MENA - Page 41

INEDIT : Les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite en «conclave» #خلوة_العزم

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Hier mardi, a débuté à Abu Dhabi, un Conclave (retraite conjointe) inédit entre les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite sous le nom de «Conclave de la détermination» , avec la participation de plus de 150 représentants des deux gouvernements et un certain nombre d’experts dans divers secteurs public et privé des deux pays.

Le «Conclave de la détermination» est la première activité du Conseil de coordination saoudo-émirati institué en mai 2016 à Djeddah, en présence du Roi Salmane Ben Abdelaziz d’Arabie Saoudite, et de Cheikh Mohammed Ben Zayed Al-Nahyan, Prince héritier d’Abou Dhabi et Vice-Commandant suprême des forces armées des E.A.U.

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Le but annoncé de ce “Conclave de la détermination” est “la mise en œuvre des termes de l’accord signé entre les deux pays pour la création d’un Conseil de coordination entre les deux pays, ainsi qu’une feuille de route, à long terme, qui s’érigera en modèle idoine pour la coopération et l’intégration des deux pays, et pour refléter l’engagement des  deux gouvernements à consolider leurs relations fraternelles et le désir d’intensifier la coopération bilatérale par le biais de consultation continue et la coordination dans les domaines prioritaires et pour consolider les efforts des deux pays pour renforcer le dispositif du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe, indique-t-on du côté saoudien.

De leur part, les autorités émiraties avancent que “le conclave de la détermination se fera en deux temps, le premier aux Emirats Arabes Unis et le second en Arabie Saoudite, et que  trois axes stratégiques sont à l’ordre du jour de cette première retraite : l’Economie, le savoir humain et politique, la Défense et la Sécurité”.

20 réunions sont programmées pour ce premier Conclave et traiteront de la situation actuelle dans la région ainsi que des opportunités et des défis à venir. Ces rencontres chercheront à développer des idées et des initiatives nouvelles et se poursuivront au cours des prochains mois pour «parachever la planification et la mise en œuvre» de la vision  et de la stratégie qui seront présentées aux dirigeants des deux pays lors de la prochaine réunion du Conseil de la coordination EAU-Arabie Saoudite sous la direction des Chefs d’Etat des deux pays.

LE1.

Europe1 et TF1 invitent Bachar Al Assad

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Quelques semaines après la reprise d’Alep et à l’heure où les discussions pour la paix entre les rebelles et le régime syrien se déroulent à Astana, Bachar Al-Assad a accordé une interview exceptionnelle à Europe 1 et TF1.

Fabien Namias, directeur de l’information d’Europe 1 et Michel Scott, éditorialiste chargé de l’actualité internationale à TF1, se sont rendus à Damas pour interroger le président de la République arabe syrienne, cet entretien sera diffusé dans La matinale d’Europe 1, jeudi 16 février à 8h10 ainsi que sur Europe1.fr et dans le JT de 20h de Gilles Bouleau et en intégralité sur LCI, canal 26 de la TNT, dès 20h00. La vidéo intégrale de l’interview sera à retrouver dès 20h sur Europe1.fr et LCI.fr. Europe1.fr proposera un dossier spécial, LCI.fr proposera également tout au long de la journée un décryptage et les coulisses de cette interview, racontées par Michel Scott.

Au cours de cet entretien, Bachar Al-Assad revient sur ses relations avec l’Iran, la Russie et la place des occidentaux dans le conflit. Il est aussi interrogé sur les détentions, tortures, assassinats qui lui sont reprochés. Bachar Al-Assad évoque François Hollande, l’élection présidentielle en France et plus généralement ses relations avec notre pays.


Europe 1 Live par Europe1fr

La Knesset légalise les colonies en Cisjordanie : le Monde Arabe en émoi !

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Dans un élan belliqueux, le parlement israélien, la Knesset, a adopté cette nuit, la loi dite de ‘Régulation’ qui légalise de facto un peu moins de 4 000 maisons construites sur des terres palestiniennes privées.

La loi permet de déclarer terres israéliennes des terrains privés palestiniens sur lesquels des Israéliens ont construit sans autorisation, “soit parce qu’ils ignoraient qu’ils s’agissaient de propriétés privées, soit parce que l’Etat les aurait laissés faire.”

Cisjordanie occupée – colonie juive d’Ofra

Lundi après-midi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé avoir informé (et sans demander son autorisation) l’administration américaine que le projet de loi de régulation allait être présenté lundi soir au vote de la Knesset.

Cette dangereuse escalade constituera un pas de plus vers une annexion de la Cisjordanie, que réclament ouvertement des ministres comme Naftali Bennett, chef de file du parti HaBayit HaYehudi et ardent défenseur des implantations.

Pronunciamiento aux Emirats arabes unis, l’intox virale qui allait déstabiliser les pays du Golfe

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«Les preuves disponibles avancent l’imminence d’un coup d’Etat aux Emirats Arabes Unis contre Mohammed ben Zayed », aurait déclaré le Chef des Renseignements généraux saoudien, le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, dans un entretien avec la BBC-ARABIC.

Le général Khalid ben Ali ben Abdallah al-Humaidan, qui est également membre du Conseil des affaires politiques et de sécurité de l’Arabie Saoudite, présidé par le Prince héritier Mohamed ben Nayf ben Abdelaziz, aurait aussi affirmé, dans le même entretien, détenir «la preuve formelle qu’un pronunciamiento est fomenté contre Mohammed ben Zayed » (ndlr : prince héritier d’Abou Dhabi et adjoint au Chef des Forces armées). Avant d’ajouter que «tous les experts politiques prédisaient que le prince Sultan ben Zayed était derrière ledit complot qui vise à destituer son propre frère, Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyan.»

Sauf, qu’après recoupement et identification des différentes sources de l’information, il s’est avéré qu’elle est non seulement dénuée de tout mais qu’il s’agissait d’une opération d’intox très bien étudiée et hautement professionnelle. D’où sa gravité.

Il ne s’agit bien sûr pas du site de la BBC-ARABIC, auquel le général saoudien n’a bien sûr jamais donné d’entretien, mais d’un site pirate similaire qui prend la même dénomination, ce qui a induit en erreur des dizaines de milliers de lecteurs, et qui a failli réellement créer une grave crise diplomatique entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, les deux plus grands alliés des Etats du Golfe.

Pire, cette grave intox fabriquée et créée de toute pièce, met en cause une des personnalités saoudiennes les plus importantes, aux commandes d’un département des plus sensibles, à savoir les Renseignements généraux de l’Etat : les responsables de l’intox ont ainsi ‘fait parler’ le général Khalid ben Ali ben Abdullah al-Humaidan, membre du puissant Conseil saoudien des affaires politiques et de sécurité, à travers une réplique exacte du site de BBC-ARABIC tant au niveau de sa charte graphique que concernant son architecture, au point de tromper les meilleurs professionnels des médias digitaux, à leur tête le très influent «Russia Today» qui est tombé dans le panneau durant des heures avant de s’en rendre compte tardivement et le supprimer.

BBC nie ses relations avec l’affaire

A son tour, la «BBC» est sortie de son mutisme et a catégoriquement nié tout lien avec l’affaire mettant en garde ses lecteurs de faire attention aux sites pirates qui se propagent sauvagement, répandant à leur passage des allégations qui peuvent être lourdes de conséquences, et s’est réservée «le droit de prendre toutes les mesures légales, contre toute partie ou personne, dont l’implication dans cet acte contraire à la loi est avérée.»

 

Russia Today supprime l’article de son site

Supprimée de BCC et de RT, l’information demeure disponible sur le site officiel de l’Etat iranien, ‘Al-Alam’, ce qui a fait dire à plusieurs observauteurs que Téhéran pourrait être derrière cette opération qui vise à destabiliser les pays du Golfe et, surtout de brouiller les relations entre l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

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Les EAU pointent du doigt l’Iran et les “Frères musulmans”

De l’avis de tous, le faux site a été conçu par des professionnels de très haut niveau, et l’affaire a été prise très au sérieux par les autorités des Emirats arabes unis. En effet, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, a réagi à cette affaire via son compte Twitter, dénonçant ces «tentatives fielleuses de la part de certains médias (…) pour cibler les relations entre l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis» soulignant que cette «confection» était calculée par l’Iran et le groupe des ‘Frères musulmans’ en vue de déstabiliser toute la région.

 

Abdellah El Hattach

Sa Majesté au Soudan du Sud : l’Egypte dans tous ses états

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Sa Majesté le Roi Mohammed VI a débuté cet après-midi, à Juba, une visite officielle en République du Soudan du Sud, la première effectuée par le Souverain dans ce pays de l’Afrique de l’Est.
Longtemps hostile à l’intégrité territoriale du Royaume, le Soudan du Sud commence à reconsidérer, graduellement et positivement, ses positions vis-à-vis du Maroc.

D’ailleurs, Rabat, et sur hautes instructions royales, a érigé sur place, depuis plus d’une semaine un hôpital militaire de campagne pour venir en aide aux populations précaires et défavorisées du pays, gage d’un renouveau politique dans les relations bilatérales entre les deux pays.

Il faut reconnaître aussi, que lors des travaux du 28e Sommet Africain, le Soudan du Sud, et sur pression de l’Egypte, s’est trouvé entre le marteau et l’enclume, et n’a pu clarifier sa position quant au retour du Maroc au sein de l’UA. Il aura fallu tout le savoir-faire de Nasser Bourita et Mohamed Yassine Mansouri, chapeautés par le Conseiller du souverain, Fouad Ali El Himma, pour faire revoir sa copie au Soudan du Sud : l’objectif de l’Egypte était de faire capoter la visite de Sa Majesté à Juba.

Les relations entre Le Caire et Rabat ne sont pas au beau fixe. L’Egypte ne voit pas d’un bon œil le retour du Maroc au sein de l’Union africaine. Non pas qu’ils bloquent le mécanisme de réintégration, ont tout fait pour ralentir celui-ci en mettant en avant certaines dispositions obsolètes de la défunte OUA et, plus grave, en reconnaissant à la pseudo-RASD le statut de “pays fondateur” de l’UA.

Les relations en dents de scie entre l’Egypte et le Maroc connaissent, depuis quelque temps, une certaine crispation et, rappelons-nous, qu’au mois d’octobre dernier, Le Caire recevait la visite d’une “délégation parlementaire” du Polisario, à l’occasion d’une conférence parlementaire arabo-africaine à Charm el-Cheikh.

Cette attitude non amicale vis-à-vis du Maroc a plusieurs explications. La première concerne la crise profonde qui ronge les relations entre l’Egypte et l’Arabie saoudite. Le Caire cherche à régler ses comptes avec Ryad par ricochet via Rabat car elle estime que la proximité historique entre le Maroc et l’Arabie se fait à ses dépens. L’autre explication tire son origine dans le développement grandissant des relations géoéconomiques entre le Maroc et l’Ethiopie à travers les accords agricoles, des phosphates et, surtout, ceux ayant trait à la gestion de l’eau : le grand barrage An-Nahda (la Renaissance) bâti en Ethiopie est une grande problématique en Egypte qui y voit un acte belliqueux car il régule le débit du Nil au profit de petits agriculteurs éthiopiens et sud-soudanais, alors que l’Egypte avait, historiquement, le monopole sur ces questions.

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La rancœur de l’Egypte dépasse souvent ces considérations politiques et économiques, et voit dans la dynamique de Sa Majesté une concurrence à son ‘leadership’ continental. En effet, après la mort du colonel Kaddafi, et la vacance du pouvoir militaire en Algérie, les militaires égyptiens, à leur tête le ‘maréchal’ Al-Sissi, cherchent à manipuler certains pays africains au profit d’une hégémonie du Caire. Mais le travail humaniste du Roi, sincère, désintéressé, et sur le terrain, a fait basculer les équilibres géopolitiques au profit d’un Maroc généreux et fédérateur.

Et la réponse à toutes ces supputations, est venue d’une manière solennelle et claire dans le discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lors de l’ouverture des travaux du 28e Sommet africain tenu hier à Addis-Abeba : « Certains avancent que, par cet engagement, le Maroc viserait à acquérir le leadership en Afrique. Je leur réponds que c’est à l’Afrique que le Royaume cherche à donner le leadership. »

Le Maroc est désormais ami et allié de toute l’Afrique, occidentale, orientale, septentrionale et australe. Et la visite que débute aujourd’hui Sa Majesté au Sud Soudan, que l’Egypte estime faire partie, à côté du Soudan et de l’Ethiopie, de son périmètre géopolitique et d’influence économique, est une réponse, à qui de droit, que l’Afrique est désormais une et unifiée, et que seul paie le travail.

Abdellah El Hattach. 

Historique, des supertankers iraniens se rendent en Europe

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Pour la première fois depuis la levée des sanctions nucléaires en janvier dernier, la National Iranian Tanker Company (NITC) livre du pétrole à l’Europe sur ses propres navires. Deux supertankers NITC se dirigent actuellement vers les Pays-Bas, transportant un total d’environ 4 millions de barils de brut.

Jusqu’à présent, les expéditeurs indépendants avaient transporté de plus petites quantités de pétrole iranien. Cette première grande livraison survient une semaine après que le directeur général de NITC, Sirus Kianersi, ait déclaré que les problèmes d’assurance et de certification qui empêchaient son entreprise d’expédier du brut iranien avaient été résolus.

Theresa May défend l’accord de l’Iran face aux républicains

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Theresa May sera le premier dirigeant étranger à être reçu par le président américain Donald Trump, vendredi, une rencontre lors de laquelle la Première ministre britannique souhaite esquisser les contours de la future relation commerciale entre les deux pays.

La première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, devrait également inciter le président américain Donald Trump à ne pas casser l’accord nucléaire iranien durant leur rencontre aujourd’hui, une rare bonne nouvelle pour les partisans du pacte. “L’accord nucléaire avec l’Iran est controversé”, a-t-elle déclaré aux républicains du Congrès lors de leur retraite jeudi. “Mais il a neutralisé la possibilité des Iraniens d’acquérir des armes nucléaires pendant plus d’une décennie.”

Donald Trump avait émis l’intention, durant sa campagne de « rétrograder » l’accord nucléaire iranien. Son choix du futur patron de la CIA confirme la volonté de la nouvelle administration américaine de «retourner» l’accord nucléaire américain avec l’Iran.

Donald Trump pro #Brexit

Le nouveau locataire de la maison blanche, voyant des parallèles dans le vote pour la sortie de l’UE avec sa propre campagne présidentielle, a été l’un des rares dirigeants du monde à soutenir le Brexit,ce qui ne va pas sans déplaire à Theresa May. Autre motif de réjouissance à Downing Street : le président américain a dit vouloir conclure « rapidement » un accord commercial avec Londres, à l’heure où Theresa May souhaite sortir son pays du marché unique européen et se faire la championne du libre-échange.