MENA - Page 40

Mohammed VI et Abdallah II sur la même longueur d’onde

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Les sommets arabes ont toujours «fait face à de nombreux défis et se sont rarement soldés par des résultats fructueux.» C’est par ces propos, sur les colonnes du Huffington Post, que Ahmed Charai entame son analyse sur les tenants et aboutissants du 28ème sommet de la Ligue arabe qui se tient en Jordanie.

En réunissant autour de la même table les principaux dirigeants arabes pour débattre et tenter de trouver des pistes de détentes des multiples tensions qui empoisonnent le climat géopolitique de la région suite aux événements du dit printemps arabe et de la politique du chaos orchestrée par l’administration Obama, le roi Abdallah II de Jordanie doit faire face à de nombreux défis majeurs et faire preuve de beaucoup de tact et de diplomatie pour rapprocher les points de vue parfois diamétralement opposés entre protagonistes et acteurs régionaux.

Le premier défi de ce sommet est la gestion de la présence de plus en plus «accrue de la Russie au Moyen-Orient [notamment] après l’action militaire russe en Syrie, qui a permis à l’armée de Assad de reconquérir Alep et d’autres parties du pays déchirées par la guerre.»

D’autre part, Moscou soutient le général Khalifa Haftar et ses forces à l’est de la Libye, qui sont «fidèles au gouvernement basé à Tobrouk» ce qui fragilise le gouvernement central à Tripoli et accroît le rôle russe dans cette partie méridionale de la Méditerranée.

Le second défi demeure la forte «tension entre les deux grandes puissances du monde arabe sunnite – l’Arabie saoudite et l’Egypte» – que tentera d’apaiser le roi Abdallah II lors de ces réunions, voire les améliorer. Aux dernières nouvelles en provenance de Jordanie, il y aurait quelques avancées majeures sur ce dossier : Ryadh et Le Caire sont en voie de réconciliation, le Roi Salmane Ben Abdelaziz ayant solennellement invité le Maréchal Abdelfattah al-Sissi de se rendre en visite officielle en Arabie saoudite.

Le troisième défi selon Ahmed Charai, est de savoir comment gérer «les conséquences des combats» de Daech à Mossoul et Raqqa sur la sécurité nationale jordanienne sachant que le royaume hachémite est le pays sur lequel comptent les pays arabes du Golfe en tant que tampon face aux raids terroristes de Daech et Al-Qaida.

Les relations Irak-CCG sont le quatrième défi recensé surtout celui de «réconcilier les liens entre les monarchies arabes du Golfe et Bagdad, en particulier avec la forte présence en Irak des milices chiites (soutenues par l’Iran). L’Irak, depuis l’éviction de Saddam Hussein à la suite de l’invasion armée menée par les États-Unis en 2003, est sous l’influence géopolitique de l’Iran.»

Pour le monarque jordanien il existe également, pour son pays, «un lourd fardeau économique (…) en raison de l’afflux des réfugiés fuyant les conflits régionaux qu’il évalue à plus de 1 300 000 syriens stationnés en territoire jordanien.» En tant que cinquième défi, la Jordanie, qui accueille déjà des centaines de milliers de réfugiés irakiens et palestiniens, se joint au Liban, à l’Irak et à l’Egypte qui font également face à des défis similaires à la suite de la guerre en Syrie.

Le sixième défi, et «peut-être le plus redoutable (…) est de travailler avec la nouvelle administration du président américain Donald Trump sur le processus de paix israélo-palestinien. Les dirigeants jordaniens accordent une grande attention à la position de la Maison Blanche sur les colonies juives, à la question du transfert de l’ambassade des États-Unis deTel-Aviv à Al-Qods, et à la pression israélienne pour mettre fin au soutien des Etats-Unis à une solution à deux États. Les capitales arabes voient dans cette décision de déplacer l’ambassade américaine à Al-Qods d’une «ligne rouge» qui risque d’enflammer les rues islamiques et arabes et servirait de cadeau aux extrémistes.» Le Roi Abdallah II, en sa nouvelle qualité de président du Sommet arabe, compte se rendre incessamment à Washington pour y rencontrer Donald Trump et étaler avec lui ces différents dossiers.

Face à tous ces défis, Ahmed Charai conclut son analyse en faisant le parallèle entre le travail de deux souverains, jordanien et marocain, qui partagent parfaitement et clairement l’espoir et les attentes de leurs peuples, et en rappelant que «le roi Mohammed VI avait alerté les chefs d’Etat arabes et avait fait tirer la sonnette d’alarme dans un message (…) au Sommet arabe de l’an dernier en Mauritanie » dans lequel le souverain avait affirmé que l’Unité arabe et la Paix régionale ne peuvent être obtenues par voie militaire ou armée comme ce fut le cas au XXème siècle, mais via le compromis et l’empathie. A défaut, il existe un risque majeur pour la région de s’enliser davantage dans les « déchirures et le chaos ». «Il y a certes un «faux jihad» autoproclamé et porté par des groupuscules comme Daech, mais il y a aussi et surtout un authentique «jihad constructif» qui s’efforce de mettre de l’ordre dans la famille arabe et de résoudre les différends d’une manière pacifique.»

 

LE1

Ouverture des travaux du 28è sommet de la Ligue Arabe en Jordanie

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Les travaux du vingt-huitième Sommet de la Ligue Arabe se sont ouverts mercredi à la Mer Morte en Jordanie, avec la participation de plusieurs Rois, Emirs, Chefs d’Etat et de gouvernement et de représentants d’Etats arabes.

Le Maroc est représenté dans cette réunion au Sommet par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Salaheddine Mezouar.

La séance d’ouverture a été marquée par les allocutions de Mohamed Ould Abdel Aziz ( Président du 27è sommet) , du Souverain Hachémite de Jordanie, Président de la  Mauritanie, le Roi Abdallah II  (Président de l’actuel sommet), de Ahmed Aboul Gheit secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes,  de António Guterres secrétaire général des Nations Unies, de Federica Mogherini Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, de  M. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine, de Youssouf bin Ahmed Al Othaimeen, secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique, ainsi que du président du Parlement arabe, Mishal bin Fahm Al-Soulami.

Principales allocutions des chefs d’Etats participants au 28e Sommet Arabe

LE1 avec MAP

La Coalition antiterroriste mondiale en conclave à Washington

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Sur invitation du Secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, s’est ouverte aujourd’hui à Washington la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Coalition internationale de lutte contre Daech.

La rencontre, qui vise à faire le point sur la coordination politico-militaire contre le groupe terroriste, connaît la participation des 68 pays membres, dont le Maroc, qui est représenté par Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères et de la Coopération.

Infliger une défaite durable et irréversible au groupe Daech

Les délégations, qui examinent les moyens à mettre en oeuvre dans le cadre d’une stratégie d’accélération de la lutte pour vaincre Daech, ont approfondi leurs discussions sur les priorités à engager en matière de lutte contre les terroristes étrangers et leur financement, ainsi que sur la stabilisation des zones libérées des mains des extrémistes.

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La voulant comme «un moment clé pour infliger une défaite durable et irréversible» au groupe Daech, les ministres des Affaires étrangères et les experts les accompagnants, profitent de cette réunion pour discuter également des crises en Irak, en Syrie et en Libye qui représentent une menace réelle à la sécurité dans le monde et affectent sa stabilité.

Durant la réunion, les délégations ont marqué une pause pour suivre les événements de Londres frappée par un attentat terroriste ce mercredi, qui a coïncidé avec la rencontre de Washington. Boris Johnson, ministre britannique des Affaires étrangères, a reçu toute la solidarité de ses homologues présents pour ce sommet anti-DAECH.

La veille, pendant que se déroulait une rencontre informelle en préparation de la réunion d’aujourd’hui, ont été publiés à Washington et Londres de nouvelles directives de l’aviation civile des deux pays interdisant l’embarquement d’appareils électroniques spécifiques à bord des avions à destination des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, en provenance de 10 pays arabo-musulman, dont le Maroc.

 

Abdellah EL HATTACH

Washington et Londres bannissent les appareils électroniques à bord des vols en provenance des pays arabes

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Selon de nouvelles dispositions émanant du ministère américain de la Sécurité intérieure, paru aujourd’hui à Washington, les Etats-Unis ont décidé d’interdire l’embarquement, à compter de la semaine prochaine, de tout appareil électronique dont la taille est supérieure à un téléphone cellulaire, et ce dans tout avion en provenance de 10 pays arabo-musulmans, dont le Maroc, à destination des Etats-Unis d’Amérique.

Cette nouvelle restriction de l’Administration Trump concerne les passagers en provenance de dix aéroports de la région MENA, à savoir entre autres Cairo International Airport du Caire en Egypte, Ataturk International Airport d’Istanbul en Turquie, Queen Alia International Airport de Amman en Jordanie (AMM), King Abdul-Aziz International Airport de Jeddah (JED) et King Khalid International Airport de Ryadh (RUH) en Arabie Saoudite, Kuwait International Airport de Koweit (KWI), Hamad International Airport de Doha au Qatar (DOH), Dubai International Airport (DXB) et Abu Dhabi International Airport aux Emirats arabes unis (AUH).

L’aéroport Mohamed V est également listé à travers cette nouvelle mesure, sachant que l’aérogare internationale de Casablanca est lié par des vols quotidiens vers JFK Airport de New York et Dulles International Airport de Washington DC.

L’ambassade américaine à Rabat a publié aujourd’hui un communiqué dans ce sens demandant aux citoyens marocains désireux de se rendre aux États-unis prochainement de contacter la chancellerie pour obtenir d’amples précisions à ce sujet.

Gros appareils électroniques

Les appareils électroniques plus grands qu’un téléphone cellulaire ou Smartphone frappés par cette décision doivent être gardés dans les bagages enregistrés et placés en soute. Cependant les appareils médicaux vitaux resteront en la possession du passager après avoir été contrôlés.
Parmi les grands appareils électroniques qui ne seront pas autorisés et cités par le communiqué du département de la Sécurité intérieure:
  • Ordinateurs portables
  • Tablettes
  • E-Readers
  • Appareils photo
  • Lecteurs DVD portables
  • Consoles de jeux électroniques plus grandes qu’un smartphone
  • Imprimantes de voyage / scanners
Cette décision, adoptée également par les autorités britanniques, ne concerne pas les vols domestiques ou les vols internationaux en partance des États-Unis.
LE1

Abdallah II de Jordanie au Maroc le mercredi

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En provenance des Emirats Arabes Unis, où il séjourne depuis quelques jours, le Roi Abdallah II de Jordanie effectuera, à compter du mercredi 22 mars, une visite officielle au Maroc de 3 jours, à l’invitation du Roi Mohammed VI.

A cette occasion, le souverain aura des entretiens politiques officiels avec l’illustre hôte du royaume en l’honneur duquel le Roi Mohammed VI offrira un dîner officiel au Palais Royal à Rabat.
Cette visite, qui illustre la profondeur et la qualité des relations bilatérales fondées sur un partenariat solide et pérenne entre les deux monarchies, intervient à une semaine de la tenue à Amman la 28ème édition du Sommet Arabe, prévue le 29 mars 2017.

Des sources concordantes précisent que le souverain hachémite profitera de cette occasion pour convier le Roi Mohammed VI à participer à cette réunion cruciale des Chefs d’Etat et de gouvernement arabes, en vue de faire face aux défis géopolitiques, sécuritaires et militaires de toute la région. Les deux pays sont impliqués dans la lutte mondiale contre le terrorisme et participent à la Coalition mondiale contre DAECH.

En mars 2015, le roi Mohammed VI du Maroc et la princesse Lalla Salma avaient reçu, pour une visite d’Etat de trois jours, les souverains Hachémites, Abdallah II et la reine Rania.

 

LE1

Trump approvisionne son ami Al-Sissi en pétrole saoudien

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Au lendemain de la rencontre au sommet qui a réuni, mardi à Washington, le président américain Donald Trump à Mohammed Ben Salmane, vice-prince héritier d’Arabie saoudite, le ministre égyptien ministre du pétrole et de la richesse minière a annoncé que le mastodonte mondial Saudi Aramco allait reprendre illico presto l’approvisionnement de l’Egypte en hydrocarbures.


Les cargaisons de pétrole saoudien pour l’Egypte avaient été suspendues en novembre dernier pour des raisons politiques suite à un «froid» dans les relations entre Ryadh et Le Caire en raison du conflit syrien et du rapprochement de l’Egypte avec la Russie, principal allié du président syrien Bechar Al-Assad, ennemi juré des Saoudiens, ce qu’avait démenti Aramco à l’époque imputant l’arrêt de l’approvisionnement à des circonstances commerciales particulières liées à des changements intervenus sur les marchés du pétrole ainsi que la réduction par l’Arabie saoudite de sa production pétrolière.

LE1

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