Abdallah II - Page 3

Bourita visite Amman, Ramallah et les territoires occupés

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Le ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, entamera à compter de demain, mardi 27 mars, une visite en Palestine qui le conduira d’abord à Ramallah où il rencontrera le président Mahmoud Abbas avant de se rendre dans la ville sainte d’Al-Qods occupée où il visitera la mosquée d’Al-Aqsa. Le chef de la diplomatie marocaine se rendra également dans la capitale jordanienne, Amman, où il sera reçu, mercredi, en audience par le Roi Abdallah II. Hier, le Bureau israélien du contre-terrorisme publiait un avertissement de voyage mettant en garde les israéliens, pour la période des vacances de printemps, de ne pas se rendre dans un certain nombre de pays, dont, à juste titre, le Maroc et la Jordanie.

C’est sur instructions du roi Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, que Nasser Bourita entame ce périple moyen-oriental. Selon le quotidien saoudien Asharq al-Awsat, cette visite à Ramallah fait suite à l’entretien téléphonique entre le roi Mohammed VI et Abou Mazen du 5 décembre 2017 au lendemain d’informations faisant état de l’éventuelle annonce américaine de la reconnaissance d’Al-Qods comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade américaine dans la ville sainte. Lire ici

Sondage : Les Israéliens plébiscitent le président égyptien Al-Sissi

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Le président égyptien Abdellafattah Al-Sissi est le chef d’Etat arabe qui inspire le plus confiance aux Juifs israéliens, suivi du roi Abdallah II de Jordanie. Les émirs du Golfe sont gratifiés de la troisième place et le roi Salmane Ben Abdelaziz trône seul à la quatrième place, alors que le président de l’Autorité palestinienne ferme la marche en cinquième position.

Dans un sondage réalisé par The Israel Regional Initiative mesurant les impressions des juifs israéliens et leur attitude vis-à-vis des leaders du monde arabe, et publié lors des travaux annuels du prestigieux Think Tank Herzliya Conference organisés à Tel-Aviv, 65% des sondés ont déclaré avoir confiance au président égyptien Abdelafattah Al-Sissi contre 61% en faveur du roi Abdallah II de Jordanie.

Les émirs du Golfe –hors Arabie saoudite- sont gratifiés de 53% de bonnes intentions de vote des israéliens, suivis du roi Salman Ben Abdelaziz avec 52%, précédant Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, qui récolte 26% de la confiance des sondés.

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Toujours selon les résultats de l’enquête, 60% des juifs israéliens seraient en faveur de parvenir à un accord de paix régional et global avec les Palestiniens et les pays arabes, alors que 17% soutiennent un désengagement israélien unilatéral sans la signature d’accords de paix bilatéraux. Et si 7% des israéliens sont favorables à un accord bilatéral avec les Palestiniens, 6% d’entre eux soutiennent une annexion pure et simple de la Cisjordanie par Israël.

La majorité écrasante des israéliens voient en Al-Qods occupée leur capitale éternelle et, qu’en cas de normalisation avec les Palestiniens, ils préconisent avoir à faire avec un Etat palestinien démilitarisé avec lequel ils établiraient des accords d’échanges commerciaux mais dans le cadre d’une normalisation avec les pays arabes.

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La Jordanie réduit sa représentation diplomatique au Qatar et ferme le bureau d’Aljazeera à Amman 

Le gouvernement jordanien vient d’annoncer mardi sa décision de réduire le niveau de sa représentation diplomatique au Qatar et l’annulation des licences du bureau d’Al-Jazira dans le royaume.

Said Mohammed Moumni, ministre de l’Information et porte-parole officiel du gouvernement a déclaré dans un communiqué  « qu’après avoir étudié les causes de la crise qui a éclaté entre l’Egypte et l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et à Bahreïn d’une part et l’Etat du Qatar d’autre part, le gouvernement a décidé de réduire le niveau de sa représentation diplomatique avec le Qatar et la suppression des licences de bureau d’Al-Jazira dans le royaume. »
Il a ajouté que « le gouvernement espère de dépasser cette  situation malheureuse et de résoudre la crise sur des bases solides afin d’assurer la coopération de tous les pays arabes pour construire un avenir meilleur pour nos peuples. »

L’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, l’Egypte ont rompu lundi leurs relations diplomatiques avec le Qatar et ont pris une série de mesures punitives pour l’isoler par la fermeture de leurs frontières avec l’émirat riche en pétrole et en gaz accusé de « soutenir le terrorisme ».

La Jordanie fait face au risque de terrorisme transfrontalier de groupes extrémistes opérant en Syrie et soupconnat Doha de les financer.

Mais le gouvernement jordanien n’a pas accusé explicitement le Qatar de soutenir le terrorisme, mais il a condamné à plusieurs reprises le financement de certains de ces groupes extrémistes en Syrie et les milices chiites fidèles à l’Iran.

Le Royaume hachémite à exprimé plus tôt son rejet de toute présence iranienne à sa frontière avec la Syrie, ou la présence de milices sectaires fidèles à Téhéran à la frontière syro-jordanienne.

Les autorités jordaniennes ont pris une série de mesures visant à protéger sa frontière avec la Syrie, y compris le renforcement de la sécurité et de la présence militaire en prévision de l’infiltration des terroristes ou des éléments loyaux à l’Iran de réaliser des plans subversifs dans le Royaume.

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Rabat-Amman : la hotline toujours opérationnelle

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Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, a eu aujourd’hui, un entretien téléphonique avec son homologue jordanien, Ayman Safadi.

Au cours de cette conversation téléphonique, les chefs de la diplomatie des deux pays ont convenu de la nécessité de poursuivre la coordination et les consultations entre Rabat et Amman en vue de développer davantage les liens fraternels entre le Maroc et la Jordanie conformément aux directives des dirigeants des deux pays.

Nasser Bourita et Ayman Safadi ont appelé à poursuivre leurs efforts pour renforcer les liens distingués entre les deux parties.

Le roi Abdallah II de Jordanie avait effectué, en mars dernier, une visite officielle de deux jours au Maroc à l’invitation du roi Mohammed VI.

 

#FactCheck- Départ de l’ambassadeur de Jordanie : une décision prise le 8 mars 2017

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La décision du Royaume de Jordanie de rappeler son ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire accrédité au Maroc, Ali Al Kayed, a été prise par le Conseil des ministres jordanien le 8 mars 2017, soit plusieurs semaines avant le 28ème Sommet arabe qui s’est tenu dans le Royaume hachémite, et 15 jours avant même la visite du Roi Abdallah II à Rabat où il a été reçu avec les honneurs des grands jours, avec dîner d’Etat et parade de la cavalerie de la Garde royale.

Le décret du Conseil des ministres jordanien mettant fin aux fonctions de Ali Al Kayed, daté du 8 mars 2017, précise que de cette décision, qui a reçu la «haute approbation» du souverain hachémite, «prendra effet » le 2 avril 2017. Ce qui signifie, en d’autres termes, que l’ordonnance du gouvernement jordanien n’est pas intervenue en réaction à la non-participation du Roi Mohammed VI au Sommet arabe mais qu’il s’agit, en revanche, d’une simple décision diplomatique administrative de routine.

 

Dans le même décret, on apprend que le gouvernement jordanien a nommé Ibrahim Aouaoudah en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de son pays en Afrique du Sud et Thamer Al Adwane en Malaisie. Le texte stipule également que la Jordanie a approuvé l’accréditation de plusieurs ambassadeurs étrangers à Amman parmi lesquels les nouveaux chefs des missions diplomatiques des Emirats Arabes Unis, du Royaume d’Espagne et de la République des Comores.

Si l’on en croit la presse jordanienne, Ali Al Kayed, le désormais ancien ambassadeur à Rabat, est pressenti pour occuper les mêmes fonctions à Ryadh, en Arabie saoudite.

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Le puissant patron du renseignement jordanien limogé

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Le Cabinet royal jordanien a publié jeudi un décret du Roi Abdallah II nommant le général de division Adnan al-Jundi, nouveau directeur général du Département des renseignements généraux GID (Direction du contre-espionnage), à compter du 30 mars 2017, et ce en remplacement du général Faisal Al Shoubaki limogé au lendemain de la clôture du 28ème Sommet de la Ligue Arabe qu’accueillait la Jordanie. Le général Al Shoubaki officiait également en qualité de conseiller du souverain hachémite pour les affaires de sécurité nationale.

Le roi Abdallah II de Jordanie a limogé le puissant chef des Renseignements le Général Faisal Al Shoubaki, considéré comme l’homme le plus important du régime après le Roi, et l’a immédiatement remplacé par le Général Adnan al Jundi parti à la retraite il y a à peine trois mois et réintégré dans l’appareil sécuritaire.

Officiellement, le Général Faisal Al Shoubaki, ancien ambassadeur de Jordanie à Rabat jusqu’en 2011, et qui cumulait ses fonctions de contre-espionnage avec celles de Conseiller du souverain hachémite pour les affaires de sécurité nationale, aurait démissionné de sa propre initiative.

Ces changements interviennent à quelques jours seulement de la “démission” du général Mashal Mohammad Al-Zaben, Conseiller du Roi pour les Affaires militaires, et ancien Chef d’Etat-major des Armées, qui a quitté ses fonctions la veille de l’ouverture du Sommet Arabe.

 

Ces profondes transformations s’inscrivent dans un contexte très particulier où le souverain hachémite procède à des aménagements substantiels de l’appareil sécuritaire et ce après l’attaque dont a été la cible la Château fort de Al-Karak, haut lieu du tourisme en Jordanie. Daech est soupçonnée d’être derrière cet attentat qui avait fait plus de dix morts en décembre dernier parmi lesquels de nombreux touristes étrangers. Le groupe terroriste avait également visé en 2016 des centres sécuritaires névralgiques, un bureau des services des renseignements à Amman ainsi que plusieurs postes frontières.

Le contre-espionnage jordanien, réputé être un des meilleurs au monde, est sous le feu des critiques depuis qu’un rapport conjoint d’Al Jazeera et du New York Times a révélé que des membres de cet important service de renseignement auraient détourné des armes destinées à l’opposition syrienne et revendues sur le marché noir. L’attaque d’Al-Karak a certainement fait accéléré les choses, surtout que certaines des armes volées ont été utilisées dans une attaque qui a tué deux Américains et blessé trois autres dans un établissement de formation de la police à Amman.

Plus tôt dans la journée du jeudi, Abdallah II de Jordanie, attendu bientôt à Washington pour une rencontre avec Donald Trump, avait reçu le Commandant des Opérations spéciales des États-Unis, le général Raymond Thomas, qui conduit une importante délégation militaire et diplomatique américaine en Jordanie. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales entre la Jordanie et les États-Unis, principalement dans les domaines militaire et de formation, ainsi que sur les efforts de lutte contre le terrorisme.

Abdellah El Hattach

Le nombre de réfugiés syriens a franchi la barre des cinq millions

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Terrible annonce que vient de faire le Haut-Commissariat pour les réfugiés des Nations unies (HCR) en date du 23 mars. Le nombre de réfugiés Syriens ayant fuit la guerre qui dure depuis plus de six ans a franchi pour la première fois la barre des cinq millions.

Le HCR a recensé très exactement 5 018 168 réfugiés syriens, dont 487 064 vivent dans des camps, ce qui représente entre le quart et le cinquième de la population que comptait le pays avant que les événements qui ont frappé le pays, en mars 2011, ne dégénère en guerre civile.

Depuis l’accord Union européenne-Turquie, conclu il y a un an, le nombre de réfugiés syriens qu’accueille la Turquie n’a cessé d’augmenter pour atteindre 3 millions de personnes environ, contre 1,3 millions stationnés en Jordanie, chiffre annoncé par le Roi Abdallah II lors du 28ème sommet de la Ligue Arabe, 233 000 en Irak, 120 000 en Egypte.

 

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