Avigdor Liberman

Israël : liste des ministres du nouveau gouvernement Bennett-Lapid

28 ministres issus de huit partis de la «coalition du changement» anti-Netanyahu qui a formé le 36e gouvernement israélien ont prêté serment devant le Knesset ce dimanche soir.

Le 36e gouvernement d’Israël sera le troisième plus grand gouvernement de tous les temps, avec 28 ministres, ce qui reste toutefois moins que le nombre record de 36 ministres au gouvernement actuel, rapporte Times of Israel.

Le «gouvernement du changement» est composé de huit partis issus de l’ensemble de l’échiquier politique israélien. Il sera dirigé pendant ses deux premières années par le chef du parti de droite Yamina, Naftali Bennett – succédant à Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre après 12 ans.

Le Premier ministre Naftali Bennett (Yamina) laissera sa place le 27 août 2023., dans le cadre d’un accord de rotation, à Yair Lapid, chef du parti entriste Yesh Atid.

Naftali Bennett – Parti Yamina : Premier ministre d’Israël


Yair Lapid – Parti Yesh Atid : Premier ministre suppléant et ministre des Affaires étrangères


Benny Gantz – Parti Kakhol Lavan : Ministre de la Défense


Avigdor Liberman – Parti Yisrael Beyteinu : Ministre des Finances


Hamad Amar – Parti Yisrael Beytenu : Ministre au ministère des Finances


Gideon Saar – Parti Tikva Hadasha : Ministre de la Justice


Omer Barlev – Parti travailliste : Ministre de la Sécurité publique


Merav Michaeli – Parti travailliste : Ministre des Transports


Nitzan Horowitz – Parti Meretz : Ministre de la Santé


Ayelet Shaked – Parti Yamina : Ministre de l’Intérieur


Matan Kahana – Parti Yamina : Ministre des Affaires religieuses


Yifat Shasha-Biton – Parti Tikva Hadasha : Ministre de l’Education


Yoaz Hendel – Tikva Hadasha : Ministre des Communications


Chili Tropper – Parti Kakhol lavan : Ministre de la Culture et des Sports


Orna Barbivai – Parti Yesh Atid : Ministre de l’Economie


Zeev Elkin – Tikva Hadasha : Ministre de la Construction et du Logement – Ministre des Affaires de Jérusalem et ministre en charge des relations entre la Knesset et le gouvernement


Meir Cohen – Parti Yesh Atid ( Origine marocaine ) : Ministre de la Protection sociale


Yoel Razvozov – Parti Yesh Atid : Ministre du Tourisme,


Karine Elharrar – Parti Yesh Atid : Ministre de l’Énergie


Elazar Stern – Parti Yesh Atid : Ministre des Renseignements


Meirav Cohen – Parti Yesh Atid : Ministre de l’Egalité sociale,


Pnina Tamano-Shata – Kakhol Lavan : Ministre de l’Immigration et de l’Intégration


Oded Forer – Parti Yisrael Beytenu :  Ministre de l’Agriculture et ministre du Neguev et de la Galilée.


Orit Farkash-Hacohen – Parti Kakhol Lavan : ministre des Sciences


Nachman Shai – Parti travailliste : Ministre des Affaires de la diaspora


Issawi Frej – Parti Meretz : Ministre de la Coopération régionale


Tamar Zandberg – Parti Meretz : Ministre de la Protection de l’Environnement


Nir Orbach – Parti Yamina : Ministre des Affaires des Implantations,


Ministres adjoints :

Abir Kara – Parti Yamina : Ministre adjoint chargé des questions réglementaires au sein du bureau du Premier ministre


Idan Roll – Parti Yesh Atid : Ministre adjoint des Affaires étrangères


Yoav Segalovich – Parti Yesh Atid : Ministre adjoint de la sécurité publique


Le parti Raam devrait également obtenir un ministre adjoint au sein du bureau du Premier ministre.

Israël : Un général arabe-druze remplace Yoav Mordechaï

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Le général de brigade Kamil Abu Rokon a été officiellement investi aujourd’hui à la tête de l’Unité de coordination des activités gouvernementales dans les Territoires. Il remplace à ce poste le général de division Yoav Mordechai, qui a occupé ces fonctions pendant quatre ans et qui a fait valoir ses droits à la retraite après 40 ans de service dans les rangs de Tsahal. Le général Abu Rokon a été, à cette occasion, élevé au rang et appellation de général major.


Lors de la cérémonie d’installation qui a eu lieu au quartier général de l’armée israélienne à Tel-Aviv, en présence du ministre de la Défense, Avigdor Liberman, du chef d’Etat-major de Tsahal, le général d’armée Gadi Eisenkot et du général de division Yoav Mordechai, Liberman a rappelé qu’il s’agit-là du deuxième officier supérieur druze à être nommé chargé de liaison de l’armée israélienne avec les Palestiniens, après le général Youssef Mishleb, qui a occupé ce poste de 2003 à 2008.

Le général Kamil Abu Rokon, qui dirigeait jusqu’à présent l’Autorité en charge des postes-frontières, relevant du ministère de la Défense, prendra ses nouvelles fonctions le 1er avril.

Le général Kamil Abu Rokon est originaire du village druze de Usefiya en Galilée. Longtemps numéro 2 de la sensible unité anti-terroriste COGAT dépendant du ministère de la Défense, il était pressenti pour en prendre la charge et avait les faveurs en 2011 du chef d’Etat-major de l’époque, le général Gabi Ashkenazi. Mais s’est fait finalement coiffé sur le poteau par le général de division Eitan Dangot.

L’Algérie et l’Afrique du Sud ne veulent pas d’Israël au sein de l’Union Africaine

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En juin dernier, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, participait au sommet de la CEDEAO aux côtés des quinze chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. L’objectif annoncé de cette participation est de lobbyer en vue d’obtenir un statut de pays observateur au sein de la sous-organisation panafricaine. La requête, qui n’a pas été déclinée, est en cours d’étude par les structures de cette instance régionale de l’ouest africain, à laquelle Benyamin Netanyahu a promis une aide de un milliard de dollars. L’Etat hébreux annonce un retour en grande pompe dans le continent, sachant qu’au mois d’octobre prochain se tiendra le premier sommet Israël-Afrique qui se réunira dans la capitale togolaise, Lomé. Mais comme l’appétit vient en mangeant, Tel-Aviv veut faire de ce sommet au Togo un tremplin vers l’Union africaine en y briguant un poste d’observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud s’y opposent fermement.

Le premier signal fort d’un retour en grâce de l’Etat hébreux dans le continent africain est le rétablissement des relations diplomatiques entre Israël et le Sénégal. L’annonce a été précédée par un roadshow africain de dix jours du ministre israélien des Affaires étrangères. Avigdor Liberman a visité le Rwanda, l’Ethiopie, le Kenya, le Ghana et la Côte d’Ivoire pour, justement, promouvoir l’intégration d’Israël comme membre observateur au sein de l’Union africaine. D’ailleurs, les présidents rwandais Paul Kagamé et togolais Faure Gnassingbé, qualifient Israël d’«excellent ami» et, aujourd’hui, quelque 39 pays africains sur 57 entretiennent des relations diplomatiques avec les autorités d’occupation israéliennes.

Et si le Kenya, le Rwanda, l’Ethiopie, le Soudan, la Zambie, le Malawi et le Ghana se sont déjà engagés à accueillir Israël en tant que pays observateur auprès de l’Union africaine, l’Algérie et l’Afrique du sud exercent une forte pression pour empêcher ce ralliement. Les deux pays refusent catégoriquement toute normalisation avec Tel-Aviv : l’Algérie pour des raisons idéologiques et historiques remontant à l’ère de Houari Boumedienne et l’Afrique du Sud qui, sous le régime d’apartheid soutenait Israël mais qui entretient aujourd’hui des relations difficiles Tel-Aviv, même depuis la mort de Nelson Mandela.

Et malgré tout le réseau mobilisé par Simon Solomon, président du lobby africain à la Knesset et de ses très influents acolytes Merav Michaeli et Pnina Tamano-Shata, aucune rencontre n’a été possible entre Benjamin Netanyahu et l’ex-présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

Fin de non recevoir d’Alger et Pretoria

Le veto algérien et sud-africain est dénoncé par Tel-Aviv. « Israël essaie de retrouver son statut d’observateur à l’Union africaine, mais il y a des pays africains qui sont influencés par des pays arabes ou par d’autres nations qui ne sont pas favorables à Israël» proteste Aliza Bin-Noun, l’ambassadeur d’Israël en France. Pour elle, «l’Algérie (…) joue un rôle négatif. L’Afrique du Sud, même si nous avons des relations diplomatiques, poursuit une politique très critique à l’égard d’Israël. L’Iran, qui joue un rôle en Afrique, promeut elle aussi une politique anti-israélienne sur le continent» fustige-t-elle.

L’Afrique, priorité absolue pour Israël

Israël, très active dans le continent, considère l’Afrique comme un espace vital à sa sécurité nationale. Entouré de pays arabes qui «menaceraient son existence» pour ainsi parodier la littérature diplomatique israélienne, l’Etat hébreux voit dans le continent noir un défi diplomatique, notamment aux Nations unies où le vote africain n’a pas toujours été garanti, sachant que le vote africain a toujours menacé les motions pro-israéliennes proposées en Assemblée générale par Washington ou Tel-Aviv. En plus de cet aspect politique, Israël voit dans le continent des perspectives de développement et d’innovation dans divers secteurs, parmi eux l’agriculture, l’eau, l’énergie verte et les nouvelles technologies.

Mais malgré l’opposition d’Alger et de Pretoria, le retour israélien dans le giron institutionnel et économique africain bénéficie d’appuis de taille : 1) Le Rwanda, par son président interposé qui, reçu dernièrement en fanfare par le puissant lobby israélien à Washington AIPAC,  s’est déclaré le véritable grand avocat des intérêts géopolitiques, sécuritaires et économiques de l’Etat hébreux; 2) Le Libéria, plateforme historique du sionisme international, et dont la capitale Monrovia où s’est tenu le dernier sommet de la CEDEAO en présence de Benjamin Netanyahu, accueillait, depuis les années 1950, nombre de rencontres secrètes entre israéliens et dignitaires de l’ex-URSS; 3) L’Ethiopie, désormais membre non-permanent du Conseil de sécurité de l’ONU; 4) Un dense et performant réseau diplomatique en Afrique dont l’objectif premier est de normaliser la relation des pays africains avec Israël et de garantir, sinon un ralliement, au moins une neutralité des pays membres de l’organisation panafricaine.

Benjamin Netanyahu réunit les ambassadeurs d’Israël en Afrique

Abdellah EL Hattach

Israël reçoit le chasseur de dernière génération F-35

Les deux premiers chasseurs bombardiers F-35, de fabrication américaine, ont été livrés ce lundi à l’armée de l’air israélienne. Une cérémonie en grande pompe, sur la base de Névatim, dans le sud du pays, en présence du secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter a été organisée. Le F-35 est le premier avion d’attaque «furtif» livré au Moyen-Orient. Israël compte en acheter une cinquantaine. En dépit de son prix très élevé, le F-35 est présenté par les autorités israéliennes comme «la solution» à «la menace» iranienne.

Benjamin Netanyahu, le président Reuven Rivlin, et le ministre de la Défense Avigdor Liberman ont assisté à cette cérémonie aux côtés du secrétaire à la Défense américain, Ashton Carter.