Une victoire «ordonnée» de Trump serait favorable aux actions, selon JPMorgan

Une victoire de Donald Trump à la présidentielle du 3 novembre serait le résultat le plus favorable pour les marchés boursiers, estiment les analystes de la banque JPMorgan, qui tablent sur une progression de l’indice Standard & Poor’s 500 à 3.900 points en cas de réélection du candidat républicain.

Reuters

Une telle hausse de l’indice de référence représenterait un gain de 12,6% par rapport au niveau de clôture de vendredi.

Une victoire nette par les démocrates serait «essentiellement neutre» pour les marchés, ajoutent les analystes de la banque américaine dans une note lundi.

«Nous considérons une victoire “sans heurt” de Trump comme le résultat le plus favorable pour les actions,», ajoutent-ils.

La probabilité d’une “vague bleue”, qui permettrait au camp démocrate de mettre la main à la fois sur la Maison blanche et sur les deux chambres du Congrès, a légèrement reculé depuis la mi-octobre.

L’ancien vice-président Joe Biden dispose toutefois encore d’une avance importante dans les sondages d’opinion à l’échelle nationale mais la lutte reste serrée dans les États clés.

JPMorgan note toutefois que son analyse des données disponibles telles que les inscriptions sur les listes électorales ou les opinions exprimées sur Twitter, suggèrent un resserrement des écarts dans la course à la Maison blanche.

Wall Street accuse le coup de l’accélération de la deuxième vague

La Bourse de New York recule en début de séance lundi, comme les places boursières européennes, l’accélération de la deuxième vague de la pandémie de coronavirus des deux côtés de l’Atlantique décourageant les acheteurs, déjà incités à la prudence par l’approche des élections américaines.

Reuters

Quelques minutes après le début des échanges, l’indice Dow Jones perd 428,12 points, soit 1,51%, à 27.907,45, le Standard & Poor’s 500, plus large, recule de 1,01% à 3.430,46 et le Nasdaq Composite cède 0,4% à 11.502,47.

Le nombre des nouveaux cas d’infection par le coronavirus aux Etats-Unis a atteint des niveaux sans précédents ces deux derniers jours et la ville d’El Paso, au Texas, a décidé d’un confinement de deux semaines, tandis qu’en Europe, les mesures de restriction de la circulation et de l’activité économique dans certains secteurs continuent de se multiplier.

Parmi les valeurs les plus sensibles à l’évolution de la crise sanitaire, la compagnie aérienne American Airlines chute de 7,09%.

Les compagnies pétrolières Chevron et Exxon Mobil abandonnent respectivement 2,46% et 4,29% avec le repli marqué des cours du brut, plombés par les inquiétudes pour la demande.

C’est dans ce contexte que les prétendants à la Maison blanche entament la dernière ligne droite de la campagne avant l’élection du 3 novembre, un contexte peu favorable à la prise de risque à Wall Street.

A la hausse, Fiat Chrysler Automobiles prend 2,38% après les informations de Reuters selon lesquelles l’Union européenne s’apprête à donner son feu vert au projet de rapprochement entre le groupe automobile et PSA.

Caricatures: L’ambassadeur de France convoqué par les autorités pakistanaises

Les autorités pakistanaises ont convoqué lundi l’ambassadeur de France au Pakistan au lendemain des propos du Premier ministre pakistanais Imran Khan qui a accusé la France d’avoir conduit une «attaque contre l’Islam».

Un porte-parole de la diplomatie pakistanaise a confirmé auprès de Reuters cette convocation et diffusé un communiqué selon lequel «le Pakistan condamne la campagne islamophobe systématique conduite sous le prétexte de la défense de la liberté d’expression».

Le chef de l’Etat a présenté vendredi aux Mureaux (Yvelines) un plan de lutte contre «l’islamisme radical», qui passera par la rédaction d’un projet de loi à l’intention de ceux qui veulent «nier les lois de la République» au nom de la religion.

Ce plan de lutte a été interprété comme une attaque menée contre les musulmans par plusieurs pays dont certains ont lancé une campagne de boycott des produits français dénoncée par Paris.

La Commission européenne va approuver la fusion Fiat-PSA

La Commission européenne va autoriser le projet de fusion entre Fiat Chrysler Automobiles (FCA) et PSA destiné à créer le quatrième constructeur automobile mondial, ont rapporté des sources proches du dossier, ajoutant qu’une décision pourrait intervenir avant la fin de l’année.

Reuters

Le feu vert de Bruxelles permettra la création de Stellantis, du nom du nouvel ensemble formé par PSA et FCA qui doit permettre aux deux groupes de faire face au double défi de l’industrie automobile, le financement de véhicules propres et la baisse de la demande liée à la pandémie de coronavirus.

La fusion, réalisée entièrement en actions, permettra de réunir des marques telles que Fiat, Jeep, Dodge, Ram et Maserati avec celles de Peugeot, Opel et DS, tout en visant des réductions de coûts annuelles de 5 milliards d’euros, sans fermeture d’usines.

La Commission européenne et PSA n’ont pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires. FCA a refusé de commenter.

Afin de répondre aux inquiétudes de la Commission européenne sur leur mariage, FCA et PSA ont proposé des concessions. Des sources ont indiqué fin septembre à Reuters que PSA avait proposé de renforcer Toyota sur le segment des utilitaires.

Les deux constructeurs automobiles autoriseront également leurs concessionnaires dans certaines villes à réparer des véhicules de marques concurrentes.

Confrontés à la crise du coronavirus, Fiat et PSA ont dû amender le mois dernier leur projet de fusion dévoilé en décembre dernier afin de renforcer leur bilan face à la crise du coronavirus et préserver les équilibres élaborés avant la pandémie.

Les deux groupes espèrent finaliser leur rapprochement d’ici la fin du premier trimestre 2021.

Coronavirus: Résultats positifs pour le vaccin d’AstraZeneca chez les personnes âgées

Reuters

Le vaccin développé par l’Université d’Oxford en partenariat avec le groupe britannique AstraZeneca contre le nouveau coronavirus produit une réponse immunitaire similaire chez les jeunes adultes et leurs aînés, et les réactions indésirables sont plus faibles chez les personnes âgées, a déclaré lundi le groupe pharmaceutique britannique.

“«est encourageant de constater que les réponses immunitaires sont similaires chez les adultes plus âgés et les jeunes et que la réactogénicité est plus faible chez les adultes plus âgés, pour lesquels la gravité de la maladie COVID-19 est plus élevée», a déclaré un porte-parole d’AstraZeneca à Reuters.

«Les résultats renforcent l’ensemble des preuves de la sécurité et de l’immunogénicité de l’AZD1222», a déclaré le porte-parole, faisant référence au nom technique du vaccin.

Le Financial Times a rapporté plus tôt lundi que des résultats préliminaires des essais cliniques du vaccin montraient une réponse immunitaire forte chez les personnes âgées, les plus à risque de développer des formes graves du COVID-19.

Ces résultats font écho aux données publiées en juillet qui ont montré que le vaccin a généré «des réponses immunitaires robustes» chez des patients en bonne santé âgés de 18 à 55 ans, ajoute le journal.

Le FT prévient toutefois que de tests d’immunogénicité positifs ne garantissent pas que le vaccin s’avérera sûr et efficace chez les personnes âgées.

Les détails de cette découverte devraient être publiés prochainement dans une revue scientifique, ajoute encore le FT.

Vendredi, AstraZeneca a annoncé avoir repris les essais cliniques menés aux Etats-Unis sur son vaccin contre le coronavirus après avoir reçu le feu vert de l’autorité de santé américaine qui enquêtait sur la maladie déclenchée par l’un des participants à un essai clinique réalisé au Royaume-Uni.

Le candidat-vaccin d’AstraZeneca et de l’Université d’Oxford est l’un des plus avancés avec ceux développés par Pfizer et l’allemand BioNTech.

Selon l’édition du Sun lundi, il a été demandé au personnel d’un hôpital à Londres de se préparer à recevoir les premiers lots du vaccin d’AstraZeneca à partir de «la semaine commençant le 2 novembre».

Le ministre britannique de la Santé, Matt Hancock, a déclaré lundi à la BBC qu’un vaccin contre le nouveau coronavirus n’était pas encore prêt mais qu’il préparait la logistique à un éventuel déploiement.

«Je m’attends à ce que le gros du déploiement se fasse au cours du premier semestre de l’année prochaine», a-t-il dit.

A la question de savoir si certaines personnes pourraient recevoir un vaccin cette année, il a répondu : «Je n’exclus pas cette possibilité, mais ce n’est pas mon attente principale.»

Erdogan appelle les Turcs à boycotter les produits français

 Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi ses compatriotes à cesser d’acheter des produits français, une nouvelle étape dans la montée de la tension entre Ankara et Paris au sujet de la lutte contre l’islamisme en France.

Plus généralement, les propos d’Emmanuel Macron défendant le droit à la caricature, y compris du prophète Mohammad , en France après l’assassinat du professeur d’histoire Samuel Paty, suscitent des critiques voire de la colère dans une partie du monde musulman.

Au Bangladesh, des manifestants ont brandi lundi des pancartes avec une caricature du président français et la légende «Macron est l’ennemi de la paix». Le Pakistan a pour sa part convoqué l’ambassadeur de France à Islamabad pour émettre une protestation officielle.

C’est néanmoins de Recep Tayyip Erdogan que viennent les critiques les plus virulentes contre Emmanuel Macron alors que la France et la Turquie, pourtant toutes deux membres de l’Otan, s’opposent déjà vivement sur la situation en Libye, sur les souverainetés maritimes en Méditerranée orientale ou encore sur le conflit au Haut-Karabakh.

Le chef de l’Etat turc a ainsi répété lundi pour une troisième journée consécutive que son homologue français devrait se faire soigner, une affirmation qui a déjà conduit ce week-end la France à rappeler son ambassadeur en Turquie.

«De la même manière qu’ils disent en France ‘n’achetez pas des produits de marques turques’, j’appelle tous mes concitoyens à ne pas aider les marques françaises ou à en acheter», a dit Recep Tayyip Erdogan.

Selon l’institut statistique turc, la France est la dixième source d’importations en Turquie et elle est la septième destination des produits turcs. Les automobiles françaises notamment sont très populaires dans le pays.

Erdogan compare le traitement des musulmans en Europe à celui des juifs avant la Deuxième Guerre mondiale

Reuters & AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a comparé aujourd’hui le traitement des musulmans en Europe à celui des juifs avant la Deuxième Guerre mondiale, accusant certains dirigeants européens de “fascisme” et de “nazisme” a rapporté l’AFP.

«Une campagne de lynchage semblable à celle contre les Juifs d’Europe avant la Deuxième Guerre mondiale est en train d’être menée contre les musulmans», a déclaré Erdogan dans un discours à Ankara.

Soutiens européens

Pour Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants européens doivent se hâter de «mettre fin aux projets anti-islam et à la campagne de haine» du président français.

Emmanuel Macron a reçu le soutien de plusieurs pays européens, comme l’Italie ou les Pays-Bas qui ont jugé les propos du président turc «inacceptables». Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, et le porte parole d’Angela Merkel ont eux aussi dénoncé les attaques personnelles contre le président français.

Appels au boycott de produits français

Cet appel au boycott de produits français ne se résume toutefois pas à la Turquie.

A Koweït, un supermarché a décidé de retirer les produits du groupe de cosmétiques L’Oréal de ses rayons tandis qu’en Arabie saoudite, des appels à ne plus se rendre dans les magasins Carrefour circulent sur les réseaux sociaux, même s’ils ne semblent pas suivis comme l’ont constaté des journalistes de Reuters lundi à Ryad.

Interrogé sur le sujet, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a déclaré lundi sur RMC qu’il n’était «pas question de céder au chantage». «On doit faire passer nos principes avant la possibilité de développer nos affaires», a dit le représentant du patronat français.

La France a déjà réclamé dimanche l’arrêt des appels au boycott de ses produits et Emmanuel Macron a écrit sur Twitter: «Rien ne nous fera reculer, jamais».

France: Des scénarios de durcissement des mesures anti-COVID-19 à l’étude

Reuters

Les autorités françaises étudient une série de scénarios visant à possiblement durcir dès cette semaine les restrictions destinées à freiner la flambée épidémique liée au nouveau coronavirus, a-t-on appris lundi auprès de trois sources proches des réflexions en cours.

La France impose depuis une dizaine de jours un couvre-feu, étendu à d’autres départements depuis ce week-end, qui interdit de sortir entre 21h00 (19h00 GMT) et 06h00, ce qui en fait l’un des plus stricts d’Europe.

Deux sources industrielles en contact avec le gouvernement ont fait savoir que parmi les scénarios envisagés figurent une avancée de l’heure du couvre-feu et un confinement durant le week-end sauf pour les déplacements essentiels.

Selon ces mêmes sources, les mesures pourraient s’appliquer en région parisienne, à Marseille et à Lyon, trois zones particulièrement affectées par le virus.

Une troisième source, proche du gouvernement, a déclaré que ces mesures ne faisaient que figurer au nombre des scénarios envisagés, appelés à être présentés cette semaine à Emmanuel Macron.

«Cela fait partie des propositions et scénarios qui seront certainement présentés au président de la République au conseil de défense mais il ne faut présager de rien de ce qui va être décidé. D’autres choses pourront être proposées, des versions maximalistes et minimalistes, cela se fera en fonction de la circulation du virus localement», a dit cette source à Reuters.

Le chef de l’Etat a annulé une visite prévue mardi au Creusot (Saône-et-Loire) «au regard du contexte sanitaire», a fait savoir son entourage.