Analysis - Page 6

CRI DU CŒUR : Aziz, Nabil, sauvez nos jeunes subsahariens de la délinquance

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Cher Aziz, Cher Nabil,

Je m’adresse à vous car je pense que vous avez tous les deux le pouvoir de trouver des solutions aux dangers qui guettent nos jeunes subsahariens qui errent dans nos rues sans espoir ni horizon.

Je m’adresse à vous car vous êtes tous les deux reconnus pour votre empathie et votre générosité et puis surtout, vous êtes écoutés paraît-il. Oui, vous êtes l’unique espoir, pour le moment, «après Dieu et Sa Majesté le Roi», formule chère aux footballeurs et les politiques. Et pour cause, Monsieur Laftit me donne la frousse, Mly Hafid me snobera, Ramid est occupé avec ses 2 épouses et mon ami OEF a d’autres chats à fouetter…quant à Ilyas, il est trop occupé avec Zafzafi.

Cher Aziz, Cher Nabil,

Tout d’abord, je voulais vous informer que des centaines de jeunes africains du sud du Sahara, ont choisi de venir s’installer au Maroc cherchant une vie meilleure. Vous les avez certainement aperçus, dissimulés qu’ils sont entre Tanger Med et Sebta occupée, sur la route quand vous partez en week-end à Marbella, (ce sont ces petites têtes brunes que vous apercevez du haut de votre Jet privé mon cher Aziz).

Avant, ces jeunes cherchaient l’Europe, aujourd’hui ils préfèrent le Royaume du Maroc. Un grand nombre de ces jeunes ont choisi également de s’installer à Casablanca et comme j’y habite, je vois quotidiennement leur misère d’où cet appel à vos âmes charitables.

A Casablanca, chassés des artères que vous pratiquez mon cher Aziz – Bd. Al Massira, le périmètre Morocco Mall, Anfa supérieur, quartier Californie, autoroute Casa-Rabat, chez Noor-  des subsahariens mâles bien vigoureux âgés de 15 à 30 ans, ont été contraints, pour pouvoir manger, à demander l’aumône aux carrefours des artères des quartiers les moins nantis à Casablanca. Vous pouvez les retrouver durant toute la journée, sous le soleil en bande de 5 à 10 sur  Route Médiouna, Ouled Ziane, Ibn Tachefine, Bernoussi, Hay Mohammedi et Hay Moulay Rachid.

Les casablancais en voiture, (les vrais, pas les #WeCasablancais dans leurs 4×4 et leurs cigares), sont généralement généreux et sortent quelques dirhams de temps en temps mais ferment leurs fenêtres plus souvent. Ils ont peur ou, au mieux, sont méfiants.

Ces jeunes subsahariens, sont à la merci de la rue, des bandes criminelles et de l’exploitation de toutes sortes. Et même s’ils trouvent un petit job, ils n’arrivent pas à régulariser leur situation car les casablancais refusent de leur délivrer un contrat de bail (les proprios croient dur comme fer que la valeur des biens en copropriété chute si les subsahariens y élisent domicile). D’ailleurs, la police vient de démanteler toute une bande criminelle qui vendait des contrats de bail falsifiés. Des jeunes, désespérés, qui voulaient s’en sortir et ne plus errer dans les carrefours, se sont empêtrés dans des histoires de contrats falsifiés et se sont retrouvés en prison.

Cher Aziz, Cher Nabil,

Vous avez la possibilité chers ministres et patrons des partis politiques qui comptent le plus ces derniers temps dans le pays, de sauver ces jeunes et de participer à la réussite de la vision de Sa Majesté pour une intégration régionale unique en Afrique.

Mes chers ministres, vous êtes à la tête des secteurs qui emploient le plus de jeunes au Maroc (même si le peu regretté ministre de l’informel, Bouhdoud, ‘employait’ le double de vos ministères réunis), pourquoi alors vous n’embauchez pas ces jeunes subsahariens, ils seront d’une grande utilité dans les champs et les chantiers BTP.

Nous savons tous que les saisonniers dans l’agriculture ou dans le BTP sont de plus en plus demandés, et leurs tarifs journaliers peuvent monter jusqu’à 250 dh/jour. Vous savez, si vous lancez un seul marché de bouchages des nids de poules rien qu’à Casablanca, vous pouvez faire travailler toute la population du Mali durant 3 ans.

Vous pouvez également demander la solidarité gouvernementale, faire appel à votre ami Larbi, lui qui a été de toutes les signatures en Afrique, pour vous former ces jeunes, il a les moyens financiers et humains de l’Office dont il a la tutelle. Demandez à votre collègue Mly Hafid, il paraît que ses chantiers immobiliers avancent bien, ou à votre autre compère Sajid qui est à la tête d’un énorme foncier qui à même d’absorber, à l’année, tous ces jeunes subsahariens rien que pour inventorier ses terrains et les garder, ou demandez à votre collègue Boussaid, son frère bitume tout le Royaume. Enfin, demandez à votre collègue Laftit…Ah non, mauvaise idée, il risque de vous faire lire un communiqué dont vous ignorez le contenu et me foutre, moi, en prison. Soumission othmanienne Monsiur Laftit comme dirait mon ami LeDias !

Cher Aziz, Cher Nabil,

Je fais appel à vos âmes charitables et patriotes, prenez la situation au sérieux, s’il vous plaît, s’il vous plaît, l’avenir de notre pays et de son rayonnement en dépend.

#SalutAziz #SalutNabil

NB : J’ai pris quelques photos de ces jeunes mais je me suis refusé de les publier par respect à la dignité de nos hôtes.

 

Nawfal Laarabi

 

Historique – L’action Domino’s gagne plus de 2000% en 7 ans !

Exploit incroyable que celui de l’action des restaurants de pizza Domino’s. La croissance des cours des actions de Domino’s a en effet surpassé toutes les plus grandes sociétés technologiques au monde et ce, en moins de 10 ans. Les heureux investisseurs qui avaient gardé l’action Domino’s du 1er janvier 2010 à ce jour ont vu leur portefeuille augmenter de plus de 2000%, laissant bien derrière les fameuses GAFA: Amazon, Google, Facebook et Apple.

Le secret de cette surperformance réside dans le changement qu’a opéré le restaurateur à la fin de 2009 de la recette de ses pizzas. Un changement survenu après un bad buzz qui avait éclaté suite à la mise en ligne d’une vidéo montrant des employés Domino’s entraver tous les codes d’hygiène en préparant les pizzas. Ce bad buzz est devenu un cas d’école de gestion de crise et de e-reputation où l’entreprise, en admettant avoir été coupable de vendre un mauvais produit, a réussi à opérer un redressement spectaculaire de son activité.

Aujourd’hui, le résultat est là. Par rapport à toutes les actions cotées en 2010 sur le NYSE ou le Nasdaq – capitalisation boursière de 1 milliard $ ou plus, un univers de près de 2.300 entreprises – Domino’s a réussi à les battre tous, sauf trois d’entre elles. La chaîne de pizza est en effet devancée par deux géants de l’industrie pharmaceutique (Accelerate Diagnostics et Acadia Pharmaceuticals) et par Patrick Industries, un groupe opérant dans le BTP.

Achetez une pizza et gagnez 10 actions gratuites

La nouvelle star du New York Stock Exchange pousse encore plus loin son succès boursier en le partageant avec ses clients. En effet, Domino’s a annoncé en décembre 2016 le lancement d’un programme de fidélisation permettant aux clients de gagner 10 actions gratuites.

Chaque mois, et jusqu’à novembre 2017, 25 clients membres du programme “Piece of the Pie Rewards” seront choisis au hasard pour gagner 10 actions de Domino, (au lieu de pizzas gratuites). Les heureux gagnants peuvent céder leurs actions gratuites à n’importe quel moment.

Devinez qui a fait pareil que Domino’s ?

7 années plus tard, Domino’s est passée à une capitalisation boursière d’environ 9 milliards de dollars. Une performance exceptionnelle et presque unique pour une entreprise BtoC. Presque unique car une autre entreprise cotée a eu un trend similaire que Domino’s. Avez-vous une idée sur cette valeur ? 

Prenez  un moment et réfléchissez !

Indice: Quelle activité un consommateur occidental est susceptible d’exercer tout en dégustant une pizza toute chaude livrée à domicile ?

Réponse: Très probablement allongé en face de Netflix !  Drôle de corrélation !

 

 Nawfal LAARABI 

“Villes Nouvelles” ou la problématique sémantique

«Cette future mégapole marocaine apparaît comme l’un des plus grands projets africains de la décennie». Ainsi a qualifié LeFigaro, le projet de construction de la cité industrielle “Mohammed VI Tanger Tech”. Devant l’importance économique, sociale et géopolitique de cet évènement, il a fallu de peu pour en réduire l’importance, lorsque la télévision officielle et quelques médias répétaient à tue tête le qualificatif de “ville nouvelle” “Almadina Aljadida” à ce grand et exceptionnel projet. Et pour cause, les marocains ont une expérience récente douloureuse avec les projets des villes nouvelles dont la réalisation a fait déchanter aussi bien les responsables que les citoyens lorsqu’elles se sont  transformées en villes fantômes ou, au mieux, dortoirs. Un véritable fiasco financier, immobilier et médiatique pointé du doigt par les médias et la Cour des comptes.

Écocité, Cité industrielle, Mégapole, Zone, Ville intelligente mais surtout pas “ville nouvelle”

La dégradation de l’image des projets des “villes nouvelles”, a poussé les autres projets en cours de réalisation à revoir leur stratégie de communication, la société d’aménagement de Zenata en est un exemple. En effet, bousculée par l’installation du magasin Ikea, l’aménageur de la “nouvelle ville” de Zenata,  -qui après 11 ans d’existence, peine encore à sortir de terre- a lancé une énième campagne de communication où ont été banni les mots clés “ville nouvelle” et  “CDG” tout en se concentrant sur sa vocation principale : une cité écologique intelligente trait-d’union entre Casablanca et Mohammedia, dans l’espoir d’éviter à ses futurs clients les déboires de Tamansourt, Tamesna et Badis.

«Le déficit d’image des villes nouvelles implique un déficit réel», avait rapporté Huffington post le lendemain de la publication de la cour des comptes d’un rapport très critique envers la stratégie et la gestion de Tamesna , , «La presse n’est pourtant pas convaincue de cette volonté d’aller de l’avant et dresse toujours un état des lieux sombre de la situation. » Les villes nouvelles, une expérience ratée?“, s’interrogeait L’Economiste. “Ville nouvelle d’Errahma, massacre urbanistique à grande échelle“, dénonce le quotidien Les inspirations éco. “Tamesna, un idéal devenu calvaire“, titre pour sa part TelQuel.”

Ce déficit d’image relayé par la presse provient malheureusement de problèmes réels et sérieux de gestion de projet, de choix urbanistiques, de dynamiques économiques et de qualité contestée de construction .

Nous sommes attendus au tournant

Le 13 juin 2016 quand la presse officielle chinoise avait annoncé le déplacement d’une délégation du Groupe HAITE, rapportant l’information du site d’information marocain Médias24, qui avait révélé les détails du projet de la ville industrielle, la nouvelle avait fait le tour des rédactions de la planète. Et parmi les articles qui nous avait interpellés celui publié par célèbre site d’information Quartz, où le journaliste a fait glisser entre les lignes un commentaire «envenimé» de Deborah Brautigam, directrice du “ The China Africa Research Initiative” affilié à l’université John Hopkins.

La Cassandre américaine prédisait la non réalisation du projet et, au mieux, une lenteur de réalisation: «Si les entreprises chinoises construisent et financent cette infrastructure, tout est bon pour le Maroc. Mais il y a des chances que ça ne se produise pas. Quand des accords provisoires comme celui-ci vont de l’avant, ils ont tendance à progresser très lentement.»

Pour dire l’importance géostratégique d’un tel projet d’envergure, pour l’Afrique, l’Europe et même les Etats-Unis.

Cité Mohammed VI Tanger Tech, un projet réfléchi et mature

Tout porte à croire que le Royaume a bien appris des expériences passées dans la constructions des villes nouvelles, rien à qu’à jeter un coup d’oeil sur le projet de la cité industrielle Mohammed VI Tanger Tech pour s’en assurer :

  1. Une nouvelle cité a besoin de temps
    • Le projet a pris le temps de mûrir, entre la visite royale en Chine en mai 2016 et la signature du protocole de création de la cité Mohammed VI Tanger-Tech le lundi 20 mars 2017 : temps nécessaire aux équipes de Moulay Hafid Elalamy -réputé pour être diligent et rapidement opérationnel- et ceux du Groupe HAITE de ficeler les détails du projet et de son financement.
  2. Une nouvelle cité a besoin d’une vocation
    • La vocation de la Cité Mohammed VI Tanger-Tech est toute faite, une cité industrielle qui densifiera le tissu industriel d’une région qui accueille déjà le groupe Renault, et la chaîne de sous-traitance de Boeing.
  3. Une nouvelle cité a besoin d’un investissement important dans les infrastructures et les équipements
    • 1 milliard de dollars par le Groupe HAITE et 10 milliards par les 200 entreprises chinoises qui s’installeront dans  Cité Mohammed VI Tanger-Tech sont les budgets annoncés, représentant le plus grand investissement de la Chine jamais réalisé en Afrique.

L’expérience chinoise dans le développement des infrastructures prisée par Israël et le CCG

Comme l’avait rapporté le1.ma, les visites historiques “synchronisées” en Chine du Roi Salmane d’Arabie Saoudite et de Benjamin Nettanyahu, qui ont été conclues par la signature d’un partenariat stratégique Sino-saoudien, avec à la clé des contrats de plus de 65 Milliards de dollars, et des pluies d’accords entre la plus grande délégation d’homme d’affaires qui ait accompagné un premier ministre israélien et les grands groupes chinois.

Le point nodal de ces visites est la forte demande des pays du CCG ainsi que d’Israël de partager le savoir-faire chinois dans le développement des infrastructures afin de promouvoir le développement économique et la paix au Moyen-Orient.

 

Nawfal LAARABI

#FIAD2017: SNI sponsor officiel

En l’absence du Président Mohamed El Kettani, membre de la délégation officielle accompagnant le Roi Mohammed VI dans sa tournée africaine, qui signait deux importants Protocoles d’Accord entre le groupe Attijariwafa bank et le Ministère de la Défense de Côte d’Ivoire, Boubker Jai, DG du Groupe a présidé, lundi 27 février 2017, une conférence de presse annonçant l’organisation, sous le Haut Patronage Royal, de la 5ème édition du Forum International Afrique Développement, les 16 et 17 mars 2017, à Casablanca.

#FIAD2017 : Montée en puissance de la SNI

Le Forum International Afrique Développement, outil d’influence pensé et orchestré par Mohammed Mounir El Majidi en 2008, connait cette année une rupture nette dans son organisation. En effet, le Forum qui s’est imposé en 4 éditions comme le Davos Africain, et dont a émané, en 2016, le Club Afrique Développement -un réseau BtoB déployé dans 13 pays du continent-, cherche à accroître son efficience. C’est pour cela que les organisateurs du Forum ont décidé de mettre fin à la gratuité de participation ainsi qu’à la co-organisation avec Maroc Export, qui tourne au ralenti après l’annonce en juin 2016 du projet de sa fusion avec l’AMDI et l’OFEC.

L’édition 2017 du FIAD est marquée également par la montée en puissance de la SNI. En effet, avec sa participation en tant que sponsor officiel, associant par la même occasion ses filiales Managem et Nareva, le fonds d’investissement panafricain, décide de capitaliser davantage sur la puissance de l’événement et de l’envergure de sa visibilité, pour porter sa stratégie et son engagement intra-africain.

Plus de 1 500 opérateurs économiques et institutionnels africains et internationaux de plus de 20 pays sont attendus à cette édition autour du thème « Les nouveaux modèles de croissance inclusive en Afrique » qui sera examiné en 3 workshops “animés par des experts de haute facture “-promet le communiqué du Groupe Attijariwafa bank :

  • Le rôle des acteurs privés dans la création de valeur partagée en Afrique,
  • L’Urbanisation de la fracture au levier de la croissance et de l’inclusion : les opportunités d’investissement,
  • Comment accélérer inclusion financière?

Outre les rencontres BtoB et BtoG et les Trophées de la Coopération Sud-Sud, sera maintenu le marché de l’investissement, composante centrale du Forum mettra 8 pays à l’honneur (Burkina Faso, Madagascar, Rwanda, République du Congo, Tunisie, et l’Egypte). Leurs délégations officielles respectives présenteront les plans nationaux de développement et leurs projets d’investissements.

La concurrence veut chacune son FIAD

Devant la réussite du Groupe Attijariwafa bank et de son actionnaire de référence la SNI à imposer le FIAD comme L’ÉVÉNEMENT PANAFRICAIN majeur du continent, et devant l’implication croissante des opérateurs financiers marocains dans des projets d’investissement accompagnant la stratégie d’intégration régionale du Royaume dans le continent, la concurrence cherche inlassablement à organiser des événements de même dimension que le FIAD. 

C’est dans cette dynamique, que la BMCE dont le Président Othman Benjelloun a été impliqué dans plusieurs projets d’investissement en Afrique de l’Est, a décidé de capitaliser sur l’expérience de Maroc Export acquise lors de sa co-organisation des 4 dernières éditions du FIAD, pour annoncer l’African Business Connect, une mission d’affaires BtoB au Rwanda, Tanzanie et Madagascar du 2 au 8 Avril 2017.

 

La Banque Centrale Populaire -moins efficace en Afrique- n’arrive pas encore à oser le pas et lever le défi de l’organisation d’événements de cette envergure, serait en passe d’accompagner timidement à travers des rencontres BtoB, le Salon Made In Morocco du Groupe Rahal prévu pour fin mai à Abidjan.

Nawfal LAARABI 

Les nouveaux enjeux sécuritaires, par Ahmed Charai

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La conférence sur la sécurité, qui s’est tenue en Allemagne, est un véritable carrefour qui éclaire sur la marche du monde. Une question pesait de tout son poids, celle du rôle des USA de Donald Trump dans l’ordre international. Le nouveau locataire de la Maison Blanche avait déclaré que « l’Otan était obsolète » et propose un nouveau deal avec la Russie. Jamais la représentation américaine n’a été aussi forte, lors de la tenue de cette conférence sur la sécurité, qui en était à sa 53ème édition : le Vice-président Pence se voulait rassurant, tout en estimant que les Européens devraient participer un peu plus à l’effort militaire. John McCain, célèbre Sénateur républicain, deux fois candidat malheureux à la présidence, a parlé « d’ordre mondial qui peut décliner et tomber ».

En fait, ces inquiétudes exprimées, sont le reflet d’une réalité objective, celle du multilatéralisme, comme l’a dit Angela Merkel. La réalité c’est qu’il y a un monde multipolaire, porteur de dangers, mais aussi d’opportunités. En Europe de l’Est, le danger c’est une Russie revancharde qui n’a pas hésité à annexer la Crimée et à soutenir la rébellion des russophiles de Donetsk. En Europe du Sud, le premier défi sécuritaire est le terrorisme et donc l’autre flanc de la Méditerranée, du Sahel au Moyen Orient.

Pour les USA, stratégiquement, même sous la direction de l’Administration Obama, l’épicentre s’est déplacé vers l’Asie. Ce désengagement américain, qui est une perspective historique, pose à l’Europe, de manière lancinante, la question de la défense commune. On le voit d’ailleurs dans les débats électoraux en France et en Allemagne, surtout après le Brexit.

Le seul point commun, c’est la nécessité de la lutte contre le terrorisme. Tous les participants en font une priorité, même la Russie. Mais chacun selon sa pendule, parce que le jeu des puissances régionales et des alliances prête à confusion, les objectifs stratégiques n’étant pas les mêmes. Mais à Munich, les participants ont préféré afficher l’unanimité face au monstre terroriste.

L’élément nouveau qui a émergé lors de cette conférence, c’est la cyberguerre et son danger pour la démocratie. On connaissait les risques liés aux infrastructures, à l’espionnage technologique. Désormais, c’est la marche même des institutions démocratiques qui est en danger. On a suivi tous le débat virulent aux USA sur la « probable » influence russe durant la compagne présidentielle. Les Allemands soupçonnent une attaque contre le parlement en 2015. Emmanuel Macon, candidat à la présidentielle française, dénonce des centaines d’attaques de hackers contre son site qui seraient en provenance de Russie.

La présidente estonienne a appelé les Européens à « coopérer pour protéger les démocraties des ingérences et des « fake news ». C’est dire si le problème est lancinant. Cette cyber-guerre interpelle tous les pays. Si les systèmes les plus protégés sont, à ce point, vulnérables, que dire des autres ? Or, l’expérience démontre qu’une puissance étrangère peut intervenir dans une campagne électorale et avantager le candidat de son choix. C’est historiquement inédit, et c’est un nouvel enjeu sécuritaire pour les démocraties.

Pour le moment, il n’y a que le constat qui est fait.

Ahmed CHARAI – CEO Globla Media Holding

La Revue de Presse Intelligente cablée par @OEF75 – 16 Novembre 2016

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COP22

 

1ère obligation verte souveraine : le Maroc aurait-il volé la vedette à la France qui entend être le premier pays du monde à accomplir une telle opération de financement? (Le Figaro)

http://www.energies-renouvelables-afrique.com/finance-verte-maroc-france-rivalisent/

 

Les grands travaux verts sont aussi dévoreurs de terres, même semi-désertiques. La centrale de Ouarzazate s’est installée sur un territoire ­appartenant à la communauté ethnique Aït Ougrour Toundout (Le Monde)

http://www.lemonde.fr/cop22/article/2016/11/04/le-maroc-royaume-du-soleil-et-du-vent_5025682_5025028.html

 

COP22 un stand de 18 m² à peine pour… 9 entreprises : les PME françaises regrettent manque de soutien de l’État (Usine Nouvelle)

http://www.usinenouvelle.com/article/a-marrakech-les-pme-francaises-regrettent-le-manque-de-soutien-de-l-etat-sur-le-site-de-la-cop22.N462948

 

Experts from Tunisia, Morocco and Russia debate on the role of nuclear technologies in achieving sustainable development

http://news.europawire.eu/experts-from-tunisia-morocco-and-russia-debate-on-the-role-of-nuclear-technologies-in-achieving-sustainable-development-765432134567890/eu-press-release/2016/11/10/

 

Jawad Moustakbal (ATTAC Maroc) : On the perspective of ruling classes and the elite in Morocco on global environmental issues

http://www.cadtm.org/On-the-perspective-of-ruling

 

The oldest tree in the Atlas Mountains of Morocco (1,025 years old) has been cored by scores of research teams and possibly weakened

http://tucson.com/news/science/oldest-tree-in-europe-identified-by-university-of-arizona-researchers/article_e04bdad7-87c9-5d07-8abb-7a05703b7cd1.html

 

La communauté surf se mobilise pour préserver quatre spots de surf de Taghazout

http://www.surf-report.ma/news/taghazout-mystery-source-killer-point-pointe-ancres-11835.html

 

Moroccan vault protects seeds from climate change and war

http://bigstory.ap.org/447a6d19740f4934b7001ea203380787

 

Le sanctuaire des baleines tombe à l’eau, le Maroc a voté contre (Le Parisien)

(…) Le sanctuaire des baleines tombe à l’eau. Le trium­vi­rat formé par les der­niers pays chas­seurs Japon, Nor­vège et Is­lande — s’y est évi­dem­ment op­posé. « Beau­coup de pays comme le Maroc, le Ca­me­roun, la Côte d’Ivoire ou la Gui­née ont éga­le­ment voté contre parce qu’ils sont sous la coupe du Japon », s’énerve Char­lotte Ni­thart, de l’as­so­cia­tion en­vi­ron­ne­men­tale Robin des bois (…)

 

Le prix Nobel de la paix Rat­tan Lal soutient l’initiative AAA « Adaptation of African Agriculture » (La Croix)

(…) Le prix Nobel de la paix, Rat­tan Lal, spé­cia­liste mon­dia­le­ment re­connu des sols, veut y croire. À une condi­tion : « L’Afrique pour­rait être le gre­nier du monde et pour­tant des mil­lions de per­sonnes sont en­core af­fa­mées. C’est ce di­lemme que l’ini­tia­tive AAA doit per­mettre d’af­fron­ter. Si nous vou­lons conti­nuer de vivre en­semble, à nous de mettre la vie au cœur de nos dé­ci­sions », aver­tit-il (…)

http://www.la-croix.com/Economie/Monde/A-COP22-lagriculture-africaine-face-changement-climatique-2016-11-15-1200803163

 

La pro­duc­tion de phos­phates de­meure un sec­teur pol­luant (Libération)

(…) La politique écologique très agressive du Maroc fait oublier que le pays n’est pas toujours un élève modèle. La production de phosphate, le fleuron de l’industrie national, demeure un secteur polluant. «Pour l’industrie chimique marocaine, nous voudrions qu’il y ait des études d’impact sur l’environnement indépendantes», déplore Kamal Lahbib, de la Coalition marocaine pour la justice climatique. Lors des dernières législatives d’octobre, à un mois de la COP 22, aucun parti politique n’a abordé la question du réchauffement climatique. Pourtant, les populations les plus pauvres, dans un Maroc encore rural, en sont les premières victimes.

http://www.liberation.fr/amphtml/planete/2016/11/06/la-cop-22-a-un-nouveau-souffle-pour-le-climat-en-afrique_1526645

 

Géopolitique : Le blé, vital pour l’homme, central pour la sécurité mondiale. Le Maroc a connu une sécheresse considérable entre l’automne 2015 et le printemps 2016, la pire enregistrée depuis 50 ans.

http://www.diploweb.com/Le-ble-vital-pour-l-homme-central.html

 

The Medieval Climate Anomaly as a factor in the history of Sijilmasa, southeastern Morocco

This paper explores how the Medieval Climate Anomaly (MCA) may have impacted the city of Sijilmasa, an important trading centre situated in the Tafilalt oasis of southeastern Morocco during the eleventh century CE, as well as some adaptation strategies that may have been employed by the people of the region in response to these changing environmental conditions. Palaeoclimate proxy evidence indicates that the MCA ushered in a period of warmer and drier conditions throughout Morocco, and there are some indications in the archaeological and historical records that this may have caused some substantial disruptions in the Tafilalt oasis during the first half of the eleventh century CE. However, despite the continuation of this arid phase, the region experienced a period of rapid growth and economic development after the Almoravids conquered Sijilmasa in 1055 CE. This florescence during a period of frequent drought events may have been enabled in part by Almoravid efforts to alter the natural course of the regions principal river, the Oued Ziz, so that it would flow directly through the middle of the Tafilalt oasis and thus make the region more drought-resistant.

http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/13629387.2016.1239079

 


 

Erdogan : « De Hatay au Maroc, vous trou­ve­rez les traces de nos an­cêtres » (Courrier International)

(…) Erdogan : « On nous de­mande pour­quoi nous nous in­té­res­sons à l’Irak et à la Syrie, à l’Ukraine, à la Géor­gie et à la Cri­mée, à l’Azer­baïd­jan et au Ka­ra­bakh [ré­gion dis­pu­tée entre Ere­van et Bakou], aux Bal­kans et à l’Afrique du Nord. Mais ces pays ne nous sont pas étran­gers. Com­ment faire la dif­fé­rence entre Rizé et Ba­toumi [en Géor­gie]. Com­ment évo­quer Edirne sans par­ler de Thes­sa­lo­nique et de Kard­jali [en Bul­ga­rie] ? Com­ment ne pas ad­mettre que Gaziantep, Alep, Mar­din, Syrte et Mos­soul ne sont pas liés ? De Hatay au Maroc, vous trou­ve­rez les traces de nos an­cêtres. C’est la même chose en Thrace [ré­gion à che­val entre la Tur­quie, la Grèce et la Bul­ga­rie] et en Eu­rope de l’Est (…)

 


 

AL HOCEIMA

 

Claude Askolovitch :  le Maroc essaie de devenir un Etat de droit. Abdelkrim Khattabi est enfin vengé par les téléphones portables et la modernité

https://www.franceinter.fr/emissions/histoire-et-politique/histoire-et-politique-06-novembre-2016

 

Jacques Ould Aoudia: Le Maroc possède une culture du compromis”

http://telquel.ma/2016/11/08/jacques-ould-aoudia-maroc-possede-culture-du-compromis_1522677

 

S’il s’avère que c’est bien un filet dérivant qui a pris ces poissons, alors Rabat pourrait avoir de nouveaux ennuis sur l’accord de pêche avec  Bruxelles (L’Economiste)

Petit à petit les tenants du drame d’Al Hoceïma, ayant coûté la vie au commerçant en gros, Mohcine Fikri, révèlent ses aspects techniques. Il semble que l’espadon (les espadons?) ait été capturé avec un filet dérivant. Il s’agit d’un outil de pêche interdit au niveau international car il détruit la faune et la flore marine. Ils ne peuvent être utilisés que par des navires d’une taille conséquente. Au Maroc, ces filets ont été ramassés par l’Etat, contre dédommagements. On ne sait pas si l’opération a été bien faite, partout ou si c’est une nouvelle fabrication de filet dérivant qui est en cause. Quoi qu’il en soit, les patrons-pêcheurs connaissent l’interdiction puisqu’il y a eu des mouvements contre l’interdiction. S’il s’avère que c’est bien un filet dérivant qui a pris ces poissons, alors Rabat pourrait avoir de nouveaux ennuis sur l’accord de pêche avec  Bruxelles. Il apparaît que l’espadon débarqué à Al Hoceïma n’a pas été capturé au large de ce port, mais bien plus à l’est. La profession parle de captures au large de Nador. Il n’aurait pas été possible de les débarquer sur place, en raison des contrôles stricts (sic!). Quant à savoir pourquoi Al Hoceïma a été choisie par les fraudeurs, deux réponses sont données: l’existence d’endroits pour des «débarquements discrets» ou la possibilité de «circonvenir» les contrôles. Quoi qu’il en soit, l’impossibilité de tracer ce poisson rendait obligatoire sa destruction. Ce en quoi les fonctionnaires n’ont donc pas failli. N.S.

http://www.leconomiste.com/article/1004882-de-bonnes-sources

 


 

ELECTIONS

 

Les résultats électoraux des 80 principaux dirigeants de partis politiques

http://www.medias24.com/images/stories/ph_2016_11/resultats%20dirigeants%20partis%20voix%20legislatives%202016%20_1%20bv.jpg

http://www.medias24.com/images/stories/ph_2016_11/resultats%20dirigeants%20partis%20voix%20legislatives%202016%20_2%20bv.jpg


 

TAFRA publie la base de données des législatives de 2002 à 2016 (fichier excel)

http://tafra.ma/wp-content/uploads/2016/11/Données-législatives-2002-2016.xlsx

 

Les fans de la page officielle du PJD (qui a 1.650.000 électeurs en moyenne entre 2015 et 2016) sont passés de 500.000 environ à l’été 2015, juste avant les élections, à 1.100.000 aujourd’hui (Panorapost)

 

Mounia Bennani-Chraïbi : Politisations différentielles et acculturations mutuelles en contexte autoritaire. Ethnographie d’une inversion du cens électoral

https://www.academia.edu/26210512/_Politisations_diff%E9rentielles_et_acculturations_mutuelles_en_contexte_autoritaire._Ethnographie_d_une_inversion_du_cens_%E9lectoral_Politix_1_2016_n_113_p._141-169

 

Le Maghreb entre autoritarisme et espérance démocratique

http://moulayhicham.net/sites/default/files/12-13-maghreb.pdf

 

Bernabe Lopez Garcia : Elecciones legislativas 7 de octubre 2016 Equipo observador del OPEMAM

https://www.academia.edu/29392047/MARRUECOS_Elecciones_legislativas_7_de_octubre_2016_Equipo_observador_del_OPEMAM_Fecha_de_publicaci%F3n_19_de_octubre_de_2016

 

Zakaria Garti : Une décorrélation étonnante entre le nombre de voix obtenus par les partis et leurs sièges (Facebook)

L’Union Constitutionnelle a récolté 268 000 voix lui permettant d’avoir15 sièges (hors liste nationale). En revanche le PPS avec 279 000 voix n’a eu que 7 sièges. Le FGD a eu 164 000 voix et 2 sièges uniquement, alors les 77 000 voix du Mouvement Démocratique Social du commissaire Archane lui ont permis d’avoir 3 sièges ! Donc plus important qu’une base populaire, les partis doivent avoir des fiefs électoraux, une Corrèze comme dirait Chirac. Alors que l’abaissement du seuil à 3% au lieu de 6% devait un peu plus “balkaniser” la scène politique marocaine, le nombre de partis siégeant au parlement a baissé de 18 à 12 comparé à 2011, ceci notamment du a la bipolarisation PJD/PAM.

 


 

DEMOCRACIE

 

A Study on Democracy Metaphors in Moroccan King Mohammed VI Inaugural Speeches, by Youssef Charbati

http://www.journals.abc.us.org/index.php/ajhal/article/viewFile/878/709

 

Parliamentary Agenda Priorities and Responsiveness Under Authoritarianism :  a substantial level of issue congruence between the priorities of Morocco elites and citizens

https://scholarship.rice.edu/bitstream/handle/1911/92689/CME-pub-ParliamentaryAgenda101816.pdf

 

Openness and closedness of the political systems that caused the Arab Spring

http://www.ssoar.info/ssoar/bitstream/handle/document/48384/ssoar-jlibertyintaff-2016-2-bouyahi-Openness_and_closedness_of_the.pdf

 

Democratization in the Arab World: A Moroccan case study of Culture, Religion, and Governance

http://digitalcollections.sit.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=3403&context=isp_collection

 

Makhzen vs Abdelilah Benkirane : facebook arab spring satirical targets over 4 years (European Journal of Humour)


(…) Digital politics on Facebook during the Arab Spring in Morocco: Adaptive strategies of satire relative to its political and cultural context (…) A comparative study of the different trends of satire in terms of targets was conducted on the collected data. Figure 8 shows how satire changed targets from 2011 through 2014, highlighting a significant decrease in targeting the monarchy after the elections and the steady targeting of the Prime Minister (…)

https://www.europeanjournalofhumour.org/index.php/ejhr/article/view/147/pdf

 


 

ECONOMIE

 

Mapping IMF intervention in the Arab world : Morocco is the only Arab nation to have received a PLL

http://www.madamasr.com/en/2016/11/09/feature/economy/mapping-imf-intervention-in-the-arab-world/

 

Eyeing dirham float, Morocco plans hard currency interbank market

http://www.reuters.com/article/morocco-dirham-idAFL8N1DF5V6

 

Les fonctionnaires marocaines gagnent 3x le PIB par habitant contre 1,5 en Tunisie, 1,1 en Turquie et 1,4 en Jordanie, la masse salariale absorbe 54% des recettes fiscales et représente 10,6% du PIB contre 5,6% en France (La Vie Economique)

 

Le nombre des départs volontaires à la retraite a été multiplié par 15 en dix ans au Maroc, passant d’une centaine à plus de 15 000 pendant l’année en cours. Le relèvement de l’âge de la retraite – de 60 à 63 ans – explique ce boom, qui a provoqué une véritable saignée des effectifs dans l’éducation nationale (Acteurs Publics)

 


 

AFRIQUE

 

Nasser Bourita : l’Afrique est engagée dans sept processus régionaux : avec l’Union européenne, le Japon, la Chine, l’Inde… Dans ces réunions, il y a l’UA, moins cette entité, plus le Maroc. C’est donc assumé par l’Afrique (Le Monde)

 

La Tunisie doit, comme le Maroc, chercher l’argent où il est : En Afrique!

http://africanmanager.com/07_la-tunisie-doit-comme-le-maroc-chercher-largent-ou-il-est-en-afrique/

 

L’Afrique dans les négociations climatiques

http://www.thinkingafrica.org/V2/wp-content/uploads/2016/10/flash-info-14.pdf

 


 

AGRICULTURE

 

Malgré la levée des exonérations fiscales sur le secteur agricole opérée en 2014, les gros exploitants continuent d’échapper à l’impôt, seuls quelques dizaines d’opérateurs sont passés à la caisse depuis (Telquel)

 

Trade Impacts of Selected Free Trade Agreements on Agriculture: The Case of Selected North African Countries

http://ageconsearch.umn.edu/bitstream/245882/2/agris_on-line_2016_3_hndi_maitah_mustofa.pdf

 


 

MIGRATION

 

Is the Mediterranean the New Rio Grande? US and EU Immigration Pressures in the Long Run

http://gps.ucsd.edu/_files/faculty/hanson/hanson_publication_immigration_mediterranean.pdf

 

The Crossing : The EU is ignoring international laws it helped found as it tries to turn Morocco into a ‘final destination’ for African migrants

https://gpinvestigations.pri.org/the-crossing-eb527318eb76

 

Le Gouvernement Asymétrique des Migrations: Maroc/Union Européenne

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/13629387.2016.1234013

 

L’hy­po­cri­sie règne à Me­lilla qui s’at­tri­bue des mé­rites qui re­viennent es­sen­tiel­le­ment, aux pra­tiques mus­clées du Maroc (Le Monde)

(…) la me­sure la plus contro­ver­sée fut la ré­forme en­trée en vi­gueur en 2015, conduite par le Parti po­pu­laire (PP) au pou­voir en Es­pagne : elle a donné un cadre légal au « rejet à la fron­tière » jus­qu’alors pra­ti­qué dans un cer­tain flou ju­ri­dique. L’hy­po­cri­sie règne à Me­lilla. Pas seule­ment parce que la ville s’at­tri­bue des mé­rites qui re­viennent, es­sen­tiel­le­ment, aux pra­tiques mus­clées du Maroc. Mais aussi parce que, si les images ter­ribles se font rares, les en­trées illé­gales ne se sont pas ré­duites, au contraire. En 2015, plus de 11 600 mi­grants en si­tua­tion ir­ré­gu­lière, dont 7 200 Sy­riens, sont en­trés en Es­pagne par Me­lilla et Ceuta, l’autre en­clave es­pa­gnole fron­ta­lière avec le Maroc. Ils étaient moins de 7 500, dont 3 300 Sy­riens, en 2014 (…)

http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2016/10/14/silence-on-refoule-les-migrants-a-melilla_5013668_4497186.html

 


 

GIBRALTAR

 

3 Spaniards and 1 Moroccan  killed in boat collision with tax officials in Strait of Gibraltar

http://www.theolivepress.es/spain-news/2016/11/07/spanish-drug-traffickers-killed-in-boat-collision-with-tax-officials-in-straight-of-gibraltar/

 

Des pays d’Amérique latine soutiennent l’Espagne contre la colonisation britannique de Gibraltar

http://tinyurl.com/ohyewnc

 


 

BLOG CORNER

 

I Speak Tamazight, but in Arabic: Contesting the Cultural Terrain in Morocco

https://www.scipress.com/ILSHS.73.70.pdf

 

Les technocrates africains souffrent d’une maladie assez répandue : la paralysie par l’analyse, par Abdelmalek Alaoui

http://afrique.latribune.fr/think-tank/2016-11-07/politiques-publiques-l-afrique-a-l-epreuve-de-ses-technocrates.html

 

Les Darbistes, une appropriation autour du running, par Anouar Zyne

http://www.changer.ma/2016/10/26/darbistes-appropriation-autour-running/

 

Un nouveau pouvoir a émergé au Maroc, un pouvoir capable de se maintenir et même d’élargir son pré carré, par Souleiman Bencheikh

https://dinwadunia.ma/rapport-de-force/

 

Chronique d’une Marocaine qui joue les filles de l’air : mon « printemps arabe » envolé, par Fatym Layachi

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/14/chronique-d-une-marocaine-qui-joue-les-filles-de-l-air-mon-printemps-arabe-envole_5013997_3212.html

 

Projet d’étudiants de l’EPFL : Entre patios et jardins suspendus, une nouvelle vision pour l’habitat social au Maroc

https://infoscience.epfl.ch/record/222697

 


 

MEDIAS

 

Graph – The highest rates of bullying reported across all surveys are in Botswana 81% and Ghana 78%. Morocco at 51%, Tunisia 42% and the USA 37%

 

Map – En orange les pays avec lesquels le #Maroc n’a pas de relations diplomatiques (IRES)

 

Moroccan views (German TV)

https://www.youtube.com/watch?v=vXnywsmAevw

 


 

BREVES

 

Numéro vert anti-corruption créé en juin 2015 : 12 condamnations sur 200 000 appels  (Medias24)

 

David Horowitz (éditeur de FrontPage Magazine) a versé 108.000 dollars à travers son organisation au parti européen raciste anti-Marocain PVV de Geert Wilders en 2015 (Le360)

 

La tribunal administratif a annulé la décision du ministère de l’Intérieur qui avait refusé de donner le récépissé à l’association Freedom Now, présidée par Maati Monjib. Le ministère de l’Intérieur doit également payer au plaignant 50 000 dirhams d’indemnités et s’acquiter des frais de la procédure (Tel Quel)

 

Leïla Slimani attend actuellement un deuxième enfant et publiera “Sexe et mensonge” en 2017, un travail d’enquête de deux ans sur la condition féminine et la sexualité au Maroc (20Minutes)

 

Faute de re­ve­nus pu­bli­ci­taires suf­fi­sants « L’Usine Maroc » s’ar­rê­tera à la fin de l’an­née (Challenges)

 

Bruno Tertrais : Il n’existe que deux zones quasi infranchissables dans le monde : le 38e parallèle, qui coupe la Corée en deux, et les 2 000 km du mur des sables entre le Maroc et l’Algérie (Le Figaro)

 

Facebook est désormais détrôné de la 3e place au niveau national par Hespress au classement Alexa (Actu-Maroc)

 

Le Desk inaugure sa section en langue arabe : https://ledesk.ma/arabia

 


 

 

La Marocaine des e-Services : dématérialisation durable des services publics, accélération vers le m-Gov et l’Administration sans papiers

http://www.eservice.ma

 


 

RESEARCH

 

Enquête sur les images associées à l’usage du français en milieu professionnel marocain : le cas des PME

http://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/14499.pdf#page=94

 

The Impact of Religion and Culture on Coparenting in Morocco

http://digitalcollections.sit.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=3399&context=isp_collection

 

Practices of Territorial Marketing in Morocco: A Study of the Experience of Tangier

http://ibimapublishing.com/articles/JNARB/2016/793075/793075.pdf

 


 

HISTOIRE

 

Queen Elizabeth I had bad teeth due to copious amounts of sugar that began flowing into England from Morocco in the 16th century 

http://www.wsj.com/articles/when-england-admired-islam-1478281668

Guns, culture and moors : racial stereotypes and the cultural impact of the Moroccan participation in the Spanish Civil War

https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/handle/1887/43951/appendices.pdf?sequence=13

 

Les savoirs de l’administration. Histoire et société au Maghreb du XVIe au XXe siècle

http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2016-2-page-171.htm

 

Mehdi Ghouirgate, L’Ordre almohade (1120-1269). Une nouvelle lecture anthropologique

https://mcv.revues.org/7275

 


 

SANTE

 

Effet de l’ethnie et de l’urbanisation sur la prévalence de l’obésité et la perception du corps : les femmes soussies ont été moins nombreuses à être en désaccord avec l’affirmation « être gros est un signe de beauté et de bonne santé »

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0985056216302187

 

Les effets du rayonnement ultraviolet sur la santé : Enquête sur l’exposition au soleil au Maroc

http://ao.um5.ac.ma/xmlui/bitstream/handle/123456789/15186/P%20117%202016.pdf

 

According to international projections, the number of newborns who are or will be affected by genetic diseases is considered to be 5% in Morocco

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/mgg3.255/full

 

Problems with Mental Health Policy in Morocco Allow for Tragedy with Questionable Undertones : In Casablanca, a health clinic with clandestine psychiatric practices has been open for 40 years

Molly MulroyIn Morocco, organizations have reported that insufficient resources are available for assisting mental health patients. In 2012, the Moroccan National Council for Human Rights reported only one psychiatrist for not even every 110,000 people in Morocco a problem that the World Health Organization reports for half of the world’s population. In Casablanca, a health clinic with clandestine psychiatric practices has been open for 40 years as the authorities have been turning a blind eye to its operations. Last November, a 77 year old man was burnt alive in the clinic, Notre Dame, where he was being treated for insomnia. The tragedy of his death has brought attention on the dysfunction of the mental health system in a country where some people still go to traditional healers.

http://digitalcollections.sit.edu/moj/8/

 


 

 

Abdellah Tourabi : les fondements de ce rééquilibrage des relations entre l’Etat et la société sont posés, et ils sont constamment renforcés à travers « le parti des réseaux sociaux » (Facebook)

Dans ce pays, tout n’est pas perdu, et il y a encore de l’espoir. Cet espoir de citoyenneté et de dignité, on l’a vu hier sur les visages des gens qui sont descendus dans toutes les villes du Maroc, pour dénoncer la mort du jeune Mohsen Fikri à El Houceima. Des milliers de Marocains, dans des dizaines de villes, sans le moindre incident ni problème. Une grande majorité de ces manifestants était animée par un sentiment humain et noble de solidarité avec le défunt et de sa famille, mais aussi par le refus de la 7ogra et de l’injustice. Les images de ces visages indignés réchauffent le cœur et redonnent l’espoir dans un pays où l’on croit que les Marocains sont résignés, blasés et insensibles aux causes communes.

Ces réactions et manifestations, pacifiques et spontanées, sont d’une grande importance pour l’évolution du pays vers davantage de démocratie et de respect des droits et des libertés. Elles rétablissent de nouveaux rapports de force entre la société et l’Etat, et envoient des signaux au pouvoir politique, pour dire que derrière le silence des gens, il y a des dépôts de colère, un rejet de l’impunité et de l’injustice.

Dans un pays où l’Etat a toujours été dominant et plus fort que la société, et où chaque détenteur d’une parcelle du pouvoir se comportait comme un dieu sur terre, ce genre de manifestations sont salutaires. La société s’exprime, exige, demande des comptes et sort quand il le faut dans les rues pour consolider son existence et ses positions. « Allahouma Ina hada la monkar » est le premier pas dans l’affirmation de la citoyenneté et la revendication du respect de ses droits et de ses libertés. Depuis 5 ans, les fondements de ce rééquilibrage des relations entre l’Etat et la société sont posés, et ils sont constamment renforcés à travers « le parti des réseaux sociaux ». Bien sûr il y aura toujours des tentatives de récupération politique de ces sentiments et demandes, de la part de certains groupes, mais l’essentiel est là, dans l’implication effective des individus et la prise de conscience citoyenne.

Il n’y a pas très longtemps, il était impossible de voir un gouverneur réveillé à 3h du matin pour discuter avec des manifestants, ni un ministre de l’Intérieur dépêché rapidement pour conduire une enquête et apaiser les esprits. Dans un autre Maroc, Mohsen Fikri serait mort dans l’anonymat, l’oubli et l’indifférence. La société marocaine a beaucoup changé et l’Etat doit s’adapter à ces changements.

A cette transformation, manque un chainon, une pièce importante : l’élite politique. Ces changements sont en train de se faire sans des partis politiques qui correspondent à la maturité grandissante de la société marocaine. Il était désolant de voir comment les femmes et hommes politiques ( à part quelques rares exceptions) ont brillé par leur absence hier. Pas un mot de compassion ou de solidarité ni un seul geste de vie. Tant que ces partis abandonnent leur rôle d’intermédiation et d’encadrement, ils ne doivent pas s’étonner du rejet dont ils sont l’objet. La prise de conscience citoyenne, le refus de l’injustice et les mobilisations pour des causes justes et communes, se feront avec eux ou sans eux. Et la nature sanctionne toujours les espèces qui ne s’adaptent pas au changement: l’extinction et la disparition.

https://www.facebook.com/tourabi.abdellah/posts/10154200609981731

 


 

 

Morocco’s Jihadist Paradox, Unraveled (Stratfor)

When tourists are involved, authorities in Morocco have seemed hesitant to describe attacks as acts of terrorism. On Oct. 5, for instance, Moroccan authorities were reluctant to label a knife attack in Casablanca as an act of terrorism, noting instead that the perpetrator, who injured three Dutch tourists and a police officer, was mentally disturbed. Similarly, authorities attributed a November 2015 knife attack on German tourists in Fez to the two assailants’ drug use. But, as we’ve seen in past attacks, an attacker’s mental health issues or criminal activities do not preclude support for extremist groups.

That Moroccan authorities would try to downplay any ideological motive in attacks on tourists is not surprising. Tourism there is an important industry, attracting some 10 million visitors each year. The country’s leaders, aware of the devastating effects that jihadist attacks have had on tourism in Tunisia and Egypt, doubtless want to avoid casting the same pall over their own country. Despite their worries, however, Morocco faces a much lesser jihadist threat than do its neighbors in North Africa.

Morocco’s Jihadists

With an estimated 1,200 to 1,500 fighters in Syria and Iraq, Morocco is one of the leading sources of foreign fighters for the Islamic State and other jihadist groups in the region. This is by no means a new phenomenon; Moroccans have left their country to fight jihad in conflicts as diverse as the wars in Afghanistan, Bosnia, Chechnya and Iraq. In the early 1990s, fighters returned from Afghanistan to found a jihadist group called the Moroccan Islamic Combatant Group, which strove to establish an Islamic polity in Morocco. Moroccans, moreover, have been involved in transnational jihadist groups such as al Qaeda since their inception. But the Moroccan contingent has consistently lacked the same level of tradecraft that jihadists from other countries have exhibited — though they often trained at the same camps. Consequently, its members have not risen to the upper ranks of these groups as Egyptian and Libyan jihadists have.  

The so-called Sinjar records, a trove of personnel files that the U.S. military retrieved from an al Qaeda safe-house in northern Iraq, shed some light on this tendency. According to the records, Libya and Saudi Arabia supplied far more fighters than Morocco did, especially relative to their populations. Even so, Morocco was a leading country of origin for al Qaeda fighters in Iraq. In addition, of the nationalities represented in the Sinjar records, Moroccans were most likely to volunteer as suicide bombers, something that 91 percent of fighters from Morocco listed as their desired duty. This propensity for suicide bombing meant that fewer Moroccans survived to take the skills they acquired in Iraq back home.

A History of Lackluster Attacks

As a result, terrorist attacks in Morocco have long evinced a lack of competent planning or effective execution — even during al Qaeda’s heyday. For instance, despite its scale, the group’s May 2003 suicide bombing campaign in Casablanca claimed only 33 victims, although 14 bombers hit an array of soft targets in the city, including a restaurant, a hotel and a Jewish community center. In April 2007, Moroccan jihadists were ready to launch another suicide bombing wave in Casablanca, but authorities interrupted the plot. When police surrounded the building where four of the plotters were hiding on April 10, three of them blew themselves up, and a sniper killed the fourth. Two other suspects linked to the cell attempted an attack near the U.S. Consulate while on the run a few days later, but the only fatalities in the poorly executed operation were the bombers themselves. Even the deadlier attacks that have rocked Morocco — for example an April 2011 bombing in Marrakech that killed 17 people, most of them tourists — have been simple strikes on soft targets, not the larger, more sophisticated attacks seen elsewhere in the region.

Relative to other countries in the region, such as Tunisia, Algeria and Egypt — not to mention Libya and Mali, where jihadists have seized and controlled territory — militant attacks in Morocco are rare. Considering the volume of fighters that Morocco has contributed to the jihadist cause over so many decades, the dearth of spectacular terrorist assaults in the country may seem surprising. After all, the country suffers from the same economic and demographic problems that fuel jihadism in nearby countries. But Morocco for the most part has managed to suppress its jihadist threat.

What Sets Morocco Apart

One of the main factors helping to keep Morocco’s jihadists in check is the competence of its security forces. The country’s powerful intelligence agency, national police force, paramilitary police and Central Bureau of Judicial Investigations (Morocco’s version of the FBI) work closely with their American and European counterparts, receive extensive training and are highly proficient. Moroccan intelligence has even helped to avert attacks elsewhere with the information it collects and shares. After the 2003 Casablanca bombings, an anti-terrorism law gave Moroccan security forces greater legal leeway to combat jihadism, and since then, authorities have been aggressive in pre-empting attacks and rounding up suspects. The legislation known as the Law to Combat Terror was strengthened in 2011, and in 2015, Morocco made it illegal for its citizens to attempt to travel to Syria or Iraq to join the Islamic State. Moroccan authorities have also developed sophisticated programs to help identify returning jihadists, monitor suspected returnees and counter the ideology of jihadism with theology. The programs have proved remarkably effective, especially when compared to the efforts of other countries in the region. 

Because of Morocco’s robust security environment, it is difficult for jihadist groups to establish operations in the country, despite the large number of militants who hail from within its borders. Even the Islamic State has struggled to deploy operatives in Morocco to conduct the kinds of attacks it carried out in Paris and Brussels. In fact, rather than attacking in Morocco as it has done elsewhere in the region, the Islamic State’s affiliate in the Sahel region, led by Adnan Abu Walid Sahraoui, has merely issued an audio message calling for attacks there. Much like other jihadist groups’ embrace of the leaderless resistance strategy, such a call is an admission of weakness by the Islamic State that indicates its inability to operate in Morocco.

These factors help explain why raids by security forces on suspected terrorist cells or grassroots attacks such as the Oct. 5 incident in Casablanca constitute the bulk of recent jihadist activity in Morocco. Barring some sort of dramatic political crisis that topples the Moroccan government and monarchy, this pattern will not change any time soon. Considering the country’s economic and demographic challenges, the number of jihadists who have been radicalized there, and the waves of fighters returning from battle in Iraq and Syria, jihadism will remain a low-level threat in Morocco, as it will in European countries such as France and Belgium. But given the Islamic State’s limited transnational terrorist tradecraft, the increasing pressure it is under and its ever-diminishing access to the outside world, the group will be hard-pressed to launch a spectacular terrorist attack in Morocco.

https://www.stratfor.com/weekly/moroccos-jihadist-paradox-unraveled

 


 

ARCHIVES

 

Newsletter du 14 octobre 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-14-octobre-2016/10157635465175078

 

Newsletter du 30 septembre 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-30-septembre-2016/10157565764710078

 

Newsletter du 4 août 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-4-août-2016/10157331528160078

 

Newsletter du 18 juillet 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-18-juillet-2016/10157331380530078

 

Newsletter du 06 juin 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-6-juin-2016/10157331422075078

 

Newsletter du 10 mai 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-10-mai-2016/10157331460580078

 

Newsletter du 26 avril 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-26-avril-2016/10157331479305078

 

Newsletter du 5 avril 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-du-5-avril-2016/10157331499460078

 

Newsletter janvier-mars 2016

https://www.facebook.com/notes/othman-el-ferdaous/maroc-revue-de-presse-janvier-mars-2016/10157331310210078

 

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