Abraham Accords - Page 24

Washington quitte l’UNESCO à cause de l’adhésion de la Palestine

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Les Etats-Unis ont annoncé ce jeudi 12 octobre qu’ils se retiraient de l’Unesco, accusant l’institution d’être « anti-israélienne ».

Washington a pris cette décision unilatérale suite à un différend concernant l’adhésion de la Palestine à l’Unesco.

Mais selon le Département d’Etat, les Etats-Unis conserveront un statut d’observateur, en lieu et place de leur représentation diplomatique au siège de l’organisation sis à Paris.

C’est la deuxième fois dans l’histoire de l’Unesco que les États-Unis décident d’en quitter les rangs. La première fois remonte à décembre 1984 quand l’administration républicaine américaine sous Ronald Reagan, et en pleine guerre froide, considérait l’Unesco comme une institution « bureaucratique, politisée et communiste”.

Un retour timide se fera en 2003 sous George W. Bush mais le « Démocrate » Barack Obama, sous pression israélienne, décidera en 2011 de ne plus financer l’organisation jugée trop « pro-arabe ».

L’Unesco élit ces derniers jours son nouveau directeur général. A l’issue d’un troisième tour très serré, les candidats du Qatar et de la France sont arrivés en tête et à égalité : Hamad Ben Abdelaziz Al-Kawari, 69 ans, et Audrey Azoulay, 45 ans, et fille du conseiller royal André Azoulay, ont chacun recueilli 18 des 58 voix du conseil exécutif de l’Unesco, en attendant un quatrième tour décisif.

LE1

Escalade militaire au Moyen-Orient : Aux S-400 russes livrés à la Turquie, Israël répond par la réception de son 7e F-35

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L’armée israélienne a annoncé aujourd’hui avoir réceptionné deux nouveaux avions furtifs américains de type F-35. Les chasseurs bombardiers américains non détectables aux radars ont été livrés dans le cadre d’un contrat d’achat de 17 avions de ce type. 5 ont déjà été réceptionnés auparavant par Tsahal, selon son porte-parole Avichay Adraee, ce qui porte leur nombre aujourd’hui à 7. Par cet appui américain, Washington entend préserver la supériorité militaire israélienne au Moyen-Orient.


Israël est le premier pays au monde à avoir bénéficié de ce contrat. Un modèle F-35 entrée de gamme coûte 110 millions de dollars l’unité. Il faut compter 210 millions pour un avion «toutes options».

La livraison de ces appareils intervient le lendemain de l’annonce par la Turquie avoir réceptionné des missiles russes de dernière génération S-300 et S-400, ce qui remet en question tout l’équilibre géostratégique et militaire dans cette région du monde.

En effet, Moscou avait déjà livré auparavant des batteries de missiles antiaériens S-300 à l’Iran et déployé des batteries de missiles anti-missiles en Syrie, aux portes d’Israël.

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LE1

Après l’Afrique et l’Asie, Netanyahu à la conquête de l’Amérique latine

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Jamais un premier ministre israélien en exercice ne s’était rendu auparavant dans un pays d’Amérique latine, et ce depuis la création de l’Etat hébreu en 1948. Benjamin Netanyahu compte ainsi visiter respectivement le Mexique, l’Argentine et la Colombie, un périple de cinq jours qu’il entame dès ce dimanche. Cette tournée latino-américaine intervient une année après celle effectuée par Netanyahu en Afrique de l’Est et qui a conduit le premier ministre israélien en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Éthiopie. En juin dernier, Netanyahu participait au sommet de la CEDEAO, véritable offensive israélienne en Afrique de l’Ouest avec, comme objectif annoncé, retrouver une place d’observateur au sein de l’Union africaine. Tous ces mouvements ont un but ultime : une normalisation totale des relations avec le groupe des 77 et garantir désormais, à travers cette action, un vote sinon favorable, au moins neutre dans les instances des Nations unies.

Benjamin Netanyahu et sa femme s’envolent vers l’Amérique latine

Historiquement, les pays de l’Amérique du sud sont traditionnellement pro-palestiniens. Dans leur quasi-majorité, ils font partie du G77 réunissant d’anciens pays non-alignés aux côtés de nations africaines et asiatiques. La fameuse Tricontinentale basée à La Havane et dont le Secrétaire général n’était autre que Mehdi Bebarka.

Netanyahu ne se rend pas dans cette région les mains vides. Si pour sa tournée africaine il a misé 1 milliard de dollars pour des projets modernes de troisième génération, en Amérique latine il proposera d’importants contrats d’armement. Il jouera aussi sur la fibre affective et passionnelle en participant à Buenos Aires à une cérémonie à la mémoire des victimes des attentats de 1992 et 1994 contre respectivement l’ambassade d’Israël en Argentine et un centre culturel juif.

Le premier ministre israélien, qui rencontrera également dans la capitale argentine le président paraguayen Horacio Cartes, tentera de convaincre ses interlocuteurs de l’importance de s’allier à un nouveau partenaire au détriment de l’ami palestinien.

Avec ce déplacement en Amérique du sud, Benjamin Netanyahu part armé d’alliances nouvelles et solides en Afrique, ainsi que de nouveaux partenariats en Asie –Inde, Russie, Chine et Japon-  et des contacts avancés avec plusieurs pays arabes, dont des pays importants du CCG et d’autres non signataires d’Accords de Paix avec l’Etat hébreu.

D’ailleurs, en recevant l’année passée le président du Guatemala, Jimmy Morales, Netanyahu avait la certitude que 2017 serait pour son pays celle de la grande offensive diplomatique internationale. Netanyahu ne compte pas s’arrêter là. A New York, il présentera la candidature d’Israël pour un siège permanent…au Conseil de sécurité !

La crise du Golfe, le rapprochement entre Ryad et Téhéran, la suprématie russe dans toute la région du Moyen-Orient, les changements climatiques majeurs qu’on suit désormais on live à la télévision, les flux migratoires de masse ont fait presque oublier la cause centrale des pays arabo-musulmans.

En effet, avec cette vague de normalisations tous azimuts, la cause palestinienne semble être rétrogradée à une place inférieure dans l’échelle des priorités diplomatiques des principales capitales mondiales. Si l’ex-G77 bascule dans le camp israélien, on peut dire de facto que la question palestinienne est pliée.

Abdellah EL HATTACH

Sans surprise, un marocain prend la tête du Parti travailliste israélien. Avi Gabbay a battu finalement Amir Peretz

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Alors que les pronostics et les intentions de vote le donnaient perdant face à l’ancien ministre de la Défense Amir Peretz, et au terme d’une élection serrée, Avi Gabbay a été élu lundi chef du parti travailliste israélien.  Avec 52% des voix -contre 47% en faveur de son concurrent, Avi Gabbay, 50 ans, est désormais le nouveau chef de file de l’opposition israélienne qui devra faire face à l’omnipotence de l’actuel premier ministre, Benyamin Netanyahu. Avi Gabbay a quitté le monde des affaires après avoir intégré celui de la politique.

Avi Gabbay dit vouloir doubler le nombre d’adhérents du parti travailliste

Les origines marocaines des deux candidats avaient été mises en avant par leurs partisans. Ils espéraient que, dans un pays où l’establishment politique est encore dominé par les ashkénazes, cette élection permettrait d’élargir l’influence des sépharades dans la base électorale du parti. Les deux candidats sont favorables à une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien. Mais en dehors de ce point de convergence, ils ont peu en commun.


Qui est Avi Gabbay ?

  • Fils de Muiz et de Sara Gabbay, couple marocain transféré en Israël il y a 60 ans. Né à Baka quartier pauvre de la banlieue d’Al-Qods occupée.
  • Ancien officier du renseignement des Forces de défense israéliennes
  • Président de Bezeq le plus grand opérateur Telecom depuis 2013
  • Un des membres fondateurs du parti centriste Kulanu qui a remporté 10 sièges lors de l’élection 2015
  • Démissionne en 2016 pour protester contre la nomination de Avigdor Lieberman en tant que ministre de la Défense
Avi Gabbay se défend d’avoir créé des millions d’emplois dans les télécoms

Avec un taux de participation de 36% lors du premier tour, les deux candidats avaient atteint le second tour en battant cinq autres prétendants à la direction du parti la semaine dernière, Amir Peretz obtenant 32,7% des voix et Avi Gabbay 27,1%. Le président sortant du parti travailliste Isaac Herzog était arrivé en troisième position avec 16,7% des suffrages.

Avi Gabbay a promis lundi sur sa page Facebook d’incarner «l’espoir et le changement» et de faire en sorte que le parti travailliste redevienne «plein de vie».

LE1

Israël : Deux marocains aux prises du second tour des élections du Parti Travailliste

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Dans quelques jours, le 10 juillet exactement, s’affronteront deux ténors marocains au deuxième tour des élections du Parti Travailliste israélien pour désigner qui dirigera la formation politique de Yitzhak Rabin et Shimon Peres. Deux hommes politiques d’origine marocaine, Amir Peretz et Avi Gabbay, briguent ce poste tant convoité. Le vainqueur conduira l’opposition israélienne jusqu’aux élections législatives et confrontera l’actuel premier ministre Benyamin Netanyahu dans un duel qui s’annonce acharné.

Amir Peretz reçu par le Roi Mohammed VI le 27 février 2006 au Palais royal de Fès

Amir Peretz, 65 ans, part favori dans cette course. Ancien ministre de la Défense dans le gouvernement d’Ehud Olmert, il dirige déjà le parti travailliste israélien en 2005 à la suite de sa victoire face au monument Shimon Peres. Evénement qui avait constitué à l’époque un véritable séisme en Israël. En effet, pour la première fois dans l’histoire de l’Etat hébreux, un «non-Européen» et «non-aristocrate» dirigeait le parti. Aujourd’hui, plus aucun suspense : pas d’Européen au second tour des élections du parti travailliste israélien, un autre précédent historique.
Amir Peretz affrontera lundi un autre « marocain », Avi Gabbay, ancien ministre de la protection de l’Environnement dans le gouvernement de Netanyahu duquel il a démissionné en 2016 suite à la nomination de l’extrémiste Avigdor Liebermann en qualité de ministre de la Défense.

Netanyahu devrait commencer à s’inquiéter

Amir Peretz, ancien parachutiste de Tsahal lors de la guerre de 1973, se voit déjà patron du parti travailliste en lançant à l’actuel premier ministre : «Netanyahou devrait commencer à s’inquiéter» ! Ce natif du Maroc a en effet de fortes chances de l’emporter, jouissant d’une grande popularité et sympathie auprès de la communauté sépharade et des juifs d’Orient.

Amir Peretz et Avi Gabbay en tête du premier tour des primaires du Parti Travailliste

Mais c’est sans compter sur l’étoile montante du parti, Avi Gabbay, qui a eu le courage, l’année dernière, de claquer la porte du gouvernement Netanyahu et qui jure par tous les Dieux qu’il a la capacité de faire tomber ce dernier de son piédestal.

Avi Gabbay, dont les parents, marocains, ont quitté tôt le Maroc pour Israël, est ancien agent du renseignement dans l’armée israélienne. Titulaire d’un MBA de l’Université hébraïque de Jérusalem occupée, il a occupé les fonctions de P.-D.G. de Bezeq International, le premier fournisseur de télécommunications et d’Internet en Israël, considéré comme le leader sur le marché des solutions de communication complètes impliquant Internet, téléphonie, services de cloud computing et les solutions de sécurité. Parmi ses clients de premier ordre, l’armée israélienne et les services de renseignement extérieur et intérieur, Mossad et Shin Bet.

Abdellah El Hattach

Sondage : Les Israéliens plébiscitent le président égyptien Al-Sissi

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Le président égyptien Abdellafattah Al-Sissi est le chef d’Etat arabe qui inspire le plus confiance aux Juifs israéliens, suivi du roi Abdallah II de Jordanie. Les émirs du Golfe sont gratifiés de la troisième place et le roi Salmane Ben Abdelaziz trône seul à la quatrième place, alors que le président de l’Autorité palestinienne ferme la marche en cinquième position.

Dans un sondage réalisé par The Israel Regional Initiative mesurant les impressions des juifs israéliens et leur attitude vis-à-vis des leaders du monde arabe, et publié lors des travaux annuels du prestigieux Think Tank Herzliya Conference organisés à Tel-Aviv, 65% des sondés ont déclaré avoir confiance au président égyptien Abdelafattah Al-Sissi contre 61% en faveur du roi Abdallah II de Jordanie.

Les émirs du Golfe –hors Arabie saoudite- sont gratifiés de 53% de bonnes intentions de vote des israéliens, suivis du roi Salman Ben Abdelaziz avec 52%, précédant Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, qui récolte 26% de la confiance des sondés.

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Toujours selon les résultats de l’enquête, 60% des juifs israéliens seraient en faveur de parvenir à un accord de paix régional et global avec les Palestiniens et les pays arabes, alors que 17% soutiennent un désengagement israélien unilatéral sans la signature d’accords de paix bilatéraux. Et si 7% des israéliens sont favorables à un accord bilatéral avec les Palestiniens, 6% d’entre eux soutiennent une annexion pure et simple de la Cisjordanie par Israël.

La majorité écrasante des israéliens voient en Al-Qods occupée leur capitale éternelle et, qu’en cas de normalisation avec les Palestiniens, ils préconisent avoir à faire avec un Etat palestinien démilitarisé avec lequel ils établiraient des accords d’échanges commerciaux mais dans le cadre d’une normalisation avec les pays arabes.

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50ème anniversaire de la Guerre des Six Jours : Le Sénat américain affirme la « souveraineté » d’Israël sur Al-Qods occupée

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Le Sénat américain a approuvé lundi, à l’unanimité des votants, une résolution appelant le président à transférer l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv vers Al-Qods occupée, une promesse de campagne de Donald Trump, qu’il a décidé de retarder la semaine dernière.

Le Sénat a voté par 90 voix pour et 0 contre en faveur d’une résolution qui «appelle le président et tous les fonctionnaires des États-Unis à se conformer» à une loi de 1995 qui exhortait le président Bill Clinton à déplacer l’ambassade américaine à Al-Qods occupée, et ce à l’occasion du 50ème anniversaire de l’annexion de la ville sainte par les autorités d’occupation israélienne en 1967 suite à la Guerre dite des Six Jours.


Depuis lors, les présidents républicains et démocrates ont émis des décrets de report d’une durée de six mois qui leur permettent de garder l’ambassade à Tel-Aviv et contourner ainsi la loi. Trump n’a pas fait exception à cette ‘tradition’ bien que son administration a promis qu’elle appliquerait cette loi laquelle, si elle venait à être exécutée, constituerait une vraie bombe à retardement et menacerait réellement le processus de paix déjà extrêmement fragile.


 

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