Chine

Fête des célibataires : 63,86 milliards € de ventes réalisées par Alibaba en 4 jours

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé mercredi avoir réalisé des ventes record de 498,2 milliards de yuans (63,86 milliards d’euros) à l’occasion de la “Fête des célibataires”.

Reuters

Cet événement, lancé en 2009, est le plus important au monde pour le commerce en ligne, devant le «Black Friday» et le «Cyber Monday» américains.

Etalé cette année sur quatre jours, il a déjà rapporté à Alibaba et à ses concurrents 16 fois plus de commandes en valeur que sur les deux journées en octobre du «Prime Day» d’Amazon.

Les consommateurs ont en effet commandé 16 millions de produits à prix réduit, une performance considérée comme indicative de la reprise économique de la Chine après sa sortie de la pandémie de coronavirus, dont elle a été le berceau.

Le volume brut de la marchandise (gross merchandising volume, GMV) a franchi mercredi matin les 372,3 milliards de yuans (47,71 milliards d’euros), avec un nombre record de 583.000 commandes par seconde, a déclaré Alibaba.

Le succès de ces ventes promotionnelles est un soulagement pour le groupe chinois, qui a perdu environ 10% en valorisation boursière après la suspension la semaine dernière de l’introduction en Bourse de sa filiale de paiements Ant Group à Shanghai et Hong Kong.

Plus de 340 entreprises, dont Apple, L’Oréal et Huawei, ont dépassé les 100 millions de yuans de ventes, selon Alibaba.

Les analystes s’attendaient à ce que les marques de luxe profitent cette année de l’événement, les plans des consommateurs en quête de produits haut de gamme à l’étranger étant contrariés par les restrictions sur les déplacements.

Chine: L’activité manufacturière à un plus haut en près de 10 ans

L’activité du secteur manufacturier en Chine a progressé en octobre à son rythme le plus rapide en près de dix ans sous l’effet d’une accélération de la demande intérieure, montre une enquête privée, soulignant la dynamique de l’économie chinoise qui se remet rapidement de l’impact de la crise du coronavirus.

Reuters

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a progressé à 53,6 le mois dernier contre 53,0 en septembre, soit un sixième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Il s’agit d’un plus haut depuis janvier 2011.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient de nouveau un indice de 53,0.

Le vaste secteur industriel chinois revient progressivement à des niveaux aperçus avant la crise sanitaire qui a paralysé des pans entiers de l’économie plus tôt cette année, même si les perspectives mondiales s’assombrissent alors que de nombreux pays occidentaux font face à une hausse des nouveaux cas de contamination au coronavirus et réimposent des confinements.

Si les résultats de l’enquête de Caixin montrent une progression des nouvelles commandes à un plus haut depuis 2010, les nouvelles commandes à l’export ont reculé par rapport à septembre – elles sont toutefois restées en territoire expansionniste.

“La seconde vague d’infections au coronavirus en Europe et la troisième vague aux Etats-Unis ont freiné de manière importante la demande étrangère”, a déclaré Wang Zhe, économiste chez Caixin Insight Group, dans une note accompagnant la publication des résultats.

L’interdiction américaine sur TikTok et WeChat viole les règles de l’OMC, dit la Chine

Pékin a déclaré lors d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) que les restrictions imposées par les États-Unis aux applications mobiles chinoises TikTok et WeChat violaient les règles de l’organisation internationale, a dit à Reuters un responsable sous couvert d’anonymat.

Reuters

L’administration du président américain Donald Trump a ordonné de bloquer les téléchargements des deux applications, considérées comme une menace pour la sécurité des États-Unis, et a imposé à ByteDance, propriétaire chinois de TikTok, de céder ses activités à une entreprise américaine.

Un juge de Washington a néanmoins refusé «pour le moment» de bloquer TikTok.

Un représentant chinois a affirmé vendredi lors d’une réunion à huis clos que les mesures américaines étaient «clairement incompatibles avec les règles de l’OMC», qu’elles restreignaient les échanges transfrontaliers et violaient les principes et objectifs de base du système commercial multilatéral, selon un responsable connaissant bien le dossier.

D’après le fonctionnaire, le délégué chinois en question a jugé que l’incapacité des États-Unis à fournir des preuves concrètes expliquant les raisons de ses mesures était un “abus évident” des règles de l’OMC.

La déclaration chinoise n’aura aucune conséquence en soi, bien que la Chine puisse déposer une plainte officielle à ce sujet auprès de l’organisme basé à Genève.

Exclusif: La Chine s’apprête à ouvrir une enquête contre Google

La Chine s’apprête à lancer une enquête anti-concurrentielle visant Google, filiale d’Alphabet, soupçonnée de profiter de la position dominante de son système d’exploitation Android pour limiter la concurrence de sociétés chinoises, dont Huawei, ont déclaré à Reuters deux personnes proches du dossier.

Reuters

Saisi l’an dernier d’une plainte du géant des télécommunications Huawei, le principal régulateur du marché chinois a demandé au Conseil d’État d’ouvrir une enquête, selon les mêmes sources. La décision d’ouvrir une enquête officielle pourrait intervenir dès octobre.

Cette affaire s’inscrit dans le contexte des vives tensions commerciales entre Pékin et les Etats-Unis.

En pleine campagne pour sa réélection, le président américain Donald Trump s’est attaqué au cours des derniers mois à plusieurs fleurons chinois comme Huawei et ByteDance, propriétaire de TikTok, considérés comme une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

Sollicités par Reuters, Google et Huawei n’ont pas fait de commentaires.

En 2018, l’Union européenne avait infligé à Google une amende de 4,3 milliards d’euros pour des pratiques anticoncurrentielles, y compris la préinstallation des applications Google sur les appareils Android.

Bébés nés par GPA, bloqués en Russie à cause de la Covid bientôt remis à leurs parents chinois

/

Les autorités russes ont dit mardi envisager un vol humanitaire pour évacuer des bébés nés de mères porteuses bloqués en Russie à cause du coronavirus, leurs parents étrangers ne pouvant venir les récupérer avec la fermeture des frontières.

AFP

«Nous envisageons la possibilité de fournir des visas et d’organiser un vol humanitaire depuis Pékin pour que les parents chinois puissent venir récupérer leurs enfants», a indiqué lors d’une conférence de presse Anna Mitianina, en charge du droit des enfants à Saint-Pétersbourg, où sont bloqués ces bébés, une partie d’entre eux dans un orphelinat.

Trente bébés nés de mères porteuses sont dans cette situation dans la ville de Saint-Pétersbourg, avaient annoncé fin août les autorités locales.

«Ils ont tous leurs papiers d’identité avec leurs noms chinois et ils vont très bien», a ajouté Mme Mitianina devant les portes de l’orphelinat, précisant toutefois que d’autres bébés nés de mères porteuses «se trouvent quelque part, nous ne savons pas exactement où, et échappent au contrôle» des autorités.

Selon elle, ce sont les agences responsables de l’organisation de la naissance des bébés qui les ont à charge. «Elles sont très opaques et préfèrent ne pas partager d’information sur leur activité», a-t-elle regretté.

Les frontières sont fermées à la plupart des étrangers depuis le mois de mars en Russie, l’un des rares pays où le commerce autour de la gestation pour autrui (GPA) est autorisé, bien que certaines voix exigent de mettre fin à cette pratique pour les couples étrangers.

En janvier, la première affaire criminelle pour «trafic» liée à la GPA a été ouverte contre un groupe comprenant des médecins et une mère porteuse à la suite de la mort d’un bébé, retrouvé dans un appartement près de Moscou.

En mai, les autorités ukrainiennes avaient elles aussi fait état d’une centaine de bébés nés de mères porteuses bloqués en Ukraine à cause de la fermeture des frontières.

La Chine a interdit en 2001 le recours à la gestation pour autrui à des fins commerciales ou altruistes, de crainte que des femmes dans le besoin soient exploitées.

Mais pour des sommes allant de 35.000 à 70.000 dollars, des couples peuvent avoir recours à des mères porteuses à l’étranger, du Laos à la Russie en passant par l’Ukraine, la Géorgie ou les Etats-Unis.

Le système a basculé dans le chaos avec la pandémie, qui a provoqué la fermeture des frontières et l’annulation des vols et des visas.

A l’ONU, Trump persiste et signe : «le coronavirus est un virus chinois»

/

Donald Trump a vivement attaqué la Chine mardi à l’Assemblée générale de l’ONU, illustrant le risque de “nouvelle guerre froide” qui menace la planète en pleine pandémie.

Avec AFP

«Les Nations unies doivent tenir la Chine pour responsable de ses actes» au début du Covid-19 et pour avoir «lâché cette plaie à travers le monde», a lancé le président des Etats-Unis, parmi les premiers à intervenir dans une vidéo enregistrée à l’ouverture de cette grand-messe diplomatique annuelle organisée de manière virtuelle en raison de la crise sanitaire.

Qualifiant une nouvelle fois le coronavirus de «virus chinois», une formule qui suscite l’ire de Pékin, il a accusé les autorités chinoises d’avoir, au début de l’épidémie, autorisé “les avions à quitter la Chine et infecter le monde”.

«Le gouvernement chinois et l’Organisation mondiale de la santé, qui est quasiment contrôlée par la Chine, ont déclaré à tort qu’il n’existait pas de preuve de transmission humaine» du virus, a-t-il encore déploré depuis la Maison Blanche, justifiant ainsi le retrait des Etats-Unis de cette agence de l’ONU.

Le milliardaire républicain, dont la gestion du Covid-19 est très contestée – 200.000 morts aux Etats-Unis selon l’université Johns Hopkins – et semble plomber ses chances de réélection à la présidentielle du 3 novembre, a promis de «distribuer un vaccin» et «mettre fin à la pandémie» pour entrer «dans une nouvelle ère inédite de prospérité, de coopération et de paix».

Donald Trump a poursuivi son offensive anti-Chine sur le terrain environnemental et commercial.

La Chine n’a pas l’intention d’entrer dans une guerre froide

Egalement pré-enregistré, le discours du président chinois Xi Jinping ne permettait pas de répondre directement à son homologue américain. Mais son ambassadeur à l’ONU Zhang Jun s’est chargé de «rejeter» de manière outrée ces «accusations infondées».

«La Chine n’a pas l’intention d’entrer dans une guerre froide», a assuré le numéro un chinois dans son message, devant une vaste fresque de la Grande Muraille.

Sans citer les Etats-Unis, il a mis en garde contre «le piège d’un choc des civilisations», appelant à ne pas «politiser» la lutte contre le coronavirus et à «en finir avec la mentalité des blocs et des jeux à somme nulle».

Mais il s’est surtout attardé sur une longue défense de sa gestion de la pandémie, se présentant même en exemple pour le reste du monde.

Face à ce climat qui électrise les relations internationales, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait lancé au préalable un avertissement inquiet contre une “grande fracture” entre les “deux plus grandes économies”.

«C’est une direction très dangereuse», a-t-il prévenu au sujet de la rivalité sino-américaine croissante. Le monde doit tout faire «pour éviter une nouvelle Guerre froide», a-t-il martelé à la tribune d’un hémicycle clairsemé au siège de l’ONU à New York.

Antonio Guterres a aussi réitéré son appel à un «cessez-le-feu mondial d’ici la fin de l’année», alors que les zones de conflit et de tensions restent nombreuses malgré l’urgence sanitaire.

Une Assemblée générale sans précédent qui s’ouvre

Sur ce front, le président turc Recep Tayyip Erdogan a donné quelques gages en appelant à un «dialogue sincère» pour résoudre le conflit qui oppose la Turquie à la Grèce et l’Union européenne en Méditerranée, tout en rejetant tout «harcèlement» visant Ankara.

Donald Trump s’est lui présenté en «faiseur de paix», une semaine après la signature à la Maison Blanche d’accords historiques entre Israël et deux pays arabes du Golfe, les Emirats arabes unis et Bahreïn.

Aucun dirigeant n’a fait le déplacement — un contraste saisissant avec les années précédentes qui voyaient plus de 10.000 personnes converger vers ce quartier de Manhattan transformé en bunker par la police.

Sur le site web de l’ONU, les discours des 193 membres, enregistrés souvent avec plusieurs jours d’avance, vont s’enchaîner pendant une semaine.

Cela «manque d’émotion», soupire Richard Gowan du centre de réflexion International Crisis Group. Et plusieurs diplomates de renchérir à l’unisson: sans bilatérales, sans «diplomatie sous la table», comment trouver des solutions, des compromis sur les conflits qui secouent la planète, améliorer les relations entre pays?

En 1945, l’ONU avait été créée pour que plus jamais le monde ne connaisse de conflit à l’échelle du globe. Une troisième guerre mondiale ne s’est pas produite mais la pandémie a mis à genoux la planète avec près d’un million de morts depuis fin décembre et un impact économique et social dévastateur.

Face à la crise et à des pays plus enclins aux décisions unilatérales qu’à favoriser le multilatéralisme, l’ONU a «manqué le rendez-vous» pour son 75e anniversaire, ont relevé de nombreux experts, et son Assemblée générale cette année en est l’illustration.

Intel obtient l’accord des autorités américaines pour continuer à fournir Huawei

/

Intel Corp a obtenu l’accord des autorités américaines pour continuer à fournir certains produits, dont des puces et des semi-conducteurs, à Huawei Technologies, a annoncé mardi un porte-parole de la société.

Avec Reuters

Alors que leurs relations avec la Chine sont au plus bas, les États -Unis poussent les gouvernements du monde entier à évincer Huawei, arguant que le géant chinois des télécommunications transmettrait des données confidentielles au gouvernement chinois à des fins d’espionnage.

Ainsi, depuis le 15 septembre, de nouvelles restrictions empêchent les entreprises américaines de traiter librement avec Huawei.

Cependant selon Reuters, Intel a reçu le feu vert du gouvernement fédéral des États-Unis pour continuer à fournir certains composants à Huawei Technologies.

L’autre fabricant américain de semi-conducteurs, AMD aurait également obtenu une licence pour fournir Huawei, ce qui pourrait permettre à la marque chinoise de survivre face aux sanctions américaines.

D’autres fabricants tels que Macronix, Micron et SK Hynix ont récemment rejoint Qualcomm, SMIC et Samsung pour demander aux États-Unis l’autorisation de vendre certains composants à Huawei.

Cela pourrait permettre de sauver les smartphones Huawei, qui n’était pour l’instant pas à plaindre au niveau de ses ventes. Après avoir dépassé Apple en début d’année, le fabricant chinois a réussi à passer devant Samsung au deuxième trimestre grâce à ses ventes en Chine. Malgré les sanctions, Huawei est pour l’instant le fabricant qui vend le plus de smartphones au niveau mondial. Cependant, la marque perd beaucoup de terrain en France et est remplacée par Xiaomi.

Si Huawei peut de nouveau produire des smartphones, ceux-ci pourront être équipés d’Harmony OS 2.0, le concurrent d’Android qui arrivera sur ses téléphones en 2021. Harmony OS est le premier système d’exploitation qui est vraiment conçu pour être utilisé sur toutes sortes d’appareils.

Huawei, fondée par l’ancien officier de l’armée chinoise Ren Zhengfei en 1987, nie tout espionnage pour le compte de Pékin et affirme que les États-Unis tentent de ternir sa réputation à cause du retards pris dans le développement de la 5G par les entreprises européennes et américaines.

1 2 3 8