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Moscou qualifie l’administration Biden de russophobe

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A un mois de l’entrée en fonction de Joe Biden, Moscou s’en est pris mercredi à la future administration américaine qualifiée de «russophobe», après des propos combatifs du locataire à venir de la Maison Blanche.

AFP

«Nous n’attendons rien de bon» du futur président américain, a lâché dans un entretien à l’agence de presse Interfax le vice-ministre russe des Affaires étrangères chargé notamment des relations avec les Etats-Unis, Sergueï Riabkov.

«Ce serait étrange d’attendre du bien de gens qui, pour beaucoup d’entre eux, ont fait leur carrière sur la russophobie, en déversant du fiel sur mon pays», a-t-il poursuivi.

Quelques heures plutôt, le président élu Joe Biden avait promis mardi de répondre à la gigantesque cyberattaque attribuée à la Russie qui a visé son pays.

«Quand j’aurai été informé de l’étendue des dégâts et de l’identité des responsables, ils peuvent être sûrs que nous répondrons», a-t-il menacé.

Il a aussi reproché à Donald Trump de minimiser le rôle supposé de la Russie, alors que des membres de son administration dénonçaient la responsabilité de Moscou dans les attaques ayant visé des services fédéraux aux Etats-Unis.

Washington a adopté de multiples trains de sanctions contre la Russie, notamment du fait de piratages informatiques et d’accusations d’ingérence dans la présidentielle de 2016.

Les démocrates n’ont pas oublié le soutien Moscou à Trump

Le camp démocrate de Joe Biden estime que Moscou a tout fait pour faire élire Donald Trump à l’époque et accusé son entourage de collusion avec les Russes.

Ces derniers échanges d’amabilités interviennent alors que diplomates russes et américains ont moult dossiers à régler dès la prise de fonction de Joe Biden le 20 janvier.

En haut de la liste, le renouvellement ou non du traité de désarmement New Start qui expire en février, dernier grand accord bilatéral régissant une partie des arsenaux nucléaires des deux adversaires géopolitiques.

Autre sujet, le sauvetage de l’accord sur le nucléaire iranien. Les signataires comptent sur Joe Biden pour revenir à ce texte comme il l’a promis, après tous les efforts de l’administration Trump pour y mettre fin.

Et il s’agit de faire vite, à l’heure ou Téhéran s’éloigne de plus en plus de ses engagements.

Pour M. Riabkov, la Russie doit avoir un «dialogue sélectif» avec les Etats-Unis, en ciblant uniquement les “sujets qui nous intéressent”. Et l’Iran et New Start font partie des priorités affichées des Russes.

«Agressivité des américains et douceur des russes»

Pour le reste, le diplomate a jugé nécessaire une politique «d’endiguement total des Etats-Unis» et exclu que la Russie initie le contact «avec l’équipe de transition de Biden».

Le président russe Vladimir Poutine avait déjà laissé entendre que le changement de locataire de la Maison Blanche ne laissait pas présager de détente.

Il a été l’un des rares dirigeants au monde à avoir attendu le vote du collège électoral américain du 14 décembre pour féliciter le président élu, soit six semaines après le scrutin, arguant du refus de Donald Trump de reconnaître sa défaite.

Si la semaine passée, lors de sa grande conférence de presse annuelle, Poutine a dit espérer pouvoir résoudre avec la nouvelle administration «au moins une partie des problèmes» entre les deux pays, il a rapidement repris sa rhétorique habituelle.

Il a ainsi vilipendé ses rivaux occidentaux, Américains en tête, fustigeant leur «agressivité» à l’égard d’une Russie «câline» en comparaison.

«Qui est doux et câlin et qui est agressif?» a-t-il martelé, reprenant les mots d’une question d’un journaliste, «par rapport à vous (les Occidentaux, NDLR), oui, nous sommes doux et câlins».

Apple ferme tous ses magasins en Californie à cause du COVID-19

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Apple a décidé de fermer temporairement l’ensemble de ses 53 magasins en Californie aux Etats-Unis en raison de l’épidémie de nouveau coronavirus, a déclaré un porte-parole du groupe américain.

Avec Reuters

Outre la Californie, Apple ferme ou a déjà fermé ses quatre magasins dans le Tennessee, trois dans l’Utah, quatre dans le Minnesota, deux magasins dans l’Oklahoma et ses magasins à Anchorage, en Alaska; et Albuquerque au Nouveau-Mexique, annonce le porte-parole.

La Californie a été l’épicentre de la crise sanitaire ces dernières semaines. Le nombre total de cas dépasse 1,8 million et il y a eu plus de 22 000 décès. Les cas quotidiens moyens ont été multipliés par 10 au cours des sept dernières semaines pour atteindre plus de 40 000.

«En raison des conditions actuelles du COVID-19 dans certaines des communautés que nous desservons, nous fermons temporairement des magasins dans ces zones», a déclaré Apple dans un communiqué. «Nous traversons cette étape avec beaucoup de prudence. Nous suivons de près la situation et nous attendons avec impatience le retour de nos équipes et de nos clients dans les plus brefs délais.»

Apple a également fermé ses deux magasins au Mexique et au Brésil, et d’autres à Londres.

Les États-Unis ferment leurs consulats en Russie

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L’administration Trump va fermer les deux derniers consulats des États-Unis en Russie, a confirmé samedi le département d’État américain, alors que le président désigné Joe Biden se prépare à la transition sur fond de tensions avec Moscou, soupçonné d’être à l’origine d’une cyberattaque.

AFP

Le département d’État va fermer le consulat à Vladivostok, en Extrême-Orient russe, et suspendre les activités de celui d’Ekaterinbourg, a indiqué un porte-parole à l’AFP, confirmant des informations de CNN.

Il s’agit d’« optimiser le travail de la mission américaine en Russie », selon ce porte-parole. « Aucune action n’est prévue concernant les consulats russes aux États-Unis », a-t-il ajouté.

Selon CNN, qui cite une lettre adressée par le département d’État au Congrès, cette décision a été prise « en réponse aux problèmes permanents de personnel de la mission américaine en Russie à la suite du plafonnement imposé par la Russie en 2017 […] et de l’impasse qui en résulte avec la Russie concernant les visas diplomatiques ».

Dix diplomates américains affectés aux consulats seront transférés à l’ambassade des États-Unis à Moscou tandis que 33 employés locaux vont perdre leur emploi, d’après la chaîne.

L’ambassade à Moscou deviendra alors l’unique représentation diplomatique des États-Unis en Russie.

La Russie avait fermé le consulat des États-Unis à Saint-Pétersbourg en mars 2018, après des mesures identiques prises par Washington dans le cadre de l’affaire de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, empoisonné au Royaume-Uni.

Les États-Unis ont accusé vendredi la Russie d’être très probablement derrière la gigantesque cyberattaque qui les a frappés. Cette opération pourrait, selon des experts en sécurité, permettre aux pirates d’accéder à des systèmes informatiques cruciaux et des réseaux électriques.

Le directeur exécutif de l’équipe de transition de Joe Biden, Yohannes Abraham, a affirmé que l’attaque était source de « grande inquiétude » et que l’administration Biden répondrait à ce type d’intrusions en infligeant des « coûts considérables » aux responsables.

La Russie a nié être impliquée dans cette cyberattaque.

Cyberattaque: Washington accuse la Russie

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Les Etats-Unis ont accusé vendredi la Russie d’être très probablement derrière la gigantesque cyberattaque qui les a frappés en affectant aussi des objectifs situés dans d’autres pays.

AFP

«C’était une entreprise très importante, et je crois que nous pouvons maintenant dire assez clairement que ce sont les Russes qui se sont engagés dans cette activité», a dit M. Pompeo lors de l’émission du commentateur politique Mark Levin, The Mark Levin Show.

Le secrétaire d’Etat a dénoncé une opération de grande ampleur consistant notamment, en utilisant un logiciel, à «entrer dans des systèmes du gouvernement américain».

La Russie a fermement démenti être impliquée dans cette affaire. «La Russie ne mène pas d’opérations offensives dans le cyberespace», a déclaré l’ambassade russe à Washington.

L’étendue de la cyberattaque ne cesse de s’élargir à mesure que l’on découvre de nouvelles victimes, au-delà des Etats-Unis, ravivant les craintes face aux risques d’espionnage.

«C’est une attaque majeure. Je dirais qu’elle est probablement encore en cours» et «sans précédent», a dit vendredi sur la chaîne Fox News l’élu républicain Marco Rubio, président de la commission du Renseignement au Sénat.

Il a évoqué, comme le gouvernement la veille, «une grave menace pour l’Etat fédéral, les collectivités locales, les infrastructures cruciales et le secteur privé».

Microsoft a indiqué jeudi soir avoir informé plus de 40 clients touchés par le logiciel utilisé par les pirates, qui pourrait leur permettre un accès sans entraves aux réseaux des victimes.

«Environ 80% de ces clients se trouvent aux Etats-Unis, mais notre travail a aussi permis d’identifier à ce stade des victimes dans plusieurs autres pays», a déclaré le président de Microsoft, Brad Smith, sur le blog du géant informatique. Les pays concernés sont le Canada, le Mexique, la Belgique, l’Espagne, le Royaume-Uni, Israël et les Emirats arabes unis.

«Le nombre de victimes et les pays touchés vont continuer à augmenter, c’est certain», «créant une vulnérabilité technologique grave pour les Etats-Unis et le monde», a prévenu Brad Smith. «Ce n’est pas de l’espionnage ordinaire, même à l’ère numérique.»

Le gouvernement américain n’a découvert que la semaine dernière cette attaque lancée dès mars, sinon plus tôt.

Acte de guerre

Si le sénateur Rubio a estimé qu’un Etat étranger était bien derrière cet acte «patient», «sophistiqué» et «bien financé», il s’est gardé d’aller plus loin. «Quand vous désignez quelqu’un, vous devez être certain” car “c’est comme un acte de guerre», a-t-il dit.

Mais les soupçons des experts en sécurité informatique convergent vers Moscou, et Mike Pompeo a officialisé vendredi cette accusation.

Pour James Andrew Lewis, du cercle de réflexion Center for Strategic and International Studies, «il n’y a que peu de pays qui ont l’expertise et les ressources pour mener une telle attaque, et la Russie en fait partie».

Mike Pompeo avait d’ailleurs suggéré dès lundi une possible implication d’acteurs russes, évoquant des tentatives persistantes de tels acteurs pour “entrer dans les réseaux” des ministères et entreprises américains.

«C’est comme si des bombardiers russes avaient survolé notre pays tout entier de façon répétée sans être repérés», a commenté jeudi le sénateur républicain Mitt Romney, déplorant «le silence et l’inaction inexcusables de la Maison Blanche» du président Donald Trump.

Son collègue démocrate Mark Warner a aussi jugé «extrêmement préoccupant que le président ne semble pas prendre acte de la gravité de la situation, et encore moins y apporter une réponse».

Le président élu Joe Biden a promis d’en faire «une priorité» dès sa prise de fonctions le 20 janvier.

John Dickson, de la société spécialisée dans la sécurité Denim Group, explique que de nombreuses entreprises privées potentiellement vulnérables se démènent pour renforcer leurs protections, allant jusqu’à envisager de rebâtir totalement leurs serveurs.

«C’est tellement gros que tout le monde évalue les dégâts en ce moment», a-t-il dit à l’AFP. «C’est un coup grave porté à la confiance dans l’Etat et dans les infrastructures cruciales.»

Les hackeurs ont réussi à compromettre le logiciel Orion de la firme américaine SolarWinds, utilisé pour la gestion et la supervision de réseaux informatiques de grandes entreprises ou d’administrations.

L’Agence de sécurité nationale, qui supervise le renseignement militaire américain, a appelé à une vigilance accrue pour empêcher un accès des pirates aux systèmes clés de l’armée ou de l’Etat.

De fait, les experts soulignent la menace que cette cyberattaque représente pour la sécurité nationale, non seulement en cas de prise de contrôle des infrastructures cruciales mais aussi en cas d’accès au pilotage des réseaux de distribution de l’électricité ou d’autres services publics.

Selon les informations connues à ce stade, les pirates ont réussi à pénétrer les emails internes du Trésor et du ministère du Commerce américains.

Le ministère de l’Energie a confirmé vendredi avoir été touché, tout en assurant que le logiciel malveillant avait épargné ses missions les plus sensibles, notamment la branche chargée de la sécurité de l’arsenal nucléaire.

Les Etats-Unis ajoutent des dizaines d’entreprises chinoises à leur liste noire

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Les Etats-Unis ont ajouté vendredi plusieurs dizaines d’entreprises chinoises, dont SMIC, principal fabricant de puces du pays, et le constructeur de drones SZ DJI Technology, à leur liste noire.

Cette décision, prise quelques semaines seulement avant l’investiture de Joe Biden, fait figure de baroud d’honneur de l’administration Trump dans sa guerre commerciale avec Pékin.

La liste publiée par le département américain du Commerce comprend 77 entreprises et filiales, dont 60 sont chinoises. Reuters, qui avait annoncé la nouvelle quelques heures plus tôt, parlait de 80 firmes environ, pour la plupart chinoises.

Le département du Commerce précise que la présence de SMIC sur cette liste «découle de la doctrine chinoise de fusion militaro-civile (MCF) et de preuves d’interactions entre SMIC et des entités préoccupantes au sein du complexe militaro-industriel chinois».

Outre DJI, premier fabricant mondial de drones, AGCU Scientech, China National Scientific Instruments and Materials, et Kuang-Chi Group y figurent également pour avoir permis «des violations des droits de l’homme à grande échelle en Chine grâce à une collecte et à une analyse génétiques abusives ou à une surveillance de haute technologie».

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté vendredi les Etats-Unis «à cesser leur comportement erroné d’oppression injustifiée des entreprises étrangères».

L’administration Trump a souvent utilisé cette liste – où figuraient déjà plus de 275 entreprises et filiales basées en Chine – pour s’attaquer aux groupes chinois stratégiques.

Parmi ces entreprises figurent notamment le géant des télécoms Huawei Technologies Co et 150 de ses filiales, et ZTE Corp pour des violations de sanctions, ainsi que le fabricant de caméras de surveillance Hikvision, associé selon Washington à la répression exercée en Chine contre la minorité ouïgoure.

Le fabricant de puces SMIC, (Semiconductor Manufacturing International Corp) était déjà dans le collimateur de Washington depuis plusieurs mois. Le département du Commerce a imposé en septembre dernier aux fournisseurs de certains équipements de la société de demander une licence d’exportation après avoir conclu qu’il existait un “risque inacceptable” qu’elle puisse utiliser les équipements en question à des fins militaires.

Le mois dernier, le ministère américain de la Défense avait également placé la société sur une liste noire des entreprises contrôlées par l’armée chinoise ou liées à elle, empêchant les investisseurs américains d’acheter des titres des sociétés qui y figurent à partir de la fin de l’année prochaine..

SMIC a démenti à plusieurs reprises avoir des liens avec l’armée chinoise.

L’inclusion sur la liste des entités obligerait SMIC à demander une licence spéciale au département du Commerce avant qu’un fournisseur américain puisse lui envoyer des équipements essentiels, l’administration Trump tentant ainsi de limiter l’accès des entreprises chinoises aux technologies américaines pour la fabrication de puces.

Les relations entre Washington et Pékin sont de plus en plus tendues depuis l’an dernier, les deux premières économies mondiales étant en désaccord sur de multiples dossiers allant de la gestion par Pékin de l’épidémie de coronavirus, à la loi de sécurité nationale à Hong Kong en passant par les revendications chinoises en mer de Chine méridionale.

Maroc – Israël : Campagne de charme de l’Etat hébreu à l’endroit des diplomates marocains aux États-Unis

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Quand les israéliens déroulent une stratégie, ils y vont jusqu’au bout. Pas de temps à perdre pour survivre dans ce monde devenu trop imprévisible et trop dangereux. La machine diplomatique de l’Etat hébreu n’a pas voulu rater la célébration d’Hanoukka, une fête commémorant la reconquête du temple de Jérusalem et sa purification, pour établir les premiers contacts officiels avec l’ambassadrice du Maroc aux Etats-Unis, la princesse Lalla Joumala Alaoui et le Représentant permanent du Maroc aux Nations unies à New York, Omar Hilale. Si ce dernier a allumé un cierge de la Ménorah pour son homologue Gilad Erdan, la cousine du Roi Mohammed VI, a eu droit à une attention particulière, une visite de l’ambassadeur Ron Dermer, porteur d’un présent de la culture juive marocaine, la Chanukiah.

Les juifs du monde entier passent une Hanoukka très particulière cette année. Les restrictions sociales dues au coronavirus n’ont pas totalement gâché la fête, grâce a cette percée historique de l’Etat Hébreu avec la reconquête de Jérusalem et les Accords d’Abraham. Hanoukkah n’est autre que la commémoration de la reconquête de Yerushalayim par les soldats juifs et la purification du Temple des persécuteurs grecs, couronnée par le miracle de la fiole d’huile que les Grecs n’avaient pas souillée et qui alimenta miraculeusement la ménorah (lampe aux sept branches, à ne pas confondre avec le Hannoukkia à huit branches) durant huit jours.

Les États-Unis qui ont réussi tant bien que mal à faire bouger les lignes dans le conflit arabo-israéliens et d’où s’envolera ce lundi, avec la baraka de Rabbi Pinto, une délégation vers Israël pour accompagner le premier vol commercial direct entre Rabat et Tel-Aviv, a été cette année «la Ménorah» qui a brillé de toutes ses branches sur les esprits embourbés des populations des pays arabes.

Le carrée VIP de Hanoukka à l’ambassade d’Israël à Washington été partagé cette année entre, d’une part le Royaume du Maroc, terre d’accueil des juifs persécutés par les chrétiens d’Espagne et protégés depuis par le Commandeur de tous les croyants, et d’autre part, du patron de Pfizer, Albert Bourla, espoir du monde avec son vaccin contre le Covid, fierté d’Israël par sa judaïté, héros des juifs de par ses parents survivants du Holocauste et symbole de Hanoukka de par sa nationalité grecque.

Et dans les images qu’ont tenu à publier non sans fierté la diplomatie israélienne, le contact officiel avec les marocains dégage une forme de sincérité et d’authenticité qui contraste avec le fake et la superficialité des embrassades forcées avec les émiraties et les bahreïnis.

« Le début d’une belle amitié. Ce fut un plaisir de rencontrer l’Ambassadrice de SAR Lalla Joumala, l’occasion de lui présenter un Hanoukia utilisé par la communauté juive marocaine depuis des générations» a écrit l’ambassadeur d’Israël à Washington, Ron Dermer, sur ses comptes Twitter et Facebook.

https://twitter.com/AmbDermer/status/1339664195093229569

La visite de l’ambassadeur Ron Dermer à lalla Joumala a été précédé la veille par un appel téléphonique entre les deux diplomates à l’occasion de la cérémonie virtuelle d’allumage célébrant Hanoukkah organisé par l’ambassade israélienne. Si seules les discussions sur la Hanoukia et les gâteux marocains ont été rendues publiques, aucune information n’a filtré sur les préparatifs de la rencontre prévue mardi prochain entre Israël et le Maroc dans le cadre des «Abraham Accords».

Omar Hilale promet la paix avec Israël en allumant la huitième bougie de Hanoukka

L’ambassadeur marocain Omar Hilale s’est engagé à construire un pont de paix avec Israël en allumant la huitième bougie de Hanoukka avec son homologue israélien Gilad Erdan lors d’une cérémonie spéciale à New York, a commenté le Jerusalem Post, après la rencontre entre les deux diplomates onusiens ce jeudi 17 décembre.

«Il n’y a pas d’alternative à la paix. Nous sommes tous les fils d’Abraham et les fils d’Abraham, ils s’assoiront toujours ensemble à la fin de la journée pour faire la paix ensemble et construire un avenir ensemble pour la prochaine génération», a déclaré Hilale. lors de la cérémonie.

Une croyance profonde en la paix, a-t-il dit, est la raison pour laquelle il s’est levé «aujourd’hui pour allumer les bougies de Hanoukka» qui sont des symboles d’espoir.

«Hanoukka, c’est le vivre ensemble.

Hanoukka, s’est l’amour.

Hanoukka, rejette la violence.

Hanoukka, c’est construire des ponts entre les gens et les civilisations.

Hanoukka, c’est la compréhension que nous avons dans nos cœurs » s’est laissé porté l’ambassadeur par l’émotion.

Omar Hilale s’est rendu à la mission d’Israël à New York juste une semaine après l’annonce que son pays était devenu la quatrième nation musulmane à signer un accord de normalisation avec Israël sous l’égide des Accords d’Abraham négociés par les États-Unis, a écrit le journal israélien.

« La célébration de Hanoukka n’est pas un événement extraordinaire pour un citoyen du Maroc qui a une longue histoire de tolérance envers le peuple juif dont la présence dans le pays remonte à des milliers d’années», a déclaré Hilale.

«Hanoucca n’est pas une tradition étrange dans mon pays.… Le peuple juif fait partie de notre société, de notre religion, de notre peuple [et] de notre histoire», a-t-il poursuivit.

«Le Maroc est très fier de sa longue histoire de coopération avec le peuple juif», s’est félicité Omar Hilale devant l’assistance de la mission d’Israël à New York.

Il a rappelé comment pendant l’Holocauste, le Maroc a protégé ses Juifs des nazis et bloqué leur déportation vers les camps de concentration.

«Les Européens ont envoyé leurs citoyens juifs dans des camps de concentration mais le défunt roi Mohammed V a déclaré aux autorités de Vichy que dans son pays ils n’avaient pas de citoyens juifs ou musulmans, ils avaient des citoyens marocains. Et vous n’emmènerez personne», a martelé M. Hilale.

«Ca, c’est l’histoire du Maroc», a-t-il ajouté.

Le Maroc est fier qu’il existe une communauté aussi importante de près d’un million de Juifs d’origine marocaine en Israël, a-t-il conclut.

Gilad Erdan : Nous réalisons un rêve de nombreux israéliens d’origine marocaine (Vidéo)

L’ambassadeur israélien Gilad Erdan est intervenu à son tout pour rappeler que l’histoire de Hanoukka est celle de la liberté religieuse, où l’ancien temple de Jérusalem a été de nouveau consacré lorsqu’un seule fiole d’huile a miraculeusement duré huit jours.

«Le lien profond entre le Maroc et le peuple juif remonte à des milliers d’années. Renouveler cette relation réalise le rêve de nombreux Israéliens d’origine marocaine qui restent fiers de leurs racines et ont un grand amour pour le pays». s’est félicité le représentant permanent d’Israël auprès des Nations Unies.

Pendant de nombreuses années, a-t-il poursuivit, ces juifs ont servi de pont entre nous, ce pont est maintenant renforcé par la normalisation des relations qui, j’en suis sûr, mèneront à une amitié chaleureuse et prospère, une amitié qui profitera non seulement à Israël et au Maroc, mais à l’ensemble région.

«Cette année, la tolérance religieuse a apporté une nouvelle lumière au Moyen-Orient et au-delà, les nouvelles relations entre Israël et quatre pays arabes sont basées sur la valeur de la coexistence et du respect mutuel» , a-t-il expliqué.

«En acceptant nos différences plutôt qu’en les considérant comme une menace, nous avons créé de nouvelles opportunités incroyables pour l’avenir», a poursuivi Gilad Erdan.

«Il y a eu un changement dans la façon dont nous nous voyons. Les descendants d’Abraham ont ravivé notre connexion, et nous répandons l’espoir et la promesse dans le monde entier», a-t-il ajouté .

«Alors que nous allumons la dernière bougie de Hanoukka, prions pour que les flammes vives dissipent les ténèbres qui se sont glissées dans le monde», a déclaré Erdan.

Le PDG de Pfizer, fils de survivants de l’Holocauste, participe à l’allumage de Hanoukka de l’ambassade d’Israël à Washington

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Le patron le plus sollicité au monde durant ce trimestre, a participé mercredi à la cérémonie virtuelle d’allumage de Hanoukka organisée par la l’ambassade israélienne à Washington. Albert Bourla, a été présenté par l’ambassadeur Dermer comme étant le fils de survivants de l’holocauste et l’espoir de l’éradication du Covid-19.

Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a allumé les bougies de Hanoukka lors d’une cérémonie virtuelle organisée par l’ambassade d’Israël à Washington mercredi soir, quelques jours seulement après que sa société pharmaceutique a reçu le feu vert pour distribuer son vaccin contre le coronavirus à travers les États-Unis, rapport The Times of Israël.

Présentant Bourla, l’ambassadeur Ron Dermer a souligné que le dirigeant d’entreprise est également le fils de survivants de l’Holocauste et que «ses parents font partie des rares Juifs de Thessalonique, en Grèce, à survivre aux horreurs perpétrées par les nazis».

Avant d’allumer la Ménorah, le président de Pfizer a noté que Hanoukka est «l’histoire d’une grande détermination face à l’adversité» et aussi «l’histoire du possible devenir possible».

Selon Albert Bourla, tout comme les vacances sont l’histoire de «l’impossible devenant possible», le monde célèbre maintenant la capacité des scientifiques à défier toute attente en développant un vaccin si rapidement

«Alors que cette année extrêmement difficile touche à sa fin et que nous nous tournons vers un nouveau départ, cette Hanoukka est l’occasion de célébrer à la fois l’incroyable esprit humain et la détermination qu’il a fallu pour créer le vaccin COVID-19 et comment ces efforts ont rendu l’impossible. un vaccin si rapidement – possible », a-t-il ajouté.

Les ambassadeurs des E.A.U et du Bahreïn ont également été de la partie

L’ambassadeur Ron Dermer a invité à cette cérémonie religieuse, une série de personnalités :

  • Deni Avdija, le joueur israélien en NBA,
  • Yousef al-Otaiba, ambassadeurs des E.A.U,
  • Abdulla R. Al-Khalifa, ambassadeurs du Bahreïn,
  • David Friedman, ambassadeur des États-Unis en Israël,
  • Nita Lowey, députée démocrate,
  • Gila Sacks, fille de feu le grand rabbin d’Angleterre, Lord Jonathan Sacks,
  • Rabbin Meni Israel rabbin , fils du rabbin Adin Steinsaltz.

Albert Bourla, un médecin vétérinaire à la tête de la Big Pharma

Désormais, le géant américain est dirigé par son directeur général de 58 ans, Albert Bourla, qui a succédé à Ian Read, depuis le 1er janvier 2019. Auparavant, Albert Bourla était le directeur des opérations de Pfizer, avant de succéder à Ian Read, le 1er janvier 2019.

Né en Grèce d’une famille juive, il a découvert le milieu médical en devenant tout d’abord vétérinaire. Dans ses jeunes années, il a validé un doctorat en biotechnologie de la reproduction, à l’université Aristote de Thessalonique, en Grèce.

Albert Bourla a rejoint le groupe Pfizer en 1993, tout d’abord comme docteur en médecine vétérinaire et directeur technique de la Division de la santé animale, dans son pays.

Son ascension a été fulgurante dans les années 2000, décennie pendant laquelle Albert Bourla a tenu plusieurs rôles exécutifs au sein de plusieurs divisions du groupe. Il est aussi le membre de plusieurs conseils, dont le Business Council et le Business Roundtable.

Albert Bourla : la cession polémique de ses actions Pfizer à l’annonce de l’efficacité du vaccin

Le PDG de Pfizer Albert Bourla a vendu pour 5,6 millions de dollars d’actions du laboratoire américain, le jour de l’annonce par le groupe de bons résultats préliminaires sur l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19, rapporte l’AFP le 11 novembre dernier.

En effet, selon un document déposé auprès des autorités boursières américaines de la SEC, Albert Bourla a vendu 132.508 titres au prix de 41,94 dollars à Wall Street, équivalant à près de 5,6 millions de dollars.

La vice-présidente des laboratoires, Sally Susman, a aussi cédé lundi pour 1,8 million de dollars, vendant 43.662 titres, dévoile la même source.

L’action Pfizer s’était envolée lorsque que le laboratoire américain avait annoncé que son vaccin développé avec la compagnie allemande BioNTech était “efficace” à 90% contre le Covid-19.

Selon un porte-parole de Pfizer cité sur le site de CNN, ces cessions «auraient été programmées dans le cadre de leur gestion financière personnelle, depuis août 2019 pour le PDG Albert Bourla et depuis novembre 2019 pour la vice-présidente».