Rédaction - Page 20

‘Nuit Debout’, prémisses à un nouveau ‘Mai-68’?

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Depuis onze jours, les nuits françaises ne sont plus comme les précédentes. Les artères, places et espaces publics des grandes, moyennes et petites villes sont investis à chaque coucher du soleil par des manifestants d’un nouveau genre. Il s’agit de Français en colère contre leurs situations socioprofessionnelles et qui l’expriment tous les soirs dans un mouvement appelé ‘Nuit Debout’.
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Mais ce qui devait être une action citoyenne pacifique, s’est transformée en actes de violences et de vandalisme. Elle donne aussi lieu à des affrontements violents entre les manifestants et les forces de l’ordre, ainsi qu’à des interpellations, notamment parmi les activistes d’extrême gauche et d’extrême droite qui ont infiltré le mouvement. Ainsi, le mouvement qui se voulait juste revendicatif et limité dans la durée, le voilà aujourd’hui qui s’apparente à une action quasi-anarchiste qui s’inscrit dans le moyen et long termes. Ce qui fait craindre le pire aux autorités, surtout qu’il s’agit d’une année où la France organise cet été l’Euro de football et les primaires présidentielles en automne, avant une année 2017 qui s’annonce ‘explosive’ sur le plan politique, après avoir été, malheureusement, tout aussi ‘explosive’ sur le plan sécuritaire en 2015 et 2016, à cause des tragiques attentats terroristes.

Le malaise profond des manifestants et leur obstination, ajouté à une situation politique catastrophique marquée par une popularité abyssale du Président de la République qui bat des records historiques, et un contexte régional et international critique dû à la gestion chaotique des phénomènes migratoires et aux dossiers complexes de l’intégration, du chômage, de la religion et de l’identité nationale, poussent à croire que la France est à la veille d’une réelle explosion sociale, comme celle de Mai 1968, tous les ingrédients sont réunis pour reproduire le même schéma.

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En 1968, la France disposait d’un leadership sans égal, porté par le général De Gaulle, et malgré tout, elle a dû subir une de ses plus graves crises de son histoire contemporaine après la Seconde guerre mondiale. Aujourd’hui ce leadership est inexistant, on imagine le scénario du pire qui peut se produire si la France ne fait pas face et ne met pas fin, immédiatement, au mouvement de ‘Nuit Debout’.

Abdellah El Hattach

 

Manama, Paris, Ryad, Moscou, épicentres de l’influence diplomatique marocaine

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Le Conseil de la Coopération des pays du Golfe, réuni au complet à Manama au Bahreïn, au niveau des ministres des Affaires étrangères, a tenu une rencontre au Sommet avec le Secrétaire d’Etat américain, John Kerry, avant le déplacement de ce dernier en Irak. A l’ordre du jour de cette réunion, figuraient la situation en Syrie, la crise gouvernementale au Liban et le rapprochement entre Washington et Téhéran.

En marge de cette rencontre hautement stratégique, le Conseil a tenu à rappeler au Secrétaire d’Etat américain, le soutien du CCG à la marocanité du Sahara et son appui au Plan d’autonomie présenté par le Maroc concernant ses provinces du Sud.

Cet engagement politique d’une grande valeur diplomatique, intervient après la tournée du Conseiller de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Fouad Ali El Himma, dans plusieurs capitales du Golfe, dont Ryad où il a rencontré le souverain d’Arabie saoudite et Manama, qui a accueilli la rencontre CCG-Kerry, où il a été reçu par le Roi de Bahreïn. La navette de Fouad Ali El Himma, accompagné de la cheville ouvrière du département des Affaires étrangères et de la Coopération, Nacer Bourita, a donné ses fruits, surtout qu’elle a été précédée par la communication téléphonique entre Sa Majesté Mohammed VI et John Kerry, entretien axé essentiellement sur la question du Sahara.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar, était, jeudi soir, l’invité à dîner, au Quai d’Orsay, de son homologue français, Jean-Marc Ayrault. En plus de la discussion des dossiers relatifs aux relations bilatérales et à la préparation de la COP22, les deux ministres ont abordé les derniers développements de la question du Sahara ainsi que le rapport que comptait présenter le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, au Conseil de sécurité de l’Onu. Les discussions entre les deux chefs de la diplomatie interviennent également au lendemain de la visite de Jean-Marc Ayrault à Alger et à la veille de celle, en Algérie, du premier ministre Francais, Manuel Valls.

Il est clair que l’ordre du jour des discussions entre Mezouar et Ayrault était très dense et comportait aussi la préparation de l’importante réunion de la mi-avril à New York, de la Conférence des Parties sur le climat, une sorte de station d’étape entre la COP21 et la COP22. La situation au Proche-Orient est tout aussi cruciale dans ces échanges, notamment avec la tournée que compte effectuer le président Français, François Hollande, au Liban, en Égypte et en Jordanie et le déplacment du Roi Salmane Ben Abdelaziz en Égypte.

De son côté, MBarka Bouaida, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a eu jeudi, des entretiens avec son homologue de la République islamique d’Iran, Amir Abdellahyane, signal politique très fort de Rabat qui, avec son engagement historique aux côtés des monarchies du Golfe, adopte une neutralité dans la crise entre Ryad et Téhéran, voire de jouer un rôle de médiation entre les deux capitales.

Par ailleurs, le Maroc, partenaire stratégique de la Russie, elle-même alliée centrale de l’Iran, a atteint un degré de maturité diplomatique tel, qu’il est non seulement capable de tenir ces rôles de réconciliations multilatérales globales, mais également de s’imposer comme un acteur majeur de la Paix dans le concert des Nations. Et la dernière visite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à Moscou en est la meilleure preuve.

Abdellah El Hattach 

La liaison terrestre Égypte-Arabie Saoudite inquiète Israël

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L’Arabie saoudite et l’Égypte ont convenu de construire un pont qui reliera les deux pays. Long de 50 km, il fera la liaison entre la péninsule du Sinai et la région de Tabouk, au nord-ouest de l’Arabie saoudite. Il s’agit d’un projet  demeuré longtemps dans les tiroirs et jamais mis en oeuvre à cause du veto israélien; l’Etat hébreu y voyant une menace pour sa sécurité nationale.

L’ancien président égyptien Hosni Moubarak a également pesé de tout son poids pour que le projet ne sorte jamais de sous terre suite à une pression constante de Tel-Aviv. Situé dans une des régions les plus sensibles du globe, le futur pont joindra trois points sous haute surveillance, à savoir le triangle constituant le golfe d’Aqaba et le golfe d’Eilat, adjacent à la mer Rouge et le détroit de Tiran, région sous contrôle militaire direct des armées saoudienne, égyptienne et israélienne, d’où l’inquiétude d’Israël qui risque de ne plus avoir un droit de regard sur le trafic dans cette zone, sachant que le Sinaï est une  base arrière active et dangereuse de Daech et qu’à son extrême pointe sud se trouve la station balnéaire huppée de Charm al-Chaikh, désertée depuis quelques mois par les touristes étrangers suite à l’attentat contre un avion de ligne russe qui avait fait de nombreuses victimes.

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Le projet de pont permettrait quant à lui d’attirer les riches familles saoudiennes de la rive ouest de l’Arabie même si le risque sécuritaire reste posé.

par Abdellah El Hattach

Wikileaks : Washington derrière le scandale Panama Papers

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Selon Wikileaks, le scandale Panama Papers a été totalement orchestré par Washington

La ‘fuite’ des données vise essentiellement à décrédibiliser Vladimir Poutine

Sur les 11,5 millions de fichiers dévoilés, aucun ne concerne un quelconque responsable américain

Wikileaks a annoncé ce mardi que le scandale sur la divulgation de millions de documents sur les avoirs cachés de dirigeants mondiaux, et provenant de la société panaméenne Mossack Fonseca, a été totalement orchestré par le gouvernement américain via l’OCCRP (Centre pour l’étude de la corruption et du crime organisé) et financé par l’USAID, ainsi que par la fondation de George Soros.

Wikileaks est catégorique : « le financement a été réalisé directement par le gouvernement américain. Un constat qui aura des répercussions sur la réputation de la Maison Blanche.»

En plus de l’USAID et de la Fondation George Soros, des Fonds comme Rockefeller et Carnegie sont également pointés du doigt ; et il est fort probable que l’asile offert par Moscou à Edward Snowden ainsi le rôle politique et militaire de plus en plus accru de la Russie dans le monde, soient derrière cette vague de fuites sans précédent.


Surtout, fait curieux, Vladimir Poutine semble être le personnage clé des Panama Papers, et sur les 11,5 millions de fichiers dévoilés, aucun ne concerne un quelconque responsable américain, ce qui accentue les doutes des observateurs avertis et initiés.
Panama Papers n’est pas du «journalisme responsable», TOUS les documents doivent être publiés 

Le porte-parole de WikiLeaks et journaliste d’investigation islandais Kristinn Hrafnsson a demandé à ce que les données fuitées doivent être mise en ligne en totalité, pour que chacun puisse faire ses propres recherches. Il a rajouté qu’on ne pouvait considérer comme «journalisme responsable» le fait de refuser de partager les sources des documents.

*Note de Abdellah El Hattach

Rabat-Moscou : du « corridor vert » au « corridor de sécurité »

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Au moment où presqu’aucune information n’a filtré de ses entretiens au Maroc avec le Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et le ministre du Commerce et de l’Industrie, Moulay Hafid Elalamy, c’est à la télévision de son pays que s’est confié le vice-ministre russe de  l’industrie et du commerce, Victor Evtuhov sur les détails de sa visite à Rabat.

Il a rapidement planté le décor et, sans ambages, a annoncé qu’il avait discuté avec les responsables marocains de la possibilité d’implanter au Maroc une usine de camions militaires destinée au marché local et africain, et l’éventualité de l’achat par le royaume d’une vingtaine d’avions et hélicoptères russes à usage militaire et civil.

Fidèle client des fournisseurs occidentaux, le Maroc opte ainsi pour l’industrie russe afin de moderniser son matériel militaire et le diversifier. Au même moment, l’Algérie se réoriente vers le marché français et a soumis une option d’achat pour l’acquisition d’avions de chasse Rafale. La région est ainsi en perpétuelle recherche d’équilibre géostratégique à travers un contrôle méticuleux des différents rapports de force afin d’éviter tout risque de dérapage ou d’escalade militaire.

Une première

De la même manière, le Maroc diversifie aussi sa coopération internationale dans le domaine de la sécurité et du renseignement. Ainsi, accompagné de ses principaux collaborateurs et hauts responsables de la DGSN et DGST, Abdellatif Hammouchi s’est entretenu, hier à Moscou, avec les dirigeants de la sécurité intérieure et les services de renseignement russes. Pourparlers couronnés par la rencontre de Hammouchi avec le secrétaire général du conseil russe de la sécurité nationale, Nikolai Patrushev, celui-là même qu’avait rencontré en janvier dernier, le Conseiller de Sa Majesté le Roi, Fouad Ali El Himma, parti à Moscou pour préparer la visite royale. A l’ordre du jour de la rencontre Hammouchi – Patrushev la coopération dans lutte contre le terrorisme international et l’extrémisme en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

Cette visite intervient après deux sorties remarquées de Abdellatif Hammouchi à l’international. Celle en Côte d’Ivoire en compagnie du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad, suite à l’attentat du Grand-Bassam et celle en Espagne pour renforcer l’axe de la coopération sécuritaire Rabat-Madrid dans les domaines de la lutte anti-terroriste, la lutte contre le trafic de drogue et l’immigration clandestine.

La Déclaration sur le Partenariat Stratégique Approfondi entre la Russie et le Maroc qui a institué la notion de « corridor vert » dans le domaine de la coopération agricole, vient aujourd’hui mettre en place ce que l’on pourrait baptiser le « corridor de sécurité », à savoir une hotline entre Rabat et Moscou qui permet non seulement une veille en terme de renseignement mais également un partenariat plus solide, allant vers la mise en place d’un véritable mécanisme d’échanges de données et d’informations en temps réel pour la préservation de la sécurité des deux pays et de leurs périmètres géographiques  d’influence.

Abdellah El Hattach

Maroc, Russie, la feuille de route en marche

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La visite officielle entreprise par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en République fédérale de Russie s’inscrit dans le cadre des relations multilatérales globales qui constituent la trame de la politique étrangère du Royaume du Maroc.

Elle est intervenue à un moment où la Russie cherche à tisser davantage son réseau régional à travers la nécessité de hisser le niveau de coopération avec Rabat à un degré d’échanges dans les secteurs de l’Agriculture, du commerce, du tourisme, du gaz et du pétrole qui seraient à la hauteur du potentiel des deux pays.

La Russie a renforcé ses alliances dans le monde arabo-musulman, et a gagné en influence en Syrie, en Iran, au Liban et en Egypte.

Il était donc important pour le Maroc de multiplier également ses alliances, car aucune amitié ne demeure ni aucune inimité. Ce qui demeure ce sont les intérêts. L’Occident doit assimiler cette nouvelle donne dans ses doctrines, même s’il n’a pas vu d’un bon œil le déplacement royal à Moscou. La visite de Sa Majesté en Russie ne s’est pas faite au détriment des intérêts d’autres pays, mais elle vient renforcer des liens historiques couronnés en 2002 par un partenariat stratégique.

Il est certain que la forte présence chinoise en Afrique, donne de l’appétit à la Russie qui cherchera sans aucun doute à lui damer le pion ou, au moins, à la concurrencer, et cela ne peut se faire qu’à travers le Maroc, le passage obligé vers l’Afrique subsaharienne.

Même sur le plan militaire, les russes sont de plus en plus présents en Mer Méditerranée, et ils ne peuvent davantage déployer cette force que par une coopération étroite avec Rabat qui détient les clés du Détroit de Gibraltar.

La Russie a également besoin des conseils et orientations du souverain, en sa qualité de Amir al-Mouminine, pour comprendre et réguler les phénomènes dits ‘islamistes’, notamment dans la région du Caucase et d’Asie centrale, et les mouvements des ‘djihadistes’ en Syrie, en Irak et au Yémen, et ce grâce à l’expérience marocaine probante dans le domaine de la lutte antiterroriste. D’ailleurs, dans leur Déclaration conjointe, le Maroc et la Russie entendent renforcer leur coopération dans le domaine religieux, y compris à travers l’envoi d’imams marocains en Russie pour l’échange d’expériences, ainsi que la formation d’imams russes dans les établissements marocains d’enseignement religieux.

La machine est désormais en branle : Rabat et Moscou ont décidé de prendre des mesures concrètes pour élargir la coopération dans le domaine de l’agriculture et de la pêche maritime : il s’agit de simplifier au maximum les procédures douanières à travers la mise en place d’un ‘corridor vert’ comme convenu dans la Déclaration conjointe. Et c’est dans ce cadre-là, que le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Aziz Akhannouch, a rencontré, en milieu de semaine, les exportateurs de fruits et légumes marocains avec, comme point essentiel à l’ordre du jour, la volonté du secteur agricole de mieux adresser le marché russe qui présente de grandes opportunités pour les opérateurs marocains. De son côté, le chef du gouvernement marocain, Abdelilah Benkirane, et le vice-ministre russe de l’industrie et du commerce, Victor Evtohov, ont discuté des moyens de promouvoir les échanges commerciaux entre les deux pays. L’axe Rabat-Moscou a été érigé pour demeurer dans le temps, il appartient donc aux Pouvoirs publics dans les deux pays de l’entretenir et de le développer.

Abdellah El Hattach.

L’esprit d’une marche transgénérationnelle pour la Légalité

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Le 16 octobre 1975, la Cour internationale de justice de La Haye rendait un avis consultatif sur le droit applicable dans l’affaire du Sahara. Elle a précisé dans ses attendus  que le territoire occupé par l’Espagne ne pouvait être considéré comme terra nullius, estimant que Seguia el-Hamra et le Rio de Oro étaient habités par des tribus ayant une organisation sociale et politique et, surtout ayant des liens d’allégeance avec les différents sultans du Maroc.

Fort de cette référence, feu Sa Majesté Hassan II s’adressait le jour même à son peuple pour lui exprimer Sa décision d’organiser une Marche Verte à destination du Sahara marocain pour recouvrer les droits inaliénables du Royaume du Maroc sur ses territoires méridionaux. Son vœu le plus cher était de prendre personnellement la tête de cette Marche pacifique. Mais le devoir d’un chef, comme il aimait à le répéter, était de rester à son poste de commandement, afin de veiller à l’exécution des ordres et de demeurer en contact permanent avec toutes les provinces du Royaume.

Il s’agissait, en fait, d’un véritable pari psychologique sur lequel tout reposait. En effet, faire affronter à des centaines de milliers de volontaires, aux mains nues, les champs de mines, les tanks et les légions de l’armée franquiste, c’était les envoyer à la mort. Mais pour Hassan II, c’était aussi risquer de se retrouver devant une alternative suicidaire : reculer en perdant la face ou se lancer dans une guerre perdue d’avance.

Le soir même à New York, au siège des Nations Unies, et à la demande de l’Espagne qui qualifiait cette Marche d’« invasion », le Conseil de Sécurité adoptait la résolution 377 qui demandait aux parties de faire preuve de retenue et de modération. Mais c’est dans la ferme résolution du Maroc et sa farouche énergie, ainsi que l’indomptable détermination de toutes les composantes du pays au service de la cause de leur Nation, que feu Hassan II a puisé toutes les forces pour rejeter catégoriquement cette résolution.

Et ni les résolutions 379 du 2 novembre 1975 et 380 du 6 novembre, ni le ton menaçant du président du Conseil de Sécurité, l’ambassadeur russe Yakov Malik appelant le Maroc à stopper immédiatement la Marche, n’ont pu arrêter la volonté d’un Roi et d’un peuple. Hassan II répondait au Conseil de Sécurité «la Marche continuera son chemin pour atteindre ses objectifs définis».

Son successeur, le Roi Mohamed VI, tout en demeurant dans l’esprit et dans la lettre de la Marche Verte, a proposé une nouvelle approche moderniste et volontariste qui fait de l’Initiative d’autonomie un projet concerté, pertinent et conforme à la légalité internationale, et ce en rupture avec la thèse unilatérale d’autodétermination basée exclusivement sur l’option du référendum.

Et alors que les ennemis de la Nation ne cessent de brandir des thèses dépassées pour faire dévier le processus de négociations de son cheminement normal, les campagnes médiatiques qui les accompagnent sont orchestrées dans le sillage d’un embarras excessif, d’une escalade agressive des adversaires et un état de trébuchement sans précédent.

Et tout comme le 6 novembre 1975, où, dans une discipline impeccable, et selon une organisation magistrale, Hassan II venait de faire la preuve, en face du monde entier, qu’il était le souverain d’un peuple capable de la plus grande marche pacifique de l’histoire contemporaine, Sa Majesté Mohammed VI traite, aujourd’hui, avec un esprit constructif les résolutions onusiennes dans le but de réunir les conditions appropriées pour une négociation sérieuse seule à même de garantir une issue politique et pacifique à un faux problème qui n’a que trop duré. Le souverain a également réussi à défaire le Maroc du Plan Baker II et du projet de scission soufflé par Abdelaziz Bouteflika, et a pu stopper les manœuvres visant à faire élargir à tort les prérogatives de la Minurso aux volets dits des ‘Droits de l’homme’ dans un pays devenu incontestablement un modèle de société démocratique dans le monde arabe et qui s’est engagé, depuis plusieurs décennies, dans le processus de la démocratisation, de la modernité et de l’égalité.

Ce même élan de ferveur populaire spontané s’est exprimé par une Marche de 3 millions de marocains qui, d’une seule voix, ont représenté tout un pays pour refuser catégoriquement et condamner les dérapages dangereux du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon.

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En tout état de cause, le Royaume, fort du consensus de l’ensemble des composantes de la Nation autour de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale, demeure confiant en la sagesse des membres du Conseil de Sécurité et des Grandes Puissances, et en leur capacité à trouver les formules appropriées pour préserver le processus politique de toutes dérives aux conséquences lourdes et néfastes pour la stabilité de toute la région.

Abdellah El Hattach