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Abdeslam Ahizoune

5G, Mobile Banking, dégroupage, transformation digitale, telles seront les missions du nouveau patron d’INWI

Au lendemain du premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G en France, inwi, le troisième opérateur télécom du pays, opère un changement stratégique dans son organisation. Azzeddine El Mountassir Billah, gardé au chaud à la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd, a été nommé ce mercredi Président Directeur Général de la filiale du groupe Al Mada. L’ancien DG de l’autorité de régulation des télécoms succède ainsi à Nadia Fassi-Fehri, la dame de fer qui a mené avec succès la mission de sauvetage financier d’Inwi. Le profil d’El Mountassir Billah colle parfaitement à la stratégie de développement d’inwi voulue par son actionnaire de référence, à savoir : réussir le virage 5G, renforcer l’offre Mobile Banking, gagner la guerre du dégroupage, accompagner la transformation digitale du pays et internationaliser la société.

«Le départ de Nadia Fassi-Fehri, n’était qu’une question de temps» commente un observateur du secteur à l’annonce du remplacement de la PDG d’inwi. « NFF a atteint ses objectifs fixés par son actionnaire de référence, avec un an d’avance. Elle devait passer le témoin en 2019.» croit savoir la même source.

Nadia Fssi-Fehri, ancienne PDG d’inwi, ancienne DG de FC Com, ancienne DRH du groupe ONA, et ancienne directrice d’exploitation dans une mine de Managem

L’information de la démission de Nadia Fessi-Fihri est tombée en fin de matinée de ce mercredi 30 septembre à l’issu du Conseil d’Administration de Wana Corporate.

«Après l’examen des comptes du premier semestre et un passage en revue des actions entreprises durant cette période, Nadia Fassi-Fehri a présenté sa démission au Conseil d’Administration pour des raisons de convenances personnelles. Le Conseil a accepté la démission de Madame Fassi-Fehri et lui a rendu un hommage appuyé pour les efforts déployés durant les cinq années passées à la tête de la société » a annoncé un communiqué dudit conseil.

«Nadia Fassi-Fehri a rappelé que les objectifs qui lui avaient été confiés lors de sa nomination à savoir la restructuration de la société et le retour de la croissance avec le développement de différentes segments étaient atteints.» précise la même source.

NFF a mis fin à la gabegie de Fréderic Debord et aux poches de résistance héritées de Karim Zaz, a rétabli l’équilibre financier de la société et l’a engagé dans un processus de transformation numérique

Nadia Fassi-Fehri a eu comme missions délicates, dès sa nomination en juin 2015, de tourner la page définitivement au mauvais départ de la marque opéré par Karim Zaz et à l’hémorragie financière causée par son successeur Fréderic Debord. Sous l’œil attentif de son conseil d’administration, Nadia Fassi-Fehri va mener une révolution interne en déstructurant toutes les mauvaises pratiques héritées des anciennes équipes dirigeantes. NFF, n’a pas cherché à plaire. elle se devait d’honorer ses engagements envers ses actionnaires : rétablir l’équilibre financier de l’opérateur et pourquoi pas enclencher un cercle vertueux de rentabilité.

Dès sa deuxième années les efforts de la dame de fer vont commencer à porter leurs fruits pour aller par la suite affronter sereinement la concurrence.

Parmi les décisions stratégiques prises par l’ancienne PDG d’inwi et qui ont engagé l’opérateur dans un investissement très lourd n’est autres que le choix de la solution Vlocity de Salesforce. Le marché parle d’un investissement qui dépasserait 50millions de dirhams. Un investissement qui a permis à l’opérateur télécoms de faire un bond technologique très important distançant tous les concurrents de la place.

Toutefois, si Nadia Fassi-Fehri devait garder un seul sujet d’insatisfaction, ça serait san aucun doute celui de la gestion de sa communication dans l’affaire du dégroupage face à un Ahizoune plus machiavélique que jamais.

Azzeddine El Mountassir Billah, le profil parfait

Ingénieur Télécom Paris, cadre dirigeant de banque, père de l’e-Commerce au Maroc, DG de l’autorité de régulation des télécoms, discret, brillant et travailleur, Azzeddine El Mountassir Billah (AMB) a le profil parfait pour la mission qui lui a été impartie par Al Mada.

AMB est d’ailleurs l’un des très rares profils nationaux à même à accompagner le pays dans la gestion de la quatrième révolution industrielle qui est là et qui s’appuie sur l’émergence des nouvelles technologies.

La 5G, des recettes pour l’état et un nouveau souffle de développement pour le secteur

L’engouement des opérateurs télécom français constaté au premier tour d’enchères pour l’attribution des fréquences 5G, nous donne un avant goût de ce qui va se passer dans notre pays les prochains mois.

L’Etat français s’est assuré d’empocher au moins 2,4 milliards d’euros de la vente de l’ensemble des fréquences 5G en France après les offres présentées mardi 29 septembre, lors de la première journée des enchères organisées par l’Arcep (autorité française de régulation des télécoms).

Et c’est Orange qui a été l’opérateur le plus ambitieux en se positionnant sur le maximum possible des fréquences à savoir 50 MHz de fréquences (en plus des 50 MHz déjà détenus par la société). Orange a demandé cinq blocs de 10 MHz de fréquences sur la bande des 3,5 GHz, au prix unitaire de 85 millions d’euros, au terme du quatrième tour des enchères, qui s’est achevé mardi.

La désignation de Azzeddine El Mountassir Billah tombe donc à point nommé. Avec son expérience à la tête de l’ANRT, le nouveau patron d’inwi sera très probablement décisif dans la gestion de l’appel d’offre des fréquences de la 5G au Maroc.

Le Mobile Money, la bataille de la décénie

Son autre atout indéniable est sa connaissance approfondie de la fintech. AMB maitrise au bout des doigts les interactions électroniques entre les banques vu qu’il a été dirigeant d’Interbanque et de l’ancêtre du CMI. Une compétence qu’a souhaité mettre à profit, Mohamed Horani Président fleuron nationale de la fintech, HPS, en lui confiant des missions de conseil stratégique après son départ de l’ANRT.

Avoir un profil pareil à la tête d’un opérateur télécoms, devrait donner sans aucun doute un boost important au Mobile Money qui bat tous les records en Afrique subsaharienne mais qui fait face à des blocages systémiques dans notre pays. Inwi se donne ainsi les moyens de faire face à la puissance de l’offre banking d’Orange mais également de déployer une offre Afrique complète.

D’ailleurs, l’enjeu du Mobile Money au Maroc est stratégique, car il constitue entre autres la solution aux aides directes de l’état aux populations précaires.

Après trois années de morosité du marché et de la stagnation des offres, la nomination d’Azzeddine El Mountassir Billah est un signal positif donné par Al Mada au secteur. Une nomination qui réveillera un Ahizoune en hibernation en raison des soubresauts des relations diplomatiques entre le Royaume et les Emirats-arabes-unis, ses actionnaires des références, et poussera à réagir le management d’Orange, tapi dans l’ombre prêt à bondir sur le marché de la 5G et du Mobile Money.

Le mouvement de grève des agents de TIGO Tchad met dans l’embarras Abdeslam Ahizoune

Après l’annonce du rachat de leur entreprise par Maroc Telecom, les agents de l’opérateur téléphonique tchadien, TIGO, ont déclenché, lundi dernier, une grève sèche et illimitée, pour revendiquer des droits sociaux et autres avantages. Une crise sociale qui paralyse déjà les activités de l’opérateur et met dans l’embarras Abdeslam Ahizoune, sachant qu’il a lui fallu l’appui personnel du président Idriss Déby Itno pour pouvoir conquérir le marché tchadien.

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Abdeslam Ahizoune à la conquête du Tchad

Il s’était déplacé lui-même à la capitale tchadienne, N’Djamena, le 19 février dernier,  où il a été reçu par le président Idriss Déby Itno. Abdeslam Ahizoune a fait part à son hôte de la forte volonté du Groupe Maroc Telecom d’accompagner le Tchad dans son développement digital en investissant dans le marché téléphonique du Pays. Une initiative qui ne restera pas lettre morte. En effet, Ahizoune, puissant patron de Telecom africain, semble avoir conquis la confiance du gouvernement Tchadien en annonçant la conclusion d’un deal avec l’entreprise de télécommunications et de téléphonie mobile luxembourgeoise Millicom, pour le rachat de l’ensemble de ses activités de sa filiale Tigo Tchad, opérateur télécom et principal fournisseur de services digitaux du pays.

Maroc Telecom continue sa conquête de l’Afrique en jetant son dévolu sur le marché Tchadien. Son management vient d’annoncer cette semaine être parvenu à un accord avec l’opérateur Télécom luxembourgeoise, Millicom, pour l’acquisition de sa filiale Tigo Tchad. L’opération qui attend le feu vert des autorités tchadiennes, vient couronner un travail de prospection et de lobbying long de cinq années.

En effet, Abdeslam Ahizoune, avait inscrit le Tchad dans son tableau de chasse bien avant 2014, afin d’étoffer davantage ses implantations africaines. Tigo Tchad, s’ajoutera ainsi aux neuf pays africains (Mauritanie, Burkina Faso, Gabon, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin, Togo, Niger et Centrafrique,  anciennement détenue par son actionnaire de référence l’émirati Etisalat) dans lesquels le groupe est présent à travers sa filiale Moov. Des implantations qui participent positivement (sauf en Centrafrique) à la croissance de l’activité de Maroc Telecom, compenssant la maturité du marché marocain.

Maroc Telecom annonce avoir signé avec Millicom un accord en vue d’acquérir la totalité du capital de sa filiale Tigo Tchad, premier opérateur mobile au Tchad.

Avec cette acquisition, Maroc Telecom, devrait se positionner leader du marché tchadien et faire face à deux concurrents, l’indien Airtel et l’opérateur national, Sotel. Ce dernier, en grande difficulté, cumule les plans de restructuration depuis 2010, sans effet notoire sur la croissance de ses résultats.

Mauritel, filiale de Maroc Telecom, visée par une campagne de boycott

La fièvre de boycott qui vise plusieurs sociétés marocaines notamment dans le secteur de l’agroalimentaire et des hydrocarbures et certains de leurs produits phares s’est emparée de nos voisins du sud qui comptent lancer une campagne de boycott contre l’opérateur téléphonique Mauritel dont la propriété revient au géant marocain Maroc Telecom.

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Mohammed VI ordonne l’audit des filiales africaines d’Attijariwafa Bank

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Branle-bas de combat au sein des filiales africaines d’Attijariwafa Bank. Le Roi Mohammed VI aurait commandité lui-même, dès son retour de sa tournée subsaharienne, un audit interne visant à éplucher les comptes et scruter les activités du réseau africain de la filiale du groupe SNI. L’information révélée par nos confrères de Maghreb Confidentiel coïncide avec la publication du rapport de l’agence de notation Fitch Rating mettant en garde les banques marocaines contre les risques de leurs investissements massifs dans le continent. Elle coïncide également avec l’annonce du limogeage, pour cause d’abus de confiance, de Mohamed Krisni, président de la SCB, la filiale camerounaise d’Attijariwafa bank.

Mohamed Krisni qui a succédé, en octobre 2015, à Jamal Ahizoune, actuel DGA de la Banque de Détail à l’International et frère de Abdeslam Ahizoune, président de Maroc Telecom, a été pointé du doigt par les auditeurs de la SNI qui auraient révélé des irrégularités dans les comptes de la SCB et surtout des opérations irrégulières de sortie de devises vers des banques parisiennes. Sur la base de ces enquêtes, le top management d’Attijariwafa Bank accuserait Mohamed Krisni, le P.-D.G. de la Société Commerciale de Banque, d’abus de confiance.

L’enquête en cours viserait aussi à examiner à la loupe les pratiques de Mohamed Krisni à la Banque internationale du Mali (BIM) dont il était le Président-Directeur Général. En effet, les enquêteurs de la SNI sont revenus sur l’affaire des taxis maliens qui avait fait scandale en 2011.

En effet, en vue de promouvoir le transport urbain, et sur l’initiative du Président de la République du Mali, la BIM avait participé au financement d’une grande opération de renouvellement du parc des taxis de la capitale malienne. Mohamed Krisni serait soupçonné d’avoir utilisé des prêtes-noms pour soumissionner et remporter l’appel d’offre relatif à cette opération dite des taxis de Bamako.

En plus du conflit d’intérêt posé par le statut du Président de la BIM, ordonnateur, prêteur et payeur, Mohamed Krisni n’aurait pas livré la commande des véhicules à leurs propriétaires qui, paraît-il, se seraient regroupés devant le siège de la banque malienne réclamant leur dû.

Ces remous au sein du Groupe Attijariwafa bank, dont a eu vent le souverain, impliqueront sans aucun doute, une refonte du dispositif du contrôle et de pilotage de l’institution, ainsi que de la politique des ressources humaines au sein des filiales africaines du groupe, en vue d’insuffler une nouvelle dynamique à ce mastodonte de la finance africaine en vue de faire face aux défis du Maroc dans son environnement continental et régional.

LE1

Maroc Telecom gagne son procès face à SARCI

Contentieux dans le secteur des Telecom au Bénin : l’homme d’affaire Sévérin Adjovi, gérant de SARCI, perd définitivement son procès face à Moov filiale de Maroc Telecom 

Etisalat Bénin opérant sous le nom commercial de Moov Bénin et qui était précédemment détenue par le groupe émirati Etisalat, a été racheté fin 2014 par le groupe Maroc Telecom.

Etisalat Bénin est née sur les cendres de TELECEL BENIN, qui avait pour actionnaire majoritaire ATLANTIQUE TELECOM, au lendemain d’une crise qui avait secoué le secteur des Telecom dans le pays. En effet, en 2007 et en raison des irrégularités  dans la gestion de Telecel Benin, dont était actionnaire l’homme d’affaire béninois Sévérin Adjovi, le gouvernement a insisté et obtenu la révision du cahier de charges après la signature du protocole d’accord entre Telecel Bénin SA et l’Etat béninois. Un an après, les dirigeants de Télécel organisent la résistance en déclenchant la substitution de Télécel par Etisalat.

 

Après être passée par plusieurs crises, Etisalat Bénin S.A a pu se rétablir dans un contexte difficile et a réussi à étendre son réseau vers d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Burkina-Faso, le Gabon, le Niger, le Togo, la Côte d’Ivoire et la République Centrafricaine.

En 2015, Sévérin Adjovi homme d’affaire béninois et gérant de la société SARCI, avait attaqué Etisalat Bénin en justice pour obtenir plus de 3 milliards de DH pour son éviction de la société Telecel Bénin et a procédé à la saisie des comptes au cours du Mois de Décembre, des saisies qui furent étendues également aux comptes des distributeurs de la marque.

Sévérin Adjovi réclamait du fait qu’il était associé dans Telecel Benin, filiale d’Atlantique Telecom, vendue à Etisalat, qu’il avait naturellement droit dans la nouvelle entité Etisalat, aujourd’hui détenue par Maroc Telecom. En instance comme en appel, les juges ont rejeté la demande de l’homme d’affaire et levé les saisies opérées sur les comptes d’Etisalat Bénin.

AudienceAhizouneBenin
Novembre 2015, Abdeslam Ahizoune reçu par Issoufou Mahamadou, Président du Benin

Cette décision venue dans ce contexte de relance des activités économiques à l’orée d’un nouveau mandat politique, va permettre à Maroc Telecom de travailler en toute sérénité sur des projets novateurs comme le déploiement de la 4G ou l’amélioration des offres Internet, à l’instar des autres opérateurs. Cette situation avait même fait émettre des doutes sur la longévité de la présence du groupe marocain au Bénin dans le cas d’une éventuelle condamnation à verser les prétentions estimées à plus de 200 Milliards. Sans parti pris, ce verdict témoigne de l’indépendance de la justice au Bénin ce qui concourt à assurer  un climat des affaires favorable aux investisseurs dans notre pays. En effet, les investissements marocains aujourd’hui s’étendent du GSM (moov) aux banques (Boa-Bmce, Banque Atlantique, Attijariwafa) en passant par les eaux minérales (Oulmès-Fifa) et les assurances (Saham) sans compter leur présence dans les BTP. Quel aurait été l’impact du verdict contraire ?Le silence de cette affaire, aura aussi révélé le poids considérable qu’occupe la politique dans le domaine de l’information.

 

– Avec matinlibre.com