ambassade du Maroc à Addis Abeba. Elle a été confiée à Mohamed Arrouchi, actuel consul général du Maroc à Strasbourg, qui a longtemps roulé sa bosse au sein du service central du ministère des Affaires étrangères et dans les missions diplomatiques du royaume à Vienne, New York et Genève

De son côté, la mission du Maroc en Mauritanie est demeurée vacante depuis le décès de Abderrahmane Benomar. Le poste est revenu à l’ambassadeur du Maroc au Ghana, Hamid Chabar, plusieurs fois Wali et ambassadeur. Poste hautement sensible, Chabar dispose du profil diplomatico-sécuritaire idoine afin de remplir la mission pour laquelle il a été affecté. Ancien gouverneur et Wali dans les provinces du sud, directeur central au ministère de l’Intérieur, numéro 2 de la mission du Maroc à New York, Hamid Chabar aura la difficile tâche de remettre sur les rails les relations entre Rabat et Nouakchott. Il lègue son poste à Akkra à Mohamed Ferhat, ancien second d’ambassade à Pékin et à Paris et ancien chef de division à la direction Afrique au service central.

L’ancien bras droit de Lalla Joumala à Londres, Othmane Bahnini, est propulsé ambassadeur à Lisbonne, au Portugal. Il y succède à Karima Benyaïch désignée chef de la mission diplomatique du Maroc à Madrid en lieu et place de son frère, Fadel, muté à Bucarest en tant qu’ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire du royaume auprès de la Roumanie. D’aucuns parleront de disgrâce pour l’ancien chargé de mission au Cabinet Royal, mais l’apparition de ce dernier aux côtés des conseillers royaux lors de la présentation des vœux de l’Aid al-Fitr prouve que le choix du camarade de classe de Mohammed VI pour Bucarest relève d’un redéploiement en force de la diplomatie marocaine en direction de l’Europe de l’Est et non pas une sanction à l’encontre du fils de feu le docteur Benyaïch, médecin particulier de Hassan II.

La mission du Maroc à Genève, laissée vacante depuis la nomination de Mohamed Aujjar à la tête du ministère de la Justice dans le gouvernement El Othmani, a désormais un locataire. Omar Zniber, diplomate de carrière, ancien ambassadeur à Berlin et Vienne, est le nouveau représentant permanent du royaume auprès du bureau des Nations unies à Genève. Compétent et affable, Omar Zniber diligentera, à l’international, tous les aspects politiques et juridiques ayant trait aux droits de l’homme au Maroc.

La grande surprise nous vient de Pékin. Le nouvel ambassadeur du Maroc en Chine, qui a roulé sa bosse dans les plus grandes capitale du monde, coulait des jours heureux et tranquilles dans sa retraite. Aziz Mekouar, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a fait presque toute sa carrière diplomatique à l’extérieur du royaume. Ambassadeur à Luanda, Lisbonne, Rome et Washington, il a été admis il y a quelques années à faire valoir ses droits à la retraite. Repêché par  son oncle maternelle Othmane Benjelloun, il est administrateur de BMCE Bank et conseiller du président. En 2016, à l’occasion de la tenue de la COP22 à Marrakech, Salaheddine Mezouar fait appel à ses services en qualité d’ambassadeur chargé des négociations multilatérales. Sa double casquette de « diplomate-banquier » est une chance pour le Maroc en vue de booster les relations économiques entre Rabat et Pékin. Et avec plus de 40 ans d’expérience dans le circuit diplomatique à son actif, les autorités chinoises n’auront certainement aucun mal à collaborer avec ce chevronné de la négociation.

Par ailleurs, il était nécessaire de faire fondre la glace entre Rabat et Ryad dont les relations bilatérales, sur le plan diplomatique s’entend, ne sont pas au beau fixe. Le choix de Mustapha Mansouri est éminemment politique. Membre du bureau politique du RNI, ancien ministre, ancien Président de la Chambre des représentants, ancien patron du parti de Aziz Akhannouch, et proche de ce dernier, la nomination de Mansouri en Arabie saoudite fera l’unanimité à Ryad qui considérera ce choix comme un signe de bonne volonté de la part de Rabat et une main tendue pour une normalisation des relations bilatérales. Le poste ne pouvait pas demeurer vacant depuis le départ à la retraite de Abdeslam Baraka, surtout après la nomination d’un nouveau prince héritier, en la personne de Mohamed Ben Salmane, nouvel homme fort de l’Arabie saoudite. Il était nécessaire et urgent de combler ce vide, et Mustapha Mansouri dispose des qualités personnelles et subjectives pour cette mission hautement stratégique. Frère de Mansouri Benali, chargé de mission au Cabinet royal et du général Mimoun Mansouri, patron de la Garde royale, lui-même beau-père de Abdelaziz Alaoui, frère du Chambellan du Roi, Sidi Mohamed Alaoui, Mustapha Mansouri est un pur produit de l’Establishment.

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