Europe - Page 35

RIF : Madrid appelle au «dialogue»

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Le numéro deux de la diplomatie espagnole a appelé Rabat à privilégier la voie du dialogue et du respect de l’Etat de droit dans sa gestion du mouvement qui secoue le Rif depuis sept mois.

Évaluant la situation dans le Rif, le Secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères, Ildefonso Castro, a appelé mercredi [les autorités marocaines] à «davantage de dialogue et du respect de la loi.»

Intervenant devant la Commission des Affaires étrangères du Congrès, le numéro deux de la diplomatie espagnole a affirmé que l’Espagne suivait de «très près la situation dans le nord du Maroc» et qu’elle était confiante que Rabat réglerait [ce problème] «dans le cadre du respect de l’Etat de droit.»

Répondant à une question urgente des groupes ERC et Unidos Podemos au Congrès qui l’interrogeaient si l’exécutif espagnol était «inquiet» quant à la situation dans le Rif, Ildefonso Castro a affirmé qu’il était confiant dans la gestion de cette crise par Rabat et que le Maroc saurait «atténuer la colère» des manifestants comme il a réussi à le faire durant la vague des printemps arabes en 2011.

Le Secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères a aussi précisé que les revendications dans le Rif étaient purement d’ordre «socio-économique».

De son côté, le porte-parole de ERC, Joan Tarda, a saisi cette occasion pour rappeler que l’Espagne a encore une «dette historique» envers le Rif, en référence à la résistance rifaine menée Mohamed ben Abdelkrim El Khattabi durant les années 1920.

Pour la députée Ángela Ballester, le mouvement dans le Rif est «similaire » à celui qui a enfanté Podemos.
Pour rappel, la presse ibérique couvre largement le mouvement dans le Rif, notamment depuis l’arrestation de son leader Nasser Zafzafi.

LE1

Les Armées de l’Air de l’Afrique et des Etats-Unis en conclave au Botswana

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Le Botswana abrite depuis ce mardi la VIIe Conférence annuelle des chefs d’Etat-major des Armées de l’air de 29 pays africains avec la participation du Maroc. Organisé par la Force de défense du Botswana, avec l’appui de l’US Air Force des États-Unis en Europe et des Forces aériennes américaines en Afrique, le forum vise à faire le bilan de la situation sécuritaire en Afrique et sur la façon dont les Armées de l’air peuvent assurer la défense du territoire et prévenir les menaces terroristes et autres.

Plus de 150 Chefs d’Etat-major et hauts gradés des Forces aériennes d’une trentaine de pays prennent part à cette conférence. Ils plancheront sur les problèmes sécuritaires régionaux et nationaux, développeront des échanges bilatéraux et mettront l’accent sur la coopération multilatérale et globale.

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Au cours des deux jours que durera la Conférence, les hauts gradés participeront à des tables rondes et des sessions de formation durant lesquelles ils auront des échanges techniques et étudieront les aspects liés à la formation et au renforcement technologique et logistique des forces aériennes de leurs pays respectifs.

Le général Tod D. Wolter, Commandant des Forces aériennes US en Europe et en Afrique représentera les États-Unis d’Amérique à ce symposium et comptera parmi les principaux intervenants. Interviendront également, aux côtés du général Wolter, des experts internationaux dans les affaires de défense, parmi lesquels le colonel Ricardo Trimillos, directeur des affaires internationales au sein de l’US Air Force en Europe et en Afrique, et le colonel de défense aérienne Hendrick Rakgantswan, chef d’Etat-Major de l’Armée de l’air du Botswana.

Outre le Maroc, représenté par plusieurs officiers supérieurs des Forces royales air, et un représentant de l’Union africaine, sont également présents l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkino Faso, le Burundi, le Tchad, la République démocratique du Congo, le Gabon, le Ghana, le Kenya, le Lesotho, Madagascar, le Mali, le Malawi, la Mauritanie, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, l’Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Togo, la Tunisie, l’Ouganda et la Zambie.

LE1

Gouvernement Macron : La fin de trente ans d’hypocrisie politique

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Ni de gauche ni de droite et, en même temps de droite et de gauche. Réunissant des visages des Républicains, du Parti Socialiste, du Centre, de la société civile, de l’UDI, du Modem, des écologistes, des personnalités issues de la diversité, des sécuritaires, des hauts fonctionnaires, des (très) jeunes et des moins jeunes, le gouvernement Macron dirigé par l’iconoclaste Edouard Philippe est une réelle mosaïque politique. Gouvernement d’union nationale ? Pas si sûr. Gouvernement pluriel ? Encore moins sûr. Il s’agit, selon Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, d’une «recomposition qui met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants». Pour ce vétéran de la classe politique française, «le système fondé sur l’alternance du pareil et du même» a définitivement capoté. LE1 a décidé de vous reproduire l’excellente lecture du sage Chevènement publiée aujourd’hui sur son site web juste après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement français.


Le gouvernement Philippe met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants

La répartition des portefeuilles au sein du gouvernement d’Edouard Philippe qui fait une place très substantielle à des ministres issus de la droite et du centre, illustre la profondeur de la recomposition politique qu’a voulue Emmanuel Macron.

Une ère se clôt : cette recomposition met un terme à trente ans d’hypocrisies et de faux-semblants. Le système fondé sur « l’alternance du pareil et du même » a turbulé.

Le paradoxe de la situation tient à ce que le gouvernement d’Edouard Philippe concentre, à gauche et à droite, la quintessence des élites formées à la Doxa maastrichtienne au moment où, justement, le système que symbolisait Maastricht est arrivé à son épuisement. En effet, les problèmes qui ont mis la construction européenne en crise demeurent : déficit démocratique, Brexit, fragilité de la monnaie unique, chômage de masse dans les pays de l’Europe du Sud, insuffisance de la croissance dans la zone euro, réfugiés et migrants, enlisement en Ukraine, etc.

Les héritiers de dogmes européistes ou atlantistes obsolètes vont devoir s’en dégager, car tel est le prix de la réussite. Ils doivent ensemble s’affranchir des tabous d’une vision du monde dépassée pour ouvrir, comme l’a dit le Premier ministre, « une voie difficile et risquée », celle de la réussite, pour eux-mêmes mais aussi, et avant tout, pour la France.

C’est pourquoi je forme tous mes vœux pour la réussite du nouveau Président de la République et pour celle de son gouvernement. Il leur faudra, pour cela, beaucoup d’audace, car sans audace point de salut !

Jean-Pierre Chevènement

La dream team de Macron en images

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Trois jours après son investiture, le Président français Emmanuel Macron vient de nommer son gouvernement, dont la composition a été annoncée par le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.

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Dévoilé mercredi à 15 heures précises par Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, le premier gouvernement Macron se compose de 16 ministres, dont trois ministres d’Etat, de deux ministres délégués et de quatre secrétaires d’Etat. La parité est respectée, puisque sur les 22 membres, 11 sont des hommes, 11 sont des femmes. Le plus jeune est Mounir Mahjoubi, 33 ans; les plus âgés sont Gérard Collomb, Jean-Yves Le Drian et Jacques Mézard, 69 ans.

 

Voici donc la liste intégrale du premier gouvernement du quinquennat Macron:

  • Gérard Collomb, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
  • Nicolas Hulot, ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire
  • François Bayrou, ministre d’Etat, ministre de la Justice et garde des Sceaux
  • Sylvie Goulard, ministre des Armées
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères
  • Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires
  • Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé
  • Françoise Nyssen, ministre de la Culture
  • Bruno Le Maire, ministre de l’Economie
  • Muriel Pénicaud, ministre du Travail
  • Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale
  • Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation
  • Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics
  • Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Annick Girardin, ministre de l’Outre-mer
  • Laura Flessel, ministre des Sports

Sont désignés ministres délégués :

  • Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, chargée des transports
  • Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes

Sont nommés secrétaires d’État :

  • Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement
  • Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique
  • Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées
  • Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité des femmes et des hommes

LE1

Pas ça, Pas ça, Pas ça ! l’appel de guerre d’Emmanuel Macron

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Dans un élan exalté qui devient la marque de fabrique d’Emmanuel Macron, le candidat d’En marche! a poursuivi son offensive contre son adversaire du Front National, au terme d’une journée mouvementée pour le candidat dans le Nord. Une journée marquée par le hold-up médiatique de Marine Le Pen, qui a réussi à décrocher un selfie avec les salariés en grève de l’usine Whirlpool à Amiens. Une opération de communication qui marquera sans aucun doute la campagne de l’entre-deux-tours.

Marine Le Pen devant l’usine Whirlpool d’Amiens, le 26 avril 2017 afp.com/STR

Emmanuel Macron, piqué au vif par les selfies de Le Pen, a choisi d’attaquer le soir même lors de son meeting à Arras, en condamnant fermement Marine Le Pen et ses partisans, qu’il les a qualifié de “somnambules du XXIe siècle”.

Marine Le Pen est l’héritière de ce système, elle est née dans un château de partis, et elle donne des leçons. Marine Le Pen se prétend du peuple et est une héritière. Elle vient d’un parti qui, constamment, a refusé de respecter les lois de la République. (…) Ils ne passeront pas. Moi je n’en veux pas ! Nous nous sommes debout, nous sommes en marche… Mais je veux autre chose pour mon pays, mais pas ça ! Pas ça ! Pas ça !” a déclamé le candidat à la présidence la République française.

LE1

 

Juncker menace Trump de soutenir un « TEXIT »

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Devant l’insistance continue du président des Etats-Unis à vouloir soutenir le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a prévenu Donald Trump que s’il «continuait à se réjouir du Brexit, il encouragera l’Ohio et le Texas à quitter les Etats-Unis.»

La menace claire de Jean-Claude Juncker à l’égard de Trump intervient à un moment crucial de l’histoire de l’Union européenne qui vit une véritable déchirure avec la sortie du Royaume-Uni de ses rangs.

Pour Trump, le Brexit va s’avérer être une excellente chose et donne ainsi raison à Londres de vouloir sortir de l’UE, ce à quoi a virulemment rétorqué Juncker qui a averti que s’«il [le président américain] continuait ainsi, je vais encourager l’Ohio et le Texas à quitter les États-Unis».

Lors de son discours au sommet du Parti populaire européen qui se tient à Malte, le président de la Commission, très applaudi par Angela Merkel, a fermement réprimandé Donald Trump, tout en précisant que le Brexit n’était pas synonyme de disparition de l’UE.

LE1

Geert Wilders veut fermer les mosquées, interdire le Coran et traite les marocains de «racailles»

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Sur fond de montée de l’islamophobie dans les Pays-Bas, le parti du politicien d’extrême droite, Geert Wilders, a promis de faire fermer les mosquées et d’interdire le Coran.

La racaille marocaine en Hollande… Bien sûr, ce ne sont pas tous de la racaille, mais il y en a beaucoup, qui rendent nos rues dangereuses, principalement des jeunes, et il faut que ça change. Geert Wilders

Dans un document décrivant son programme électoral pour les élections législatives de mars 2017, le Parti de la Liberté, connu sous son acronyme néerlandais PVV, a déclaré que toutes les mosquées et écoles islamiques devraient fermer et le Coran interdit.

Geert Wilders avait déjà créé la polémique en février dernier lorsqu’il avait lancé une attaque raciste contre les ressortissants marocains en les traitant de «racaille marocaine» dont il a dit vouloir débarrasser le pays pour «le rendre au peuple néerlandais».

Le Parti de la Liberté a également promis de fermer les frontières, interdire la venue de réfugiés en provenance de pays musulmans, fermer les centres d’asile et empêcher les femmes musulmanes de porter le voile en public.

Geert Wilders, qui doit prochainement être jugé pour incitation à la haine raciale, a également déclaré qu’il fera tout son possible pour organiser un référendum sur la sortie des Pays-Bas de l’Union européenne.

De récents sondages ont prédit une flambée des soutiens au PVV, indiquant que ce dernier pourrait gagner jusqu’à 38 sièges (sur 150) au parlement néerlandais. En

L’annonce de ce projet de l’extrême-droite néerlandaise a été faite alors que la crise des réfugiés a conduit à un débat houleux sur la question. Par ailleurs, les attaques contre les centres de réfugiés ont augmenté de façon alarmante.

LE1