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Ahmed Reda Chami

Programme de privatisation : La dream Team de Mohammed VI

Le roi Mohammed VI a choisi la dream team qui a va être en charge de la mise en oeuvre du programme de privatisation annoncé en 2018. Une dream team composée de femmes et d’hommes qui ont tous un point commun : la discrétion et le sérieux. S’agit-il d’un signal aux différents responsables réputés pour leur médiocrité et leur incompétence à la veille d’un séisme politique salutaire ?

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Aziz Akhannouch vire ESL et choisit Cambre Associates, le défenseur des pollueurs

Après les multiples déboires de la diplomatie marocaine sur plusieurs dossiers, notamment ceux liés au secteur de la Pêche ainsi que les péripéties inhérentes aux décisions et contre-décisions de la Cour européenne de Justice et leurs répercussions sur les orientations souveraines du Maroc, Aziz Akhannouch et Nasser Bourita avaient formellement exprimé à leurs interlocuteurs européens la nécessité de réfléchir à une nouvelle approche, une nouvelle plateforme à même de gérer les relations bilatérales entre les deux parties pour éviter, à l’avenir, que les rapports politiques et économiques entre Rabat et Bruxelles ne soient menacés par une quelconque velléité judiciaire. Mais le manque de cohésion et d’homogénéité dans les relations entre nos ministres et les différentes parties intervenant dans ce dossier sensible, ainsi que l’excès de précipitation dans la prise de certaines décisions et le manque de constance avec nos partenaires internationaux, risquent de faire capoter tous les acquis du Maroc. Pour preuve, en moins de deux ans, le Maroc a changé à trois reprises le cabinet de lobbying en charge d’accompagner la diplomatie marocaine dans le sérail européen. Le dernier chamboulement en date, le débarquement de ESL & Network European Affairs au profit du très controversé Cambre Associates nous apprend Maghreb Confidentiel dans le dernier numéro de sa lettre hebdomadaire. Cette inconstance, si elle est révélatrice d’une fébrilité de notre exécutif, elle est surtout annonciatrice d’un conflit au sein de ce dernier.

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Accord de pêche : le 27 février, ça passe ou ça casse

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A une semaine jour pour jour du rendu de l’arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne concernant la validité de l’accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc, les ministres de l’Agriculture et de la Pêche de l’UE réunis en consilium, lundi à Bruxelles, ont donné mandat à la Commission européenne pour négocier un nouvel accord de pêche avec Rabat. Pourquoi un nouvel accord de pêche alors que la Cour européenne n’a pas encore statué sur l’actuel texte ?

Si pour Bruxelles l’enjeu est avant tout économique, avec le risque d’un grand manque à gagner pour les milliers de familles de pêcheurs européens concernés par l’accord, pour Rabat le défi est d’ordre géopolitique. En cas d’invalidation de l’actuel accord, qui arrive à terme en juillet 2018, il ne sera plus possible pour les embarcations européennes de pêcher au large des côtes du Sahara marocain.

Car, pour dire les choses d’une manière transparente, la Cour européenne est en train de statuer sur la souveraineté du Maroc sur ses eaux territoriales méridionales mettant ainsi en équation notre intégrité territoriale. D’où le principal défi pour le royaume : tout arrêt de la Cour du Luxembourg allant dans le sens du réquisitoire du procureur général, qui a plaidé en vue d’invalider l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE, constituera un précédent juridique pouvant avoir des répercussions sur les équilibres géopolitiques non seulement au niveau des deux rives de la méditerranée mais sur les relations multilatérales de tout un ensemble de blocs régionaux en rapport avec le Maroc et l’Union européenne.

Il faut reconnaître que l’avis du procureur général avait suscité de nombreuses réactions de part et d’autre. Si Bruxelles n’a eu de cesse de qualifier le Maroc comme «partenaire stratégique», elle s’est retrouvée impuissante face à la recommandation du parquet européen qui s’est clairement exprimé contre les intérêts supérieurs du royaume.

Lors de leur déplacement express à Bruxelles il y a quelques semaines, Aziz Akhannouch et Nasser Bourita avaient formellement exprimé à leurs interlocuteurs européens la nécessité de réfléchir à une nouvelle plateforme de relations bilatérales sur le dossier de la pêche qui ne serait pas menacée par une quelconque velléité judiciaire. A ce titre, il était question de renouveler l’instrument de négociation mais après l’arrêt de la cour européenne, pas avant. Surtout que le support sectoriel prévu par le protocole actuel a, en tant qu’appui à la stratégie nationale marocaine de développement du secteur de la pêche, bénéficié à toutes les régions couvertes par l’accord, et notamment aux parties européennes.

De plus, si les bateaux européens accèdent à la zone de pêche sud du Maroc en échange d’une enveloppe de 40 millions d’euros versés conjointement par l’UE et les armateurs, les deux grandes régions méridionales du royaume formant le Sahara marocain concentrent les deux-tiers de l’enveloppe totale de cet appui, soit environ 37 millions d’euros, ce qui constitue un retour sur investissement davantage bénéficiaire pour l’UE que pour le Maroc en raison de son impact direct sur les milliers de pêcheurs européens actifs sur cette zone.

De même, l’évaluation de l’actuel protocole est également parfaitement avantageuse à la population locale au Sahara marocain, il est donc important de permettre un début rapide des négociations mais après la date fatidique du 27 février. Sauf si les gouvernements européens sont persuadés que l’arrêt de mardi prochain sera sans conteste en défaveur du Maroc : peut-être est-ce là une façon diplomatique à eux d’amortir l’onde de choc qu’aura la décision judiciaire sur les relations maroco-européennes, ou c’est peut-être le résultat du travail des lobbyistes, payés par Rabat, qui ont pondu cette stratégie en vue d’anticiper toute crise future avec Bruxelles. Mais à notre avis, la meilleure manière de gérer les crises, quelles que soient leur virulence, est de faire preuve de transparence et de franchise vis-à-vis du citoyen, et respecter son intelligence. Le contribuable doit être informé, initié, pour qu’il puisse absorber toute onde de choc et se mobiliser aux côtés des pouvoirs publics en cas de force majeure.

Car le vrai risque aujourd’hui est de voir la Cour de justice de l’Union européenne aller à l’encontre des intérêts souverains du Maroc, notamment concernant son intégrité territoriale; et dans ce cas d’espèce Bruxelles sera dira impuissante devant une «décision judiciaire indépendante.» L’autre risque est de voir cette décision faire jurisprudence et impacter, par ricochet, d’autres secteurs régaliens.
Le Maroc a engagé à coups de millions de dirhams des cabinets de lobbying de renom pour défendre ce dossier auprès de l’exécutif européen. Mais sans résultat tangible jusqu’à présent. Nasser Bourita, qui a décidé, sur recommandation de Ahmed Réda Chami, de mettre fin à la mission du cabinet britannique GPlus, en a engagé un autre, ESL & Network European Affairs, représentée par Najwa El Haité, qui n’est autre que la nièce de Hakima El Haité, ministre tombée en disgrâce.

D’ailleurs, Brahim Fassi-Fihri, patron de l’Institut Amadeus, avait fait un grand travail de lobbying pour introduire le cabinet parisien dans la sphère de la COP22 organisée au Maroc en 2016, au détriment de PublicisLive du marocain Richard Attias. Aujourd’hui, ESL & Network European Affairs a renforcé ses équipes au Maroc en s’attachant les services de l’ancien ministre Driss Benhima (débarqué de la direction de la RAM il y a deux ans exactement) en qualité de Senior advisor. Mais tout ce beau monde pour quoi faire et pour quel effet si la décision finale relève exclusivement de la sphère judiciaire ?

En outre, nous nous interrogeons légitimement comment ce cabinet, qui a réussi à organiser une importante réunion d’armateurs européens à Dakhla (1), qui a validé une étude de qualité laquelle a servi de document de référence pour la Commission européenne, puis a influencé des leaders d’opinions européens (2) (3) et israéliens (4) qui ont publié durant les mois de janvier et février une série de tribunes en faveur du Maroc, n’a pas été recruté avant 2014 ? Pourquoi notre diplomatie s’applique-t-elle toujours à jouer aux pompiers ? Alors qu’on peut aisément arriver à défendre nos idées et nos intérêts de manière structurée et éviter de fragiliser la position marocaine.

Le Maroc défend les intérêts économiques et géopolitiques de l’Union européenne mais ne communique pas sur le combat juridique que mènent les ennemis de la nation. Rabat a d’ailleurs laissé faire le dénommé Erik Hagen qui reçoit plus de financement algérien que le Polisario lui-même, pour jouer sur la sémantique et introduire la notion de «ressources naturelles» dans le débat diplomatique et juridique. Une expression qui trouve traditionnellement échos chez les organisations internationales.

D’où l’importance de trouver une issue politique à la question et de garantir la continuité et la sécurité juridique de l’industrie du secteur. A l’expiration de l’actuel protocole, Rabat devra faire preuve de vigilance : mieux vaudra ne rien signer que de s’engager sur un accord qui grève notre souveraineté nationale. Car en tout état de cause, et en termes de marchés, le Maroc dispose de débouchés sur les quatre coins de la planète : Chine, Russie, Japon; en revanche, si l’accord n’est pas renouvelé ou si la Cour européenne venait à suivre les recommandations de son procureur général, c’est certainement la partie européenne qui sera lésée.


Références :

(1) Fish Information services | Euro-Moroccan commission relies on favorable ruling by CJEU on EU-Morocco fishing agreement

(2) New Europe | EU Risks falling into turbulent waters if EU court invalidates EU-Morocco fisheries deal

(3) Eureporter | #EU – #Morocco Fisheries Agreement is beneficial for both sides, says human rights group

(4) European Jewish Press | The fate of a fisheries agreement between Morocco and the European Union could have repercussions for Israel.

A quoi servent-ils ?

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Il y a un an déjà, après l’échéance de l’arrêt de la Cour de justice européenne en 2017, le ministère marocain de l’Agriculture et de la Pêche Maritime sommait l’Union européenne d’honorer ses engagements et de ne pas mettre de barrière à l’entrée des produits marocains sur l’espace européen conformément aux accords et réglementations en vigueur. Nous aurions cru que la virulence du ton utilisée par les autorités marocaines à l’époque allait imposer à Bruxelles une révision de ses positions vis-à-vis de Rabat vers plus de Realpolitik. Tel ne fut pas le cas. Un an plus tard, et malgré la mise en place de canaux d’échanges d’apparence plus solides entre les deux parties, voilà que l’avocat général près la Cour européenne de Justice, Melchior Wathelet, qui, dans un avis juridique adressé à la Cour, estime que «le peuple du Sahara occidental a le droit à l’autodétermination et à la souveraineté sur les ressources naturelles de cette région» et, de ce fait l’«accord de pêche entre l’Union européenne et le Maroc devrait être déclaré invalide parce qu’il concerne la région du Sahara occidental.»

Tout semble créditer que depuis la publication d’une étude interne à Bruxelles estimant que 75% des impacts socio-économiques de l’accord de pêche sont au bénéfice des régions de Dakhla-Oued Eddahab et de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, les responsables marocains se sont endormis sur leurs lauriers croyant, à tort, que le dossier était définitivement réglé en notre faveur. C’est mal connaître les entourloupes d’Alger par Polisario interposé.

Il ne faut pas se voiler la face. Quand l’avocat général de la Cour européenne de Justice donne un «avis juridique» il le fait sur la base de trois éléments : 1) Il est, de jure, acteur et témoin du procès : ce qui signifie qu’il n’est ni autonome ni indépendant. Il relève directement du parquet général de la Cour qui est un bras politique de la Commission européenne. On se demande quel a été le rôle de l’ambassadeur du Maroc, Ahmed Reda Chami, en vue d’éviter la publication d’un tel avis juridique qui est tout sauf objectif ? Si un diplomate ne peut certes pas interférer dans un processus judiciaire, il a par contre toute la latitude, voire le devoir, d’user de son poids politique et de son influence pour empêcher cela ; 2) L’avocat général assiste aux plaidoiries et interroge les parties avant de préparer ses conclusions : en d’autres termes son «avis juridique» n’a certainement pas du surprendre ces «parties», en l’occurrence le ministère marocain des Affaires étrangères et celui de l’Agriculture et de la Pêche maritime qui devaient s’attendre à ces conclusions. Où ont donc failli Nasser Bourita et Aziz Akhannouch ? Un manque d’anticipation ? Un laisser-aller ? Ou bien ont-ils juste succombé aux chants des sirènes d’une Federica Mogherini spécialiste en la matière ? Ce qui est sûr, c’est que les deux ministres avaient largement le temps de prévoir ce coup bas sachant qu’il n’est pas le premier du genre. Les réactions conciliantes de Bruxelles et leur double langage nous induisent souvent en erreur, sachant que Rabat la joue fair-play en étant le bon élève qui collabore en toute transparence dans la lutte antiterroriste et la migration ; 3) Considéré, de facto, et selon la littérature juridique usitée en la circonstance comme un «témoin de l’Histoire», l’avocat général présente ses conclusions à la Cour en séance plénière et propose une solution à donner l’affaire : il est vrai que les juges ne sont nullement tenus de le suivre mais ils le suivent dans la majorité des cas. D’où l’importance de lobbyer en amont, à son niveau, bien avant les délibérations. A son niveau et à celui des 27 gouvernements composant l’Union européenne qui peuvent influer sur la décision politique avant qu’elle ne relève du judiciaire pur. La responsabilité du chef de la diplomatie et de nos missions diplomatiques en Europe est donc clairement engagée, ainsi que celle de nos alliés européens et lobbyistes attitrés, tels les Miguel Angel Moratinos, Ana Palacio ou encore Hubert Vedrine.

Car on ne peut pas se limiter à l’exercice simpliste de pointer du doigt le procureur Melchior Wathelet. Cet ex-président de la Wallonie et ancien ministre de la Justice de Belgique est connu pour être acquis à la cause des adversaires de notre intégrité territoriale. Notre rôle, celui de notre diplomatie, est de savoir pourquoi cet acharnement et d’y remédier. D’imposer à la Commission européenne un cadre qui respecterait les accords signés entre Rabat et Bruxelles et qui ne soit pas à la merci du premier magistrat dont les convictions politiques sont contraires à celles de l’une ou de l’autre des parties.

Quand en décembre 2016 l’avis de ce même procureur donnait lieu à un arrêt de la Cour européenne de justice qui a déterminé, dans une atteinte flagrante aux intérêts du Maroc, que les accords de l’Union européenne pour des relations plus étroites et des échanges commerciaux avec le Maroc «ne devaient pas s’appliquer au Sahara occidental», on a eu droit à une réaction des plus virulentes du département de Aziz Akhannouch. Pourquoi ce dernier s’est-il subitement tu alors que les mêmes causes ont donné lieu aux mêmes effets ? Pourquoi Nasser Bourita, d’habitude très prolixe sur des sujets plus ou moins importants, ne s’est-il pas fendu d’un communiqué au vitriol contre l’attitude irresponsable de Bruxelles ? Au moins pour la forme. Doit-on encore, et pour une énième fois, attendre le jugement définitif de la Cour pour crier au scandale et remettre les pendules à zéro avec la Commission européenne ?

C’est aujourd’hui ou jamais que le Maroc doit imposer le départ de Melchior Wathelet comme condition sine qua non de la poursuite de toute négociation sur le sujet à l’instar de la position ferme et irréversible prise par le royaume quant à la mission de l’ancien envoyé personnel des Nations Unies pour le Sahara, Christopher Ross, considéré par Rabat persona non grata.

Valyans fait le job pour Mounia Boucetta : la ministre de la coopération internationale sur les traces de Lamia Boutaleb

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Dans le gouvernement El Othmani, un scandale peut en cacher un autre. Alors que le ministre du Tourisme, Mohamed Sajid, remue tout son réseau d’influence pour faire taire les informations relatives au scandale dit de Southbridge qui a éclaboussé le département ministériel dont Lamia Boutaleb a la tutelle aux côtés du secrétaire général de l’Union constitutionnelle et ancien maire de Casablanca, et mettant en scène l’homme d’affaires Hassan Belkhayat, membre du bureau politique du RNI, voilà qu’un autre gros scandale fait émersion : il met en cause la secrétaire d’Etat à la coopération internationale, Mounia Boucetta, bras droit de Nasser Bourita et collègue de Lamia Boutaleb dans l’équipe d’El Othmani.

Si Lamia Boutaleb a commandé , pour 13 millions de dirhams, à la société nouvellement créée Southbridge, propriété de Hassan Belkhayat, membre de la majorité gouvernementale, une étude d’ajustement de la Vision touristique 2020 (ce qu’est empressé Mohamed Sajid de démentir sans convaincre), voilà qu’une autre entité, Valyans Consulting, plus connue celle-là, vient en aide à Mounia Bouceta, pour lui concocter une étude sur les accords signés par le Maroc avec les pays africains.

Mounia Boucetta, qui a effectué en juillet dernier une tournée africaine à la tête d’une forte délégation, et qui l’a conduite entre autres en Ethiopie, au Rwanda, en Tanzanie, à Madagascar, en Zambie, en Guinée et au Sénégal, devait remettre un rapport sur l’état d’avancement des projets lancés par Mohammed VI dans ces pays.

Mais au lieu de plancher elle-même sur la rédaction de ce rapport très confidentiel (car destiné au Roi en personne), aidée bien sûr par les cadres de son administration, de ceux de l’AMCI et de tout le réseau diplomatique marocain en Afrique qui est mis à sa disposition, la ministre a préféré sous-traiter cette opération de sécurité nationale et offrir, sur un  plateau d’or -en plus des 3 millions de dirhams de rémunération que touchera le Valyans Consulting, tout le fruit d’une stratégie chiffrée au détail près, les contacts, le contenu des négociations, les deals et autres contrats diplomatiques, économiques et militaires portés par le Maroc.

Valyans Consulting, qui est un acteur économique en Afrique, a eu accès, unilatéralement et d’une manière exclusive, à des sujets sensibles et stratégiques et à l’intégralité du contenu de tout l’effort consenti par le royaume en Afrique.

Car quand Valyans audite ces projets, le Cabinet de consulting cher à Mounia Boucetta bénéficie ainsi d’un accès direct décideurs des pays africains et s’exprime au nom du royaume du Maroc, ce qui constitue un privilège inestimable pour son développement commercial propre.

Valyans et Mounia Boucetta, une vieille histoire d’amour

Quand Ahmed Réda Chami officiait à la tête du ministère du Commerce et de l’Industrie, Mounia Boucetta dirigeait le secrétariat général du département. Durant tout son mandat à ce poste stratégique, l’actuelle secrétaire d’Etat à la coopération internationale, avait l’habitude de sous-traiter à Valyans des projets du ministère, évalués à l’époque à quelque 120 millions de dirhams.

La nomination de Moulay Hafid Elalamy à la tête du département du Commerce et de l’Industrie viendra mettre un terme à la collaboration du ministère avec Valyans Consulting. Surtout quand le nouveau ministre mettra la main sur une étude payée rubis sur ongle par son administration à Valyans laquelle vendra sans vergogne le même document à la CGEM, ce qui mettra hors de lui MHE qui décidera de stopper net toute relation avec le Cabinet conseil, ce qui ne fera pas pour arranger la relation déjà tendue entre le ministre et Miriem Bensalah Chaqroun.

De retour aux affaires publiques, Mounia Boucetta perpétue sa manière de faire et reconduit son style de management hérité de ses pratiques au ministère de l’Industrie du temps de Ahmed Réda Chami. Elle n’oublie pas au passage de penser à ses anciens amis de Valyans auxquels elle livre un projet de choix, sensible, un projet stratégique pour le Maroc et ses intérêts supérieurs.

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