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Alexandre Djouhri

Macron, Tebboune complices contre le Maroc

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Emmanuel Macron, l’homme qui voulait être roi, chef de guerre et sauveur de l’Europe et du monde est plus que jamais seul face à ses échecs. Son arrogance est sa condescendance notoires couplées à sa fameuse diplomatie du «en même temps» a fini par rendre son pays, la France, totalement isolée, et pis brouillonne et aveugle. Dernier exemple en date, son pari perdu d’avance sur l’Algérie. Macron s’accroche à un régime en déliquescence pour camoufler la perte de son influence en Afrique et l’échec de sa stratégie Russe. Le président français a ainsi mobilisé toute son administration et ses services de renseignement pour piloter une campagne de communication du président algérien Abdelmajid Tebboune. A travers laquelle, il espère sauver la face et tenter de récupérer ses territoires d’influence perdus.

«Macron n’a rien sauvé du tout, ni le monde, ni l’Europe, pas même les apparences» écrit Thomas Dietrich sur le site d’information Le Media.

«Les incessants coups d’éclats et coups de com’ de Macron finissent comme autant de coups d’épées dans l’eau. Guerre en ukraine, proche-orient, Afrique… la France perd en influence sur tous les tableaux. Notre puissance moyenne est devenue une puissance médiocre, s’accrochant aux lambeaux de sa grandeur passée et reniant ses principes.» poursuit l’analyste.

«Macron semble mis de côté sur le grand échiquier du monde, et même dans son pré-carré africain, la France est aujourd’hui honnie par les populations locales ; nos soldats plient peu à peu bagages» écrit Le Media.

Des dizaines d’articles et d’analyses corroborent les propos de Thomas Dietrich sur l’isolement de Macron et de la France.

«Dans ce basculement du monde vers l’Asie, la France apparaît démunie.» affirme Marc Endeweld sur Le Monde Diplomatique. L’auteur décortique dans son analyse tous les échec de Macron depuis son élection :

  1. Sa stratégie indo-pacifique a donné lieu à l’humiliation de la France par le monde anglo-saxon.
  2. Sa gestion du dossier libyen et à force de gesticulations, il s’est lui-même isolé en Europe, divisant davantage le continent.
  3. Ses coups de com’ sur le dossier ukrainien sont un véritable camouflet. Russie et États-Unis imposent leur tempo diplomatique à la France et aux Européens.
  4. Son apposition à l’Allemagne sur la question de l’énergie, a révélé des divergences profondes et antagonismes économiques et stratégiques entre Paris et Berlin.
  5. Son appel à une défense européenne indépendante de l’Otan a tourné au ridicule par l’Allemagne qui se réarme unilatéralement et achète des avions F-35 aux États-Unis.
  6. L’intronisation par Macron du nouveau dirigeant tchadien contournant la constitution du pays a décrédibilisé tout la propagande française sur la démocratie vis-avis les autres pays de l’Afrique centrale et du Sahel.

Macron-Tebbounne, l’axe du mal

C’est un secret de polichinelle que Macron a financé sa campagne en Algérie. Une enquête de Off-Investigation ont documenté les origines de l’argent liquide venu d’Algérie qui était apparue au coeur de sa campagne de 2017.  « Macron, c’est un pote. Je lui ai filé 18 millions d’euros. » a déclaré Alexandre Djouhri. Le fils de ce dernier, Germain, est marié à la fille de l’oligarque russe Sergueï Niyzov.

L’enquête du média est arrivée à la conclusion que le président français aurait bénéficié, lors de son accession au pouvoir, du soutien discret d’un certain nombre d’oligarques algériens et d’intermédiaires utiles entre les deux pays historiquement liés aux gros bonnets de l’armée.

L’argent trouble du pouvoir algérien qui a permis au Président français de financer sa campagne explique cet étrange et inhabituelle complicité entre Emmanuel Macron et Abdelmajid Tebboune.

« Nous avons une certaine complicité » avec le chef de l’Etat français, a déclaré le président algérien dans un entretien avec Le Figaro, dans son édition de vendredi 30 décembre.

« Je vois en lui l’incarnation d’une nouvelle génération qui peut sauver les relations entre nos deux pays. Nous avons une amitié réciproque. Certes, nous avons eu, lui comme moi, des formules malheureuses, mais c’est la première fois, me semble-t-il, qu’il y a une telle relation de confiance entre nos deux pays. » s’est félicité Tebboune.

Cette déclaration d’amour de Tebboune Et Macron est l’aboutissement «d’une opération de communication qui a été préparée, élaborée et peaufinée par Paris et Alger» révèle en exclusivité Maghreb Intelligence.

«Bien avant sa publication, cette interview a été préparée, relue et annotée par des conseillers diplomatiques du Quai d’Orsay à Paris et elle a fait l’objet de plusieurs échanges entre la DGSE, le renseignement extérieur français, et les services secrets algériens» précise la même source.

«C’est la première fois qu’un président algérien se plie à un exercice de communication qui lui a été proposé et préparé par des officines françaises dans le but de satisfaire un agenda commun aux deux pays, à savoir l’Algérie et la France» souligne Maghreb Intelligence.

A la lecture de l’interview et de son traitement médiatique, les intentions de Bernard Émié, patron des services de renseignements français la DGSE sont clairs :

  1. Arracher une forme d’alliance de circonstance entre Paris et Alger au sujet du Sahel et une position hostile de l’Algérie contre la présence des troupes russes de Wagner dans la région. ( lire l’article RFI : Milice Wagner au Sahel: de l’argent qui serait plus utile dans le développement, selon le président Tebboune.
  2. Jeter un os à l’opinion publique algérienne sur une supposée affirmation du colonisé face au colonisateur. ( lire l’article TV5 Monde : Abdelmadjid Tebboune : «La France doit se libérer de son complexe de colonisateur et l’Algérie, de son complexe de colonisé»
  3. Confirmer la naissance de l’axe Paris-Alger et la mort de l’axe Rabat-Paris. ( Lire l’article du Figaro : Macron et Tebboune pour une «nouvelle dynamique irréversible» entre la France et l’Algérie
  4. Préparer le terrain à la visite d’Abdelmadjid Tebboune à Paris au début de l’année 2023.  ( Lire l’article de Maghreb Intelligence : L’interview de Tebboune au Figaro relue et annotée par des conseillers français.
  5. Décrocher un soutien publique de l’Algérie à Macron plus que jamais isolé sur la scène international.
  6. Préparer un probable redéploiement de l’armée française au Maghreb et au Sahel.

L’interview du Figaro, journal particulièrement fidèle à la Macronie, a mis au grand jour l’insanité d’Abdelmajid Tebboun quand il a déclaré que « Les Algériens devraient avoir des visas de 132 ans ». Le président algérien confirme par cette ridicule déclaration que son pays est toujours sous occupation française.

Pour confirmer l’alignement de l’axe Paris-Alger contre Rabat, Tebboune aidé par les scripts de la DGSE n’ont pas raté l’occasion pour attaquer le Maroc en comparant l’invasion de la Russie en Ukraine au dossier de la Palestine et du Sahara Marocain.

Il est on ne peut plus clair que la France d’Emmanuel Macron a choisi son allié pour la région au dépend de son partenaire historique, le Maroc. Il est à noter, la véritable nation qui a affiché clairement et sérieusement son indépendance par rapport au diktat d’un jeune illuminé, tout en refusant de se prêter à servir, dans une attitude de soumission et de démission complaisante, un dessein destructeur.

«Comme souvent avec le président français, le théâtre est de mise», rappelle Marc Endeweld. Après les haussements de ton, les gesticulations, les coups de Com’, Macron se heurte systématiquement et sèchement à la dure réalité : « La France, une puissance moyenne est devenue une puissance médiocre, s’accrochant aux lambeaux de sa grandeur passée, reniant ses principes et tournant le dos à ses vrais alliés».