Russie - Page 4

L’affaire Skripal empoisonne les relations entre Londres et Moscou

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L’affaire de l’empoisonnement par un agent innervant mortel de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Loulia, retrouvés dans un état critique le 4 mars sur un banc public de la paisible petite ville de Salisbury dans le sud-ouest de l’Angleterre, n’a pas cessé d’empoisonner, à juste titre, les relations entre Moscou et Londres.

Digne d’un remake du film «Bons baisers de Russie», cette affaire qui n’est pas la première du genre , a fait perdre à la première ministre britannique Theresa May tout son flegme. Elle a tout de suite pointé du doigt la Russie promettant des sanctions au cas où elle ne reçoit des explications plausibles du Kremlin. Ce dernier a répondu par le dédain en qualifiant ces accusations de cirque. Il n’en fallait pas plus pour que Theresa May passe à l’acte. Ainsi, elle a ordonné hier mercredi l’expulsion de pas moins de 23 diplomates russes, la suspension des contacts avec Moscou et last but not least le boycott de la prochaine coupe du monde par la famille royale britannique et par les membres du gouvernement. Lire ici

Le roi Salmane à Moscou, délègue ses pouvoirs à son fils MBS

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Le roi d’Arabie saoudite, Salmane Ben Abdelaziz, entamera demain une visite historique en Russie à l’invitation du président Vladimir Poutine. C’est sa première visite à Moscou en tant que souverain, sa deuxième après celle de 2006 alors qu’il était prince héritier. Avant de quitter Ryad, le Roi Salmane a délégué tous ses pouvoirs à son fils le prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed Ben Salmane.


Trois points fondamentaux seront à l’ordre du jour des rencontres de haut niveau entre les deux délégations : 1. Dossier syrien ; 2. Coopération économique ; 3. Energie.

La présence personnelle du Roi Salmane Ben Abdelaziz chez le principal allié du régime de Bachar al-Assad, lui (Roi Salmane) le fervent opposant à ce dernier et principal soutien de l’opposition syrienne, est un signal majeur de la détente entre Moscou et Ryad, et une confirmation que l’Arabie saoudite a revu profondément ses priorités géopolitiques dans la région. En lâchant l’opposition syrienne et en tombant dans les bras des russes, l’Arabie saoudite donne le cap de sa nouvelle orientation en termes de relations internationales : d’une pierre deux coups, Ryad lâche Washington sur le dossier syrien et ouvre une possibilité de normalisation avec Bachar al-Assad, option encore impensable il y a quelques semaines.

Sur le plan économique, les deux pays envisagent de mettre en place un fonds doté de huit milliards de dollars pour investir dans des projets de dernière génération dans le cadre des efforts déployés par Ryad et Moscou pour accroître leur coopération. La Russie est intéressée par la Vision 2030 voulue et portée par MBS qu’elle encourage en apportant son expertise technique et technologique.

Concernant la coopération énergétique, l’Arabie saoudite et la Russie, qui ont joué un rôle de premier plan dans la conclusion en janvier dernier d’un accord entre pays membres et non membres de l’Opep pour réduire la production afin de relever les cours du pétrole sur le marché mondial, doivent discuter de la prolongation des réductions de production de pétrole pour stimuler le cours du baril. Quelques sept milliards de dollars seront investis en Russie par les saoudiens dans des projets à caractère énergétique.

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Bachar al-Assad reçoit le ministre russe de la Défense

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Le président syrien, Bachar al-Assad, a reçu aujourd’hui, à Damas, le ministre russe de la Défense, le général Sergueï Choïgou.

Durant cette rencontre, Bachar al-Assad et son hôte russe ont discuté de la coopération militaire et technique bilatérale dans le cadre des opérations conjointes entre Moscou et Damas, notamment les opérations aériennes visant à défaire Daech.

Cette rencontre, dont l’objectif est la stabilisation de la situation en Syrie ainsi que le suivi du bon fonctionnement des zones de désescalade, intervient à un moment où l’organisation terroriste Daech enregistre un net recul sur le terrain des opérations. Selon Moscou, 85% du territoire syrien a été libéré des groupes terroristes.

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Mort de l’ambassadeur russe au Soudan

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L’ambassadeur de Russie au Soudan, Mirgayas Shirinsky, a été retrouvé mort ce mercredi soir dans sa résidence à Khartoum. C’est le troisième ambassadeur russe à disparaître en moins d’une année chacun dans des circonstances différentes.

Selon le ministère soudanais des Affaires étrangères, «l’ambassadeur russe est mort ce soir dans sa résidence», sans préciser les causes du décès du diplomate qui avait la soixantaine.

Mais selon plusieurs sources sécuritaires concordantes, «les premiers éléments de l’enquête écartent la piste criminelle.» Il serait mort en «nageant dans la piscine chez lui.»

Le corps du diplomate russe a été transporté à la morgue.

En février dernier, l’ambassadeur russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, en poste depuis 2006 à New York, décédait soudainement suite à un «malaise».

Deux mois plus tôt, le 19 décembre 2016, l’ambassadeur russe en Turquie, Andreї Karlo, avait été assassiné dans une galerie d’art moderne à Ankara.

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L’armée de l’air russe intercepte un B-52 de l’US Air Force

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Le ministère russe de la Défense a indiqué aujourd’hui que son armée de l’air a intercepté hier un bombardier américain volant près de sa frontière sur la mer Baltique ainsi qu’un patrouilleur norvégien qui effectuait un exercice relevant de l’OTAN à la verticale de la mer de Barents.


Moscou a déclaré qu’un qu’un avion de chasse Su-27 de l’armée de l’air russe a été dépêché à la mer Baltique dans la matinée du 6 juin après qu’un radar russe ait détecté deux avions volant le long de sa frontière sur les eaux internationales.

Le premier avion intercepté est un bombardier américain stratégique B-52 de l’US Air Force qui a été escorté par le chasseur Su-27 in de la frontière russe. Le second est un patrouilleur norvégien sophistiqué, spécialisé dans la lutte anti-sous-marine, qui a violé l’espace aérien russe au niveau de la mer de Barents. A son tour il été escorté au large, vers les eaux internationales, par un avion stratégique russe de type MiG-31. Selon le Moscou, cet avion avait éteint son transpondeur durant le vol.

Après la fin de leur mission, le SU-27 et le MIG-31 sont retournés à leurs bases respectives.
Les deux incidents, survenus mardi 6 juin, ont coïncidé avec l’adhésion du Monténégro à l’OTAN en qualité de 29ème membre, ce qui a provoqué une grande colère de Moscou dont les relations avec l’Occident se sont considérablement détériorées depuis 2014 suite aux crises de Crimée et d’Ukraine.

A noter que les États-Unis et la Russie ne cessent de s’accuser mutuellement pour la forte activité de leurs armées de l’air respectives notamment dans la région de l’Alaska, du détroit de Bering et de la mer Noire.

 

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Informations sensibles remises par Trump aux Russes : Poutine met la pression sur Washington

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Le président russe Vladimir Poutine a proposé de fournir une retranscription de la réunion controversée qui a eu lieu dernièrement au bureau ovale entre le président Donald Trump et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

«Si l’administration américaine le trouve nécessaire, nous sommes prêts à fournir le compte rendu de la conversation entre Trump et Lavrov au Sénat et au Congrès», a déclaré Poutine.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à Sotchi, en Russie, Poutine a rejeté les allégations selon lesquelles Trump aurait partagé des informations secret-défense avec des diplomates russes en les qualifiant de «schizophrénie politique».

L’intervention de Poutine a mis la pression sur la Maison Blanche pour fournir sa propre transcription de la réunion. Le comité du renseignement du Sénat a déjà demandé un hearing sur ce qui a été dit lors de la réunion des membres de l’administration Trump qui étaient présents lors de cette réunion.

Ce qui a davantage compliqué la position de Trump, est que sa rencontre avec Lavrov et l’ambassadeur de Russie à Washington, Sergey Kislyak, est intervenue un jour après que Trump ait limogé le directeur du FBI James Comey, l’homme qui a mené une enquête sur les liaisons douteuses entre les membres de l’équipe de campagne du Président américain et la Russie.

Trump a accepté de partager des informations de sécurité sur le terrorisme et la sécurité de l’aviation avec les Russes, disant qu’il avait le «droit absolu» de le faire, mais la Maison Blanche n’a ni confirmé ni réfuté si cette information était classifiée.

Pour rappel, le Washington Post avait rapporté, lundi, les accusations selon lesquelles Trump aurait transmis à Lavrov et Kislyak les détails de la façon dont DAESH voulait utiliser des ordinateurs portables comme engins explosifs sur les avions.

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Cybercriminalité : Un rescapé de l’attentat d’Argana à Marrakech condamné aux Etats-Unis. La Russie parle de «kidnapping»

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Le Consulat général de Russie à Seattle est en alerte maximum. La cause, un ressortissant russe, Roman Seleznev, est reconnu coupable de cybercriminalité et est jugé par un tribunal américain. Il vient d’écoper de 27 ans de détention alors que le procureur en réclamait 30. La défense a fait appel.

La représentation russe dans l’Etat de Washington -au nord-ouest des Etats-Unis-, dirigée par le diplomate Khalit Aisin, suit de près ce procès placé sous haute sécurité par les autorités américaines.

Roman Seleznev, fils de Valery Seleznev, un haut dignitaire russe proche de Poutine, serait «gravement malade, et a subi une grave blessure lors [de] l’attaque terroriste au Maroc en 2011 (ndlr : attentat du 28 avril 2011, restaurant Argana, Marrakech, avait fait au moins 16 morts); d’ailleurs, il a été diagnostiqué avec une hépatite» selon son avocat Igor Litvak qui espère «que le tribunal en appel prendra en compte son état de santé.»

Roman Seleznev a été interpellé à l’aéroport international de la République des Maldives le 5 juillet 2014. Le jour même, il a été extradé vers l’île de Guam, un territoire non incorporé des États-Unis relevant de l’archipel des îles Mariannes. Le tribunal du district de Guam a refusé de libérer Roman Seleznev et a rendu une décision de l’expulser vers Seattle, où des charges de cybercriminalité portées contre lui ont été portées.

Des images de Seleznev prises avec des piles d’argent ont été trouvées sur son ordinateur portable suite à son arrestation en 2014 aux Maldives.

Les enquêteurs américains soupçonnent Seleznev d’avoir volé et vendu des informations de cartes de crédit de citoyens américains entre octobre 2009 et février 2011 d’une valeur de 170 millions de dollars. Selon les enquêteurs, le ressortissant russe a été impliqué dans le piratage de quelque 200 000 (2 millions selon la presse américaine) numéros de cartes de crédit qui a touché 3700 institutions financières et quelque 500 commerces. En août 2016, Seleznev a été reconnu coupable de cybercriminalité.

Communiqué du Département de l’information et de la presse du Ministère des Affaires Générales au sujet de la détention de Roman Seleznev

En revanche, Moscou affirme que Seleznev n’a pas été arrêté mais «enlevé» par les autorités américaines, et que les poursuites sont «d’ordre politique».

Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé à plusieurs reprises des protestations énergiques contre la politique des autorités américaines qui encouragent leurs services secrets à «kidnapper [les] citoyens [russes] à l’étranger». «Les cas tragiques de Roman Seleznev et Konstantin Yaroshenko sont des exemples de cette politique. Les autorités américaines ont mis ces citoyens russes en prison et les ont délibérément privés d’une assistance médicale appropriée», estime le ministère russe des Affaires étrangères.

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