MENA - Page 41

Le vice-prince héritier saoudien à la Maison Blanche

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Le vice-prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane qui a rencontré hier le président américain Donald Trump à Washington, est le premier haut dignitaire Arabe à être reçu, au Bureau Ovale, par le nouveau locataire de la Maison Blanche.

Lors de cette rencontre, les  deux parties, saoudienne et américaine, ont salué un «tournant historique» dans les relations entre Ryadh et Washington notamment sur le dossier iranien où les deux camps partagent les mêmes points de vue et positions.

Les deux pays s’orientent vers l’ouverture d’une nouvelle page de leurs relations bilatérales, surtout que la nouvelle Administration US était très critique vis-à-vis de la famille Al-Saoud avec des piques très virulentes de la part du candidat Trump lors de la campagne électorale.

Maintenant au pouvoir, et davantage pragmatique, Donald Trump a mis un peu d’eau dans son vin, et se projette dans de nouvelles dispositions stratégiques avec Ryadh, dans les domaines politique, militaire, de sécurité et économiques.

Ryadh suit en cela la politique suivie par le Conseil de la Coopération du Golfe qui voit en Trump un allié inconditionnel et fondamental qui renforcera le rôle de Washington comme son principal partenaire stratégique et aidera à contenir l’«hostilité» de Téhéran. En face, le CCG continuera à stabiliser cette région centrale aux intérêts américains en matière de sécurité, de lutte anti-terroriste et d’énergie.

Le prince Mohammed Ben Salmane, qui est également ministre de la Défense, conduit à Washington une délégation militaire de haut niveau. Cette visite coïncide avec celle qu’effectue, au Japon, son père le Roi Salmane Ben Abdelaziz.

Abdellah El HATTACH

Felipe VI en Algérie ?

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Lors d’une réunion marathon, tenue hier à Alger, entre le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Laamamra, et son homologue espagnol, Alfonso Dastis, qui a duré plus de quatre heures, le chef de la diplomatie algérienne a, au nom du président Abdelaziz Bouteflika, adressé une invitation au roi d’Espagne, Felipe VI, pour se rendre en Algérie à la fin de cette année. Laamamra a souhaité que le souverain espagnol se fasse en présence de Mariano Rajoy, Chef du gouvernement espagnol.

La rencontre a servi à examiner les relations économiques et politiques entre les deux pays, ainsi que la situation internationale et la coopération en terme de sécurité, en prévision de la septième réunion de haut niveau qui aura lieu courant 2017.

Selon l’agence de presse espagnole, EFE, les autorités algériennes espèrent «une visite du Roi Philippe» pour consolider ces «liens stratégiques et renforcer cette relation par de nouveaux accords dans la [prochaine] réunion de haut niveau.»

Santé de Bouteflika, souci majeur de la diplomatie algérienne

Plus concrètement, une visite du Roi d’Espagne, Felipe VI, est très peu probable dans les semaines, voire les mois à venir et ce en raison de l’état de santé très critique du Abdelaziz Bouteflika. D’ailleurs, la visite d’Alfonso Dastis a failli être reportée pour cette même raison ; et même maintenue, le chef de la diplomatie espagnole n’a pu rencontrer le président algérien. L’incapacité physique de Bouteflika a été pour rappel la cause de l’annulation à la dernière minute de la visite de la Chancelière allemande, Angela Merkel, et celle aussi du président iranien Hassan Rouhani prévue initialement le 8 mars.

Même le ministre français de l’Intérieur, Bruno Le Roux, en visite à Alger pour quelques heures, n’a pu rencontrer le président malade alors qu’une audience était à l’ordre du jour.
Et combien même le Roi Felipe VI ne fait pas le déplacement en Algérie au cours de cette année, la diplomatie espagnole joue en solo sur certaines questions touchant à la souveraineté du Maroc. Si la coopération sur le plan sécuritaire et la lutte antiterroriste est exemplaire, la position de Madrid sur e dossier du Sahara demeure ambiguë.

A quoi joue l’Espagne ?

Lors de sa rencontre avec Ramtane Laamamra, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, a salué le «les efforts du secrétaire général de l’Onu d’assister les parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le cadre d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte de l’Onu et en conformité avec les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité» sans citer à aucun moment le Plan d’autonomie soumis par le Maroc et qui reste la seule proposition fiable, réaliste et sérieuse pour une solution de cette question.
EFE révèle que durant cette longue réunion, les deux ministres ont également discuté de la situation en Europe, en Libye ainsi qu’en Syrie sur lesquels les deux parties partagent «une similitude des points de vue».

Cette réunion coïncide avec l’annonce à Tripoli de la suspension de l’Accord de Skhirat signé en décembre 2015 sous les auspices des Nations unies et du Maroc.

Rappelons que l’Espagne et l’Algérie sont liées, depuis 2012, par un «Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération».

 

Abdellah EL HATTACH 

Quand l’orchestre militaire égyptien massacre l’hymne national allemand #DasDeutschlandlied

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Après l’annulation à la dernière minute de sa visite officielle en Algérie, la chancelière allemande Angela Merkel, a bien failli ne pas pouvoir décoller pour l’Egypte: le système électronique de son Airbus était en panne. Or, le gouvernement allemand ne dispose que de trois appareils – deux autres étant déjà partis, avec respectivement à leur bord la ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères en partance pour les pays baltes. Finalement, l’avion de la chancelière a pu être réparé et Angela Merkel a pu enfin décoller.

Arrivée au tarmac de l’aéroport international du Caire, Et comme un malheur ne vient jamais seul, Angela Merkel a vu l’hymne de son pays massacré par l’orchestre militaire égyptien. (voir vidéo)

La visite de Merkel avait pour objectif de discuter avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi de la crise migratoire et également de rencontrer des responsables religieux coptes et musulmans ainsi que des représentants de la société civile.

 

LE1

L’axe Alger-Tunis-Le Caire sabote l’Accord de Skhirat

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En suspendant les activités du comité du dialogue qui travaillait sur la révision de l’accord de Skhirat, le Parlement libyen a, de facto, rejeté le document signé au Maroc sous l’égide de l’ONU en décembre 2015.

17 décembre 2015, les protagonistes de la crise libyenne paraphent l’Accord de Skhirat. Au premier plan de la photo Nasser Bourita la cheville ouvrière de la diplomatie marocaine

Cette rupture dans le processus de paix interlibyen qui risque de déstabiliser les institutions et faire rentrer le pays dans l’inconnu, est la résultante des derniers développements intervenus dans la région des champs pétroliers.

En effet, l’offensive militaire dirigée par une coalition de milices extrémistes, appuyée par le gouvernement de Fayez el-Sarraj à Tripoli, a permis à ces groupuscules de prendre le contrôle des vastes et riches champs pétroliers jusque-là détenus par le général dissident Khalifa Haftar, ‘seigneur’ de l’est-libyen.

Les milices de Fayez el-Sarraj constituées des brigades de défense de Benghazi et du Groupe islamique combattant, tous les deux dépendants d’al-Qaïda, ainsi que des Frères musulmans, sont également soutenues par des puissances étrangères, ce qui rend impossible l’application des accords de Skhirat.

Alger, Tunis et Le Caire sapent l’Accord de Skhirat

Mais il n’y a pas que les développements sur le terrain militaire qui a fait basculer la donne politique, mais également l’immixtion de la Tunisie, de l’Algérie et de l’Egypte dans le processus de paix – parrainé par l’ONU et le Maroc – qui a perturbé la bonne marche des négociations pour une révision de l’accord.

Car moins d’une semaine avant le rejet de l’accord de Skhirat, et en marge de la réunion des ministres des affaires étrangères de la Tunisie, de Egypte et de l’Algérie, un soi-disant «Appel de Tunis» est sorti de nulle part pour venir casser l’accord signé au Maroc en 2015.

Mais en lisant les clauses de cette «initiative», elle ressemble comme deux gouttes d’eau aux dispositions de l’accord de Skhirat et stipule, entre autres : 1. D’inciter les Libyens au dialogue ;  2. Refuser toute intervention militaire qui risque de dégrader la situation en Libye ; 3. Continuer à soutenir le rôle de l’ONU.

En voulant récupérer les accords de Skhirat et donnant l’apparence de les défendre, la Tunisie, l’Egypte et l’Algérie ont ainsi contribué largement à les saboter.

 

Abdellah EL HATTACH

Le Roi Salmane cible d’un attentat en Malaisie ?

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Les autorités malaisiennes ont annoncé ce mardi avoir déjoué une tentative d’attentat visant le Roi Salmane d’Arabie Saoudite.
L’attentat qui devait se produire dans une des tours phares de la capitale Kuala Lampur, a été évité de justesse après le démantèlement dune cellule terroriste composée de sept personnes dont quatre yéménites.


Le Roi Salmane Ben Abdelaziz qui se trouve actuellement en visite officielle en Malaisie à la tête d’une forte délégation princière, ministérielle et d’hommes d’affaires a annulé à la dernière minute une visite qui devait également le conduire au Liban.

Pour rappel, l’Arabie saoudite dirige la Coalition arabe contre la rébellion houthie au Yémen réputée proche de l’Iran.

Abdellah El HATTACH

INEDIT : Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite en «conclave» #خلوة_العزم

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Hier mardi, a débuté à Abu Dhabi, un Conclave (retraite conjointe) inédit entre les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite sous le nom de «Conclave de la détermination» , avec la participation de plus de 150 représentants des deux gouvernements et un certain nombre d’experts dans divers secteurs public et privé des deux pays.

Le «Conclave de la détermination» est la première activité du Conseil de coordination saoudo-émirati institué en mai 2016 à Djeddah, en présence du Roi Salmane Ben Abdelaziz d’Arabie Saoudite, et de Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi et Vice-Commandant suprême des forces armées des E.A.U.

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Le but annoncé de ce “Conclave de la détermination” est “la mise en œuvre des termes de l’accord signé entre les deux pays pour la création d’un Conseil de coordination entre les deux pays, ainsi qu’une feuille de route, à long terme, qui s’érigera en modèle idoine pour la coopération et l’intégration des deux pays, et pour refléter l’engagement des  deux gouvernements à consolider leurs relations fraternelles et le désir d’intensifier la coopération bilatérale par le biais de consultation continue et la coordination dans les domaines prioritaires et pour consolider les efforts des deux pays pour renforcer le dispositif du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe, indique-t-on du côté saoudien.

De leur part, les autorités émiraties avancent que “le conclave de la détermination se fera en deux temps, le premier aux Emirats Arabes Unis et le second en Arabie Saoudite, et que  trois axes stratégiques sont à l’ordre du jour de cette première retraite : l’Economie, le savoir humain et politique, la Défense et la Sécurité”.

20 réunions sont programmées pour ce premier Conclave et traiteront de la situation actuelle dans la région ainsi que des opportunités et des défis à venir. Ces rencontres chercheront à développer des idées et des initiatives nouvelles et se poursuivront au cours des prochains mois pour «parachever la planification et la mise en œuvre» de la vision  et de la stratégie qui seront présentées aux dirigeants des deux pays lors de la prochaine réunion du Conseil de la coordination EAU-Arabie Saoudite sous la direction des Chefs d’Etat des deux pays.

LE1.