Israël - Palestine - Page 14

Le représentant permanent d’Israël à l’ONU élu vice-président de l’Assemblée générale

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L’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon a été élu mercredi à la vice-présidence de l’Assemblée générale, devenant ainsi le quatrième Israélien de l’histoire à être élu à ce poste.


L’année dernière, et pour la première fois depuis 1949, un Israélien s’était retrouvé à la tête d’une commission de l’Assemblée générale de l’ONU. Danny Danon a en effet été élu président de la commission chargée des questions juridiques, malgré l’opposition des pays arabes.

«C’est un honneur de représenter l’État d’Israël à ce poste de direction des Nations Unies», a déclaré Danny Danon.
Danny Danon est connu pour fustiger régulièrement les organismes des Nations Unies malgré le soutien indéfectible de Washington à la politique israélienne.

Dans le cadre de sa mission, Danny Danon devra présider les réunions de l’Assemblée générale, participer à l’établissement de l’ordre du jour de l’assemblée et observer le décorum pendant les sessions. Son mandat débutera en septembre lors de la nouvelle session de l’Assemblée générale.

Danny Dannon a réussi cette élection grâce au soutien du Groupe des États d’Europe occidentale et autres (GEOA), l’un des plus importants blocs régionaux votant aux Nations unies. Outre Israël, le GEOA comprend 28 États membres et deux observateurs : tous les États d’Europe de l’Ouest (24 pays), la Turquie, les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Par ailleurs, l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU Nikki Haley, s’est félicitée de cette élection. Nilkki Haley doit se rendre en Israël les 7 et 9 juin, où elle tiendra rencontrera les dirigeants israéliens.

LE1 avec agences

Trump gronde Abbas

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Dans une scène surréaliste, le président américain Donald Trump s’en est pris violemment au Chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en l’accusant de lui avoir menti sur la non-implication de son parti, le Fatah, dans l’incitation anti-israélienne, a rapporté aujourd’hui deuxième chaîne israélienne Channel 2.


«Vous m’avez menti quand je vous ai reçu à la Maison Blanche !», aurait déclaré Donald Trump lors d’une rencontre à huis clos avec Mahmoud Abbas. Channel 2 précise même que la rencontre était tout sauf cordiale.

Au cours de sa rencontre du 3 mai 2017 avec le président américain Trump, le Chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas aurait déclaré : « M. le Président, je vous affirme que nous élevons notre jeunesse, nos enfants et nos petits-enfants dans une culture de paix ».

Selon Channel 2, les israéliens auraient soumis des “preuves” à Donald Trump montrant le “rôle des palestiniens dans l’incitation à la violence.”

Abdelkader Taleb Omar, “premier ministre” de la pseudo-RASD, rencontre un ministre israélien

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Dans un élan de «réchauffement» des relations entre Israël et certains pays arabes, un ministre israélien a rencontré, mercredi, des représentants de ces pays dans la capitale équatorienne, Quito, en marge de l’investiture du nouveau président élu, Lenin Moreno. C’est la première fois qu’une telle rencontre a lieu solennellement, au vu et su de tous. Le ministre sans portefeuille, Ayoub Kara, accompagné de l’ambassadeur d’Israël en Équateur Edwin Yabo, en a profité pour prendre des photos avec les délégués du Qatar, du Sultanat d’Oman, du Yémen et d’autres pays arabes, ainsi qu’un membre de l’Autorité palestinienne. Le plus surprenant est que le ministre israélien a eu un long tête-à-tête avec le «premier ministre» de la pseudo-RASD qui a représenté le Polisario à la cérémonie de prestation de serment.

Ayoub Kara a tweeté qu’il a été «surpris par l’attitude chaleureuse des représentants des États du Golfe», et l’a interprétée comme étant un primo-résultat de la visite du président Donald Trump Moyen-Orient. «Pour la première fois, après des années d’action sur l’arène politique, [les représentants des] pays de la coalition saoudienne ont convenu d’avoir ouvertement une rencontre avec moi en tant que représentant de l’État d’Israël», a-t-il tweeté en hébreu.

«Le président Trump et le Premier ministre Netanyahu coordonnent chaque étape de cette initiative politique (ndlr : rapprochement des points de vue entre tous les acteurs de la région), et il y a des progrès sur le sujet», a déclaré Ayoub Kara via son compte twitter.

Selon ce ministre Druze, relevant du Parti du Likoud, les réunions avec les délégués arabes étaient «ouvertes et cordiales» et que toutes les parties «ont exprimé leur approbation pour aller de l’avant dans les négociations politiques» en vue d’un rapprochement des points de vue.

Par ailleurs, Ayoub Kara a eu long tête-à-tête avec le «premier ministre» de la pseudo-RASD, Abdelkader Taleb Omar, qui a représenté le Polisario à cette cérémonie de prestation se serment. «Tout comme l’Afrique a parcouru des pas francs en direction d’Israël, nous ferons tout pour que toute l’Amérique centrale et du Sud se rapprochent d’Israël aussi», a-t-il conclu.

Donald Trump essaye de monter une nouvelle alliance des États musulmans sunnites, avec les États-Unis et Israël pour contrer l’Iran. Il pousse également Israël et les Palestiniens à parvenir rapidement à un accord de paix, ce qui faciliterait une paix plus large entre Israël et les pays du Golfe.

Ayoub Kara a eu aussi des entretiens avec les présidents de la Colombie, du Guatemala et du Paraguay, ainsi qu’avec le président de l’Équateur nouvellement investi. Il les a exhortés à forger des relations plus étroites avec Israël dans la lutte contre le terrorisme.

LE1

Trump nomme un sioniste en Israël et une milliardaire aristocrate au Vatican, Ryadh toujours sans ambassadeur

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Quelques jours avant la visite de Donald Trump au Vatican, en Israël et en Arabie saoudite, dans lesquels le poste d’ambassadeur des Etats-Unis est vacant depuis plusieurs mois, Washington tente de combler ce vide en accélérant les procédures d’accréditation. Si les missions américaines à Tel-Aviv et au Saint-Siège ont été vite pourvues, Ryadh demeure sans ambassadeur ce qui soulève moult interrogations dans les chancelleries de la région.

 

Désigné en décembre 2016 en qualité d’ambassadeur des Etats-Unis en Israël et d’Envoyé spécial du président Trump auprès de l’Etat hébreux, David Friedman, qui a obtenu le feu vert du Congrès américain pour rejoindre ses nouvelles fonctions, a remis hier, le jour de la commémoration du 69ème anniversaire de la Nakba, ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin.

De confession juive orthodoxe, David Friedman est le fils de l’ancien Grand rabbin de New York et membre émérite du Congrès sioniste mondial, Rabbi Morris Friedman. Parlant couramment le hébreu, il est aussi un fervent défenseur de la colonisation et de l’annexion par Israël des territoires palestiniens sous occupation.

David Friedman est un membre influent de l’American Friends of Bet El Institutions, une organisation qui milite contre la solution des deux Etats (Palestine et Israël) et donatrice de 2 millions de dollars annuels à la colonie Bet El en Palestine occupée.

Cet avocat d’affaires de 59 ans, spécialiste des banqueroutes, est considéré comme un faucon relevant de l’aile droite du parti républicain qui ne cesse de faire campagne pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la ville sainte d’Al-Qods. D’ailleurs, dès sa prise de fonction, il s’est empressé d’aller se recueillir sur le Mur des Lamentations, haut lieu du Judaïsme.

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Autre urgence, le poste sensible d’ambassadeur des Etats-Unis au Vatican doit être pourvu avant la visite officielle de Trump au Saint-Siège pour y rencontrer le Pape François. Le choix s’est porté sur Callista Gingrich, épouse de l’ancien président républicain de la Chambre des représentants auprès duquel elle a fait campagne pour son investiture à la primaire du Parti républicain à l’élection présidentielle américaine de 2012. Femme d’influence, elle est la présidente de Gingrich Productions, une société de multimédias et de communication basée à Washington DC qui produit des documentaires et des films institutionnels pour le gouvernement américain.

Callista Gingrich nouvelle ambassadrice des USA au Vatican avec son mari l’ancien président républicain de la Chambre des représentants

En revanche, il n’y a toujours pas d’ambassadeur (ni de nomination en vue) pour la mission américaine en Arabie saoudite alors que Donald Trump compte réunir à Ryadh un soi-disant «axe sunnite composé de pays arabo-islamiques afin de contrer l’hégémonie iranienne.» Les autorités saoudiennes, qui vont accueillir ce forum unique en son genre, ne comprennent pas pourquoi Washington tarde à nommer un ambassadeur chez eux alors que, paradoxalement, chez le voisin émirati, à Abu Dhabi, l’ambassadrice Barbara Leaf n’a pas bougé depuis 2014. Est-ce un choix stratégique ou juste une saute d’humeur de la part de Trump?

Si l’on voit les égards avec lesquels le président américain a reçu, lundi, le Prince héritier d’Abu Dhabi, Mohammed Ben Zayd al-Nahyane, et les éloges qu’il n’a pas tari sur le numéro 2 de l’Etat des émirats arabes unis, on saisit l’importance de l’axe Washington-Abu Dhabi chez les stratèges du Département d’Etat américain et du Conseil de la Sécurité nationale.

D’ailleurs, Mohammed Ben Zayd a eu de longs entretiens avec le Secrétaire américain à la Défense, James Mattis, et le Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec lesquels il a passé en revue la préparation du Sommet de Ryadh où sont attendus quelque 50 pays islamiques.

Abdellah EL HATTACH

Rima Khalaf refuse le diktat d’Antonio Guterres et démissionne

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Refusant de retirer un rapport critique sur Israël, Rima Khalaf, secrétaire exécutive de la Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie occidentale (CESEAO), a présenté vendredi sa démission. La responsable onusienne, de nationalité jordanienne, n’a pas voulu se soumettre à l’injonction du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui lui a intimé l’ordre de «de repenser sa décision». Récusant cet ordre, elle a préféré présenter sa démission.

Publié mercredi, le rapport  accuse Israël d’imposer un «régime d’apartheid aux Palestiniens » lesquels sont soumis à une « fragmentation stratégique » permettant à Israël d’imposer une « domination raciale » avec des lois différentes en fonction des régions. «Ce qui correspond à un crime contre l’humanité» conclut le texte.

Sans attendre, le ministère israélien des Affaires étrangères s’en est pris à Rima Khalaf l’accusant de répandre de la « propagande antisémite nazie ».

Il ne s’en est pas fallu davantage pour que les Etats-Unis, principal allié d’Israël, réagissent également –et virulemment-  à ce rapport en se disant «outrés» par le texte. L’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, en quasi porte-parole israélienne, a affirmé qu’il n’est pas surprenant qu’«une propagande à ce point anti-israélienne émane d’une organisation dont la quasi-totalité des membres ne reconnaissent pas» (ndlr : la CESAO est composée de 18 pays arabes, dont l’Etat de Palestine comme un membre à part entière).

Et, réponse du berger à la bergère, Rima Khalaf a précisé que tout le monde « s’attendait bien sûr à ce qu’Israël et ses alliés exercent des pressions énormes sur le secrétaire général de l’ONU pour qu’il désavoue le rapport et qu’ils lui demandent de le retirer”, ce qu’a bien sûr refusé la diplomate jordanienne qui a préféré présenter sa démission.

De son côté, le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a indiqué que “le rapport  ne [reflétait] pas les positions du secrétaire général”, précisant qu’il avait été rédigé sans consultations avec  Antonio Guterres.

Décision politique

Tentant de dédramatiser l’événement, Antonio Guterres, via son porte-parole a tenté d’expliquer que ce n’est pas tant le contenu du document qui a dérangé mais la procédure qui a été suivie pour sa rédaction. Selon Stephane Dujarric, «le secrétaire général ne peut pas accepter qu’un secrétaire général adjoint ou un autre haut fonctionnaire de l’ONU placé sous son autorité soit autorisé à publier sous le nom de l’ONU, sous le logo de l’ONU, sans consulter ni les services compétents, ni lui-même».

Sauf qu’en claquant la porte, Rima Khalaf a exercé un acte politique majeur. Car elle sait pertinemment que Antonio Guterres n’est pas indépendant dans ses actions et n’a pas agi de son propre chef mais a subi d’énormes pressions de la part de Washington et Tel-Aviv.

 

Abdellah EL HATTACH