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Gina Haspel à la tête de la CIA : l’espionne controversée qui sort de l’ombre

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Le président américain a surpris tout le monde en limogeant, mardi 13 mars, par un simple tweet matinal, le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson et son remplacement par Mike Pompeo, jusque-là patron de l’agence centrale de renseignement et la nomination pour la première fois d’une femme à la tête de la CIA, en la personne de Gina Cheri Haspel qui occupait le poste de directrice adjointe de l’agence.

Dès l’annonce de la nouvelle de la désignation de Gina Cheri Haspel, la presse américaine a été prompte à s’attaquer à sa personne en rappelant une page sombre de sa carrière, en l’occurrence sa participation active au programme de prisons secrètes et de tortures adopté par la CIA au lendemain des attentats terroristes du 11 septembre 2001 qui avaient ensanglanté les Etats-Unis.

D’aucuns n’ont pas hésité à la qualifier de «tortionnaire» et de «criminelle de guerre». La lecture de la biographie de Haspel nous apprend qu’elle est née le 1er octobre 1956. Elle a rejoint la CIA en 1985 où elle a fait toute sa carrière dans ce monde opaque occupant divers postes de responsabilité. En 2013, l’ex-patron de la CIA la nomme directrice adjointe du NCS, le puissant Service national clandestin, qui mène des opérations secrètes à travers le monde.

Cette espionne controversée dirigeait en 2002 une prison secrète en Thaïlande appelée The Black Site, fermée en 2009 par le Président Obama, où les membres du groupe terroriste d’Al-Qaida subissaient des interrogatoires musclés en utilisant notamment la technique du Waterbording ou le simulacre de noyade.

Gina Haspel a d’ailleurs été épinglée pour ses actes aussi bien par un rapport de la Commission du renseignement du Sénat en 2006 que par les organisations de défense des droits de l’Homme aux Etats-Unis et à l’étranger.

Les méthodes employées par Haspel sont appréciées par Donald Trump qui la bombarde le 2 février 2017 comme directrice adjointe de la CIA et bras droit de Mike Pompeo. Ce dernier, d’ailleurs, partage sa «ligne de conduite» avec le recours à des méthodes peu catholiques lors des interrogatoires des terroristes.

La nomination effective de Haspel à la tête de la CIA doit pour autant avoir le feu vert et la confirmation préalables de la commission du renseignement du Sénat.

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