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Abu Dhabi - Page 2

FRMF : Mohammed Makrouf, conseiller de Lakjaa, en flagrant délit de cumul de fonctions et de conflit d’intérêt

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Mohammed Makrouf, le conseiller du président de la Fédération royale marocaine de football, Faouzi Lakjaa, et son porte-parole, a été pris aujourd’hui en flagrant délit de cumul de fonctions, chose qu’il a toujours niée.

Longtemps pointé du doigt par certains médias de violer la loi en cumulant ses fonctions de conseiller du président de la FRMF avec celles de correspondant de la chaîne sportive emiratie AD SPORT, Mohammed Makrouf a, durant plusieurs mois, fait profil bas pour faire taire ces accusations.

Mais pas de bol, aujourd’hui, samedi 12 juillet 2017, il est apparu sur la chaine […] en tant qu’analyste de la station pour le compte de la rencontre qui opposera demain dimanche le Real Madrid au FC Barcelone dans le cadre de la Super Coupe d’Espagne.

Mohammed Makrouf est sur linkedin Directeur Adjoint des programmes à Abu Dhabi Sports

La loi marocaine et les statuts de la FRMF interdisent formellement les cumuls de fonction de cette nature.

La balle est désormais dans le camp de Faouzi Lakjaa qui est appelé à trancher dans ce cas d’espèce caractérisé de conflit d’intérêt flagrant sachant que c’est Mohammed Makrouf qui a négocié les droits de retransmission de la Botola Pro avec la chaine émiratie Abu Dhabi Sport AD SPORT.

 

LE1

Libye : Quand Macron récupère l’Accord de Skhirat et agace l’Italie

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Rien ne va plus entre Rome et Paris, et pour cause. La France joue les missi dominici dans le dossier libyen, historiquement chasse gardée de l’Italie, laissant sur la touche le gouvernement Renzi. Ni l’Italie, ancienne puissance coloniale, ni le Maroc, qui a accueilli les négociations et l’Accord de Skhirat, n’ont été conviés au sommet tripartite du Château de La Celle Saint-Cloud le 25 juillet dernier ayant réuni autour du président français Emmanuel Macron, le premier ministre libyen Fayez el-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar commandant en chef de l’Armée nationale libyenne.


Le 25 juillet 2017, une réunion interlibyenne sous l’égide du gouvernement français se tient au Château de La Celle Saint-Cloud, en présence du président français, Emmanuel Macron, et du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. La réunion se conclut par la signature d’un accord entre Fayez el-Sarraj, premier ministre libyen et le maréchal Haftar qui s’engagent à un cessez-le-feu en Libye.

Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés une première fois le 2 mai dernier à Abu Dhabi sous la houlette du prince héritier Mohammed Ben Zayed. Les deux protagonistes avaient annoncé la publication prochaine d’un communiqué sur un accord conjoint. C’est ce qui a été fait trois semaines plus tard au Château de La Celle Saint-Cloud dans la banlieue de Paris, là même où ont eu lieu en novembre 1955 les discussions sur les accords d’indépendance du Maroc entre le Sultan Mohamed V et Antoine Pinay, ministre des Affaires étrangères français.

En ne conviant ni l’Italie ni le Maroc à cette réunion tripartite, Emmanuel Macron fait preuve d’une condescendance envers ces deux pays-clés dans le processus de paix en Libye, les rétrogradant à un rôle de seconde zone.
Car au cas où le Maroc perdait la main sur le dossier libyen, ce sont aussi ses intérêts géopolitiques et militaires qui pourraient se trouver menacés, sachant qu’entre la frontière libyenne Ouest et la frontière Est du Maroc il n’y a qu’un canal désertique incontrôlable qui traverse l’Algérie et qui lie les deux pays. Rabat ne pourrait accepter voir se déverser au Maroc les hordes de terroristes chassés de Mossoul et de Syrie vers la Libye.

De même pour l’Italie qui paie le plus lourd tribut en terme d’immigration clandestine au départ de la Libye vers l’Europe. Le déclin économique de l’Italie impose à Rome de garder son influence sur le voisin libyen du Sud et notamment le champion italien de l’énergie ENI qui risque de perdre un marché historique colossal au profit de Total.

ENI, vecteur d’investissement et de «diplomatie du gaz», est la plus grande société d’exploitation en Libye, emploie des milliers de salariés locaux et fournit de l’électricité presque exclusivement dans le pays. La société a un rôle particulier de stabilisation dans la crise migratoire. Une interférence de Paris menacerait la sécurité nationale de l’Italie.

LE1

Trump enfonce le Qatar, Macron propose ses bons offices

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Depuis que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ont rompu les relations avec le Qatar il y a 48 heures, créant par-là la pire crise diplomatique qui a frappé les États arabes du Golfe depuis des décennies, les yeux étaient braqués sur la Maison Blanche pour connaître la position des Etats-Unis. Le président Donald Trump semble avoir donné raison à la décision de certains pays du Golfe de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, cet important allié américain. En revanche, le président français Emmanuel Macron, se propose en missi dominici.

«Au cours de mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il n’y avait plus de place pour le financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar», a-t-il tweeté.

Le tweet pourrait poser des difficultés aux États-Unis pour expliquer pourquoi le Qatar demeure l’hôte de la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base.

Les trois pays du Golfe et l’Égypte accusent le Qatar de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Le Qatar – qui partage sa seule frontière terrestre avec l’Arabie Saoudite – a rejeté ces accusations, les qualifiant d’«injustifiées» et «sans fondement».

Les citoyens du Qatar ont été informés qu’ils ont 14 jours pour quitter l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahrein, et ces trois pays ont également interdit à leurs propres citoyens d’entrer au Qatar. Pour leur part, le Yémen et les Maldives ont également réduit leurs liens avec le Qatar.

La profonde crise entre les alliés du Golfe les plus proches de Washington pourrait perturber les efforts des États-Unis pour lutter contre DAECH, surtout que ces pays forment ensemble la coalition dirigée par Washington contre ce groupe extrémiste et c’est le Qatar qui accueille la base aérienne américaine As-Sayliyah Army Base, dite Al-Udeid, qui se trouve être le principal centre interrégional pour les missions aériennes stratégiques et de coordination de toutes les opérations aériennes. Le Secrétaire américain à la Défense,James Mattis, a estimé que cette crise ne perturberait pas cette coopération militaire. D’ailleurs, au de son voyage le mois dernier au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré que les relations américaines avec le Qatar étaient «extrêmement bonnes».

Macron à la rescousse

Voyant la crise s’amplifier et éventuellement évoluer vers des situations de non-retour, le président français, Emmanuel Macron, en véritable chef de guerre et commandant en chef des armées de son pays, a décroché son téléphone et appelé l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, pour proposer une possible mission de bons offices entre Doha d’une part et Ryadh, Abu Dhabi, Manama et Le Caire, d’autre part.

La France, qui est liée au Qatar par un Accord militaire de Défense, accueille, principalement via le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), des investissements très importants dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier, du sport et des médias, ainsi que des participations dans les fleurons de l’économie française, à l’instar de Lagardère, EADS, Vinci, Veolia Environnement, Total, Vivendi, Orange etc. Outre le Paris Saint Germain, les investisseurs qataris, entre autres l’opérateur étatique Katara Hospitality, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, possèdent entièrement ou en partie de grands hôtels de luxe en France, parmi lesquels l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel Palais de la Méditerranée à Nice, l’hôtel Concorde Lafayette à Paris, l’hôtel du Louvre à Paris, l’hôtel Raffles – Royal Monceau à Paris, l’hôtel Peninsula à Paris, l’hôtel Majestic Barrière à Cannes, l’hôtel Gray d’Albion à Cannes, l’hôtel Carlton de Cannes ou encore le lido à Paris.

La France, qui demeure l’une des premières cibles pour les investissements massifs du Qatar au niveau international, ne peut pas rester indifférente à l’embargo imposé à ce dernier car il va de milliers d’emplois qui risquent de s’évaporer en cas d’escalade. Malgré des appels à la suppression des avantages fiscaux du Qatar en France, exprimés par le ministre français de la justice, François Bayrou, cette affaire reste pour Paris une question de sécurité nationale. Et Emmanuel Macron en est conscient. Il s’agira donc pour la diplomatie française, et pour le président français, de mener une vraie course contre la montre pour tenter d’éteindre ce feu naissant et éviter qu’il se propage. On peut dire qu’il s’agit pour Macron sa première grosse épreuve, en ce sens qu’il est question d’un sujet de politique étrangère qui a un impact direct sur l’économie du pays.

 

LE1

Trump nomme un sioniste en Israël et une milliardaire aristocrate au Vatican, Ryadh toujours sans ambassadeur

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Quelques jours avant la visite de Donald Trump au Vatican, en Israël et en Arabie saoudite, dans lesquels le poste d’ambassadeur des Etats-Unis est vacant depuis plusieurs mois, Washington tente de combler ce vide en accélérant les procédures d’accréditation. Si les missions américaines à Tel-Aviv et au Saint-Siège ont été vite pourvues, Ryadh demeure sans ambassadeur ce qui soulève moult interrogations dans les chancelleries de la région.

 

Désigné en décembre 2016 en qualité d’ambassadeur des Etats-Unis en Israël et d’Envoyé spécial du président Trump auprès de l’Etat hébreux, David Friedman, qui a obtenu le feu vert du Congrès américain pour rejoindre ses nouvelles fonctions, a remis hier, le jour de la commémoration du 69ème anniversaire de la Nakba, ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin.

De confession juive orthodoxe, David Friedman est le fils de l’ancien Grand rabbin de New York et membre émérite du Congrès sioniste mondial, Rabbi Morris Friedman. Parlant couramment le hébreu, il est aussi un fervent défenseur de la colonisation et de l’annexion par Israël des territoires palestiniens sous occupation.

David Friedman est un membre influent de l’American Friends of Bet El Institutions, une organisation qui milite contre la solution des deux Etats (Palestine et Israël) et donatrice de 2 millions de dollars annuels à la colonie Bet El en Palestine occupée.

Cet avocat d’affaires de 59 ans, spécialiste des banqueroutes, est considéré comme un faucon relevant de l’aile droite du parti républicain qui ne cesse de faire campagne pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte d’Al-Qods. D’ailleurs, dès sa prise de fonction, il s’est empressé d’aller se recueillir sur le Mur des Lamentations, haut lieu du Judaïsme.

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Autre urgence, le poste sensible d’ambassadeur des Etats-Unis au Vatican doit être pourvu avant la visite officielle de Trump au Saint-Siège pour y rencontrer le Pape François. Le choix s’est porté sur Callista Gingrich, épouse de l’ancien président républicain de la Chambre des représentants auprès duquel elle a fait campagne pour son investiture à la primaire du Parti républicain à l’élection présidentielle américaine de 2012. Femme d’influence, elle est la présidente de Gingrich Productions, une société de multimédias et de communication basée à Washington DC qui produit des documentaires et des films institutionnels pour le gouvernement américain.

Callista Gingrich nouvelle ambassadrice des USA au Vatican avec son mari l’ancien président républicain de la Chambre des représentants

En revanche, il n’y a toujours pas d’ambassadeur (ni de nomination en vue) pour la mission américaine en Arabie saoudite alors que Donald Trump compte réunir à Ryadh un soi-disant «axe sunnite composé de pays arabo-islamiques afin de contrer l’hégémonie iranienne.» Les autorités saoudiennes, qui vont accueillir ce forum unique en son genre, ne comprennent pas pourquoi Washington tarde à nommer un ambassadeur chez eux alors que, paradoxalement, chez le voisin émirati, à Abu Dhabi, l’ambassadrice Barbara Leaf n’a pas bougé depuis 2014. Est-ce un choix stratégique ou juste une saute d’humeur de la part de Trump?

Si l’on voit les égards avec lesquels le président américain a reçu, lundi, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd al-Nahyane, et les éloges qu’il n’a pas tari sur le numéro 2 de l’Etat des émirats arabes unis, on saisit l’importance de l’axe Washington-Abu Dhabi chez les stratèges du Département d’Etat américain et du Conseil de la Sécurité nationale.

D’ailleurs, Mohammed Ben Zayd a eu de longs entretiens avec le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, et le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec lesquels il a passé en revue la préparation du Sommet de Ryadh où sont attendus quelque 50 pays islamiques.

Abdellah EL HATTACH

INEDIT : Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite en «conclave» #خلوة_العزم

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Hier mardi, a débuté à Abu Dhabi, un Conclave (retraite conjointe) inédit entre les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite sous le nom de «Conclave de la détermination» , avec la participation de plus de 150 représentants des deux gouvernements et un certain nombre d’experts dans divers secteurs public et privé des deux pays.

Le «Conclave de la détermination» est la première activité du Conseil de coordination saoudo-émirati institué en mai 2016 à Djeddah, en présence du Roi Salmane Ben Abdelaziz d’Arabie Saoudite, et de Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi et Vice-Commandant suprême des forces armées des E.A.U.

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Le but annoncé de ce « Conclave de la détermination » est « la mise en œuvre des termes de l’accord signé entre les deux pays pour la création d’un Conseil de coordination entre les deux pays, ainsi qu’une feuille de route, à long terme, qui s’érigera en modèle idoine pour la coopération et l’intégration des deux pays, et pour refléter l’engagement des  deux gouvernements à consolider leurs relations fraternelles et le désir d’intensifier la coopération bilatérale par le biais de consultation continue et la coordination dans les domaines prioritaires et pour consolider les efforts des deux pays pour renforcer le dispositif du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe« , indique-t-on du côté saoudien.

De leur part, les autorités émiraties avancent que « le conclave de la détermination se fera en deux temps, le premier aux Emirats Arabes Unis et le second en Arabie Saoudite, et que  trois axes stratégiques sont à l’ordre du jour de cette première retraite : l’Economie, le savoir humain et politique, la Défense et la Sécurité ».

20 réunions sont programmées pour ce premier Conclave et traiteront de la situation actuelle dans la région ainsi que des opportunités et des défis à venir. Ces rencontres chercheront à développer des idées et des initiatives nouvelles et se poursuivront au cours des prochains mois pour «parachever la planification et la mise en œuvre» de la vision  et de la stratégie qui seront présentées aux dirigeants des deux pays lors de la prochaine réunion du Conseil de la coordination EAU-Arabie Saoudite sous la direction des Chefs d’Etat des deux pays.

LE1.

L’Iran et les Émirats arabes unis fourniront des sous-marins à Israël

Israël a commandé pour 1,2 milliard de dollars trois sous-marins de classe Dolphin au groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) sous actionnariat de l’Iran Foreign Investment Company. Iran Foreign Investment Company, la compagnie publique iranienne qui gère les capitaux investis dans des entreprises étrangères, détient une participation de 4,5% dans le groupe allemand ThyssenKrupp Marine Systems, et les sous-marins commandés par Israël à ce groupe, susceptibles d’être équipés avec des missiles nucléaires, sont destinés avant tout à des missions d’espionnage au large des côtes iraniennes ou à des attaques en cas de guerre nucléaire entre les deux pays.

Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, lors d'une réunion de la commission des finances du Knesset le mardi 6 décembre 2016
Le ministre de la Défense, Avigdor Liberman, lors d’une réunion de la commission des finances du Knesset le mardi 6 décembre 2016

Les trois engins commandés pour un coût total de 1,2 milliard d’euros doivent remplacer à terme les sous-marins les plus âgés de la flotte israélienne. Ils appartiennent à la classe Dolphin, comme les cinq autres préalablement construits en Allemagne et déjà livrés par cette dernière. Un sixième doit être livré prochainement.

D’autre part, c’est une société basée aux Emirats Arabes Unis (Abu Dhabi MAR) qui a été contactée pour aider à construire des navires de guerre pour la marine israélienne.

L'INS Rahav, classe Dolphin du constructeur allemand ThyssenKrupp, en partance du port allemand de Kiel vers Haïfa, le 17 décembre 2015
L’INS Rahav, classe Dolphin du constructeur allemand ThyssenKrupp, en partance du port allemand de Kiel vers Haïfa, le 17 décembre 2015

Rappelons qu’en 2009 déjà, Abu Dhabi MAR et ThyssenKrupp Marine Systems avaient entamé des pourparlers sur un accord de coopération à long terme avec Israël, lequel a été signé en avril 2010 sans jamais citer la participation de la société iranienne Iran Foreign Investment Company.

En Israël, l’affaire a un retentissement tel que le premier ministre Benyamin Netanyahu est menacé de perdre son poste.