Le Conseil des Fatwa des EAU confirme la criminalisation de l’organisation des Frères musulmans et la considère comme une organisation terroriste

Le Conseil des Fatwa des Emirats Arabes Unis réuni ce lundi 23 novembre a soutenu la décision du Comité des grands Oulémas saoudien considérant les Frères musulmans une organisation «terroriste».

Avec WAM

Le Conseil des Fatwa des EAU a annoncé lors da sa réunion régulière qui s’est tenue aujourd’hui par vidéoconférence, son soutien total à la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui fait écho aux précédentes positions des gouvernements des EAU et d’Arabie Saoudite qui considèrent les Frères musulmans comme une organisation terroriste, en raison de leur soutien aux groupes extrémistes violents, de leurs différends avec les dirigeants et de leur désobéissance.

La réunion qui était dirigée par le président du Conseil des Fatwa des EAU, Cheikh Abdallah ben Bayyah a passé en revue la déclaration du Comité des grands Oulémas saoudien, qui affirme que la Charia promeut l’unité et met en garde contre la division et les groupes de voyous.

Le Conseil émirati a également exhorté tous les musulmans à dénoncer les divisions et à éviter de soutenir, de sympathiser et de rejoindre des organisations qui visent à provoquer des divisions, à déclencher des conflits et à verser du sang.

Citant des versets du saint Coran et les paroles et pratiques (Sunna) du prophète Mohamed , le Conseil a affirmé qu’il n’est pas permis de prêter allégeance à une personne autre que le dirigeant, ni à un «émir» .

Biden dévoile son équipe de sécurité nationale et de politique étrangère

Joe Biden a dévoilé lundi les premiers grands noms aux postes de la sécurité nationale et de la diplomatie. Le président élu a opté pour des personnalités expérimentées et reconnues plutôt que pour l’effet de surprise. Le conseiller de longue date de Biden, Antony Blinken, est nommé secrétaire d’État, et Jake Sullivan, ancien assistant principal d’Hillary Clinton, est choisi comme conseiller à la Sécurité Nationale.
Biden nommera Alejandro Mayorkas, premier immigrant et premier Latino à diriger le département de la sécurité intérieure, et Avril Haines, première femme directrice du renseignement national.

En plus de son intention précédemment annoncée de nommer Antony Blinken au poste de secrétaire d’État et Jake Sullivan au poste de conseiller à la sécurité nationale, Biden a déclaré ce lundi qu’il nommerait Alejandro Mayorkas à la tête du département de la sécurité intérieure et Avril Haines au poste de directeur de renseignement national.

Linda Thomas-Greenfield, une diplomate afro-américaine chevronnée de 68 ans, qui fut secrétaire d’Etat adjointe pour l’Afrique, sera nommée ambassadrice des Nations Unies, un poste qui sera élevé au statut de ministre dans l’administration Biden.

Le nouveau président a également annoncé qu’il nommerait l’ancien secrétaire d’État John Kerry comme envoyé présidentiel spécial pour le climat et placerait le poste en tant que membre du Conseil de sécurité nationale. Il s’agit là d’une grande nouveauté car c’est pour la première fois qu’un envoyé de haut niveau pour le climat ferait officiellement partie du NSC.

Blinken et Sullivan le duo clé des 100 premiers jours de Biden

Ayant travaillé comme conseiller de Biden pendant des décennies, Antony Blinken est bien connu dans les cercles de la sécurité nationale, où il s’est forgé une réputation de réaliste pragmatique et de solide partisan des institutions multilatérales.

Jake Sullivan quand à lui est un ancien haut collaborateur d’Hillary Clinton qui a également été conseiller à la sécurité nationale de Biden sous l’administration Obama. Il a précédemment déclaré qu’une politique étrangère américaine efficace était enracinée dans de solides institutions démocratiques au pays.

Blinken et Sullivan devraient prendre la tête de plusieurs des principales priorités de Biden au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir: Rejoindre et renforcer l’Accord de Paris sur le climat, rejoindre et relancer l’accord nucléaire du Plan d’action global conjoint de 2015 avec l’Iran et rejoindre l’Organisation mondiale de Santé (OMS).

Sullivan a également déclaré que Biden avait l’intention d’organiser un sommet des démocraties mondiales au début de son premier mandat, dans le cadre d’une tentative plus large de construire un front uni entre les principales démocraties pour repousser l’autocratie rampante dans des pays tels que la Russie et la Chine.

Première femme et premier immigrant pour diriger les renseignements

Le choix de Biden pour le poste de directeur du renseignement national, l’ancienne directrice adjointe de la CIA et ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale dans l’administration Obama, Avril Haines, fera d’elle la première femme à diriger la communauté du renseignement.

Tandis que le candidat de Biden à la tête de la sécurité intérieure, Mayorkas, brisera également les barrières historiques s’il est confirmé. Né il y a 60 ans à la Havane, il sera le premier Hispanique à diriger le ministère de la Sécurité intérieure, qui supervise notamment les questions d’immigration. Ce fils de réfugiés anticastristes, ancien procureur fédéral, connaît bien cette administration, dont il fut ministre adjoint de 2013 à 2016.

Dans son nouveau rôle, Mayorkas sera chargé de réformer et de reconstruire un système de contrôle de l’immigration qui est devenu profondément politisé et militarisé sous le président Donald Trump.

Sous Trump, le DHS a supervisé de profondes réductions de l’immigration légale et de l’admission des réfugiés aux États-Unis, et il a mis en œuvre des politiques frontalières draconiennes destinées à décourager les immigrants sans papiers de tenter de traverser la frontière sud.

Missions non encore définies pour John Kerry

Le rôle de John Kerry dans la future administration Biden est pour le moment inconnu, étant donné que son poste est nouvellement créé et surtout élevé au rand de membre du Conseil de sécurité nationale.

L’un des héritages du mandat de Kerry en tant que secrétaire d’État, a été l’émergence de l’Amérique en tant que chef de file mondial et organisateur sur les grandes questions climatiques, allant des accords de Paris aux océans en passant par la biodiversité.

«L’Amérique aura bientôt un gouvernement qui traitera la crise climatique comme la menace urgente pour la sécurité nationale», a tweeté Kerry après l’annonce. «Je suis fier de m’associer au président élu, à nos alliés et aux jeunes dirigeants du mouvement pour le climat pour affronter cette crise en tant qu’envoyé du président pour le climat

L’équipe législative de la Maison Blanche prend forme

Ce lundi, Biden a également annoncé deux autres recrutements de haut niveau à la Maison Blanche: Reema Dodin et Shuwanza Goff, qui seront tous deux directeurs adjoints au Bureau des affaires législatives de la Maison Blanche.

Goff et Dodin relèveront tous deux de l’ancienne élève de l’administration Obama, Louisa Terrell, qui a été nommée la semaine dernière pour occuper le poste de directrice des affaires législatives de la Maison Blanche.

Terrell, Goff et Dodin seront chargés de transformer les promesses de campagne de Biden en une législation réelle. Une tache pas particulièrement ardue en raison de la composition très divisée du congres. En tête de leur ordre du jour se trouve un plan de gestion de la pandémie du coronavirus qui, selon les républicains et les démocrates, devra être adopté peu de temps après la prise de fonction de Biden fin janvier.

Joe Biden et sa vice-présidente élue Kamala Harris, feront un discours pour annoncer formellement ces nominations mardi à Wilmington, le fief du président élu, dans le Delaware.

Cinq ans après sa libération, l’espion juif qui a aidé Israël à bombarder le QG de l’OLP à Tunis et d’assassiner Khalil al-Wazir, le numéro 2 d’Arafat, est désormais libre de quitter les Etats-Unis

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué samedi la fin de l’interdiction de voyager de Jonathan Pollard, un juif américain emprisonné aux Etats-Unis en 1985 pour espionnage au profit de l’Etat hébreu. Le Pentagone et la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion juif, la masse d’informations classées secret-défense qu’il a livré contre de l’argent. Il a passé trente années en prison et cinq années avec bracelet électronique.

Avec AFP

Vendredi, le département américain de la Justice avait indiqué avoir levé les conditions imposées au moment de la libération de Jonathan Pollard, un ancien analyste de la marine américaine âgé aujourd’hui de 66 ans.

«Le Premier ministre salue la levée des restrictions sur Jonathan Pollard» et espère qu’il arrivera «en Israël bientôt», selon un communiqué de son cabinet.

Pollard, qui avait plaidé coupable, avait été condamné en 1987 à la rétention à perpétuité pour avoir communiqué des documents américains secrets.

Après 30 ans en prison, il avait été libéré sur parole en novembre 2015 avec obligation de porter un bracelet électronique, de respecter un couvre-feu et interdiction de quitter le territoire américain pendant cinq ans supplémentaires, malgré les pressions israéliennes.

Netanyahu a travaillé sans relâche pour ramener l’espion en Israël

A l’issue de cette période, la Commission des probations, une agence du ministère de la Justice, a expliqué avoir examiné son dossier et «jugé que rien n’indiquait qu’il risquait de violer la loi».

Elle a alors «ordonné de lever les conditions imposées à sa libération».

Selon le communiqué israélien, Netanyahu s’était «engagé à obtenir la libération (de Jonathan Pollard) depuis plusieurs années» et a travaillé «sans relâche» pour le ramener en Israël.

Au milieu des années 1980, M. Pollard avait pris contact avec un colonel israélien à New-York et commencé à partager des secrets américains à l’Etat hébreu, en échange de dizaines de milliers de dollars.

Au total, Jonathan Pollard, a communiqué des milliers de documents américains. Son dossier a longtemps constitué une épine dans les relations entre Washington et Israël, allié stratégique en pleine guerre froide.

L’affaire s’était résorbée après la promesse d’Israël de mettre un terme à toutes ses activités d’espionnage sur le sol américain.

De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais pardonné à l’espion la masse d’informations classées secret-défense livrées contre de l’argent, et en pleine guerre froide, à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.

Selon des documents de la CIA déclassifiés, Pollard aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le quartier général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.

«Nous sommes ravis que notre client soit enfin libéré de toute restriction, et nous espérons le voir bientôt en Israël», ont indiqué dans un communiqué ses avocats, Eliot Lauer et Jacques Semmelman.

Ils n’ont pas confirmé s’il comptait quitter prochainement New York où il vit depuis 2015. Il est, selon eux, d’abord «heureux d’être enfin capable d’aider son épouse», souffrant d’une «forme agressive de cancer».

Jonathan Pollard n’a pas de passeport pour pouvoir voyager en Israël

Jonathan Pollard a régulièrement exprimé son souhait d’aller s’installer en Israël, dont il a obtenu la nationalité en 1995 et où il est vu comme un héros national par une partie de la population.

Selon la radio publique israélienne, Pollard pourrait toutefois ne pas être en mesure de voyager dans l’immédiat car il ne possède pas de passeport.

Par ailleurs, il attendrait pour partir que sa femme Esther ait terminé sa chimiothérapie en cours.

«Jonathan et Esther prévoient de rentrer chez eux en Israël aussitôt que cela sera possible d’un point de vue médical», a indiqué Eliot Lauer.

«Toutes ces années, nous avons partagé la souffrance de Jonathan Pollard et ressenti une responsabilité et un engagement pour le faire libérer», a déclaré le président israélien Reuven Rivlin dans un communiqué en anglais.

Il sera accueilli après «de nombreuses années difficiles d’emprisonnement et de restrictions, pour une nouvelle vie en paix», a-t-il ajouté.

#AbrahamAccords : MBS, Netanyahu et Pompeo réunis à Neom en Arabie Saoudite

Bombe diplomatique lundi au Moyen-Orient avec la première visite révélée d’un chef de gouvernement israélien en Arabie saoudite, en l’occurrence Benjamin Netanyahu qui y a rencontré en secret ce weekend le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), selon des sources concordantes. Selon le Wall Street Journal qui cite un haut responsable saoudien, Netanyahu et Ben Salman ont discuté de la normalisation et de l’Iran.

Avec Agences

Benjamin Netanyahu s’est envolé dimanche soir dans un jet privé avec Yossi Cohen, le chef du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, pour se rendre à NEOM, le projet de ville futuriste voulue par MBS située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, près d’Israël, a révélé la presse israélienne, une information confirmée à l’AFP par une source gouvernementale.

Auparavant, un vol inhabituel avait été signalé au départ d’Israël hier pour la ville saoudienne de Neom. Un avion d’affaires privé, parfois utilisé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Il s’agit d’un jet privé appartenant à l’homme d’affaires israélien Udi Angel que le Premier ministre utilise souvent lors de précédents voyages à l’étranger.

Selon les données de FlightRadar24.com, un jet Gulfstream IV a décollé de l’aéroport international Ben Gourion de Tel Aviv dimanche après-midi et a volé vers le sud le long de la côte est de la péninsule égyptienne du Sinaï avant de se diriger vers la côte nord-ouest de la mer Rouge de l’Arabie saoudite.

L’avion a atterri à Neom juste après 18h30 GMT et y est resté jusqu’à 21h50, selon les données. Il est ensuite retourné à Tel Aviv par le même itinéraire.

alors que le bureau de Netanyahu n’a émis aucun commentaire dans l’immédiat sur ce qui pourrait être la première visite d’un Premier ministre israélien en Arabie saoudite, chef de file des monarchies pétrolières arabes du Golfe et poids lourd de la région, le ministre Zeev Elkin a déclaré à la radio de l’armée qu’il «n’étais pas dans l’avion pour l’Arabie saoudite.»

Le conseiller des médias sociaux de Netanyahu, Topaz Luk, a également semblé suggérer que la réunion avait eu lieu lorsqu’il a tweeté: «Gantz fait de la politique pendant que le Premier ministre fait la paix».

Le responsable israélien semblait faire référence à une décision du ministre de la Défense Benny Gantz, le rival de Netanyahu, de créer une commission d’enquête sur un accord sous-marin de 2 milliards de dollars avec l’Allemagne qui a été décrit par certains comme le plus grand scandale de corruption de l’histoire en Israël.

Par ailleurs, d’après la presse israélienne, Netanyahu n’aurait pas informé son ministre de Défense ni son ministre des Affaires Etrangères pour garder le secret de cette réunion.

Les médias d’État saoudiens ont rapporté que le prince Mohammed avait rencontré Mike Pompeo dimanche, mais ils n’ont fait aucune mention d’une visite de Netanyahu.

Une information confirmée par le secrétaire d’État américain qui a écrit sur son compte Twitter avoir eu des entretiens «constructifs» avec Mohammed ben Salmane, dirigeant de facto du royaume saoudien.

Toutefois, selon le Wall Street Journal, un haut conseiller saoudien a déclaré que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a discuté lors de sa rencontre avec le «régent» Mohammed ben Salman de la question de la normalisation entre les pays et de la question de la menace iranienne. Selon la même source aucun accord de fond n’avait été conclu lors de la réunion.

Normalisation

Israël a annoncé ces derniers mois des accords de normalisation de ses relations avec les Emirats arabes unis, Bahreïn, mais aussi le Soudan, sous le parrainage des Etats-Unis du président Donald Trump, un allié clé de Netanyahu qui doit quitter ses fonctions, comme M. Pompeo, en janvier.

Mike Pompeo qui a participé à la réunion entre MBS et Bibi et qui a fait ces derniers jours une tournée au Moyen-Orient au cours de laquelle il a d’ailleurs visité Israël, a réitéré dans un entretien aux médias saoudiens qu’il y a d’autres pays arabes qui vont rejoindre des accords de paix avec Israël et que Washington poursuivra ses efforts pour instaurer la paix au Moyen-Orient.

«Notre partenariat sécuritaire et économique est fort et nous allons continuer à le développer afin de contrer l’influence nocive de l’Iran dans la région», a ajouté Pompeo,

Il y a environ un mois, le chef du Mossad a exprimé l’espoir que d’autres pays de la région maintiendraient des relations officielles avec Israël. «Nous sommes en contact avec un grand nombre de pays de la région et au-delà, au Moyen-Orient et en Afrique bien sûr. J’espère vraiment que ces efforts, comme ceux qui ont mûri jusqu’à présent, mûriront également» avait-il déclaré à la Société de radiodiffusion publique israélienne, KAN.

L’UE lance un plan pour l’égalité des personnes LGBT

La Commission européenne a présenté jeudi une stratégie en faveur de l’égalité des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, non binaires, intersexuées et queer (LGBTIQ), alors que certains pays membres intensifient leurs attaques contre ces dernières.

Reuters

La Commission propose de lutter contre les discriminations faites à l’encontre des personnes LGBT notamment, en allongeant la liste des infractions pénales de l’UE pour y inclure les crimes de haine, y compris les discours haineux et les crimes de haine à caractère homophobe.

L’exécutif européen souhaite également une harmonisation de la législation relative à la reconnaissance des enfants issus de familles LGBT à l’intérieur des frontières de l’UE, pour éviter que des liens familiaux soient reconnus dans un États et pas dans l’autre.

«Chacun devrait être libre d’être la personne qu’il veut être, sans craindre d’être persécuté. C’est la raison d’être de l’Europe et ce pour quoi nous nous battons», a déclaré Vera Jourova, vice-présidente de la Commission chargée des valeurs et de la transparence, dans un communiqué.

«Cette stratégie renforcera nos efforts conjoints visant à faire en sorte que chacun soit traité sur un pied d’égalité», a-t-elle ajouté.

La commission, qui ne nomme pas de pays, invite également «les États membres qui ne possèdent aucune stratégie nationale en faveur de l’égalité des personnes LGBTIQ à en adopter (…)».

Le gouvernement hongrois dirigé par Viktor Orban a proposé mardi d’amender la constitution hongroise afin de garantir que les enfants soient élevés dans le respect de l’interprétation chrétienne des rôles de genre.

Selon l’Agence des droits fondamentaux (FRA) de l’Union européenne, cité par la Commission, 43% des personnes LGBT ont déclaré l’année dernière qu’elles se sentaient victimes de discrimination, contre 37% en 2012, même si l’acceptation des personnes LGBT dans l’UE est en augmentation.

L’année dernière, 76% des citoyens européens ont déclaré que les lesbiennes, les gays et les bisexuels devraient avoir les mêmes droits que les hétérosexuels, a ajouté la Commission, contre 71% en 2015.

Fête des célibataires : 63,86 milliards € de ventes réalisées par Alibaba en 4 jours

Le géant chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé mercredi avoir réalisé des ventes record de 498,2 milliards de yuans (63,86 milliards d’euros) à l’occasion de la “Fête des célibataires”.

Reuters

Cet événement, lancé en 2009, est le plus important au monde pour le commerce en ligne, devant le «Black Friday» et le «Cyber Monday» américains.

Etalé cette année sur quatre jours, il a déjà rapporté à Alibaba et à ses concurrents 16 fois plus de commandes en valeur que sur les deux journées en octobre du «Prime Day» d’Amazon.

Les consommateurs ont en effet commandé 16 millions de produits à prix réduit, une performance considérée comme indicative de la reprise économique de la Chine après sa sortie de la pandémie de coronavirus, dont elle a été le berceau.

Le volume brut de la marchandise (gross merchandising volume, GMV) a franchi mercredi matin les 372,3 milliards de yuans (47,71 milliards d’euros), avec un nombre record de 583.000 commandes par seconde, a déclaré Alibaba.

Le succès de ces ventes promotionnelles est un soulagement pour le groupe chinois, qui a perdu environ 10% en valorisation boursière après la suspension la semaine dernière de l’introduction en Bourse de sa filiale de paiements Ant Group à Shanghai et Hong Kong.

Plus de 340 entreprises, dont Apple, L’Oréal et Huawei, ont dépassé les 100 millions de yuans de ventes, selon Alibaba.

Les analystes s’attendaient à ce que les marques de luxe profitent cette année de l’événement, les plans des consommateurs en quête de produits haut de gamme à l’étranger étant contrariés par les restrictions sur les déplacements.

Funérailles en Cisjordanie du négociateur en chef palestinien Saëb Erakat

Les Palestiniens ont enterré mercredi leur négociateur chevronné Saëb Erakat, décédé du nouveau coronavirus à 65 ans, à un moment où l’élection de Joe Biden à la Maison Blanche esquisse le timide espoir d’une relance du processus de paix avec Israël.

Avec AFP

Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui souffrait de problèmes pulmonaires, est décédé mardi dans un hôpital israélien de Jérusalem. Sa dépouille a ensuite été transférée vers un hôpital de Ramallah, en Cisjordanie occupée.

Des centaines de Palestiniens, portant pour la plupart un masque sanitaire sur le visage, sont venus lui rendre un dernier hommage mercredi après-midi lors de l’inhumation à Jéricho, ville de la vallée du Jourdain où il résidait.

Abbas Zaki, membre du parti laïc Fatah dont il était membre, a salué “un patriote courageux, qui a mené des missions difficiles”. Des membres des forces de sécurité ont tiré 21 coups de fusil en son honneur, a constaté un journaliste de l’AFP.

Des personnalités politiques palestiniennes, parmi lesquelles le président Mahmoud Abbas et le Premier ministre Mohammed Shtayyeh, lui ont auparavant rendu hommage à la Mouqataa, siège de l’Autorité palestinienne à Ramallah, lors d’une cérémonie militaire qui a coïncidé avec le 16e anniversaire du décès de Yasser Arafat, leader historique de la cause palestinienne.

Sa dépouille est arrivée dans un cercueil recouvert du drapeau palestinien et entouré d’un cortège militaire.

Personnalité politique palestinienne parmi les plus connues à l’étranger, Erakat était le négociateur en chef des Palestiniens et avait participé à de nombreux pourparlers de paix avec Israël, actuellement dans l’impasse.

«La mort de Saëb Erakat marque la fin d’une ère, une ère pendant laquelle Israéliens et Palestiniens cherchaient à négocier une solution pacifique à leur conflit. Il incarnait cette ère, avec tous ces espoirs et toutes frustrations», a estimé Rob Malley, ancien conseiller des présidents américains Bill Clinton et Barack Obama et aujourd’hui président du centre d’analyse International Crisis Group (ICG), basé à Washington.

L’ancienne négociatrice israélienne Tzipi Livni, se disant «attristée», a salué mardi un homme ayant “consacré sa vie à son peuple”.

Contactés par l’AFP, le président et le Premier ministre israéliens, Reuven Rivlin et Benjamin Netanyahu, n’ont pas commenté le décès d’Erakat.

Optimisme mesuré

«Ces dernières années, il avait beaucoup de désarroi et d’inquiétudes, comme nous tous», a déclaré à l’AFP Nour Odeh, analyste palestinienne, ayant conseillé le leadership palestinien au début des années 2000.

«Comme tous les Palestiniens, il ne fait aucun doute que Saëb se serait réjoui du départ de Donald Trump de la Maison Blanche», a-t-elle affirmé.

Reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, soutien à la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée, parrainage de la normalisation entre Israël et des pays arabes: le président américain, Donald Trump, a multiplié durant son mandat les gestes de soutien envers l’Etat hébreu, poussant les Palestiniens à couper tout contact avec son administration.

Alors candidat, le démocrate Joe Biden avait indiqué qu’il comptait notamment reprendre les aides financières à destination des Palestiniens, mises à l’arrêt par M. Trump.

«Joe Biden n’est pas Donald Trump et nous nous attendons à de la raison et de la civilité à la Maison Blanche», a estimé Mme Odeh.

«Il y a un optimisme mesuré selon lequel l’administration Biden sera celle avec qui les Palestiniens pourront dialoguer», a-t-elle ajouté, avant de préciser: «Cela ne veut pas dire qu’on s’attend à ce que cette administration mette un terme au conflit» avec Israël.

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