Israël - Palestine

Cinq ans après sa libération, l’espion juif qui a aidé Israël à bombarder le QG de l’OLP à Tunis et d’assassiner Khalil al-Wazir, le numéro 2 d’Arafat, est désormais libre de quitter les Etats-Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué samedi la fin de l’interdiction de voyager de Jonathan Pollard, un juif américain emprisonné aux Etats-Unis en 1985 pour espionnage au profit de l’Etat hébreu. Le Pentagone et la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion juif, la masse d’informations classées secret-défense qu’il a livré contre de l’argent. Il a passé trente années en prison et cinq années avec bracelet électronique.

Avec AFP

Vendredi, le département américain de la Justice avait indiqué avoir levé les conditions imposées au moment de la libération de Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine âgé aujourd’hui de 66 ans.

«Le Premier ministre salue la levée des restrictions sur Jonathan Pollard» et espère qu’il arrivera «en Israël bientôt», selon un communiqué de son cabinet.

Pollard, qui avait plaidé coupable, avait été condamné en 1987 à la rétention à perpétuité pour avoir communiqué des documents américains secrets.

Après 30 ans en prison, il avait été libéré sur parole en novembre 2015 avec obligation de porter un bracelet électronique, de respecter un couvre-feu et interdiction de quitter le territoire américain pendant cinq ans supplémentaires, malgré les pressions israéliennes.

Netanyahu a travaillé sans relâche pour ramener l’espion en Israël

A l’issue de cette période, la Commission des probations, une agence du ministère de la Justice, a expliqué avoir examiné son dossier et «jugé que rien n’indiquait qu’il risquait de violer la loi».

Elle a alors «ordonné de lever les conditions imposées à sa libération».

Selon le communiqué israélien, Netanyahu s’était «engagé à obtenir la libération (de Jonathan Pollard) depuis plusieurs années» et a travaillé «sans relâche» pour le ramener en Israël.

Au milieu des années 1980, M. Pollard avait pris contact avec un colonel israélien à New-York et commencé à partager des secrets américains à l’Etat hébreu, en échange de dizaines de milliers de dollars.

Au total, Jonathan Pollard, a communiqué des milliers de documents américains. Son dossier a longtemps constitué une épine dans les relations entre Washington et Israël, allié stratégique en pleine guerre froide.

L’affaire s’était résorbée après la promesse d’Israël de mettre un terme à toutes ses activités d’espionnage sur le sol américain.

De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion la masse d’informations classées secret-défense livrées contre de l’argent, et en pleine guerre froide, à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.

Selon des documents de la CIA déclassifiés, Pollard aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.

«Nous sommes ravis que notre client soit enfin libéré de toute restriction, et nous espérons le voir bientôt en Israël», ont indiqué dans un communiqué ses avocats, Eliot Lauer et Jacques Semmelman.

Ils n’ont pas confirmé s’il comptait quitter prochainement New York où il vit depuis 2015. Il est, selon eux, d’abord «heureux d’être enfin capable d’aider son épouse», souffrant d’une «forme agressive de cancer».

Jonathan Pollard n’a pas de passeport pour pouvoir voyager en Israël

Jonathan Pollard a régulièrement exprimé son souhait d’aller s’installer en Israël, dont il a obtenu la nationalité en 1995 et où il est vu comme un héros national par une partie de la population.

Selon la radio publique israélienne, Pollard pourrait toutefois ne pas être en mesure de voyager dans l’immédiat car il ne possède pas de passeport.

Par ailleurs, il attendrait pour partir que sa femme Esther ait terminé sa chimiothérapie en cours.

«Jonathan et Esther prévoient de rentrer chez eux en Israël aussitôt que cela sera possible d’un point de vue médical», a indiqué Eliot Lauer.

«Toutes ces années, nous avons partagé la souffrance de Jonathan Pollard et ressenti une responsabilité et un engagement pour le faire libérer», a déclaré le président israélien Reuven Rivlin dans un communiqué en anglais.

Il sera accueilli après «de nombreuses années difficiles d’emprisonnement et de restrictions, pour une nouvelle vie en paix», a-t-il ajouté.

#AbrahamAccords : MBS, Netanyahu et Pompeo réunis à Neom en Arabie Saoudite

Bombe diplomatique lundi au Moyen-Orient avec la première visite révélée d’un chef de gouvernement israélien en Arabie saoudite, en l’occurrence Benjamin Netanyahu qui y a rencontré en secret ce weekend le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), selon des sources concordantes. Selon le Wall Street Journal qui cite un haut responsable saoudien, Netanyahu et Ben Salman ont discuté de la normalisation et de l’Iran.

Avec Agences

Benjamin Netanyahu s’est envolé dimanche soir dans un jet privé avec Yossi Cohen, le chef du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, pour se rendre à NEOM, le projet de ville futuriste voulue par MBS située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, près d’Israël, a révélé la presse israélienne, une information confirmée à l’AFP par une source gouvernementale.

Auparavant, un vol inhabituel avait été signalé au départ d’Israël hier pour la ville saoudienne de Neom. Un avion d’affaires privé, parfois utilisé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Il s’agit d’un jet privé appartenant à l’homme d’affaires israélien Udi Angel que le Premier ministre utilise souvent lors de précédents voyages à l’étranger.

Selon les données de FlightRadar24.com, un jet Gulfstream IV a décollé de l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv dimanche après-midi et a volé vers le sud le long de la côte est de la péninsule égyptienne du Sinaï avant de se diriger vers la côte nord-ouest de la mer Rouge de l’Arabie saoudite.

L’avion a atterri à Neom juste après 18h30 GMT et y est resté jusqu’à 21h50, selon les données. Il est ensuite retourné à Tel Aviv par le même itinéraire.

alors que le bureau de Netanyahu n’a émis aucun commentaire dans l’immédiat sur ce qui pourrait être la première visite d’un Premier ministre israélien en Arabie saoudite, chef de file des monarchies pétrolières arabes du Golfe et poids lourd de la région, le ministre Zeev Elkin a déclaré à la radio de l’armée qu’il «n’étais pas dans l’avion pour l’Arabie saoudite.»

Le conseiller des médias sociaux de Netanyahu, Topaz Luk, a également semblé suggérer que la réunion avait eu lieu lorsqu’il a tweeté: «Gantz fait de la politique pendant que le Premier ministre fait la paix».

Le responsable israélien semblait faire référence à une décision du ministre de la Défense Benny Gantz, le rival de Netanyahu, de créer une commission d’enquête sur un accord sous-marin de 2 milliards de dollars avec l’Allemagne qui a été décrit par certains comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire en Israël.

Par ailleurs, d’après la presse israélienne, Netanyahu n’aurait pas informé son ministre de Défense ni son ministre des Affaires Etrangères pour garder le secret de cette réunion.

Les médias d’État saoudiens ont rapporté que le prince Mohammed avait rencontré Mike Pompeo dimanche, mais ils n’ont fait aucune mention d’une visite de Netanyahu.

Une information confirmée par le secrétaire d’État américain qui a écrit sur son compte Twitter avoir eu des entretiens «constructifs» avec Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume saoudien.

Toutefois, selon le Wall Street Journal, un haut conseiller saoudien a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a discuté lors de sa rencontre avec le «régent» Mohammed ben Salman de la question de la normalisation entre les pays et de la question de la menace iranienne. Selon la même source aucun accord de fond n’avait été conclu lors de la réunion.

Normalisation

Israël a annoncé ces derniers mois des accords de normalisation de ses relations avec les Emirats arabes unis, Bahreïn, mais aussi le Soudan, sous le parrainage des Etats-Unis du président Donald Trump, un allié clé de Netanyahu qui doit quitter ses fonctions, comme M. Pompeo, en janvier.

Mike Pompeo qui a participé à la réunion entre MBS et Bibi et qui a fait ces derniers jours une tournée au Moyen-Orient au cours de laquelle il a d’ailleurs visité Israël, a réitéré dans un entretien aux médias saoudiens qu’il y a d’autres pays arabes qui vont rejoindre des accords de paix avec Israël et que Washington poursuivra ses efforts pour instaurer la paix au Moyen-Orient.

«Notre partenariat sécuritaire et économique est fort et nous allons continuer à le développer afin de contrer l’influence nocive de l’Iran dans la région», a ajouté Pompeo,

Il y a environ un mois, le chef du Mossad a exprimé l’espoir que d’autres pays de la région maintiendraient des relations officielles avec Israël. «Nous sommes en contact avec un grand nombre de pays de la région et au-delà, au Moyen-Orient et en Afrique bien sûr. J’espère vraiment que ces efforts, comme ceux qui ont mûri jusqu’à présent, mûriront également» avait-il déclaré à la Société de radiodiffusion publique israélienne, KAN.

Funérailles en Cisjordanie du négociateur en chef palestinien Saëb Erakat

Les Palestiniens ont enterré mercredi leur négociateur chevronné Saëb Erakat, décédé du nouveau coronavirus à 65 ans, à un moment où l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche esquisse le timide espoir d’une relance du processus de paix avec Israël.

Avec AFP

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui souffrait de problèmes pulmonaires, est décédé mardi dans un hôpital israélien de Jérusalem. Sa dépouille a ensuite été transférée vers un hôpital de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Des centaines de Palestiniens, portant pour la plupart un masque sanitaire sur le visage, sont venus lui rendre un dernier hommage mercredi après-midi lors de l’inhumation à Jéricho, ville de la vallée du Jourdain où il résidait.

Abbas Zaki, membre du parti laïc Fatah dont il était membre, a salué “un patriote courageux, qui a mené des missions difficiles”. Des membres des forces de sécurité ont tiré 21 coups de fusil en son honneur, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des personnalités politiques palestiniennes, parmi lesquelles le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Mohammed Shtayyeh, lui ont auparavant rendu hommage à la Mouqataa, siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah, lors d’une cérémonie militaire qui a coïncidé avec le 16e anniversaire du décès de Yasser Arafat, leader historique de la cause palestinienne.

Sa dépouille est arrivée dans un cercueil recouvert du drapeau palestinien et entouré d’un cortège militaire.

Personnalité politique palestinienne parmi les plus connues à l’étranger, Erakat était le négociateur en chef des Palestiniens et avait participé à de nombreux pourparlers de paix avec Israël, actuellement dans l’impasse.

«La mort de Saëb Erakat marque la fin d’une ère, une ère pendant laquelle Israéliens et Palestiniens cherchaient à négocier une solution pacifique à leur conflit. Il incarnait cette ère, avec tous ces espoirs et toutes frustrations», a estimé Rob Malley, ancien conseiller des présidents américains Bill Clinton et Barack Obama et aujourd’hui président du centre d’analyse International Crisis Group (ICG), basé à Washington.

L’ancienne négociatrice israélienne Tzipi Livni, se disant «attristée», a salué mardi un homme ayant “consacré sa vie à son peuple”.

Contactés par l’AFP, le président et le Premier ministre israéliens, Reuven Rivlin et Benjamin Netanyahu, n’ont pas commenté le décès d’Erakat.

Optimisme mesuré

«Ces dernières années, il avait beaucoup de désarroi et d’inquiétudes, comme nous tous», a déclaré à l’AFP Nour Odeh, analyste palestinienne, ayant conseillé le leadership palestinien au début des années 2000.

«Comme tous les Palestiniens, il ne fait aucun doute que Saëb se serait réjoui du départ de Donald Trump de la Maison Blanche», a-t-elle affirmé.

Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, soutien à la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, parrainage de la normalisation entre Israël et des pays arabes: le président américain, Donald Trump, a multiplié durant son mandat les gestes de soutien envers l’Etat hébreu, poussant les Palestiniens à couper tout contact avec son administration.

Alors candidat, le démocrate Joe Biden avait indiqué qu’il comptait notamment reprendre les aides financières à destination des Palestiniens, mises à l’arrêt par M. Trump.

«Joe Biden n’est pas Donald Trump et nous nous attendons à de la raison et de la civilité à la Maison Blanche», a estimé Mme Odeh.

«Il y a un optimisme mesuré selon lequel l’administration Biden sera celle avec qui les Palestiniens pourront dialoguer», a-t-elle ajouté, avant de préciser: «Cela ne veut pas dire qu’on s’attend à ce que cette administration mette un terme au conflit» avec Israël.

Décès du haut dirigeant palestinien Saëb Erakat infecté par le Covid. Il était soigné dans l’hôpital israélien Hadassah

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP et l’une des figures palestiniennes les plus connues à travers le monde, Saëb Erakat, est décédé mardi après avoir contracté le nouveau coronavirus à l’âge de 65 ans.

AFP

Atteint de fibrose pulmonaire et greffé du poumon, «Saëb Erakat est décédé il y a peu de temps à l’hôpital Hadassah» de Jérusalem, où il avait été admis le 18 octobre, a déclaré l’AFP.

L’établissement, qui l’avait admis à la demande de responsables de l’Autorité palestinienne, avait alors qualifié de «défi» le fait de soigner M. Erakat en raison de ses problèmes pulmonaires.

«Il est arrivé dans un état grave, nécessitant une assistance et de fortes doses d’oxygène», avait indiqué l’établissement à son arrivée.

Saeb Erakat, l’une des personnalités palestiniennes les plus connues à l’étranger, habitait la ville de Jéricho en Cisjordanie, territoire occupé par Israël où vivent quelque 2,8 millions de Palestiniens.

Ce proche du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait participé, en tant que négociateur en chef côté palestinien, aux pourparlers de paix avec Israël, qui sont dans l’impasse depuis des années.

Il avait critiqué la récente normalisation des relations entre Israël et des pays arabes comme les Emirats arabes unis et Bahreïn, décidée sans paix préalable entre les Palestiniens et l’Etat hébreu.

Dans une vidéo-rencontre en août dernier avec des journalistes, notamment l’AFP, il avait fustigé cette normalisation qui, disait-il, “mine la possibilité de la paix” israélo-palestinienne, et “renforce les extrémistes” chez les Israéliens et les Palestiniens, les premiers pensant ne plus avoir besoin à négocier avec les Palestiniens et les seconds ne plus avoir à attendre quoique ce soit d’Israël, affirmait-il.

En Cisjordanie occupée, plus de 50.000 cas de contamination au coronavirus — dont plus de 480 décès — ont été recensés. Dans la bande de Gaza, autre territoire palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas et sous blocus israélien, environ 8.740 cas ont été enregistrés officiellement, dont près de 40 décès, sur environ deux millions de Palestiniens.

Michelle Divon, une journaliste israélienne, couvre les élections américaines pour une chaine émiratie

Abraham Accords c’est aussi ça. Une journaliste et animatrice de télévision israélienne basée à New-York, couvre pour le compte de la chaine émiratie Khaleej Times, les élections américaines.

Michal Michelle Divon, une journaliste et animatrice de télévision israélo-américaine vivant à New York et travaillant comme présentatrice et reporter pour News12 et i24NEWS couvre depuis le lundi 2 novembre, les élections américaines pour Khaleej Times un média basé aux Emirats Arabes Unis.

Michal Michelle Divon, fervente partisane du dialogue entre arabes et israéliens

A peine son baccalauréat en poche, décroché au lycée Ashbury à Ottawa au Canada en 2004, Michal Michelle Divon va fonder Peace Camp Canada une initiative qui réuni des jeunes Israéliens et Palestiniens. Ainsi durant plus de 3 ans elle va codiriger avec un palestinien un programme axé sur le dialogue, les arts créatifs et le renforcement du leadership et tout cela en plein deuxième Intifada.

En 2010, elle ira s’installer à Herzliya en Israël pour suivre ses études universitaires tout en dirigeant un site web d’information dédié à l’innovation israélienne, NoCamels.com.

En été 2013, titulaire d’une Licence ès lettres Administration, Diplomatie et Stratégie en poche, Michal Michelle Divon fera partie de la première équipe de rédaction de la toute nouvelle chaine israélienne i24NEWS. Depuis Jaffa elle va animer une émission documentaire quotidienne appelée High Definition.

Dès son arrivée dans la ville, Michelle Divon a été sollicitée pour animer divers événements, y compris le défilé annuel d’Israël co-ancré avec Fox5. Elle a également assuré l’animation d’événements pour diverses organisations, notamment le WJC, JNF, FIDF, UJA, Soroka Medical Center, Batsheva Women, JCRC, AICF et le ministère du Tourisme du Portugal.

En 2018, elle décide de s’installer à New York et deviendra correspondante de la chaîne de télévision News 12, disponible sur le câble dans l’Etat de New York et qui appartient au même groupe qui détient i24NEWS, l’empire des médias et télécoms Altice, propriété du magnat franco-maroco-portugo-israelien Patrick Drahi, .

Michal Michelle Divon est restée particulièrement attaché à la région où ont vécu ses parents , le Néguev. Un désert au sud de la Palestine, limité à l’ouest par le désert de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza et, à l’est, par la vallée de l’Arabah qui constitue la frontière internationale entre Israël et la Jordanie.

C’est d’ailleurs non sans émotion qu’elle va évoquer en public l’histoire de son grand-père médecin qui va construire en 1948, le premier centre hospitaliser au Néguev qui sauvera la vie de son fils 21 années plus tard, blessé dans la guerre d’usure qui a opposé officiellement Israël à l’Égypte de mars 1969 à août 1970.

Coopération Michelle Divon / Khaleej Times, fruit des «Abraham Accords»

Michal Michelle Divon a été particulièrement active et impliquée dans la couverture médiatique du processus de normalisation diplomatique entre Abou Dhabi et Tel-Aviv.

La journaliste israélienne a été présente à la Maison Blanche le 15 septembre, date de signature des Abraham Accords entre les Etats-unis, les EAU et Israël en présence de Trump, le frère de MBZ et Netanyahu.

En véritable ambassadrice des Abram Accords signés avec les Emirats Arabes Unis, Michal Michelle Divon inondera les réseaux sociaux de messages de paix et d’amitiés entre Israël et les EAU.

Dans sa lancée elle va avoir l’interview exclusif du rabbin new-yorkais Elie Abadie, deuxième religieux à s’installer à Dubaï. Depuis le 1er novembre 2020, il y exerce en effet les fonctions de rabbin principal de la communauté juive de Dubaï, petite mais en pleine croissance.

La journaliste israélienne se déplacera à Dubaï où elle va se lier d’amitié avec des locaux impliqués dans la diplomatie culturelle et les médias. Ses publications sur les réseaux sociaux mettront en valeur la destination touristique de Dubaï.

Michal Michelle Divon donnera l’exemple de la normalisation des relations avec les EAU en signant sa première coopération professionnelle officielle avec un média local qui a pignon sur rue, Khaleej Time, à l’occasion de l’élection présidentielle américaine.

Le Khaleej Times est un journal quotidien en langue anglaise publié à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Propriété du groupe Galadari Printing and Publishing, il était le premier quotidien en langue anglaise aux Émirats arabes unis lors de son lancement en 1978.

Biden promet à demi-mot aux israéliens de ne pas vendre les F-35 aux émiratis

Le principal conseiller en politique étrangère de Joe Biden a déclaré vendredi dans une interview accordée au Times of Israel que pour préserver l’avantage militaire qualitatif d’Israël – comme l’exige la loi américaine actuelle – une administration Biden allait «examiner attentivement» la vente des F-35, que la Maison Blanche a notifiée au Congrès la semaine dernière.

Avec i24NEWS et AFP

A quelques jours seulement des élections américaines les plus polarisantes de l’histoire récente, le candidat Joe Biden tente de reconquérir le dossier international et les relations israelo-américianes totalement accaparé par son adversaire Donald Trump.

Alors que ce dernier fait des accords d’Abraham un atout majeur de sa campagne électorale, Biden souhaite utiliser une brèche dans ses accords pour rallier les voix de la puissante communauté juive-américaine, la vente des chasseurs furtifs F-35 aux EAU.

Tony Blinken, principal conseiller en politique étrangère de Joe Biden a déclaré vendredi au Times of Israël que la décision américaine de vendre des F-35 aux Émirats arabes unis, dans le cadre des récents accords de normalisation au Moyen-Orient négociés par l’administration Trump, donnait l’impression que celui-ci avait été une sorte de «contrepartie» de la vente.

«L’administration Obama-Biden avait mis ces avions furtifs à la disposition d’Israël dans la région et seulement d’Israël», a déclaré Tony Blinken.

«Qu’il s’agisse en fait d’une contrepartie ou non, cela en a certainement l’air», a-t-il ajouté au sujet de l’accord de normalisation.

Le conseiller de candidat démocrate a ensuite précisé que pour préserver l’avantage militaire qualitatif d’Israël – comme l’exige la loi américaine actuelle – une administration Biden devrait «examiner attentivement» la vente des F-35, que la Maison Blanche a notifiée au Congrès la semaine dernière.

Trump informe le Congrès de son intention de vendre des F-35 aux Émirats

L’administration du président Donald Trump a informé Congrès, le 28 octobre 2020 de son intention de vendre des chasseurs furtifs de dernière génération F-35 aux Émirats arabes unis, un projet qui inquiète Israël, selon le représentant démocrate Eliot Engel.

La décision a été annoncée de façon informelle aux élus de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, a précisé l’élu démocrate. Le département d’État, qui annonce habituellement les ventes d’armes à des pays étrangers, n’a pas démenti, soulignant qu’elles étaient annoncées une fois formellement notifiées au Congrès.

Cette annonce intervient alors que le ministre américain de la Défense Mark Esper effectuait jeudi une courte visite à Tel-Aviv pour de nouvelles discussions sur «l’avantage militaire qualitatif» d’Israël dans la région.

La semaine dernière, Israël a dit qu’il ne s’opposerait pas à ce que les États-Unis vendent des F-35 aux Émirats après la normalisation de leurs relations avec l’État hébreu, après avoir reçu des assurances de Mark Esper.

Historiquement, Israël s’oppose à la vente de F-35 aux autres pays du Moyen-Orient, y compris à la Jordanie et à l’Égypte (pays avec lesquels il a signé des accords de paix), car il veut maintenir sa supériorité technologique. C’est la politique du «Qualitative military edge» (QME) – «avantage militaire qualitatif» – appliquée depuis les années 1960 par les États-Unis, qui l’ont même gravée dans la loi.

La cupidité de Sara Netanyahu ne tarit pas

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Alors que l’enquête sur l’utilisation abusive de fonds publics plane toujours comme une épée de Damoclès au dessus de la tête du premier ministre et son épouse, la Washington Post vient de révéler une information qui confirme la cupidité sans limite de la famille Netanyahu. A l’occasion de la signature des accords d’Abraham à Washington, Sara Netanyahu a apporté pour le voyage, plusieurs valises de linge sales afin de les faire laver gratuitement par la Maison Blanche.

Durant plusieurs années, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu s’est forgé une réputation parmi le personnel de la maison d’hôtes de la Maison Blanche pour avoir transporté systématiquement une cargaison spéciale lors de ses voyages à Washington: des sacs et des valises remplis de linge sale, écrit le Washington post, citant des responsables américains.

Les vêtements sont nettoyés gratuitement pour le Premier ministre par le personnel américain, un avantage qui est accordé à tous les dirigeants étrangers hôte du président. Toutefois, seul Netanyahu semble en profiter avec parcimonie compte tenu des séjours souvent très courts des chefs d’État particulièrement occupés, renchérit la même source.

«Les Netanyahu sont les seuls à nous apporter de vraies valises de linge sale à nettoyer», a déclaré un responsable américain, qui, comme d’autres, s’est exprimé sous couvert d’anonymat pour dévoiler des détails des visites du dirigeant étranger. «Après plusieurs voyages, il est devenu clair que c’était intentionnel

Une controverse qui dure depuis 2016

En 2016, Netanyahu a poursuivi son propre bureau et le procureur général d’Israël dans le but d’empêcher la publication de ses factures de blanchisserie en vertu de la loi sur la liberté d’information du pays. Le juge s’est rangé du côté de Netanyahu et les détails de ses factures de blanchisserie restent secrets dans l’attente d’un appel devant la Cour suprême.

Dans les transcriptions des déclarations de Hefetz, l’assistant de Netanyahu qui comparaissait devant un juge, on y apprend que Sara Netanyahu aurait emporté lors de voyages d’État avec son mari, pas moins de huit valises de linge sale afin de les envoyer au nettoyage à sec dans les hôtels où ils ont séjourné, aux frais de l’État. «Rien n’apparaît dans les factures, ils l’ont caché d’une manière ou d’une autre », avait-il déclaré

Une longue liste d’accusations

Cette affaire de linge sale reste une accusation relativement mineure comparée à la longue liste d’allégations de corruption qui menacent la mainmise du dirigeant de 70 ans sur le pouvoir et déclenchent des manifestations en Israël.

En effet la justice israélienne accuse Netanyahu de corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires différentes :

  • L’affaire 1000 concerne des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait reçu des « cadeaux et avantages » de la part de bienfaiteurs milliardaires, dont le producteur israélien d’Hollywood Arnon Milchan, en échange de diverses faveurs ;
  • L’affaire 2000 porte sur des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait convenu avec l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth Arnon Mozes « d’affaiblir un quotidien rival », en échange d’une couverture plus favorable de Yedioth ;
  • L’affaire 4000 – la plus grave contre le Premier ministre – implique des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait « avancé des décisions réglementaires » dont Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire du géant des télécommunications Bezeq, a bénéficié à hauteur de centaines de millions de dollars, en échange de la couverture positive du site d’information Walla appartenant à Elovitch. (source : Time of Israël)

Le procès s’est ouvert en mai et devrait reprendre en janvier.

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