Etats-unis - Page 22

S’opposant à la politique de Trump, l’ambassadrice US au Qatar démissionne sur Twitter

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L’ambassadrice américaine au Qatar, Dana Shell Smith, qui a à maintes reprises avoué qu’elle avait du mal à expliquer la politique du président Donald Trump, a annoncé mardi qu’elle allait quitter son poste. L’annonce de Dana Shell Smith intervient alors qu’une grave crise oppose le Qatar à ses voisins arabes qui l’accusent de « soutenir le terrorisme » et de pencher vers l’Iran.


Dans un texte laconique mais très révélateur, Dana Shell Smith, a annoncé aujourd’hui, sur son compte Twitter, la fin da sa mission à Doha : « ce mois-ci, je termine mes trois ans comme ambassadrice au Qatar [et j’étais] honorée de travailler [dans ce pays].»

La démission de l’ambassadrice américaine intervient après que le président américain ait appelé le Qatar à « arrêter immédiatement » de financer le « terrorisme », tandis que le département d’Etat a souhaité un allègement des sanctions annoncées par plusieurs pays arabes contre Doha.

L’administration Trump a envoyé des messages contradictoires sur le Qatar.

Déjà, le 11 mai dernier, Dana Shell Smith avait fait part de son embarras face aux développements à Washington, après le limogeage du directeur du FBI James Comey par le président Trump, dans un commentaire sur Twitter jugé peu diplomatique.

Le mandat des ambassadeurs américains est généralement de trois à quatre ans. Dana Shell Smith, qui n’a pas précisé si elle allait rester ou non au département d’Etat, avait été nommée au Qatar par Barack Obama en 2014.
Diplomate de carrière, Dana Shell Smith a servi auparavant en tant que numéro 2 d’ambassade à Taipei, Amman, Tel Aviv et au Caire.

Pour rappel, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar tout en suspendant leurs liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec ce pays.

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Embargo sur le Qatar : Trump appelle Cheikh Tamim

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Le président américain, Donald Trump, s’est entretenu aujourd’hui au téléphone avec l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani. Durant cet entretien, les deux chefs d’Etat ont passé en revue les contrecoups de la décision de l’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Bahreïn et de l’Egypte de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar et de procéder à un embargo total sur Doha.


Hier, dans une première réaction à la décision de ces quatre pays, Donald Trump s’en était félicité via Twitter avant d’être sommé par son ministre de la Défense, Jim Mattis, d’atténuer son «enthousiasme digital.»
Et suite à une confcall tripartite qui a réuni Trump, Mattis et le ministre des Affaires étrangères, Rex Tillerson, il a été décidé, au sein du Conseil national de Sécurité, qu’il reviendrait au chef de la diplomatie américaine de gérer le dossier, tout en conseillant au président Trump d’appeler le Prince Tamim et lui exprimer que Washington n’a pas changé de politique vis-à-vis de Doha.

Pour rappel, le Qatar abrite la plus grande base américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base, pas loin de la capitale Doha.

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50ème anniversaire de la Guerre des Six Jours : Le Sénat américain affirme la “souveraineté” d’Israël sur Al-Qods occupée

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Le Sénat américain a approuvé lundi, à l’unanimité des votants, une résolution appelant le président à transférer l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv vers Al-Qods occupée, une promesse de campagne de Donald Trump, qu’il a décidé de retarder la semaine dernière.

Le Sénat a voté par 90 voix pour et 0 contre en faveur d’une résolution qui «appelle le président et tous les fonctionnaires des États-Unis à se conformer» à une loi de 1995 qui exhortait le président Bill Clinton à déplacer l’ambassade américaine à Al-Qods occupée, et ce à l’occasion du 50ème anniversaire de l’annexion de la ville sainte par les autorités d’occupation israélienne en 1967 suite à la Guerre dite des Six Jours.


Depuis lors, les présidents républicains et démocrates ont émis des décrets de report d’une durée de six mois qui leur permettent de garder l’ambassade à Tel-Aviv et contourner ainsi la loi. Trump n’a pas fait exception à cette ‘tradition’ bien que son administration a promis qu’elle appliquerait cette loi laquelle, si elle venait à être exécutée, constituerait une vraie bombe à retardement et menacerait réellement le processus de paix déjà extrêmement fragile.


 

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Trump enfonce le Qatar, Macron propose ses bons offices

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Depuis que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, l’Égypte ont rompu les relations avec le Qatar il y a 48 heures, créant par-là la pire crise diplomatique qui a frappé les États arabes du Golfe depuis des décennies, les yeux étaient braqués sur la Maison Blanche pour connaître la position des Etats-Unis. Le président Donald Trump semble avoir donné raison à la décision de certains pays du Golfe de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, cet important allié américain. En revanche, le président français Emmanuel Macron, se propose en missi dominici.

«Au cours de mon récent voyage au Moyen-Orient, j’ai déclaré qu’il n’y avait plus de place pour le financement de l’idéologie radicale. Les dirigeants ont pointé du doigt le Qatar», a-t-il tweeté.

Le tweet pourrait poser des difficultés aux États-Unis pour expliquer pourquoi le Qatar demeure l’hôte de la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, As-Sayliyah Army Base.

Les trois pays du Golfe et l’Égypte accusent le Qatar de soutenir le terrorisme et de déstabiliser la région. Le Qatar – qui partage sa seule frontière terrestre avec l’Arabie Saoudite – a rejeté ces accusations, les qualifiant d’«injustifiées» et «sans fondement».

Les citoyens du Qatar ont été informés qu’ils ont 14 jours pour quitter l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahrein, et ces trois pays ont également interdit à leurs propres citoyens d’entrer au Qatar. Pour leur part, le Yémen et les Maldives ont également réduit leurs liens avec le Qatar.

La profonde crise entre les alliés du Golfe les plus proches de Washington pourrait perturber les efforts des États-Unis pour lutter contre DAECH, surtout que ces pays forment ensemble la coalition dirigée par Washington contre ce groupe extrémiste et c’est le Qatar qui accueille la base aérienne américaine As-Sayliyah Army Base, dite Al-Udeid, qui se trouve être le principal centre interrégional pour les missions aériennes stratégiques et de coordination de toutes les opérations aériennes. Le Secrétaire américain à la Défense,James Mattis, a estimé que cette crise ne perturberait pas cette coopération militaire. D’ailleurs, au de son voyage le mois dernier au Moyen-Orient, Donald Trump avait déclaré que les relations américaines avec le Qatar étaient «extrêmement bonnes».

Macron à la rescousse

Voyant la crise s’amplifier et éventuellement évoluer vers des situations de non-retour, le président français, Emmanuel Macron, en véritable chef de guerre et commandant en chef des armées de son pays, a décroché son téléphone et appelé l’Emir du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad al-Thani, pour proposer une possible mission de bons offices entre Doha d’une part et Ryadh, Abu Dhabi, Manama et Le Caire, d’autre part.

La France, qui est liée au Qatar par un Accord militaire de Défense, accueille, principalement via le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), des investissements très importants dans les secteurs du tourisme, de l’immobilier, du sport et des médias, ainsi que des participations dans les fleurons de l’économie française, à l’instar de Lagardère, EADS, Vinci, Veolia Environnement, Total, Vivendi, Orange etc. Outre le Paris Saint Germain, les investisseurs qataris, entre autres l’opérateur étatique Katara Hospitality, spécialisé dans l’hôtellerie de luxe, possèdent entièrement ou en partie de grands hôtels de luxe en France, parmi lesquels l’hôtel Martinez à Cannes, l’hôtel Palais de la Méditerranée à Nice, l’hôtel Concorde Lafayette à Paris, l’hôtel du Louvre à Paris, l’hôtel Raffles – Royal Monceau à Paris, l’hôtel Peninsula à Paris, l’hôtel Majestic Barrière à Cannes, l’hôtel Gray d’Albion à Cannes, l’hôtel Carlton de Cannes ou encore le lido à Paris.

La France, qui demeure l’une des premières cibles pour les investissements massifs du Qatar au niveau international, ne peut pas rester indifférente à l’embargo imposé à ce dernier car il va de milliers d’emplois qui risquent de s’évaporer en cas d’escalade. Malgré des appels à la suppression des avantages fiscaux du Qatar en France, exprimés par le ministre français de la justice, François Bayrou, cette affaire reste pour Paris une question de sécurité nationale. Et Emmanuel Macron en est conscient. Il s’agira donc pour la diplomatie française, et pour le président français, de mener une vraie course contre la montre pour tenter d’éteindre ce feu naissant et éviter qu’il se propage. On peut dire qu’il s’agit pour Macron sa première grosse épreuve, en ce sens qu’il est question d’un sujet de politique étrangère qui a un impact direct sur l’économie du pays.

 

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Accord de Paris : Trump déclare la guerre mondiale à l’écologie planétaire

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Coup de semonce dans la stratosphère éco-climatique mondiale. Les Etats-Unis ont officiellement décidé de tourner le dos à l’Accord de Paris sur le climat signé en novembre 2015 lors de la COP21 tenue dans la capitale française. Il ne s’agit pas seulement d’une décision politique aux relents écologiques mais d’une véritable déclaration de guerre aux près de 200 pays qui ont signé le texte.

Le président américain, Donald Trump, a en effet annoncé lors d’une conférence de presse ce jeudi le retrait de son pays de cet accord mondial, un an et demi après l’entrée en vigueur de ce texte et approuvé par l’ancien président américain, Barack Obama.

“Afin de remplir mon devoir solennel de protection de l’Amérique et de ses citoyens, les Etats-Unis se retireront de l’accord de Paris sur le climat”, a annoncé Donald Trump. “Je ne veux rien qui puisse se mettre en travers de notre chemin”.

Donald Trump a également souligné que l’accord de Paris n’était pas assez dur envers la Chine et l’Inde, deux des principaux pollueurs mondiaux avec les Etats-Unis. “L’accord de Paris ne comporte pas de contraintes significatives sur les plus gros pollueurs. (…) Je ne peux pas entériner un accord qui punit les Etats-Unis.”

Ainsi, Washington cesse “dès aujourd’hui” l’application de l’accord. Donald Trump, qui a dénoncé un texte qui va “à l’encontre des intérêts du peuple américain”, a par ailleurs annoncé qu’il comptait désormais “renégocier, ou négocier un accord complètement nouveau. Nous sortons mais nous reprendrons les négociations. Si nous y arrivons, tant mieux, sinon tant pis” a-t-il martelé.

Emmanuel Macron solennel, offensif et ambitieux face au président américain

Le président français, Emmanuel Macron, qui a immédiatement téléphoné à Donald Trump, a annoncé dans une déclaration télévisée depuis l’Elysée, que l’Accord de Paris n’était “pas négociable”, fustigeant au passage la décision de son homologue américain en la qualifiant d'”erreur.”

«Make our planet great again» : Macron rétorque en anglais à la décision de Trump

Macron qui s’est exprimé en français puis – de façon inhabituelle, voire inédite – en anglais s’est même permis de détourner le slogan électoral de Donald Trump : «Make America great again» devenu «Make Our Planet Great Again».

Macron invite les scientifiques et les entrepreneurs américains à venir en France

Le nouveau président français a poussé l’offensive encore plus loin en réitérant son appel aux scientifiques et entrepreneurs américains pour les inviter à venir travailler sur le climat en France, «une seconde patrie».

Obama réagit et défend l’accord de Paris

Pour sa part, et dans un communiqué publié ce soir, l’ancien président américain Barack Obama a vivement dénoncé la décision de son successeur à la Maison Blanche. De même pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a fustigé l’annonce de Donald Trump tout en indiquant que la grande majorité des pays du monde restait attachée à l’accord qui a couronné les travaux de la COP21 en novembre 2015.

 

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Memorial Day : Donald Trump choque l’Amérique avec son comportement enfantin

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Donald Trump brave encore tous les codes de respect de la mémoire des soldats morts au combat, en se dandinant et balbutiant jovialement l’hymne national créant un contraste flagrant avec les postures solennelles et les visages fermés du général Joseph Dunford et du secrétaire à la Défense James Mattis, lors de la cérémonie du Memorial Day.

Jour férié aux Etats-unis, le Memorial Day est un événement annuel qui a lieu au cimetière national d’Arlington, dans la banlieue de la capitale Washington D.C., pour rendre hommage aux membres des forces armées de son pays morts au combat toutes guerres confondues. L’attitude du Président Donald Trump a fait réagir les américains qui ont jugé son comportement d’enfantin.

D’autres ont rappelé le fait que Trump avait esquivé d’être recruté dans les forces armées américaines à cinq reprises lorsqu’il était plus jeune – quatre fois à cause de ses études à l’université, et une fois parce qu’il disait qu’il avait des «éperons osseux» sur ses talons.

D’aucuns se sont souvenus alors de ce que le président avait dit au sujet des anciens combattants lors de la campagne électorale. En effet, en juillet 2015, Trump avait taclé publiquement le républicain John McCain, qui a été capturé, détenu en tant que prisonnier de guerre et torturé en servant au Vietnam.
«Il n’est pas un héros de guerre, il est appelé héros de guerre que parce qu’il a été capturé», avait déclaré Trump. «J’aime les personnes qui n’ont pas été capturées».

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Trump gronde Abbas

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Dans une scène surréaliste, le président américain Donald Trump s’en est pris violemment au Chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en l’accusant de lui avoir menti sur la non-implication de son parti, le Fatah, dans l’incitation anti-israélienne, a rapporté aujourd’hui deuxième chaîne israélienne Channel 2.


«Vous m’avez menti quand je vous ai reçu à la Maison Blanche !», aurait déclaré Donald Trump lors d’une rencontre à huis clos avec Mahmoud Abbas. Channel 2 précise même que la rencontre était tout sauf cordiale.

Au cours de sa rencontre du 3 mai 2017 avec le président américain Trump, le Chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas aurait déclaré : « M. le Président, je vous affirme que nous élevons notre jeunesse, nos enfants et nos petits-enfants dans une culture de paix ».

Selon Channel 2, les israéliens auraient soumis des “preuves” à Donald Trump montrant le “rôle des palestiniens dans l’incitation à la violence.”