AstraZeneca

[Urgent] – Le Royaume-Unis recommande de ne plus administrer d’AstraZeneca pour les moins de 30 ans

L’agence britannique des médicaments a recommandé ce mercredi de proposer une alternative à son vaccin AstraZeneca aux jeunes de moins de 30ans, à savoir un vaccin de Pfizer ou de Moderna. Une décision qui survient après le décès de 19 personnes sur 79 cas de caillots sanguins identifiés parmi les patients vaccinés avec une première dose du vaccin suédo-britannique.

Alors que Khalid Ait Taleb vient de publier une dépêche rassurante au sujet du vaccin AstraZeneca, l’agence britannique des médicaments, la MHRA (Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency), a recommandé mercredi que les moins de 30 ans se voient proposer une alternative au vaccin d’AstraZeneca, à savoir soit celui de Pfizer, soit celui de Moderna.

Le régulateur britannique a révélé que 19 personnes ayant reçu le vaccin développé par l’université d’Oxford et le groupe anglo-suédois AstraZeneca étaient mortes après avoir développé des formes rares de caillots sanguins, sur un total de 79 cas identifiés au 31 mars. Tout en prenant soin de rappeler que ce nombre devait être rapporté aux plus de 20 millions de doses de ce vaccin injectées outre-Manche à ce jour, rapporte LesEchos.fr

«Le nombre de thromboses est en forte augmentation par rapport aux 4 cas recensés», souligne un précédent rapport de la MHRA datant du 22 mars. En contrepartie, aucun incident de ce type n’a été repéré sur le BioNtech/Pfizer, l’autre vaccin utilisé par le Royaume-Uni. Les 79 cas recensés portaient tous sur des patients n’ayant reçu qu’une première dose du vaccin AstraZeneca (peu de deuxièmes doses ont été administrées), a indiqué la MHRA.

Face à des cas similaires, plusieurs pays ont déjà décidé ces dernières semaines de ne plus administrer ce vaccin en dessous d’un certain âge, comme la France (55 ans), l’Allemagne (60 ans) ou encore le Canada (55 ans), tandis que d’autres ont carrément suspendu son utilisation, comme la Norvège et le Danemark.

Néanmoins, l’agence européenne du médicament maintient que la balance bénéfice/risque de la vaccination avec AstraZeneca dans la prévention de la Covid-19 est positive. Alors que l’université d’Oxford avait annoncé qu’elle suspendait les essais sur les enfants du vaccin développé avec AstraZeneca, dans l’attente de l’avis de l’autorité anglaise du médicament (MHRA).

Pour rappel, 31,7 millions de Britanniques (soit trois adultes sur cinq et 47,3 % de la population totale) ont déjà reçu une première dose de vaccin et 5,6 millions ont bénéficié d’une deuxième.

Au Maroc, plus de 8 millions de doses AstraZeneca ont été administrées à ce jour, ce qui place le Royaume à la huitième position avec 22,3 doses pour 100 habitants. Une campagne qui devrait se poursuivre malgré les délais rallongés de livraison de la commande du vaccin suédo-britannique, après l’assurance du Président de l’Assemblée Nationale Populaire de Chine, Li Zhanshu, ce mercredi, de livrer 10 millions doses de vaccins en Avril/Mai.

Macron : Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre

Aux premiers moments de la crise sanitaire, Emmanuel Macron avait alerté les français que leur pays était en guerre face au Coronavirus. Douze mois après, le président français est monte d’un cran en affirmant ce jeudi 25 mars, au terme du sommet européen par visioconférence, que «l’Europe était face à une guerre mondiale d’un nouveau genre». Blessée dans sa fierté, la France, unique pays du Conseil de Sécurité à avoir échoué à développer un programme de vaccin anti-Covid, aura-t-elle choisi de diaboliser ses adversaires pour masquer son échec ainsi que celle de la centrale d’achat européenne? Macron a-t-il eu raison de qualifier la pandémie de guerre mondiale et de pointer un jeu d’influence «meurtrier» de la Chine et de la Russie, qui cacherait un basculement programmé de l’épicentre de la planète vers l’Est ?

Ce qui est certain, c’est que le Maroc, grâce à une vision éclairée, une lecture juste de la situation géopolitique et une série d’actions décisives du roi Mohammed VI, ne s’est pas laissé berné par l’égoïsme et l’hypocrisie d’un continent qui se déclare toujours représentant du monde libre.

Que s’est-il passé ?

«Nous sommes face à une guerre mondiale d’un nouveau genre face aux attaques, aux velléités russes et chinoises d’influence sur le vaccin» a mis en garde le président français ses homologues européens réunis ce jeudi 25 mars dans un sommet européen par visioconférence.

«Face à cela nous devons être souverains. Nous sommes en train de nous mettre en capacité de produire pour les vaccins de seconde génération» a-t-il ensuite déclaré, assurant que l’Europe était désormais « en train de répondre à cette crise» et qu’elle serait « le continent qui produira à la fin de l’été le plus de doses dans le monde ». En attendant, « les semaines qui viennent seront difficiles », a-t-il reconnu au sujet de la flambée des contaminations en France.

Si Macron a choisi d’attaquer la Chine et la Russie, il a par ailleurs évité de cibler le Royaume-Unis, un autre pays qui fait mieux que la France et l’Europe, grâce à l’efficacité de sa stratégie de développement et de fabrication du vaccin AstraZeneca. Lequel vaccin a été sujet d’un bras de fer entre les capitales européennes et Londres qui a duré plusieurs semaines.

En effet, Emmanuel Macron semble avoir répondu aux pressions de l’Allemagne qui a clairement exprimé une volonté de jouer l’apaisement. Mark Rutte comme Angela Merkel, la chancelière allemande, ont chacun appelé à une solution «gagnant-gagnant » plutôt qu’à un bras de fer qui passerait par un blocage par l’UE de ses exportations de vaccins. Des chiffres publiés hier ont révélé que l’UE avait exporté plus de doses (77 millions) qu’elle n’en avait administrées à ses citoyens (62 millions) depuis le début de la pandémie, rapport LesEchos.fr.

En quoi est-ce significatif ?

Emmanuel Macron considère aujourd’hui le vaccin russe Spoutnik V et le chinois Sinopharm comme des armes d’influence. Le président français avait pourtant annoncé début février lors de son passage au 20H de TF1, que l’homologation du vaccin russe pouvait être envisagée au sein de l’Union européenne.

Macron avait également affirmé que cette décision ne relevait pas du politique. «C’est une décision scientifique, et heureusement. Il faut que nos concitoyens soient protégés.» avait-il déclaré à la chaine télé. À ce jour, trois vaccins sont autorisés au sein de l’Union européenne : Pfizer, Moderna et AstraZeneca. «D’autres suivront», a-t-il assuré. Une sortie qui voulait rassurer l’opinion publique française qui s’impatiente face aux déboires de l’administration Macron dans sa gestion de la vaccination. Et qui s’interrogeait sur la démarche de la Hongrie, qui avait commandé le vaccin russe sans attendre le feu vert de l’UE.

Sanofi et Pasteur, portes drapeaux de l’industrie pharmaceutiques françaises, ont démontré l’essoufflement de la recherche française. Ne finançant suffisamment pas la recherche, les deux structures se sont vues surplanter par l’Allemagne, le Royaume-Unis et les États-Unis.

«En France on comptait sur Sanofi. Mais Sanofi n’est plus un promoteur de l’innovation. Elle ne finance plus la recherche & développement et préfère soit acheter des start-ups ou soit faire de la communication pour vendre les médicaments qui lui rapportent les plus d’argent, et payer les dividendes des actionnaires» a déclaré à RT France, Michèle Rivasi, députée européenne.

Une déclaration qui a été appuyée par une note récente du Conseil d’analyse économique qui énumère des éléments sur l’échec du «pays de Pasteur» à produire un vaccin contre le coronavirus. Le verdict du Conseil est sans appel : la France paie son manque d’investissements dans la recherche.

L’autre fiasco français est celui de la start-up Valneva, qui malgré la présence de la Banque publique d’investissement (BPI) parmi ses actionnaires de référence, n’a pu obtenir de soutien suffisant auprès des autorités françaises pour obtenir des précommandes de l’Union européenne. C’est finalement le gouvernement de Boris Johnson qui a apporté les financements nécessaires pour poursuivre ses recherches qui profiteront aux Britanniques qui bénéficieront de 100 millions de doses.

Quand on regarde la carte industrielle de la production de vaccins, la France n’est pas un pays qui peut se vanter d’en être un acteur incontournable. L’approche offensive de Macron face aux fournisseurs des vaccins n’est pas certain qu’elle soit productive. Elle pourrait pousser les Etats, sous la pression de leur opinion publique et de la crise économique à y aller en ordre dispersé. Si Macron juge que l’état de la France était similaire à celui de 1940, c’est qu’il reconnait son échec en mettant son pays dans une situation explosive. Il est donc loin du winner et du leader rassembleur.

Dans sa quête de reconquérir l’influence bonapartiste de la France, Emmanuel Macron s’est cassé les dents dans presque toutes les actions qu’il a entreprises. Branlée au Sahel. Faillite dans le dossier de gaz de l’est de la Méditerranée. Fiasco en Libye. Stérile au Liban. Inoffensif face à la Turquie. Fragile devant la Russie. Désarmé face à l’Allemagne.

Des échecs qui ont rendu le président français paranoïaque. Entre la Turquie qui veut influencer ses élections et la Russie et la Chine qui veulent l’envahir, il ne voit plus la planète que manouvres hostiles et menaces de déstabilisations.

Vaccin : la France critiquée pour sa lenteur

Le Royaume-Uni, où de nouvelles restrictions sont attendues, est devenu lundi le premier pays à administrer à sa population le vaccin du laboratoire britannique AstraZeneca et de l’université d’Oxford contre le Covid-19, tandis que la polémique enfle en France face à la lenteur de la campagne de vaccination.

AFP

Brian Pinker, Britannique de 82 ans, a reçu à l’hôpital Churchill de l’université d’Oxford la première injection de ce vaccin, dont 520.000 doses sont prêtes à être distribuées au Royaume-Uni.

«Je suis très heureux de recevoir aujourd’hui ce vaccin contre le Covid et très fier qu’il ait été inventé à Oxford», a-t-il déclaré.

Alors que le vaccin Pfizer-BioNTech a déjà été injecté à plus d’un million d’habitants au Royaume-Uni depuis début décembre, les autorités britanniques ont commandé 100 millions de doses de celui d’AstraZeneca-Oxford, moins coûteux, plus facile à stocker et donc plus adapté à une campagne d’immunisation à grande échelle.

Le lancement de ce vaccin constitue «un tournant dans notre combat contre cet horrible virus», s’est félicité le ministre de la Santé Matt Hancock.

Avec plus de 75.000 morts, le Royaume-Uni est l’un des pays d’Europe les plus endeuillés par le coronavirus. Près de 55.000 personnes supplémentaires ont été testées positives au virus en 24 heures, selon les données officielles communiquées dimanche.

La rapide expansion de l’épidémie, attribuée à un nouveau variant du virus, a amené le Premier ministre britannique Boris Johnson à prévoir de nouvelles restrictions, qui seront annoncées dès lundi soir.

«Le Premier ministre est clair sur le fait que de nouvelles mesures doivent désormais être prises. (…) Il va les annoncer ce soir», a indiqué son porte-parole.

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a, elle, annoncé lundi que l’Ecosse allait de nouveau entrer dans un confinement «similaire à celui de mars» 2020, pour contrôler l’envolée des contaminations.

«A partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison», a-t-elle indiqué.

En France, le fiasco

Si la vaccination s’accélère outre-Manche, en France, la polémique enfle sur la lenteur de la campagne entamée il y a huit jours, qui n’a pour le moment concerné que quelques centaines de personnes.

Au 1er janvier, seules 516 personnes avaient été vaccinées selon le ministère de la Santé, soit bien moins qu’en Allemagne, où plus de 200.000 vaccinations ont été enregistrées.

Le président de la région du Grand Est, où la situation épidémique est particulièrement alarmante, a dénoncé lundi «un scandale d’Etat».

L’eurodéputé écologiste Yannick Jadot a critiqué le «fiasco» de la stratégie vaccinale française, et plusieurs médecins éminents se sont aussi inquiétés d’un démarrage beaucoup trop lent à leurs yeux.

Signe de la préoccupation, l’Elysée a annoncé la tenue d’une «réunion de travail et de suivi» de la vaccination lundi après-midi avec le président Emmanuel Macron, le Premier ministre Jean Castex et plusieurs ministres, et le gouvernement a avancé à ce lundi le début de vaccination pour les soignants.

La campagne de vaccination a commencé le week-end des 26-27 décembre dans la plupart des pays de l’UE, après le feu vert au vaccin Pfizer-BioNTech, mais la lenteur du processus suscite des critiques aussi au niveau européen.

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé lundi qu’elle pourrait se prononcer sur le vaccin Moderna dans la journée, au lieu de mercredi comme prévu initialement.

La Commission européenne a, de son côté, indiqué négocier une commande de doses supplémentaires du vaccin Pfizer-BioNTech, en plus des 300 millions déjà agréées, se défendant face aux critiques selon lesquelles l’UE n’aurait pas commandé suffisamment de doses de ce vaccin.

Un porte-parole a fait valoir le choix de Bruxelles de ne pas mettre «tous ses oeufs dans le même panier», en concluant des contrats avec six fabricants pharmaceutiques.

Vaccination massive à Pékin

Si l’arrivée des vaccins donne l’espoir d’une embellie en ce début d’année, les cadences de production et d’approvisionnement sont encore loin de donner satisfaction.

Aux Etats-Unis, la campagne de vaccination monte en puissance et pourrait atteindre un million d’injections par jour, ont assuré dimanche des responsables face aux critiques sur son retard initial, dans un pays qui vient de franchir la barre des 350.000 morts.

En Chine, des milliers de Pékinois ont fait la queue lundi pour recevoir un vaccin contre le Covid-19 avant les déplacements du Nouvel an chinois, les autorités cherchant à tout prix à éviter une nouvelle vague épidémique.

Dans la seule capitale, plus de 73.000 personnes ont reçu une première dose de vaccin entre vendredi et dimanche, a rapporté la presse.

Au Japon, le Premier ministre Yoshihide Suga a annoncé lundi que son gouvernement « envisageait » un nouvel état d’urgence dans la région du grand Tokyo face à la recrudescence des contaminations.

Qualifiant la situation sanitaire du pays de «très sévère», il a dit espérer que la campagne de vaccination puisse commencer dès la fin février, précisant qu’il serait parmi les premiers à recevoir l’injection.

La pandémie a fait plus de 1,84 million de morts dans le monde et de 85 millions de cas d’infection, selon un bilan établi lundi par l’AFP.

Coronavirus: Le programme COVAX double ses commandes de vaccins à 2 milliards de doses

Le programme COVAX d’accès mondial à un vaccin contre le coronavirus a annoncé vendredi disposer d’accords lui permettant de pratiquement doubler ses approvisionnements à près de deux milliards de doses qui devraient commencer à être livrées début 2021.

Ce programme, codirigé par l’alliance du vaccin GAVI et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), prévoit de distribuer 1,3 milliard de doses de vaccins à 92 pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Les 190 pays inscrits au programme COVAX auront «accès aux doses au premier semestre 2021, les premières livraisons devant commencer au premier trimestre 2021 – sous réserve des autorisations réglementaires et de l’état de préparation des pays à leur livraison», écrit dans un communiqué l’initiative COVAX.

Dans le cadre de ces annonces, le programme a conclu un accord avec AstraZeneca pour 170 millions de doses et un accord de principe avec Johnson & Johnson pour 500 millions de doses.

Richard Hatchett, directeur général de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), membre du programme COVAX, a déclaré que l’alliance était également en discussions avec le consortium Pfizer et BioNtech, dont le vaccin contre le COVID-19 a été homologué en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. COVAX négocie également avec le laboratoire américain Moderna dont le candidat vaccin devrait être approuvé sous peu.

Coronavirus: Moderna va déposer ce lundi des demandes aux USA et dans l’UE pour son vaccin

Moderna va déposer ce lundi aux Etats-Unis et en Europe des demandes d’autorisations de mise sur le marché pour son vaccin contre le COVID-19, sa formule ayant montré une efficacité à 94,1% dans les études cliniques de stade avancé.

Ces études ont également démontré que le vaccin de Moderna avait évité dans 100% des cas étudiés le développement d’une forme grave de COVID-19.

Ces résultats lui permettent d’espérer devenir le deuxième groupe pharmaceutique à obtenir une autorisation aux Etats-Unis après Pfizer, qui a déposé sa demande la semaine dernière.

«Nous pensons avoir un vaccin extrêmement efficace. Nous avons désormais les données qui le prouvent», a commenté Tal Zaks, directeur médical en chef de Moderna, dans une interview téléphonique. «Nous pensons que nous jouerons un rôle majeur dans le combat contre la pandémie.»

Comme celui de Pfizer et BioNTech SE, le vaccin de Moderna utilise la technologie de l’ARN messager (ARNm), qui repose sur des gènes synthétiques pouvant être générés et fabriqués en quelques semaines.

En plus de sa demande d’autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis, Moderna va solliciter un agrément conditionnel auprès de l’Agence européenne du médicament qui a entamé un examen accéléré de son candidat vaccin.

L’efficacité annoncée lundi par Moderna est légèrement inférieure aux 94,5% annoncés le 16 novembre dernier, un écart jugé statistiquement négligeable par Tal Zaks.

Ce taux d’efficacité est bien supérieur au seuil limite de 50% fixé par la Food and Drug Administration (FDA) américaine. Il l’est aussi par rapport aux 70% d’efficacité moyenne revendiqués par AstraZeneca pour son propre vaccin, même si le laboratoire britannique affirme qu’en modifiant son protocole, il est parvenu à atteindre un niveau de 90%.

Il est en revanche très légèrement inférieur à l’efficacité de 95% avancée par Pfizer.

Coronavirus: AztraZeneca pourrait procéder à un nouvel essai de son candidat-vaccin

AstraZeneca va probablement procéder à un nouvel essai international pour évaluer l’efficacité de son candidat-vaccin contre le COVID-19 à un faible dosage, a annoncé Pascal Soriot, PDG du groupe, cité jeudi par l’agence Bloomberg.

Reuters

Plusieurs scientifiques ont émis des doutes sur la fiabilité des résultats publiés lundi, selon lesquels ce candidat-vaccin s’est avéré efficace à 90% dans un sous-groupe qui a reçu, au départ par erreur, une demi-dose, puis une dose complète.

Selon certains experts, ces doutes pourraient nuire à l’obtention rapide d’une autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis et dans l’Union européenne.

«Maintenant que nous avons découvert ce qui semble être une meilleure efficacité, il faut la valider. Nous devons donc procéder à une étude supplémentaire», a déclaré Pascal Soriot, selon Bloomberg.

Il s’agira probablement d’une nouvelle “étude internationale, mais elle pourrait être plus rapide car nous savons que l’efficacité est élevée. Nous avons donc besoin d’un plus petit nombre de patients”, a-t-il poursuivi, ajoutant que le processus ne retarderait probablement pas l’homologation.

Interrogé sur ses propos, un porte-parole du groupe a répondu: “Comme nous l’avons fait savoir cette semaine, il y a un grand intérêt à poursuivre l’étude du protocole demi-dose/dose complète”.

«Nous évaluons encore les données et coopérerons avec les autorités de tutelle pour déterminer la meilleure approche à adopter dans le cadre d’une évaluation plus approfondie. Cela viendrait s’ajouter aux données des essais existants qui sont actuellement en préparation en vue de leur homologation», a-t-il ajouté.

AstraZeneca a prévu de fabriquer 200 millions de doses d’ici la fin 2020 et 700 millions à la fin du premier trimestre 2021.

Coronavirus: Londres demande d’évaluer le vaccin développé par AstraZeneca en vue de sa commercialisation

La Grande-Bretagne a demandé vendredi à l’Agence britannique de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d’évaluer le vaccin contre le COVID-19 développé par l’université d’Oxford et AstraZeneca en vue de sa commercialisation.

Reuters

AstraZeneca s’attend à ce que 4 millions de doses soient disponibles en Grande-Bretagne d’ici la fin du mois prochain, et le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock, prévoit que le vaccin soit disponible avant Noël.

«Nous avons officiellement demandé à l’organisme de réglementation d’évaluer le vaccin d’AstraZeneca, de vérifier les données et de déterminer s’il correspond aux normes de sécurité», a déclaré Matt Hancock dans un communiqué.

«Cette lettre est une étape importante vers le déploiement d’un vaccin aussi rapidement que possible et en toute sécurité».