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Londres envoie des renforts à Douvres pour dégager les files de camions

Le Royaume-Uni a envoyé vendredi des troupes supplémentaires dans le port de Douvres pour aider à dégager les files de camions et favoriser la reprise du trafic trans-Manche pour les conducteurs disposant d’un test COVID-19 négatif.

Les services de ferry entre Douvres et le port français de Calais ont repris jeudi, mettant fin à plusieurs jours de blocus imposé par la France après la découverte d’une nouvelle variante de coronavirus en Angleterre.

Le trafic ne reprenait toutefois que lentement dans le port vendredi, en ce jour férié de Noël.

La plupart des camions étaient encore garés en amont sur l’autoroute, les conducteurs attendant de passer des tests avant d’être autorisés à monter à bord des ferries.

Des soldats britanniques vérifiaient les véhicules et les documents des conducteurs à l’entrée du port tandis que des membres de services français, dépêchés à Douvres pour aider à résorber les bouchons, réalisaient des tests anti-COVID-19 sur des conducteurs.

Le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, a annoncé sur son compte twitter que sur plus de 10.000 tests réalisés sur ces chauffeurs, 24 s’étaient révélés positifs.

https://twitter.com/grantshapps/status/1342527867331239938

Quelque 800 soldats britanniques supplémentaires ont maintenant été déployés dans le port, en plus des 300 envoyés initialement, ont rapporté les médias britanniques.

La France avait annoncé dans la nuit de mardi à mercredi qu’elle autoriserait de nouveau les camionneurs à traverser la frontière s’ils présentaient un test négatif au COVID-19 datant de moins de 72 heures.

Selon les autorités britanniques, il faudra sans doute encore plusieurs jours pour dégager les longues files de camions.

«Vous n’êtes pas seuls», assure Elizabeth II aux Britanniques

La reine Elizabeth II s’est employée vendredi, lors de son allocution de Noël, à insuffler de l’espoir, présent «même dans les nuits les plus sombres», aux Britanniques, durement frappés par la pandémie.

AFP

«Pour beaucoup, cette année est empreinte de tristesse: certains pleurent la perte d’un être cher, amis et famille manquent à d’autres, alors qu’ils voudraient pour Noël une simple étreinte ou une pression de la main», a relevé la souveraine de 94 ans.

«Si c’est votre cas, vous n’êtes pas seuls», a-t-elle assuré.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait environ 70.000 morts au Royaume-Uni, l’un des pires bilans en Europe. L’aggravation récente, liée par les autorités à une nouvelle souche plus contagieuse, a conduit le gouvernement à annuler in extremis l’autorisation donnée aux familles de se retrouver pour Noël dans de nombreuses régions.

La reine elle-même a renoncé à se rendre dans sa résidence de Sandringham, dans le Norfolk (est de l’Angleterre), où elle passe depuis plus de 30 ans Noël avec ses enfants et d’autres membres de la famille royale.

Elle est restée au château de Windsor, près de Londres, avec son mari le prince Philip, 99 ans.

«Nous ne pouvons pas célébrer la naissance (du Christ) comme d’habitude (…) mais la vie doit continuer», a assuré Elizabeth II.

Elle a relevé l’exemple de ceux qui se sont portés volontaires pour aider les plus vulnérables, des soignants et des «bons Samaritains qui ont émergé dans la société».

«Nous continuons d’être inspirés par la gentillesse d’étrangers et trouvons du réconfort dans le fait que, même dans les nuits les plus sombres, il y a de l’espoir», a-t-elle souligné.

«Au Royaume-Uni comme partout dans le monde, les peuples ont répondu de manière magnifique aux défis de l’année, et je suis fière et émue de cet esprit silencieux et indomptable», a-t-elle déclaré.

Pendant le confinement du printemps, alors que la gestion de la crise par le gouvernement était critiquée et que le Premier ministre Boris Johnson était lui-même atteint du Covid-19 et hospitalisé, la reine s’était adressée deux fois aux Britanniques, ce qu’elle n’a fait que de manière exceptionnelle hors de ses allocutions de Noël pendant ses 69 ans de règne.

Son fils Charles, l’héritier du trône, 72 ans, a passé Noël avec sa femme Camilla en Ecosse.

En dehors de la pandémie, l’année a été mouvementée pour la famille royale britannique, ébranlée par le retrait du prince Harry et son épouse Meghan, partis en Californie.

Le prince Andrew, deuxième fils de la reine, s’est retrouvé par ailleurs éclaboussé par ses liens d’amitié avec le défunt financier américain Jeffrey Epstein. Les enquêteurs américains ont dit vouloir l’interroger dans le cadre de ce scandale de trafic de mineures.

Que contient l’accord post-Brexit entre l’UE et le Royaume-Uni ?

La Commission européenne a dévoilé jeudi les grandes lignes du partenariat économique et commercial conclu avec le Royaume-Uni, qui fixe un cadre aux futures relations entre les deux partenaires à partir du 1er janvier.

AFP

Echanges de Biens

L’accord garantit des échanges sans droits de douane ni quotas pour «tous les biens qui respectent les règles d’origine appropriées». Du jamais vu dans un accord commercial.

Les entreprises du Royaume-Uni gardent ainsi un accès à l’immense marché unique européen de 450 millions de consommateurs. Et les firmes européennes aux 66 millions de Britanniques.

Cet accord inédit permet d’éviter une rupture dans les chaînes de production, qui aurait été très problématique pour certains secteurs comme l’automobile.

Concurrence équitables

Le Royaume-Uni et l’UE s’engagent à respecter des conditions de concurrence équitables «en maintenant des niveaux de protection élevés dans des domaines tels que la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la tarification du carbone, les droits sociaux et du travail, la transparence fiscale et les aides d’État».

Si l’une des deux parties manque à ses obligations en la matière, il sera possible de prendre «des mesures correctives», comme des droits de douane.

Différends

Si le Royaume-Uni ou l’UE ne respecte par le traité, un mécanisme contraignant de règlement des différends, comme il en existe dans la plupart des accords commerciaux, sera chargé de trancher les litiges.

Face à la ferme opposition de Londres, la Cour de justice de l’Union européenne n’interviendra pas dans ce processus.

Un «Conseil conjoint» veillera à ce que l’accord soit correctement appliqué et interprété.

Pêche

L’accord prévoit de laisser aux pêcheurs européens un accès aux eaux britanniques pendant une période transitoire de 5 ans et demi, jusqu’en juin 2026.

Pendant cette transition, l’UE devra progressivement renoncer à 25% de ses prises, qui s’élèvent en valeur à environ 650 millions d’euros par an.

Transports

Le traité garantit une connectivité aérienne, routière, ferroviaire et maritime continue, mais de manière moins avantageuse que si le Royaume-Uni restait membre du marché unique.

Des dispositions visent à assurer que la concurrence entre les opérateurs s’exerce dans des conditions équitables «afin que les droits des passagers, des travailleurs et la sécurité des transports ne soient pas compromis».

Programmes

Le Royaume-Uni continuera à participer à certains programmes de l’UE pour la période 2021-2027, comme le programme de recherche et d’innovation Horizon Europe, à condition qu’il contribue au budget européen.

Coopération judiciaire

L’accord «établit un nouveau cadre» en matière de coopération policière et judiciaire, «en particulier pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme».

Cette coopération pourra être suspendue si le Royaume-Uni renonce à son adhésion à la Convention européenne des droits de l’Homme ou «à la faire appliquer au niveau national».

Politique étrangère

La coopération en matière de politique étrangère, de sécurité extérieure et de défense n’est pas couverte par l’accord, le Royaume-Uni n’ayant pas voulu négocier cette question.

Deal EU-Royaume-Uni : Rabat et Londres se félicitent de l’Accord d’Association signé en 2019

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Les gouvernements du Royaume du Maroc et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord se sont félicités de l’application provisoire, à partir du 1er janvier 2021, de l’Accord d’Association entre le Maroc et le Royaume-Uni, signé à Londres le 26 octobre 2019, indique un communiqué de Nasser Bourita

Avec MAP

Rabat et Londres annoncent ce jeudi, dans une Déclaration Conjointe la constitution d’un accord par un échange de Notes Verbales entre le Maroc et le Royaume-Uni assurant la continuité des échanges entre les deux pays après le 31 décembre 2020, date d’entrée en vigueur du Brexit.

Cette annonce vient quelques heures après l’annonce de la conclusion d’un accord in extremis entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, sur leurs futures relations commerciales à seulement une semaine du Brexit effectif, éloignant ainsi la perspective d’un divorce chaotique au terme d’un feuilleton qui a porté un rude coup au projet d’unité européenne né sur les ruines de la Deuxième Guerre mondiale.

Rabat et Londres avaient anticipé l’entrée en vigueur du Brexit en tenant dès 2018, plusieurs sessions de Dialogue stratégique entre les deux pays. Lesquelles rencontres ont abouti samedi 26 octobre à Londres, un accord d’association global qui restitue, dans le contexte des relations bilatérales, l’ensemble des avantages qu’ils s’accordaient mutuellement dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-Union européenne.

La Déclaration conjointe maroco-britannique de ce jeudi 24 décembre, indique à ce propos, que «les gouvernements du Royaume du Maroc et du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord se sont félicités de l’application provisoire, à partir du 1er janvier 2021, de l’Accord d’Association entre le Maroc et le Royaume-Uni, signé à Londres le 26 octobre 2019.»

L’Accord restitue, dans le contexte des relations bilatérales, l’ensemble des effets que les deux pays s’accordaient, mutuellement, dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-UE. Il assure, ainsi, la continuité des échanges entre le Maroc et le Royaume-Uni après le 31 décembre 2020, indique la Déclaration.

Elle note que l’Accord constituera «une garantie aux entreprises marocaines et britanniques qui entreprennent des relations économiques et commerciales dans tous les secteurs de coopération».

Les relations d’investissement continueront de se dérouler dans le cadre de l’Accord entre les gouvernements des deux pays pour la promotion et la protection réciproque des investissements.

Le nouvel Accord d’Association, poursuit la même source, constituera un pilier fondamental dans la consolidation et le renforcement des relations entre les deux pays, en termes de commerce et d’investissement.

Les deux pays confirment, à cette occasion, leur engagement à poursuivre le renforcement de leurs relations et le développement de leur coopération, dans la perspective de l’établissement d’un Partenariat Stratégique global, conclut la déclaration.

UE / Royaume-Uni, divorce acté

L’Union européenne et le Royaume-Uni ont conclu jeudi un accord in extremis sur leurs futures relations commerciales à seulement une semaine du Brexit effectif, éloignant ainsi la perspective d’un divorce chaotique au terme d’un feuilleton qui a porté un rude coup au projet d’unité européenne né sur les ruines de la Deuxième Guerre mondiale.

Reuters

Si le Royaume-Uni a formellement quitté l’UE le 31 janvier dernier, il est resté depuis lors intégré au marché unique et soumis aux normes européennes dans le cadre d’une période de transition courant jusqu’à la fin de cette année.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre britannique, Boris Johnson, ont annoncé chacun de leur côté la conclusion de cet accord arraché une semaine seulement avant la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’UE.

«Le chemin a été long et difficile. Mais nous avons un bon accord (…). C’est un accord juste, équilibré et c’est la chose juste et responsable à faire de la part des deux parties», a dit la présidente de la Commission.

«(Cet accord) va poser les bases solides pour un nouveau départ avec un ami de longue date. Et il signifie que nous pouvons enfin laisser le Brexit derrière nous et l’Europe continue d’avancer», a-t-elle ajouté.

«Je suis très heureux de vous dire cet après-midi que nous avons conclu le plus grand accord commercial à ce jour, représentant 660 milliards de livres par an, un accord global de libre-échange sur le modèle canadien entre le Royaume-Uni et l’UE», a déclaré pour sa part Boris Johnson au cours d’une conférence de presse.

«L’unité et la fermeté européennes ont payé», a quant à lui réagi Emmanuel Macron, jugeant cet accord «essentiel pour protéger (les) citoyens, (les) pêcheurs et (les) producteurs français».

«Nous nous assurerons que c’est bien le cas», a ajouté le président français.

L’enjeu politique de la politique de la pêche

Dans la matinée, la conclusion d’un accord avait encore achoppé sur l’épineuse question de la pêche, un enjeu plus politique que véritablement économique lors des longues négociations entre Londres et Bruxelles.

Selon le ministre irlandais des Affaires étrangères, environ un quart des prises de pêche européennes dans les eaux britanniques seront restituées au Royaume-Uni et l’accès à ces eaux pour les pêcheurs européens est garanti cinq ans et demi.

La conclusion de cet accord de libre-échange, sans droits de douane ni quotas, doit permettre de préserver près de 1.000 milliards d’euros d’échanges commerciaux annuels.

«Aujourd’hui est un jour de soulagement», a déclaré Michel Barnier, le négociateur de l’UE. «Mais teinté d’une certaine tristesse, quand on compare ce qu’il y avait avant et ce qui nous attend désormais.»

https://twitter.com/MichelBarnier/status/1342146794915049474

Les ambassadeurs des 27 pays de l’Union européenne se réuniront vendredi à 10h30 pour commencer à examiner l’accord.

Le président du Parlement européen, David Sassoli, a déploré pour sa part que cet accord n’ait pu être conclu qu’in extremis, repoussant ainsi à «la nouvelle année» son examen par les parlementaires.

Même avec un accord post-Brexit, des perturbations sont toutefois à attendre à compter du 1er janvier 2021, lorsque le Royaume-Uni tournera véritablement le dos à 48 ans de vie communautaire, quittant le marché unique et l’union douanière.

Quand, de manière inattendue, les Britanniques se sont majoritairement prononcés en faveur du Brexit en juin 2016, nombreux étaient ceux en Europe à espérer que le Royaume-Uni puisse rester aligné sur les normes européennes. Le virage sera bien plus important.

Boris Johnson, figure des «Brexiters» en 2016, a toujours affiché sa volonté de rompre avec les normes du marché unique et de l’union douanière, pour que le Royaume-Uni «reprenne le contrôle» de sa souveraineté.

L’accord officialisé ce jeudi ne concerne pas les services financiers, qui font de Londres la seule place à rivaliser avec New York. Le secteur des services représente 80% de l’économie britannique.

L’accès au marché européen des banques et assureurs basés à Londres est une question traitée en parallèle des négociations sur cet accord commercial.

Brexit: «L’unité et la fermeté ont payé», dit Macron

L’accord conclu entre l’Union européenne et le Royaume-Uni sur leurs futures relations après le Brexit est essentiel pour protéger les citoyens, les pêcheurs et les producteurs français et la France va y veiller, a déclaré jeudi Emmanuel Macron.

Reuters

«L’accord avec le Royaume-Uni est essentiel pour protéger nos citoyens, nos pêcheurs, nos producteurs. Nous nous assurerons que c’est bien le cas», écrit le président français sur son compte Twitter, soulignant que «l’unité et la fermeté européennes ont payé».

«L’Europe avance et peut regarder vers l’avenir, unie, souveraine et forte», ajoute-t-il.

Dans un deuxième message, Emmanuel Macron a tenu à remercier le négociateur européen Michel Barnier «pour (sa) ténacité et (son) engagement à défendre les intérêts des Européens et leur unité».

«Grâce à vous et (à la présidente de la Commission européenne Ursula) von der Leyen, la solidarité européenne a montré sa force», insiste le président français.

Dans un communiqué conjoint, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, indiquent pour leur part que «des progrès importants ont pu être obtenus, y compris dans les toutes dernières heures» de la négociation.

«Il nous faut à présent vérifier que nos points essentiels ont été pleinement pris en compte», ajoutent-ils.

Virus: Londres et Paris trouvent un accord sur les approvisionnements transmanches

Londres et Paris ont trouvé mardi un accord de sortie de crise en permettant aux chauffeurs de poids lourds bloqués au Royaume-Uni à cause de la propagation d’une nouvelle souche de coronavirus de quitter le pays moyennant un test Covid rapide.

Le port de Douvres a annoncé dans la foulée sa réouverture à 23H00 GMT, éloignant la menace de pénuries après le blocage en Angleterre de milliers de camions à la suite de la décision de la France de suspendre le transport de marchandises accompagné, dont le Royaume-Uni est très dépendant.

Pour la première fois depuis dimanche, des véhicules avec passagers ont débarqué dans la nuit de mardi à mercredi sur le port de Calais (France) en provenance de Douvres, a constaté l’AFP.

Il était 03H30 lorsqu’une fourgonnette est sortie du ferry «Côtes des Flandres» de la compagnie DFDS, premier bateau parti après minuit (heure française) de Douvres, dans lequel se trouvaient aussi quelques remorques non accompagnées.

De source portuaire, une dizaine de véhicules de tourisme ont également débarqué du «Spirit of France» de la compagnie P&O, arrivé à 04H00 à Calais.

Pour pouvoir se rendre dans l’Hexagone, «tous les chauffeurs de poids lourds, indépendamment de leur nationalité, devront se soumettre» à un dépistage livrant un résultat en environ 30 minutes et sensible à la nouvelle variante, a indiqué le ministère britannique des Transports.

«Le gouvernement français procédera également à des tests d’échantillons sur les cargaisons en provenance du Royaume-Uni», a-t-il ajouté, précisant que ce protocole «pourrait rester en place jusqu’au 6 janvier», après révision le 31 décembre.

«Je suis heureux que nous ayons réalisé cet important progrès avec nos homologues français ce soir», a commenté le ministre britannique des Transports, Grant Shapps, dans un communiqué.

3.000 camions entassés à Douvres

Il a toutefois exhorté les chauffeurs à ne pas se rendre dans le Kent, où se trouve le port de Douvres, le temps de décongestionner la zone, où s’entassent près de 3.000 camions.

Il a souligné à la télévision britannique que cela pourrait prendre «deux à trois jours».

Plus tôt dans la soirée, la France avait annoncé une reprise limitée des liaisons avec le Royaume-Uni, autorisant à partir de mercredi, sous réserve de test PCR négatif moins de 72 heures avant le départ, le retour des Français et des étrangers qui résident en France ou dans l’espace européen ou qui «doivent effectuer des déplacements indispensables».

La Belgique et les Pays-Bas ont adopté des mesures similaires, suivant la recommandation de la Commission européenne de faciliter la reprise du trafic avec le Royaume-Uni pour les «voyages essentiels» et «pour éviter les ruptures de la chaîne d’approvisionnement». Certains Etats membres, comme l’Allemagne, ont décidé d’attendre.

Malgré ce déblocage, le Premier ministre britannique Boris Johnson n’en a pas fini avec le casse-tête provoqué par la nouvelle souche du SARS-CoV-2. Peinant à conclure un accord post-Brexit avec Bruxelles à moins de 10 jours de l’échéance, il a dû reconfiner 16 millions de Britanniques et, outre la France, il doit aussi gérer la décision d’une cinquantaine de pays au total d’interdire les arrivées du Royaume-Uni.

Selon les autorités locales du Kent, plus de 2.800 poids lourds y étaient bloqués mardi: plus de 600 sur l’autoroute menant de Londres au port de Douvres et les autres stationnées sur un ancien aéroport voisin où, dans l’après-midi, ils se sont mis à klaxonner pendant plus d’une demi-heure, se faisant entendre à des kilomètres à la ronde. Le port de Douvres a indiqué qu’ils pourraient s’y faire tester.

Selon Rod McKenzie, le directeur général de l’association du transport routier, les chauffeurs coincés se sont vu offrir «une barre de céréale» lundi de la part de la collectivité locale du Kent. «Bien peu, je pense, pour les soutenir moralement», a-t-il déclaré sur la BBC. S’y ajoutent le «gros problème» de l’accès à des toilettes et la question sanitaire.

Rationnement

Si les produits pour les repas de Noël, bien que largement chamboulés par les restrictions pour lutter contre la propagation de l’épidémie, ont été épargnés car ils ont déjà été acheminés sur le sol britannique, il y avait une menace, faute de déblocage, pour l’approvisionnement – surtout en fruits et légumes, selon les distributeurs.

Mardi, le géant britannique des supermarchés Tesco a annoncé qu’il allait rationner les produits de première nécessité comme des oeufs et du savon.

La crainte est d’autant plus forte que les jours sont comptés avant la fin de la période de transition post-Brexit le 31 décembre. Les négociations commerciales entre Londres et Bruxelles n’ont toujours pas abouti et en cas d’échec, l’apparition de quotas et droits de douanes fait craindre de graves perturbations dans les approvisionnements du pays.

Lundi, Boris Johnson, critiqué pour sa gestion de la pandémie qui a fait plus de 68.000 morts, l’un des plus lourds bilans en Europe, a soutenu que les risques de transmission par les chauffeurs routiers «solitaires» sont «vraiment très faibles».

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