Diplomatie Royale - Page 3

Maroc – Israël : la délégation américano-israélienne embarque sur le vol #LY555 Tel Aviv-Rabat et Kushner enregistre un Selfie vidéo

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Le vol inaugural de la ligne directe Tel Aviv-Rabat se prépare pour décoller en ce moment après l’embarquement de la délégation conjointe présidée par Jared Kushner, Conseiller Spécial de Donald Trump. Ce vol annonce la reprise des relations entre le Maroc et Israël dans le cadre des «Abraham Accords».

« Le premier vol direct El-Al vers le Maroc part aujourd’hui de l’aéroport Ben Gourion!
Une délégation de responsables américains et israéliens dirigée par le conseiller principal Jared Kushner et le Chef de la NSA israélienne Meir Ben-Shabbat se rend à Rabat pour faire avancer l’accord de paix israélo-marocain. #AbrahamAccords # LY555
» a écrit l’ambassade américaine à Jérusalem sur sa page Facebook.

Une vidéo publiée sur la même page montre la délégation se dirigeant vers l’avion, après avoir tenu un bref point de presse.

Au bord de l’avion, les membres de la délégation ont reçu des masques estampillés par les drapeaux du Maroc, des États-Unis et d’Israël.

Pour immortaliser le moment, le président de la délégation, Jared Kushner, a enregistré un selfie dans lequel on voit l’assistant de Donald Trump et son représentant spécial pour les relations internationales, Avi Berkowitz, assis à côté de lui et où en entend le commandant de bord annonçant le détail du vol : «Shalom et bienvenu eu vol 555, khamsa, khamsa, khamsa d’Israel au Maroc, au nom des 6000 employés de la compagnie EI, je suis fier et excité de participer dans ce pas important pas dans le processus de paix entre Israël et les pays arabes»

https://twitter.com/aviberkow45/status/1341293449174249472

L’avion décollera à 10:04 de Tel-Aviv et atterrira à Rabat à 14:36.

Jared Kushner : «Nous avons été en contact permanent avec le roi Mohammed VI et son équipe, depuis le Iftar de 2019»

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L’interview évènement de Jared Kushner et de Meir Ben-Shabbat, accordé à Ahmed Charai, vient d’être mis en ligne sur les supports du groupe média que dirige l’éditorialiste. A quelques heures de l’atterrissage du vol EL AL LY555, en provenance de Tel-Aviv, transportant la délégation conjointe américano-israélienne, les déclarations des deux responsables offrent des clés de lectures au public marocain pour mieux cerner les enjeux de la reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv. Ci-après quelques passages.

Dans son interview exclusif donné à M. Charaï, Jared Kushner a défendu le bilan de Trump sur le Moyen-Orient. « Lorsque le Président Trump est entré en fonction pour la première fois, la région était en désordre. L’EI était endémique, l’Iran et ses mandataires faisaient des ravages, et nos alliés et partenaires étaient aliénés. Nous avons travaillé dur pour rétablir la confiance avec nos partenaires régionaux et identifier les intérêts communs, en les éloignant des conflits du passé.» a-t-il répondu à une question de Moulay Ahmed.

Interpellé sur les coulisses de l’accord avec le Maroc, Kushner déclare que le roi Mohammed VI lui a prodigué d’excellents conseils et qu’il avait gardé un contact permanent avec le souverain et son équipe.

Au sujet du Sahara, le Conseiller spécial de Donald Trump, affirme que les États-Unis estiment que le plan d’autonomie du Maroc est la seule option réaliste pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable du différend sur le Sahara.

Meir Ben-Shabbat : «Nos pères ont vécu au Maroc dans la sécurité, la sérénité et la prospérité»

Le président du Conseil national de sécurité de l’Etat d’Israël, Meir Ben-Shabbat, et chef de la délégation israélienne en visite demain au Maroc, a insisté lors de son entretien avec Ahmed Charai sur les relations culturelles séculaires entre le peuple juif et le Royaume tout en rappelant ses origines marocaines.

«Plusieurs citoyens israéliens d’origine marocaine espéraient ce moment», s’est-il félicité.

Et d’ajouter : «Plusieurs enfants de la deuxième et troisième génération de juifs marocains, qui ont émigré en Israël, dont moi-même, conservons toutes nos traditions juives marocaines. Nous les vivons dans nos maisons».

«Les relations profondes entre la monarchie et le peuple marocain sont connues à travers le monde. Elles seront un pont entre nos deux pays et les fondations de la paix entre les deux peuples.» a affirmé le conseiller à la sécurité nationale de Netanyahu.

A la question de l’inauguration du premier vol commercial entre Tel-Aviv et Rabat, M. Ben-Shabbat confie à M. Charaï, que «ce jour est exceptionnel et pas uniquement pour son aspect diplomatique».

«Mon regretté père le rabbin Makhlouf Khalifa et ma mère Aziza, que Dieu lui accorde longue vie ainsi que mes grands frères sont tous nés au Maroc. C’est là qu’ils ont grandi et fait leurs premiers apprentissages avant d’arriver en Israël.» a-t-il poursuivit.

D’autres révélations inédites sont à découvrir sur les supports du groupe média présidé par M. Charai, notamment sur L’Observateur et Al Ahdath.

Jared Kushner : «Demain nous allons, avec fierté, aller de l’avant avec les accords d’Abraham»

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Le Conseiller spécial du Président américain, Jared Kushner, et le premier ministre Israélien, Benjamin Netanyahu, ont tenu lundi soir un point de presse, la veille de l’inauguration du premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc, annonçant la reprise des relations entre les deux pays, mises en veilleuse en 2000 après le déclenchement de la deuxième intifada en 2000.

Avec Agences

«Demain nous allons, avec fierté, aller de l’avant avec les accords d’Abraham (nom des accords de normalisation, ndlr) avec le premier vol commercial direct, d’El Al, d’Israël au Maroc», a déclaré lundi soir à Jérusalem M. Kushner lors d’un point de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Jared Kushner qui a atterri en Israël ce lundi a tenu à remercier le roi Mohammed VI pour ses efforts et ses conseils pour la paix : « Je remercie mon ami le roi Mohammed VI pour avoir donné son accord cette année à une normalisation de ses relations avec Israël et qui ouvre une nouvelle opportunité pour l’Afrique du Nord et l’ensemble du Proche-Orient. »

M. Kushner a indiqué que les accords d’Abraham avaient conduit à des «résultats spectaculaires», assurant avoir «fait preuve de réalisme face à ces défis qui n’avait pas été résolus depuis trop longtemps».

«Trump a accepté de prendre des risques que personne n’avait voulu prendre», a-t-il assuré. «Tout cela a permis la naissance d’un nouveau Proche-Orient

«J’espère que cette nouvelle ère va ouvrir de nouvelles opportunités au Proche-Orient», a poursuivi M. Kushner, expliquant en outre que l’antisémitisme et la désignation de bouc-émissaires avaient «entraîné un comportement destructeur qui a duré bien trop longtemps. Les peuples veulent la paix».

«Israël est prêt à faire des compromis véritables pour la paix et non pour sa sécurité, j’appelle le monde à comprendre la perspective israélienne», a-t-il conclu.

Une explosion de paix

La visite de Kushner en Israël est probablement la dernière à son poste de conseiller principal de la Maison Blanche. Lors de ses réunions multiples ce maton depuis l’ambassade américaine, a été l’occasion aux responsables israéliens et américains de le remercier ainsi que Trump pour leurs efforts au nom d’Israël, rapporte le Jerusalem Post.

Netanyahu qui a reçu le conseiller de Trump dans sa résidence a remis à ce dernier une plaque, l’ambassade des États-Unis à Jérusalem a nommé sa cour intérieur «Kushner», tandis que le Keren Kayemeth LeIsrael-Jewish National Fund a inauguré dans le bosquet des nations dans la forêt de Jérusalem : «le jardin Kushner pour la paix».

Lors de la cérémonie dans le Bosquet des Nations, Kushner a évoqué le rôle que Jérusalem avait joué pour offrir des opportunités de paix, notant qu’elle n’était pas la source des divisions au Moyen-Orient.

«Jérusalem n’est pas la cause du problème; c’est le cœur de la solution», a-t-il déclaré.

En tant que petit-enfant des survivants de l’Holocauste, les arbres étaient une partie importante de l’histoire de sa famille, a déclaré Kushner. Il a rappelé comment pendant l’Holocauste, ses grands-parents s’étaient cachés dans la forêt et avaient combattu les nazis.

«Les accords de paix que nous avons conclus sont des graines plantées qui soutiendront la vie et porteront leurs fruits si elles sont correctement entretenues», a déclaré Kushner.

«Au cours des quatre derniers mois, nous avons conclu quatre accords de paix», a-t-il déclaré, ajoutant «qu’un accord de paix n’est possible que lorsque deux parties poursuivant des intérêts communs acceptent de prendre des mesures audacieuses

«En 2017, Trump a été averti qu’il déclencherait une explosion au Moyen-Orient», a déclaré Kushner. «Et il y a eu une explosion … Les actions audacieuses de Trump ont conduit à une explosion de paix.»

Abordant la décision de déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, il a déclaré: «Jérusalem reste ouverte et unit des personnes de toutes confessions».

«La transformation régionale est en marche», et «nous devons continuer à réécrire de nouveaux chapitres passionnants et ne pas revenir à de vieilles idées … le monde change pour le mieux», a déclaré Kushner.

Plus précisément, «l’Arabie saoudite autorise les Israéliens à arriver, Bahreïn ouvre des restaurants casher … Le Maroc enseigne l’histoire juive – des choses qui ne seraient pas imaginables autrement», a-t-il déclaré.

Kushner a terminé son discours en remerciant Netanyahu, qu’il a qualifié d’avoir été «un partenaire formidable pour la paix».

Le premier ministre israélien a déclaré qu’au cours des années, il avait rencontré plein de personnes qui ont voulu faire avancer la paix au Proche-Orient, que «tous avaient épousé des valeur nobles et avaient des intentions nobles, mais peu d’entre eux, si ce n’est aucun, n’a connu la réussite que vous avez connue, M. Kushner».

«Les initiatives (portées) par les accords d’Abraham ont permis d’avoir la paix avec les Emirats, Bahreïn, le Soudan et maintenant le Maroc, et il y en aura d’autres», a-t-il ajouté. «Vous pouvez être fier de votre contribution à la normalisation entre Israël et le monde musulman».

«Nous devons beaucoup à M. Trump et à ses actions, son leadership, nous sommes convaincus que ces réussites et accords vont perdurer», a souligné le Premier ministre.

«50.000 Israéliens viennent tout juste de se rendre à Dubaï et ce qui se passe là-bas est une révolution parce que les Emiratis les ont accueillis chaleureusement (…) et la même chose va se produire maintenant à Rabat et Casablanca», a déclaré Netanyahu.

«Vous allez voir que cette paix entre les Juifs et les Arabes à l’extérieur d’Israël est en train de créer un nouvelle dynamique, positive, entre les Juifs et les Arabes au sein même d’Israël», a ajouté le Premier ministre israélien, précisant que son conseiller spécial à la sécurité, Meir Ben Shabbat, sera du vol de mardi pour Rabat.

Ce vol Tel-Aviv/Rabat, qui doit être suivi par l’ouverture de ligne aérienne entre les deux pays, sera accompagné de la signature de plusieurs accords, selon le programme en cours de préparation à Rabat.

Le Maroc revendique l’affluent juif de son histoire

Israël, qui compte un million de juifs d’origine marocaine, et le Maroc, où vit encore la communauté juive la plus importante d’Afrique du Nord, avaient déjà entretenu des relations officielles à la fin des années 1990.

Deux bureaux diplomatiques ont assuré la liaison après les accords de paix israléo-palestiniens d’Oslo de 1993, jusqu’à leur fermeture après le déclenchement de la deuxième intifada en 2000.

Le nouvel accord formalise «un partenariat de facto remontant à plus de 60 ans», avec notamment une «coopération dans le domaine du renseignement et de la sécurité», a rappelé Ahmed Charaï, patron de presse marocain connu pour sa proximité avec les cercles de pouvoir, dans une chronique publiée par le Jerusalem Post.

Car si les relations étaient officiellement suspendues, les liens n’ont jamais cessé: les échanges commerciaux bilatéraux ont représenté 149 millions de dollars entre 2014 et 2017, selon des statistiques publiées par la presse marocaine, et le Maroc figure parmi les cinq plus importants clients africains d’Israël, selon un bulletin de la chambre de commerce France-Israël.

Fait rare dans le monde arabe, le Maroc revendique «l’affluent juif» de son histoire, sous l’impulsion du roi Mohammed VI. Casablanca accueille notamment un «musée du judaïsme marocain», affirme l’AFP.

Le LY555 Tel Aviv – Rabat, décoré et fin prêt pour le vol de demain

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Les réseaux sociaux israéliens ont relayé ce lundi soir les images de l’avion qui transportera demain la délégation conjointe américano-israélienne de Tel-Aviv à Rabat. Le départ est prévu à 9h30 de l’aéroport Ben Gourion et l’arrivée à 14h30.

Le Ministère des affaires étrangères israéliens a révélé ce lundi soir, sur son compte Twitter, le logo imprimé sur l’avion «de la paix» qui s’envolera mardi de Tel-Aviv.

« Le vol historique EL AL LY555 à destination de Rabat, #Maroc, partira le 22 décembre de l’aéroport international Ben Gourion avec une délégation de haut niveau.

L’avion a été spécialement décoré pour refléter la tradition culturelle partagée entre Israël et le Maroc et le mot #peace en hébreu, arabe et anglais.» peut-on lire sur Twitter.

https://twitter.com/IsraelArabic/status/1341083605188177931

«Le logo sur l’avion El Al qui reliera demain #Israel au #Maroc pour célébrer la normalisation des relations entre les deux pays. Le numéro de vol ? LY 555… les pieds noirs apprécieront 😉» a écrit Juline Bahloul, reporter de i24, sur son compte twitter.

Laurene Haim, la célèbre journaliste, spécialiste de la politique américaine, a retweeté la publication de Julien Bahloul avec le commentaire : «Tweet et photo du jour».

L’analyste politique et avocat pour les droits de l’homme, Arsen Ostrovsky, a écrit pour sa part en partageant la même photo : « l’avion EL AIRLINES, qui partira demain pour le tout premier vol de #Israel à #Morocco. J’adore avoir le mot #peace écrit sur le côté, ainsi qu’un beau Hamsa / Khamsa, qui est un symbole commun dans la culture marocaine et juive pour se protéger contre la malchance

Le porte-parole du premier ministre israélien, a décrit logo choisi pour décoré l’avion israélien : «L’avion qui transportera la mission israélienne au Maroc lors du premier vol direct entre les deux pays est prêt à décoller demain!

Incarnation des relations maroco-juives de longue date, le symbole de la paume – «les cinq» a été placé dans l’avion, à côté de l’expression «paix» en hébreu et anglais arabe et les drapeaux du Maroc, d’Israël et des États-Unis»

Plusieurs d’autres réactions ont été enregistrées sur les réseaux sociaux de personnalités et de leaders d’opinion israéliens.

Le Roi Mohammed VI félicite l’Émir du Qatar à l’occasion de la fête nationale de son pays

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, Émir de l’État du Qatar, à l’occasion de la fête nationale de son pays.

Dans ce message, le roi exprime, en son nom et en celui du peuple marocain, ses chaleureuses félicitations et ses sincères vœux de santé, de bonheur et de quiétude au Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani et de davantage de progrès et de prospérité au peuple qatari, «sous la sage conduite de son Émir».

A cette occasion, le Roi dit apprécier les liens de fraternité solide et d’estime mutuelle unissant les deux peuples, réitérant «sa détermination à continuer à œuvrer de concert avec le Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani pour renforcer les relations de coopération fructueuse existant entre les deux pays, dans l’intérêt des deux peuples frères».

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

Avi Berkowitz : « Je suis ravi de faire partie du 1er vol commercial direct d’Israël au Maroc »

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Le jeune assistant de Donald Trump et son représentant spécial pour les relations internationales, Avi Berkowitz, a exprimé sur twitter, son enthousiasme quant à sa participation au 1er vol commercial direct entre Israël et Rabat aux côtés de Jared Kushner, le mardi 22 décembre 2020.

Après la confirmation par la Maison Blanche du déplacement du Conseiller Spécial du président américain, Jared Kushner, mardi prochain, à la tête d’une délégation conjointe américano-israélienne de Tel-Aviv à Rabat, dans le cadre des discussions sur la reprise des relations entre Israël et le Maroc, un des membres de la délégation, le jeune assistant de Trump Avi Berkowitz a exprimé sur son compte twitter son enthousiasme quant à sa participation à ce voyage.

«Ravi de me joindre à Jared Kushner au bord du premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc» a-t-il écrit. Et d’ajouter : «Félicitations à Jared et toute l’équipe pour avoir rendu possible ces avancées ».

https://twitter.com/aviberkow45/status/1338887977892794369

Ce n’est pas la première fois qu’Avi Berkowitz participe à ces vols entre Israël et les pays arabes qui ont entamés des discussions ouvertes avec l’Etat hébreu de normalisation des relations. Le jeune responsable a accompagné Kushner dans des vols similaires aux Emirats Arabes Unis et au Bahreïn.

Qui est Avi Berkowitz ?

Avrahm «Avi» Berkowitz est né en novembre 1988 et a grandi au village de Lawrence, du comté de Nassau dans l’État de New York. Après avoir été diplômé d’un lycée juif orthodoxe, il a étudié à Kol Torah, une yeshiva à Jérusalem. Il est retourné aux États-Unis, a étudié dans une yeshiva à Baltimore et a été transféré au Queens College où il a terminé ses études de premier cycle. Il a ensuite reçu un Juris Doctor de la faculté de droit de l’université de Harvard.

Berkowitz a rencontré Jared Kushner lors d’un match de basket-ball lors d’une retraite de la Pâque à Phoenix, en Arizona. Il a travaillé pour les entreprises Kushner et a rejoint l’équipe de la Maison Blanche après l’investiture du président Donald Trump.

Il a été adjoint spécial du président, adjoint du conseiller principal, adjoint adjoint du président et conseiller du conseiller principal, Jared Kushner. En novembre 2019, Berkowitz a été promu assistant du président et représentant spécial pour les relations internationales.

Il est juif orthodoxe et parle couramment l’hébreu.

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