Afrique - Page 58

Inédit : Tout le gotha sécuritaire marocain autour de la même table pour la régularisation des sans-papiers

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LE MAROC RÉGULARISE LES SANS-PAPIERS : UN CHOIX SOUVERAIN

Le lancement au Maroc de la deuxième phase d’intégration des migrants en situation irrégulière, a connu la tenue, au Ministère de l’Intérieur, d’une importante réunion de travail pour encadrer cette opération tant en amont qu’en aval. Outre les aspects techniques et logistiques dans l’ordre du jour de cette réunion, il était également question d’aborder les tenants sécuritaires et de renseignement de ce dossier, surtout que l’opération coïncide avec la réelle crise migratoire et la tragédie humanitaire que vivent des dizaines de migrants d’Afrique subsaharienne en territoire algérien. Alger a tout simplement décidé de les abandonner en plein désert ou de les pourchasser ! Ce qui a poussé le Maroc à accélérer le processus d’intégration et de régularisation des ressortissants étrangers vivant sur son sol pour éviter, à l’avenir, de devoir gérer une crise humanitaire pouvant constituer une vraie bombe à retardement. Rabat a donc décidé d’anticiper ces problématiques et d’en absorber les aboutissants.

L’Etat s’est ainsi mobilisé avec toutes ses institutions souveraines pour gérer au mieux et sans faille ce dossier épineux et l’entourer de tout l’intérêt qu’il mérite. Et rares les fois où tout le gotha sécuritaire se réunit autour de la même table : c’est que le sujet était très sensible et prioritaire pour la sécurité nationale du pays. Rien qu’en énumérant le nom des participants à cette réunion, on en comprend les fondements stratégiques : autour du ministre de l’Intérieur, Mohamed Hassad et de son numéro 2 Charki Draiss, se joignirent le ministre de l’Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, le ministre de la migration, Anis Birou, le président du Conseil national des droits de l’homme, Driss Yazami et du Délégué interministériel pour les droits de l’homme, Mahboub El Hiba.

Mais là où les choses deviennent intéressantes c’est lorsque l’on voit également la présence de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération, du général Hosni Benslimane, Commandant de la gendarmerie royale, du directeur général de la DGED (espionnage marocain) Mohamed Yassine Mansouri, du directeur général de la DGSN (police) et DGST (contre-espionnage), Abdellatif Hammouchi, le Wali-directeur général des Affaires intérieures, Moulay Driss Jaouhari et le Wali-directeur des frontières et de la migration, Khalid Zerouali.

Tout ce beau monde, qui rarement se réunit ensemble ou, au moins, rarement sont vus ensemble en public, prouve bien que les sujets traités sont d’une envergure telle qu’il prennent une dimension plus que locale mais davantage régionale, continentale et mondiale, notamment au vu et su des événements dramatiques au Proche-Orient, au Yémen, en Libye, en Irak et dans notre voisinage proche, en Mauritanie et Algérie, ainsi que des menaces terroristes qui pèsent sur toute la région subsaharienne et du bassin méditerranéen.

Note cablée par Abdellah El Hattach

La faillite menace l’Algérie

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«Le Trésor public pourrait se retrouver en incapacité de payer les salaires des fonctionnaires. » L’avertissement vient du directeur de cabinet du président Bouteflika et chef du RND (Rassemblement national démocratique, en coalition au pouvoir). Ahmed Ouyahia l’a lancé le 11 novembre à Mila (Est), selon le quotidien arabophone « El Khabar ».

Cette perspective est sérieuse. « Dans les faits, Ouyahia n’a pas tort », affirme l’analyste financier Ferhat Ait Ali au quotidien électronique TSA. Pour lui, les détenteurs de CDD (contrats à durée déterminée) pourraient être sacrifiés, et ce dès 2018, pour réduire la masse salariale des fonctionnaires qui avoisinera les 18 milliards d’euros en 2017, soit près de 40 % des dépenses globales de l’État.
Subventions très coûteuses

Tout en s’alarmant des conséquences de la baisse des revenus du pays en raison de la chute des prix du pétrole, Ouyahia critique l’immobilisme du gouvernement. Il lui reproche de ne pas avoir entamé de réformes profondes, notamment la suppression du système généralisé de subventions qui coûte à l’État environ 27 milliards d’euros par an.

Le lait, les céréales, les carburants, l’électricité, l’eau, le logement, le gaz, les médicaments, le sucre, l’huile de table, les soins et l’éducation sont largement subventionnés, et l’Algérie n’a plus les moyens de poursuivre cette politique.
À partir de 2017, le pays aura du mal en effet à trouver l’argent pour combler le déficit budgétaire, et dès 2019 il n’aura pas plus de devises pour payer ses importations. Les réserves de change, qui étaient de 121,9 milliards de dollars fin septembre, s’épuiseront d’ici à 2019, au rythme actuel des importations, selon les économistes. Même le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le reconnaît : l’année 2017 sera « notre dernière chance pour opérer un changement de vision économique privilégiant la culture du travail ».

Car l’Algérie est au bord du gouffre. Depuis 2014, les recettes des exportations des hydrocarbures ont été divisées par deux, dégringolant de 58,4 milliards de dollars à 27,1 milliards de dollars en 2016. Dans le même temps, les importations ont légèrement baissé, passant de 58,6 milliards de dollars en 2014 à 47 milliards de dollars prévus en 2016.

En 2017, les dépenses de l’État seront de 57 milliards d’euros pour des recettes prévisionnelles de 47 milliards d’euros. « L’Algérie vit clairement au-dessus de ses moyens, constate le patron d’une banque privée. Il faut des réformes profondes et urgentes pour redresser l’économie. »

Face à cette situation, le pouvoir n’a pas beaucoup de solutions, mais il ne veut pas recourir à l’endettement extérieur et veut éviter à tout prix de se tourner vers le FMI, avec son lot de mesures antisociales et leurs conséquences sur la stabilité politique. Il ne veut pas non plus s’attaquer à l’économie informelle, qui représente 40 % de l’économie réelle, ni toucher aux subventions au risque de mécontenter la population. « Malheureusement, les solutions ne sont pas nombreuses », constate le même banquier.

Otage du FMI

Ouyahia, ancien Premier ministre, connu pour être l’homme des sales besognes après avoir pris des décisions impopulaires par le passé, met en garde d’ailleurs contre le recours à l’endettement extérieur sur la souveraineté nationale. « Nous risquons de devenir l’otage du FMI en échange de 5 milliards de dollars par an », a-t-il averti. Le Premier ministre plaide, lui, pour un niveau d’endettement extérieur « faible » pour « préserver la souveraineté de notre décision économique car notre décision politique en est tributaire ».

En fait, le gouvernement base toute sa stratégie sur une hausse des prix du pétrole.

Article SudOuest.fr

Routes de la soie : le Maghreb assiste impuissant à l’encerclement de l’UE

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Par temps clair au large des baies de Tanger, Tunis ou Alexandrie, on assiste distinctement au suicide européen. Lorsque le ciel est dégagé, on peut témoigner du flux ininterrompu des dizaines de milliers de porte-conteneurs géants en provenance d’Asie se dirigeant vers Rotterdam. Ainsi, au lieu d’être la chance de l’Europe, la Méditerranée est aujourd’hui l’instrument de son déclin, comme une veine ouverte dans un bain chaud.

Risque d’encerclement géo-économique

La balance commerciale de l’Union européenne (UE) avec les pays du sud de la Méditerranée dégage un surplus qui compense à peine le tiers de son déficit avec la Chine. Les coûts cachés de ce commerce au long cours sont très sous-estimés, de sorte que l’Europe pâtit sans doute moins de la « stratégie des mille entailles » du théoricien du djihadisme Abou Moussab Al-Souri que du programme One Belt, One Road proposé en 2013 par le président chinois Xi Jinping (une ceinture, une route, association de la route de la soie terrestre eurasiatique et la route de la soie maritime).

L’activisme de la Chine devrait alerter les Européens sur le risque d’encerclement géo-économique qui pèse sur l’UE. Pendant que l’Union dilapide ses fonds structurels dans la réhabilitation du moindre réseau de routes secondaires en Pologne ou en Hongrie, Pékin a acquis, en avril, 67 % du deuxième plus important port grec que ses entreprises s’empressent désormais de relier par le rail… à la Hongrie.

Le périmètre extérieur de la One Belt, One Road ne se limite pas à la Méditerranée orientale. Pékin est déjà devant Paris le premier partenaire économique de l’Algérie, ses fleurons étatiques ont déjà pris des parts dans les ports d’Alger, de Nouakchott et de Dakar. Autorités et sociétés chinoises avaient avancé, en novembre 2015 à Marrakech, l’idée d’un package « construction-financement » avec concession de gestion sur quarante ans qui pourrait s’appliquer au projet de liaison fixe à travers le détroit de Gibraltar.

Faire descendre les capitaux européens en Afrique

Si les dirigeants européens voient assez clairement ce que One Belt, One Road peut apporter à Pékin en termes de compétitivité et d’ascendant, ils semblent éprouver les pires difficultés à imaginer ce que serait l’apport décisif d’un corridor Europe-Afrique via le Maghreb. L’Eurafrique est la dimension pertinente pour répondre au défi compétitif que posent à l’Europe l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena) et l’Association des nations d’Asie du Sud-Est auquel sont associés la Chine, le Japon et la Corée du Sud (Asean + 3).

Alors qu’elles devraient investir massivement au sud pour créer une division euro-méditerranéenne du travail, les entreprises du Vieux Continent ne consacrent aujourd’hui pas plus de 2 % de leurs investissements directs étrangers aux pays de la rive sud et à peine 3 % à l’Afrique si l’on en croit les calculs de l’Ipemed. Et cela au moment où les Etats-Unis, le Japon et la Chine accroissent leurs efforts d’investissement sur le continent dans des proportions atteignant 15 % à 20 %.

Ce grave déficit d’investissement se traduit très concrètement : il est aujourd’hui deux fois et demie plus cher d’acheminer un conteneur sur 1 000 km de Cotonou à Ouagadougou que sur 12 000 km de Cotonou à Shanghai. Seuls trois pays ouest-africains figurent dans le top 15 des nations africaines dans le rapport du 28 juin 2016 de la Banque Mondiale sur la « logistique du commerce dans l’économie mondiale ». L’Afrique de l’ouest étant logistiquement fragmentée, l’Europe est durablement amputée d’un voisinage prospère.

Si l’Europe ne réagit pas, les 780 millions d’Ouest-Africains en 2050 ne seront ni des clients ni des sous-traitants, mais enverront leur lot de migrants économiques et de réfugiés. Si les capitaux européens ne descendent pas en Afrique, les travailleurs africains iront vers eux et les classes moyennes de leur pays d’origine consommeront chinois.

Le long des fuseaux horaires « Europe-Middle East-Africa »

Chaque euro dépensé en Afrique du Nord aurait pourtant pour effet de stimuler la demande adressée en retour puisque les pays maghrébins réalisent plus des deux tiers de leurs importations depuis l’UE. Plus de 60 % des importations allemandes en provenance de Chine sont des produits que le Maghreb exporte aussi : textile, électronique, mécanique et cuir.

Un nombre croissant d’entreprises mondiales adoptent un découpage géographique « Europe-Middle East-Africa » par groupement de fuseaux horaires. Le corridor économique Paris-Madrid-Tanger-Dakar est le prolongement naturel de cette évolution.

Le TGV qui reliera les plateformes maritimes de Tanger et de Casablanca en un peu plus de deux heures contre près de cinq heures actuellement devrait être mis en service dès septembre 2018 et constituer un premier jalon concret posé vers une liaison fixe traversant le détroit de Gibraltar. Ce projet est aujourd’hui envisagé par la SNED comme un tunnel ferroviaire à triples rails à l’horizon 2025.

Le prolongement du TGV marocain au sud vers Agadir par la China Railway Construction Corporation a fait l’objet d’un mémorandum d’entente signé après la visite royale à Pékin, en mai. La même entreprise s’est vue attribuer la réhabilitation des plus de 1 200 km de la ligne Dakar-Bamako pour 2,3 milliards d’euros.

La revanche du train sur le porte-conteneur

La ligne de chemin de fer qui relie en 13 jours Duisbourg en Allemagne occidentale à Chongqing (30 millions d’habitants) par la Pologne et la Biélorussie a été mise en service le 28 janvier 2011, deux semaines seulement après la chute du régime Ben Ali. Les chinois ont fait leur la maxime de John D. Rockefeller « acheter au son du canon, vendre au son du clairon ». Pas moins de neuf lignes de chemin de fer reliant la Chine à l’Europe ont été lancées entre 2011 et 2015. Pékin prévoit de porter la part de son traffic commercial par chemin de fer de 1% à 7% à l’horizon 2020.

Le train offre une alternative intéressante en termes de rapport coût/délai et d’efficacité commerciale, avec une durée moyenne du parcours Chine-Europe de moins de deux semaines contre plus cinq semaines par la mer. Seulement deux bateaux sur trois sont aujourd’hui ponctuels, les rotations sont de plus en plus longues, les infrastructures portuaires saturées, les bateaux toujours plus gigantesques (jusqu’à 20 000 conteneurs) rendant le fret maritime de plus en plus lent donc moins attractif pour les produits industriels de grande consommation.

Hewlett Packard est l’un des utilisateurs réguliers de la ligne Chongqing-Duisbourg, aux côtés d’industriels de la pétrochimie, des pièces détachées automobiles, de l’électronique et de l’agro-alimentaire. Dans le cadre du programme « Go West », les autorités municipales des mégalopoles intérieures (Wuhan, Chengdu ou Zhengzhou) subventionnent massivement les expéditions ferroviaires vers l’Europe pour accélérer l’industrialisation des régions non côtières.

La quatrième route de la soie en Afrique atlantique

Pendant que l’UE manque cruellement d’un plan géo-économique cohérent pour la Méditerranée et l’Afrique, la Chine construit non pas une mais quatre routes de la soie vers l’Europe : l’une par l’Asie centrale, l’autre par l’océan Indien et la troisième à travers l’Arctique. La quatrième est celle qui se dessine progressivement dans le prolongement de la péninsule Ibérique vers l’Afrique atlantique puis le golfe de Guinée.

Le corridor mauritanien, qui commence au sud du Maroc, est un segment critique de cette quatrième route de la soie. Le Maroc a son propre plan d’infrastructures, le « modèle de développement des provinces du Sud » qui, pour près de 7 milliards d’euros d’investissements, vise à reconstituer un couloir logistique transsaharien. La plus grande gare routière d’Afrique, à Laayoune, mettra les marchés d’Abidjan et de Lagos à la portée des conteneurs de Tanger Med.

Vu de Bruxelles, l’horizon indépassable des relations UE-Maghreb demeure malheureusement la négociation indifférenciée d’accords de libre échange complets et approfondis, y compris dans l’agriculture et les services. Avec des pays comme la Tunisie dont la part des industries manufacturières dans le PIB a baissé de cinq points entre 1990 et 2013.

Si les voix qui s’élèvent dans toute l’Europe du Sud pour réclamer une stratégie continentale de relance par les grands travaux se font entendre, le Fonds européen pour les investissements stratégiques – dont 6 % des engagements concernent le secteur du transport – devrait se pencher sur le corridor eurafricain dans le cadre du « Plan Juncker » qui n’a investi que 37 % de son enveloppe globale. Il est encore temps d’agir.

Le libre-échange tient lieu de logique intellectuelle de repli, en l’absence d’une appréhension lucide des intérêts européens. Dans le cas contraire, le Vieux Continent risque fort de se trouver pris dans la toile des routes de la soie, comme Mowgli dans Le Livre de la jungle se réveille enserré dans les anneaux du python Kaa.

Article initialement publié dans Le Monde.fr , rédigé par 

Découverte d’un énorme gisement d’hélium en Tanzanie

Une équipe de chercheurs venue de la Grande-Bretagne et de la Norvège évalue à 54 milliards de mètres cubes le volume de la réserve d’hélium découverte dans ce pays d’Afrique de l’Est la Tanzanie

Ce gisement de 1,5 milliard de mètres cube d’hélium découvert dans la vallée du Rift, en Tanzanie, peut répondre pendant sept ans à la demande mondiale de ce gaz utilisé dans les scanners médicaux, les télescopes, la cryogénie, la recherche aérospatiale, et dont la production actuelle suffit difficilement à répondre à la demande.

La société minière norvégienne Helium One, qui travaille avec ces scientifiques sur cette nouvelle technique pour déceler des gisements de ce gaz et détient trois permis de prospection en Tanzanie, a affirmé de son côté avoir découvert « une province gorgée d’hélium au (potentiel) significatif à l’échelle mondiale », selon le site internet de la société.

Selon les données de l’Institut américain de géophysique (USGS), le mètre cube d’hélium se vendait entre trois et sept dollars en 2015, ce qui valoriserait le gisement découvert en Tanzanie à au moins 4,5 milliards de dollars.

Des chercheurs ont souvent fait part de leur crainte de voir l’hélium se raréfier. Les réserves pourraient s’épuiser d’ici à 2035, avait signalé en 2010 le Prix Nobel américain de physique Robert Richardson.

Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’hélium. La réserve d’Amarillo, près de Texas (Etats-Unis), représente 35 % de la production mondiale.

DSK remporte l’appel d’offres du Plan quinquennal tunisien 2016-2020

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Les banques d’affaires Rothschild et Lazard soumissionnaires à l’Appel d’Offres pour la promotion du Plan Quinquennal 2016-2020, lancé par le ministère tunisien du développement, de l’investissement et de la coopération internationale de Yassine Brahim, ont été évincées par le groupement Arjil/Comete/Jeune Afrique Events piloté par L’ancien directeur du Fonds Monétaire International et ex-favori à l’élection présidentielle française de 2012, Dominique Strauss-Kahn.

Edmond de Rothschild qui était la moins-disante a été «disqualifié» en raison de dossiers incomplets de 2 experts. Désappointée, la banque a demandé offciellement l’état comparatif des notations des soumissionnaires. (Voir copies courriers)

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En permettant an groupement de la banque Arjil, du bureau d’ingénierie tunisien Comète et du groupe Jeune Afrique de remporter cet appel d’offres majeur du gouvernement tunisien, DSK, 67 ans, qui a déjà conseillé plusieurs autres pays comme le Maroc ou la Serbie, devient ainsi conseiller du gouvernement tunisien, chargé de redorer l’image de la Tunisie et d’attirer de nouveaux investisseurs.

Il est à rappeler qu’en 2015, la Tunisie a enregistré une croissance de 0,8%, contre 2,7%, en 2014, selon les données de la Banque mondiale. Le taux de chômage reste particulièrement élevé, à 15% de la population active, et principalement chez les jeunes.

DSK est familier de la Tunisie où il s’était rendu en de nombreuses occasions dans le cadre de ses fonctions de membre du gouvernement français ou de directeur général du FMI.

Le coup d’envoi officiel de la mission aura lieu à la rentrée avec la tenue d’une conférence destinée à mobiliser les citoyens tunisiens autour de cette opération.

Maroc Telecom gagne son procès face à SARCI

Contentieux dans le secteur des Telecom au Bénin : l’homme d’affaire Sévérin Adjovi, gérant de SARCI, perd définitivement son procès face à Moov filiale de Maroc Telecom 

Etisalat Bénin opérant sous le nom commercial de Moov Bénin et qui était précédemment détenue par le groupe émirati Etisalat, a été racheté fin 2014 par le groupe Maroc Telecom.

Etisalat Bénin est née sur les cendres de TELECEL BENIN, qui avait pour actionnaire majoritaire ATLANTIQUE TELECOM, au lendemain d’une crise qui avait secoué le secteur des Telecom dans le pays. En effet, en 2007 et en raison des irrégularités  dans la gestion de Telecel Benin, dont était actionnaire l’homme d’affaire béninois Sévérin Adjovi, le gouvernement a insisté et obtenu la révision du cahier de charges après la signature du protocole d’accord entre Telecel Bénin SA et l’Etat béninois. Un an après, les dirigeants de Télécel organisent la résistance en déclenchant la substitution de Télécel par Etisalat.

 

Après être passée par plusieurs crises, Etisalat Bénin S.A a pu se rétablir dans un contexte difficile et a réussi à étendre son réseau vers d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest tels que le Burkina-Faso, le Gabon, le Niger, le Togo, la Côte d’Ivoire et la République Centrafricaine.

En 2015, Sévérin Adjovi homme d’affaire béninois et gérant de la société SARCI, avait attaqué Etisalat Bénin en justice pour obtenir plus de 3 milliards de DH pour son éviction de la société Telecel Bénin et a procédé à la saisie des comptes au cours du Mois de Décembre, des saisies qui furent étendues également aux comptes des distributeurs de la marque.

Sévérin Adjovi réclamait du fait qu’il était associé dans Telecel Benin, filiale d’Atlantique Telecom, vendue à Etisalat, qu’il avait naturellement droit dans la nouvelle entité Etisalat, aujourd’hui détenue par Maroc Telecom. En instance comme en appel, les juges ont rejeté la demande de l’homme d’affaire et levé les saisies opérées sur les comptes d’Etisalat Bénin.

AudienceAhizouneBenin
Novembre 2015, Abdeslam Ahizoune reçu par Issoufou Mahamadou, Président du Benin

Cette décision venue dans ce contexte de relance des activités économiques à l’orée d’un nouveau mandat politique, va permettre à Maroc Telecom de travailler en toute sérénité sur des projets novateurs comme le déploiement de la 4G ou l’amélioration des offres Internet, à l’instar des autres opérateurs. Cette situation avait même fait émettre des doutes sur la longévité de la présence du groupe marocain au Bénin dans le cas d’une éventuelle condamnation à verser les prétentions estimées à plus de 200 Milliards. Sans parti pris, ce verdict témoigne de l’indépendance de la justice au Bénin ce qui concourt à assurer  un climat des affaires favorable aux investisseurs dans notre pays. En effet, les investissements marocains aujourd’hui s’étendent du GSM (moov) aux banques (Boa-Bmce, Banque Atlantique, Attijariwafa) en passant par les eaux minérales (Oulmès-Fifa) et les assurances (Saham) sans compter leur présence dans les BTP. Quel aurait été l’impact du verdict contraire ?Le silence de cette affaire, aura aussi révélé le poids considérable qu’occupe la politique dans le domaine de l’information.

 

– Avec matinlibre.com

La Côte d’Ivoire à l’honneur  au 3ÈME RDV DE CASABLANCA DE L’ASSURANCE 

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Organisé par la Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurances et de Réassurance (FMSAR), sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, la 3ème édition du Rendez-vous de Casablanca de l’Assurance mettra la l’honneur un des plus importants partenaires économiques du Maroc dans le Continent, Côte d’Ivoire.

Conduite par le Président de l’Association des Sociétés d’Assurances de Côte d’Ivoire (ASA-CI), Monsieur Boa Roger Eugène JOHNSON, une importante délégation ivoirienne se déplace du 13 au 15 avril 2016 à Casablanca pour participer aux travaux du Colloque qui a choisi pour thème pour thème «Les Assureurs et Réassureurs en Afrique, comment faire face aux risques émergents».

L’événement sera marqué par la présence, lors de la séance inaugurale, de Monsieur Le Ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed BOUSSAÏD, de Monsieur Hassan BOUBRIK, Président de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale, de Monsieur Mohamed EL KETTANI, Président Directeur Général d’Attijariwafa Bank et par l’intervention de Monsieur Dirk KEMPTHORNE, Président de la Global Federation of Insurance Associations et de Monsieur Bernard SPITZ, Président de l’Association Française de l’Assurance.

Plusieurs hauts dirigeants du monde de l’assurance seront présents à ces Rendez-vous, parmi eux, Mohamed Hassan BENSALAH, président de la Fédération Marocaine des Sociétés d’Assurances et de Réassurance (FMSAR), Bernard SPITZ, président de la Fédération Française des sociétés d’assurances et Govenor Dirk KEMPTHONE, président de Global Fédération of Insurance Association (GFIA).

Au menu de cette manifestation scientifique, 6 conférences plénières et 9 ateliers thématiques, animés par des experts nationaux et internationaux, sur des sujets d’actualité et sur les défis de l’industrie de l’assurance et de la réassurance. Plus de 700 professionnels représentant une trentaine de nationalités y sont attendus.

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LE1 avec Cdp