Sahara Marocain - Page 3

Laâyoune de demain : La Fondation Phosboucraâ implique les habitants de la ville

Impliquer les minorités dans la conception des villes de demain, tel est l’objectif que s’est assignée la Fondation Phosboucraâ du Groupe OCP. Cette « concertation citoyenne » émane de la fameuse phrase du Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, « Dessine moi une ville ». Elle permettra aux enfants, aux femmes et aux personnes à mobilité réduite de penser la ville de demain.

Depuis hier a démarré à Laâyoune le projet lancé par la Fondation Phosboucraâ visant à connaître les besoins spécifiques de chaque catégorie sociale. Elle cherche ainsi à « mettre l’humain au centre du développement urbain. Dans un communiqué, la fondation a précisé que les personnes sondées « auront l’occasion d’exprimer leurs attentes par rapport à leurs espaces de vie et de participer à la co-construction d’idées d’aménagement liées à la mobilité, aux espaces verts, et aux espaces publics… ».

Les participants disposeront d’un outil ludique de collage sur une tablette ou avec du papier avec des modèles prédéfinis. Abritée par Lâyoune Learning center, cette manifestation se déroulera en trois phases. Une première comprendra des ateliers en intérieur se dérouleront dans les établissements scolaires et Laâyoune Learning. La seconde phase prévoit l’organisation d’ateliers intérieurs à Laâyoune et Foum El Oued dans des maisons de jeunes et foyers féminins et le démarrage des ateliers en extérieur.

Sous une tente de concertation sur une place publique, femmes et enfants pourront se concerter dans une ambiance chaleureuse et propice à l’échange, tandis que des animateurs, équipés de tablettes, se baladeront à Foum El Oued et à Laâyoune. La troisième et dernière phase prévit une conférence internationale de restitution « le campus Urbain », une initiative d’ONU-Habitat conçus comme des plateformes d’échange. Une quarantaine d’invités sont prévus, dont des partenaires locaux et internationaux. La conférence sera sous le thème « Les méthodes de concertation urbaine applicables aux pays en voie de développement ».

Grâce à ce travail collaboratif, la Fondation Phosboucraâ cherche à inclure socialement toutes les minorités. Avec l’appui de ses partenaires que sont le ministère de la jeunesse et des Sports, le ministère de l’Education Nationale et La Ligue Marocaine de Protection de l’Enfance, elle cherche à concevoir des espaces de vie qui prennent en compte les attentes de ces catégories dites fragiles.

Le Polisario agonise au-dessus de ses moyens

Le Polisario agonise. Son parrain et son hébergeur, l’Algérie, est trop occupé par la révolution populaire qui menace la pérennité du régime. L’Espagne, son ancien soutien, est plongé dans une crise politique chronique et tétanisé par le risque migratoire africain. Les régions de Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab n’ont jamais été aussi intégré à l’économie internationale. Les femmes et les hommes sahraouis n’ont jamais été aussi libres de piloter et d’investir leur territoire. La misère de Tindouf, documenté par la dernière enquête de Médi1TV, contraste avec la prospérité des provinces du Sud du Maroc. Et dans un dernier souffle, le mouvement séparatiste s’acharne à vouloir déployer un dispositif de propagande contre le Maroc. Ce qui ne va pas sans nous rappeler la célèbre dernière parole d’Oscar Wilde, qui en prenant connaissance de la note d’honoraires salée de son médecin, s’est exclamé : « Docteur, je meurs au-dessus de mes moyens ! ».

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Bande d’annonce de l’enquête « De Tindouf à Laâyoune, la route de la dignité » réalisée par Medi1TV

Medi1TV a réalisé un documentaire choc qui met en évidence le gap abyssale entre les conditions de vie des populations sahraouis dans les provinces du sud du Royaume et les camps de Tindouf. L’enquête a été réalisée par une journaliste espagnole d’origine basque qui découvre pour la première fois le dossier du Sahara. L’enquête sera diffusée sur Medi1TV le dimanche 14 avril 2019 à 21h00 GMT+1. Vous trouverez ci-après la bande annonce de ce documentaire qui fera date.

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Deuxième round de discussions à Genève : Les fossoyeurs de la paix entretiennent le double jeu

Le château Le Rosey dans le village de Bursins, dans la banlieue de Genève, a abrité les 21 et 22 mars dernier la seconde table ronde sur le Sahara marocain en présence des délégations marocaines, mauritaniennes, du Polisario et algériennes. Cette dernière a été conduite par le vice-premier ministre nouvellement nommée, Ramtane Lamamra.

 

Organisée à l’initiative de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l’ONU pour le Sahara marocain, Horst Köhler, cette seconde table ronde a connu une avancée majeure. Celle-ci n’est pas venue des délégations présentes, mais du Bureau des Nations-Unies à Genève. Dans une note publiée le 22 mars dernier, ce dernier a indiqué que Köhler souhaite que cette réunion puisse raffermir la dynamique positive qui avait caractérisé la première table ronde tenue en décembre 2018 à Genève.

Trouver une solution conforme à la résolution 2440

Elle a également indiqué que cette table ronde permettra aux délégations de discuter des éléments nécessaires à une solution, selon la Résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU adoptée en 2018, d’enjeux régionaux et de mesures de confiance et que cette autonomie obéit aux paramètres tracés dans la résolution 2440 du Conseil de Sécurité de l’ONU.​​​

Les mises au point de Nasser Bourita concernant l’autodétermination

Ipso Facto, les options référendaire ou indépendantistes sont écartées du débat. La première journée, quant à elle, a été marquée par l’intervention de Nasser Bourita, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale et chef de la délégation marocaine, qui a longuement développé les paramètres de la solution politique prônée par le Conseil de sécurité. Une solution à la fois « politique, réaliste et pragmatique ». Si les parties présentes à la table ronde ont convenu de se retrouver pour un troisième round, probablement cet été, il semble que les Algériens et les séparatistes n’entendent pas se départir de leur référentiel dogmatique.

Le croque-mort de Manhasset à la tête de la délégation algérienne

Le Maroc, a une fois réitéré sa position officielle, à savoir qu’aucune solution à ce conflit artificielle n’est envisageable, en dehors du projet d’autonomie. Le fait que la délégation algérienne ait été conduite par Ramtane Lamamra est en fait révélateur des intentions d’Alger, à savoir faire durer en longueur ces discussions. L’homme est connu pour avoir torpillé les négociations de Manhasset en 2007 et d’être à l’origine de la démission de l’ancien médiateur onusien, le Néerlandais, Peter Van Walsum. Ramtane Lamara a d’ailleurs été raillé par les millions d’Algériens qui battent le pavé dans le hirak qui secoue le pays. Ces derniers ont mal digéré qu’il s’intéresse plus aux séparatistes qu’aux revendications des Algériens.

Des petites avancées dans un dossier épineux

Si le second round de Genève n’a pas permis de faire plusieurs avancées, il faut noter que pour la première fois, Horst Köhler utilise dans un communiqué le mot « autodétermination ». Köhler a évoqué une « solution politique, acceptable pour les deux parties, réaliste, praticable, durable, basée sur un compromis juste, durable et qui permettra à la population du Sahara de disposer de son autodétermination ». Lors d’un point de presse, Nasser Bourita a indiqué que la question de l’autodétermination est « un principe que le Maroc considère, aussi bien sur le plan juridique que des pratiques internationales en la matière, ou encore de la conviction constante du Royaume, ne signifie en aucun cas l’indépendance ou le référendum ». Il a, par ailleurs, ajouté que le Royaume « n’accepte aucune solution basée sur le référendum ni de solution dont l’une des options serait l’indépendance ».

Quand le Polisario esquive les tirs des journalistes…

Le Chef de la délégation des séparatistes, Khatri Eddouh, a estimé « qu’il ne peut y avoir de solution durable au confit du Sahara occidental sans l’accord du peuple sahraoui », « en toute liberté et sans conditions préalables ». Lors de son point de presse, Khatri Eddouh, a pourtant esquivé et éludé plusieurs questions relatives à la situation dans les camps de Tindouf où sont séquestrés des dizaines de milliers de personnes notamment celle des Droits de l’Homme. Nasser Bourita, loin de fuir certaines questions téléguidées lors de son point de presse, a affirmé au sujet du droit à l’autodétermination, que les séparatistes ont « vendu des illusions, des rêves et l’histoire a démontré que vous avez menti ». Et d’ajouter que « Le débat a offert au Maroc la possibilité de préciser que des personnes malveillantes les ont trahis en prétendant que l’autodétermination passe par un référendum. Elles les ont induits en erreur. (…) Et aucun lors de la rencontre de Genève II n’a présenté une seule preuve que l’autodétermination passe par un référendum ». En dehors de l’autonomie sous souveraineté marocaine, aucune solution n’est envisageable, a tranché le chef de la diplomatie marocaine. Et si le Maroc a réintégré la famille africaine en 2017, cela « ne signifie en aucun cas une prétendue reconnaissance de l’entité fantoche au sein des instances internationales, cela ne passe pas de cette façon ni pour le Maroc ni pour les autres Etats ».

Double jeu sur fond de renforcement de l’axe Alger-Pretoria

Au lendemain de cette table ronde, deux évènements majeurs ont eu lieu. Le premier est le voyage de Brahim Ghali, Chef du Polisario à Pretoria, en Afrique du Sud pour participer aujourd’hui à une conférence de solidarité sur la Sahara occidental organisée par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le déplacement de Brahim Ghali s’est fait via l’avion présidentielle, de type Gulfstream, qui coûte la rondelette somme de 45 millions d’euros sans les frais courants, alors que des millions d’Algériens peinent à joindre les deux bouts ou à profiter de la manne pétrolière. Cette conférence, organisée quelques jours après la rencontre de Genève, a été marquée par la présence d’une délégation algérienne conduite par le vice-Premier ministre algérien Ramtane Lamamra. Selon un communiqué rendu public le 25 mars, le Département des relations internationales et de la coopération sud-africain a affirmé que «la Conférence de solidarité de la SADC avec le Sahara occidental vise notamment à réaffirmer le droit du peuple du Sahara occidental à l’autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations Unies (ONU) ».


Le second évènement est la Déclaration de Marrakech signée le 25 mars par 36 Etats africains présents à la Conférence ministérielle africaine sur le Sahara, organisée par le Maroc. Ces Etats ont réaffirmé le leadership onusien sur la résolution de la question du Sahara ainsi que le droit de la Troïka africaine, et elle seule, à exprimer la position de l’Union africaine (UA) sur ce conflit. Au regard de qui précède, l’on est forcé de se rendre à l’évidence que le Polisario, l’Algérie ainsi que certains Etats africains, qui ont préféré envoyer deux délégations pour ne déplaire à personne, jouent double jeu. Cela atteste également que l’axe Alger-Pretoria continue d’œuvrer inlassablement contre la souveraineté marocaine. Tout porte à croire que même si le régime change en Algérie, les galonnées de l’armée feront tout en leur pouvoir pour que le statu quo perdure.

Nasser Bourita appelle à la dépollution de l’Union africaine des « débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité »

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Au cours de la conférence de presse conjointe tenue par le Chef de la diplomatie marocaine et le ministre rwandais des Affaires étrangères, Richard Sezibera, Nasser Bourita a saisi ce moment fortement symbolique de la tenue de la première session de la Grande commission mixte Maroc-Rwanda, pour appeler à « dépolluer l’Union africaine des débats stériles, inutiles et en déphasage avec la réalité » concernant le dossier du Sahara marocain.

Ce point de presse a été organisé l’issue de la première session de la Grande commission mixte Maroc-Rwanda, présidée par les deux ministres. Nasser Bourita a salué le rôle « constructif » joué par le Rwanda au sein de l’Union africaine (UA) pour faire prévaloir « l’esprit du réalisme » concernant le dossier du Sahara marocain. Pour sa part, Richard Sezibera a réitéré l’engagement du Rwanda à « faire ce qu’il faut » pour trouver « une solution juste et équitable » à ce conflit artificiel. Le ministre rwandais a également révélé que le Maroc et son pays oeuvrent conjointement pour faire avancer l’agenda de réforme de l’UA et coordonnent leurs actions dans le but de permettre à l’Afrique de faire entendre sa voix au niveau international, pour lancer des projets d’intégration importants et pour doter le continent d’un instrument institutionnel efficace.

Les deux pays sur la même longueur d’ondes


Le Chef de la diplomatie rwandaise a tenu à exprimer sa gratitude au roi Mohammed VI pour son appui à l’agenda des réformes de l’Union Africaine défendu par le président rwandais Paul Kagame. Réformes qui ont été initiées durant son mandat à la tête de l’UA. De son côté, Nasser Bourita a mis en exergue l’appréciation du Souverain des actions entreprises par Paul Kagame dans le cadre du processus de réforme de l’UA, pour répondre aux aspirations des États africains et pour que l’UA devienne un instrument efficace de défense des intérêts du continent au niveau régional et international. Il a de même rappelé que les deux pays travaillent ensemble sur un certain nombre de sujets en Afrique.

Rappelons qu’au terme de la première session de la Grande commission mixte Maroc-Rwanda, les deux parties ont signé 12 nouveaux accords de coopération portant sur divers domaines dont des mémorandums d’entente sur la coopération commerciale, dans le domaine de l’environnement, du développement durable, du tourisme et de la formation des jeunes diplomates ainsi qu’un protocole d’accord industriel.

Durant sa visite au royaume, le ministre rwandais des Affaires étrangères a rencontré plusieurs officiels marocains. Outre Nasser Bourita, Richard Sezibera a été reçu par le Chef de Gouvernement, Saad Eddine El Othmani, Le Président de la Chambre des Représentants, Habib El Malki, la Secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, Rakiya Faidoul Eddarhem et le ministre de la Santé, Anass Doukkali. Le responsable rwandais a également tenu à rencontrer la communauté des étudiants de son pays au Maroc.

 

 

Après Laâyoune, la CFCIM inaugure sa nouvelle Délégation Régionale à Dakhla

En présence d’ambassadeurs africains au Maroc, et en partenariat avec la Région de Dakhla-Oued Eddahab, la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), va inaugurer, ce vendredi, sa nouvelle Délégation Régionale de Dakhla. Il s’agit de la deuxième antenne régionale, dans les provinces du sud marocain, après celle de Laâyoune créée en mars 2017. C’est à grâce à la ferme volonté du roi Mohammed VI pour la mise en oeuvre effective de la régionalisation avancée et pour la dotation de ces régions du sud du Maroc de contrats-programmes royaux très ambitieux au profit des populations sahraouis, et aussi aux victoires diplomatiques engrangées par le Maroc sur les dossiers des ressources naturelles du Sahara, que les provinces du sud du Maroc connaissent une attractivité, sans précédent, d’investisseurs internationaux qui croient dans le potentiel économique d’une région, qui représente un véritable trait d’union entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne.

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