Alpha Condé - Page 2

Crans-Montana : le Sahara marocain « trait-d’union » vers l’Afrique

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Le Forum Crans-Montana qui se réunit pour sa IIIe édition à Dakhla, rassemblant plus de 150 pays représentés par des personnalités de haut niveau de tous bords, se veut en 2017 le forum de l’Afrique par excellence. Et Dakhla, désormais pôle attitré de la coopération sud-sud, est la passerelle inéluctable du Maroc vers l’Afrique : la Lettre royale adressée aux participants de cet important événement vient le confirmer.

Pour le Roi Mohammed VI, la région du Sahara marocain occupe une place de choix dans l’orientation africaine du Royaume, «pour remplir le rôle historique qui est le sien en tant que trait d’union entre le Maroc et sa profondeur africaine.»

Etape saillante parmi les rendez-vous intellectuels et culturels majeurs, selon les propres termes du souverain, le Crans-Montana Forum (CMF) est également un espace pour émettre les idées et échanger les savoir-faire dans les domaines intéressant la «nouvelle Afrique du vingt-et-unième siècle».

Intervenant à près d’un mois de la réunion cruciale du Conseil de Sécurité de l’ONU dont on attend une nouvelle résolution sur le Sahara, la réunion du Crans Montana 2017 est un message clair à la communauté internationale, et à qui de droit, que le Maroc est ouvert aux termes du processus de règlement de la question et tous les types de consensus et des instruments juridiques relevant des Nations Unies mais dans le cadre de la marocanité du Sahara.

Et contrairement à un régime algérien sclérosé et en effritement, et profondément convaincu de la politique de régionalisation avancée qu’il a entamée, le Maroc s’est inscrit, comme à son accoutumée, dans une culture de partage et de la solidarité, ce qui «offre [aux pays africains] la possibilité d’un partage direct et immédiat de [leurs] expertises, d’un développement harmonieux de [leurs] expériences sur le terrain et d’une fructification optimale de [leurs] complémentarités.»

Et toujours dans le cadre du le rôle central du Maroc dans l’intégration régionale, le Crans-Montana 2017 s’est attelé à traiter d’autres thématiques fondamentales, aussi diverses qu’intéressantes, à savoir la santé publique, les énergies renouvelables, la gestion des ressources naturelles et le rôle de la jeunesse et des femmes, mais pas que. La sécurité et la lutte contre les groupes terroristes sont un volet  primordial de la politique africaine du Royaume.

Coopération sécuritaire

En effet, la coopération sécuritaire engagée dans le cadre de la lutte antiterroriste et le «partage de l’expérience marocaine [en matière de politique religieuse] promouvant un islam médian modéré qui lutte contre l’idéologie de l’extrémisme et du repli sur soi (…) est particulièrement manifeste à travers la contribution du royaume aux opérations de maintien de la paix conduites sous la bannière des Nations Unies, et les initiatives de médiation qu’il mène pour le règlement des conflits par les moyens pacifiques.»

Et le témoignage du président centrafricain est édifiant à cet égard : Faustin-Archange Touadéra a exprimé, jeudi au siège de l’ONU à New York, ses remerciements au Roi Mohammed VI pour l’engagement du Maroc aux côtés de la République Centrafricaine. Même ton du côté d’Alpha Condé le Guinéen –qui a été reçu hier par le souverain- et Roch Marc Christian Kabore, le président burkinabé qui s’adressait au #FIAD2017 à Casablanca. Sans oublier la position constante de l’emblématique révérend Jesse Jackson, grande figure de la défense des droits civiques des Afro-Américains et président fondateur de Rainbow Push Coalition, présent à toutes les éditions du Crans Montana à Dakhla, dont il est une des figures de proue, qui a vivement salué «la contribution du Royaume au développement du continent africain.»

Avec le nouvel axe Rabat-Abuja qui se dessine à l’horizon et l’espace de la CEDEAO amené à s’agrandir et à se renforcer considérablement au lendemain de l’intégration (prévue) du Maroc, Dakhla, et par extension tout le Sahara marocain, se transforme concrètement en un maillon fondamental de l’intégration sous-régionale africaine et de toute la transformation géopolitique que connaît le continent.

 

Abdellah El HATTACH

Alpha Condé, ami du Maroc, élu nouveau Président de l’Union Africaine

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C’est le Président Tchadien Idris Derby qui en a fait l’annonce à la fin de son allocution d’ouverture du 28ème sommet ordinaire de l’Union Africaine. Alpha Condé, grand ami du Maroc, devient ainsi le 15ème président de l’UA succédant à Idriss Derby.

Médiateur heureux de la crise gambienne et soutenu par la CDEAO et le Maroc, Alpha Condé était parti favori pour la course à la Présidence de l’UA contre le candidat d’Alger  le nigérien Mahamadou Issoufou.

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Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de la Guinée.

Né le 4 mars 1938 à Boké, une ville située à 300 kilomètres de Conakry, en Basse Guinée, le professeur Alpha Condé est le premier président démocratiquement élu de l’histoire de la république de Guinée. Après le scrutin pluraliste du mois de 27 juin 2010, dont le second tour a eu lieu en novembre 2010, sous la présence de la communauté internationale, à travers un Groupe International de Contact mis en place, pendant la période transition militaire installée à la disparition du président Lansana Conté en 2008..

Universitaire diplômé de la faculté de droit de la Sorbonne et de l’Institut d’études politiques de Paris, a commencé par une carrière de professeur de droit public à l’université de la Sorbonne, à Paris. Arrivé en France à la fin des années 1950, où une décision familiale l’envoie faire ses études dans le sud de la France, le futur étudiant passionné de politique, devient rapidement une grande figure du monde estudiantin africain, à la tête de la puissante Feanf (Fédération des étudiants d’Afrique noire en France), creuset de la future élite africaine post indépendance. Homme politique, l’auteur de « La Guinée, Albanie de l’Afrique, ou néo colonie américaine » est resté un fervent militant de la cause africaine et de la lutte pour la démocratie sur le continent africain et dans son pays. Ce qui lui vaudra une condamnation à mort par contumace de l’ancien régime du président Ahmed Sékou Touré, après le débarquement du 22 novembre 1970 à Conakry attribué aux opposants guinéens armés, financés et soutenus par le Portugal.

Une autre élection capitale pour le Maroc: la présidence de la Commission de l’UA

Les 54 chefs d’État membres de l’institution panafricaine se pencheront également sur la désignation du nouveau président de la Commission de l’UA pour succéder à la Sud-africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma.

Cinq candidats sont en lice pour la succession de la présidente sortante de la Commission de l’UA

Outre l’Equato-Guinéen Agapito Mba Mokuy et la Botswanaise Pelonomi Venson-Moitoi déjà partant en juillet dernier, sont venus se joindre le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le Sénégalais Abdoulaye Bathily et la Kenyanne Amona Mohamed Jibril.

 

Nawfal Laarabi

 

L’ennemi juré de George Soros sous les verrous en Israël !

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Le milliardaire israélien Beny Steinmetz, surnommé le roi du diamant, a été arrêté par la police israélienne dans le cadre d’une affaire de corruption impliquant en Guinée le groupe minier Beny Steinmetz Group Resources (BSGR).

BSGR, dans un communiqué, fait état de cette arrestation et souligne que les allégations de versements de pots-de-vin et de corruption avancées dans cette affaire sont sans fondement.
BSGR précise aussi que l’investigation a été lancée à l’origine par la justice guinéenne, avec l’aide d’enquêteurs de la police aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Suisse. Le groupe, basé à Guernesey, présente Beny Steinmetz comme un « conseiller ».
En Guinée, le président Alpha Condé s’est lancé dans une entreprise de remise à plat du système des concessions minières dans son pays et cherche à savoir comment BSGR a obtenu en 2008 les droits d’exploitation d’un des plus importants gisements de minerai de fer au monde, à Simandou.
Un ancien ministre des Mines, Mahmoud Thiam, a été arrêté à New York la semaine dernière et est soupçonné d’avoir touché des pots-de-vin liés à l’exploitation minière dans son pays.