Le LY555 Tel Aviv – Rabat, décoré et fin prêt pour le vol de demain

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Les réseaux sociaux israéliens ont relayé ce lundi soir les images de l’avion qui transportera demain la délégation conjointe américano-israélienne de Tel-Aviv à Rabat. Le départ est prévu à 9h30 de l’aéroport Ben Gourion et l’arrivée à 14h30.

Le Ministère des affaires étrangères israéliens a révélé ce lundi soir, sur son compte Twitter, le logo imprimé sur l’avion «de la paix» qui s’envolera mardi de Tel-Aviv.

« Le vol historique EL AL LY555 à destination de Rabat, #Maroc, partira le 22 décembre de l’aéroport international Ben Gourion avec une délégation de haut niveau.

L’avion a été spécialement décoré pour refléter la tradition culturelle partagée entre Israël et le Maroc et le mot #peace en hébreu, arabe et anglais.» peut-on lire sur Twitter.

https://twitter.com/IsraelArabic/status/1341083605188177931

«Le logo sur l’avion El Al qui reliera demain #Israel au #Maroc pour célébrer la normalisation des relations entre les deux pays. Le numéro de vol ? LY 555… les pieds noirs apprécieront 😉» a écrit Juline Bahloul, reporter de i24, sur son compte twitter.

Laurene Haim, la célèbre journaliste, spécialiste de la politique américaine, a retweeté la publication de Julien Bahloul avec le commentaire : «Tweet et photo du jour».

L’analyste politique et avocat pour les droits de l’homme, Arsen Ostrovsky, a écrit pour sa part en partageant la même photo : « l’avion EL AIRLINES, qui partira demain pour le tout premier vol de #Israel à #Morocco. J’adore avoir le mot #peace écrit sur le côté, ainsi qu’un beau Hamsa / Khamsa, qui est un symbole commun dans la culture marocaine et juive pour se protéger contre la malchance

Le porte-parole du premier ministre israélien, a décrit logo choisi pour décoré l’avion israélien : «L’avion qui transportera la mission israélienne au Maroc lors du premier vol direct entre les deux pays est prêt à décoller demain!

Incarnation des relations maroco-juives de longue date, le symbole de la paume – «les cinq» a été placé dans l’avion, à côté de l’expression «paix» en hébreu et anglais arabe et les drapeaux du Maroc, d’Israël et des États-Unis»

Plusieurs d’autres réactions ont été enregistrées sur les réseaux sociaux de personnalités et de leaders d’opinion israéliens.

Le Roi Mohammed VI félicite l’Émir du Qatar à l’occasion de la fête nationale de son pays

Le Roi Mohammed VI a adressé un message de félicitations au Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani, Émir de l’État du Qatar, à l’occasion de la fête nationale de son pays.

Dans ce message, le roi exprime, en son nom et en celui du peuple marocain, ses chaleureuses félicitations et ses sincères vœux de santé, de bonheur et de quiétude au Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani et de davantage de progrès et de prospérité au peuple qatari, «sous la sage conduite de son Émir».

A cette occasion, le Roi dit apprécier les liens de fraternité solide et d’estime mutuelle unissant les deux peuples, réitérant «sa détermination à continuer à œuvrer de concert avec le Cheikh Tamim Bin Hamad Al-Thani pour renforcer les relations de coopération fructueuse existant entre les deux pays, dans l’intérêt des deux peuples frères».

Maroc – Israël : Campagne de charme de l’Etat hébreu à l’endroit des diplomates marocains aux États-Unis

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Quand les israéliens déroulent une stratégie, ils y vont jusqu’au bout. Pas de temps à perdre pour survivre dans ce monde devenu trop imprévisible et trop dangereux. La machine diplomatique de l’Etat hébreu n’a pas voulu rater la célébration d’Hanoukka, une fête commémorant la reconquête du temple de Jérusalem et sa purification, pour établir les premiers contacts officiels avec l’ambassadrice du Maroc aux Etats-Unis, la princesse Lalla Joumala Alaoui et le Représentant permanent du Maroc aux Nations unies à New York, Omar Hilale. Si ce dernier a allumé un cierge de la Ménorah pour son homologue Gilad Erdan, la cousine du Roi Mohammed VI, a eu droit à une attention particulière, une visite de l’ambassadeur Ron Dermer, porteur d’un présent de la culture juive marocaine, la Chanukiah.

Les juifs du monde entier passent une Hanoukka très particulière cette année. Les restrictions sociales dues au coronavirus n’ont pas totalement gâché la fête, grâce a cette percée historique de l’Etat Hébreu avec la reconquête de Jérusalem et les Accords d’Abraham. Hanoukkah n’est autre que la commémoration de la reconquête de Yerushalayim par les soldats juifs et la purification du Temple des persécuteurs grecs, couronnée par le miracle de la fiole d’huile que les Grecs n’avaient pas souillée et qui alimenta miraculeusement la ménorah (lampe aux sept branches, à ne pas confondre avec le Hannoukkia à huit branches) durant huit jours.

Les États-Unis qui ont réussi tant bien que mal à faire bouger les lignes dans le conflit arabo-israéliens et d’où s’envolera ce lundi, avec la baraka de Rabbi Pinto, une délégation vers Israël pour accompagner le premier vol commercial direct entre Rabat et Tel-Aviv, a été cette année «la Ménorah» qui a brillé de toutes ses branches sur les esprits embourbés des populations des pays arabes.

Le carrée VIP de Hanoukka à l’ambassade d’Israël à Washington été partagé cette année entre, d’une part le Royaume du Maroc, terre d’accueil des juifs persécutés par les chrétiens d’Espagne et protégés depuis par le Commandeur de tous les croyants, et d’autre part, du patron de Pfizer, Albert Bourla, espoir du monde avec son vaccin contre le Covid, fierté d’Israël par sa judaïté, héros des juifs de par ses parents survivants du Holocauste et symbole de Hanoukka de par sa nationalité grecque.

Et dans les images qu’ont tenu à publier non sans fierté la diplomatie israélienne, le contact officiel avec les marocains dégage une forme de sincérité et d’authenticité qui contraste avec le fake et la superficialité des embrassades forcées avec les émiraties et les bahreïnis.

« Le début d’une belle amitié. Ce fut un plaisir de rencontrer l’Ambassadrice de SAR Lalla Joumala, l’occasion de lui présenter un Hanoukia utilisé par la communauté juive marocaine depuis des générations» a écrit l’ambassadeur d’Israël à Washington, Ron Dermer, sur ses comptes Twitter et Facebook.

https://twitter.com/AmbDermer/status/1339664195093229569

La visite de l’ambassadeur Ron Dermer à lalla Joumala a été précédé la veille par un appel téléphonique entre les deux diplomates à l’occasion de la cérémonie virtuelle d’allumage célébrant Hanoukkah organisé par l’ambassade israélienne. Si seules les discussions sur la Hanoukia et les gâteux marocains ont été rendues publiques, aucune information n’a filtré sur les préparatifs de la rencontre prévue mardi prochain entre Israël et le Maroc dans le cadre des «Abraham Accords».

Omar Hilale promet la paix avec Israël en allumant la huitième bougie de Hanoukka

L’ambassadeur marocain Omar Hilale s’est engagé à construire un pont de paix avec Israël en allumant la huitième bougie de Hanoukka avec son homologue israélien Gilad Erdan lors d’une cérémonie spéciale à New York, a commenté le Jerusalem Post, après la rencontre entre les deux diplomates onusiens ce jeudi 17 décembre.

«Il n’y a pas d’alternative à la paix. Nous sommes tous les fils d’Abraham et les fils d’Abraham, ils s’assoiront toujours ensemble à la fin de la journée pour faire la paix ensemble et construire un avenir ensemble pour la prochaine génération», a déclaré Hilale. lors de la cérémonie.

Une croyance profonde en la paix, a-t-il dit, est la raison pour laquelle il s’est levé «aujourd’hui pour allumer les bougies de Hanoukka» qui sont des symboles d’espoir.

«Hanoukka, c’est le vivre ensemble.

Hanoukka, s’est l’amour.

Hanoukka, rejette la violence.

Hanoukka, c’est construire des ponts entre les gens et les civilisations.

Hanoukka, c’est la compréhension que nous avons dans nos cœurs » s’est laissé porté l’ambassadeur par l’émotion.

Omar Hilale s’est rendu à la mission d’Israël à New York juste une semaine après l’annonce que son pays était devenu la quatrième nation musulmane à signer un accord de normalisation avec Israël sous l’égide des Accords d’Abraham négociés par les États-Unis, a écrit le journal israélien.

« La célébration de Hanoukka n’est pas un événement extraordinaire pour un citoyen du Maroc qui a une longue histoire de tolérance envers le peuple juif dont la présence dans le pays remonte à des milliers d’années», a déclaré Hilale.

«Hanoucca n’est pas une tradition étrange dans mon pays.… Le peuple juif fait partie de notre société, de notre religion, de notre peuple [et] de notre histoire», a-t-il poursuivit.

«Le Maroc est très fier de sa longue histoire de coopération avec le peuple juif», s’est félicité Omar Hilale devant l’assistance de la mission d’Israël à New York.

Il a rappelé comment pendant l’Holocauste, le Maroc a protégé ses Juifs des nazis et bloqué leur déportation vers les camps de concentration.

«Les Européens ont envoyé leurs citoyens juifs dans des camps de concentration mais le défunt roi Mohammed V a déclaré aux autorités de Vichy que dans son pays ils n’avaient pas de citoyens juifs ou musulmans, ils avaient des citoyens marocains. Et vous n’emmènerez personne», a martelé M. Hilale.

«Ca, c’est l’histoire du Maroc», a-t-il ajouté.

Le Maroc est fier qu’il existe une communauté aussi importante de près d’un million de Juifs d’origine marocaine en Israël, a-t-il conclut.

Gilad Erdan : Nous réalisons un rêve de nombreux israéliens d’origine marocaine (Vidéo)

L’ambassadeur israélien Gilad Erdan est intervenu à son tout pour rappeler que l’histoire de Hanoukka est celle de la liberté religieuse, où l’ancien temple de Jérusalem a été de nouveau consacré lorsqu’un seule fiole d’huile a miraculeusement duré huit jours.

«Le lien profond entre le Maroc et le peuple juif remonte à des milliers d’années. Renouveler cette relation réalise le rêve de nombreux Israéliens d’origine marocaine qui restent fiers de leurs racines et ont un grand amour pour le pays». s’est félicité le représentant permanent d’Israël auprès des Nations Unies.

Pendant de nombreuses années, a-t-il poursuivit, ces juifs ont servi de pont entre nous, ce pont est maintenant renforcé par la normalisation des relations qui, j’en suis sûr, mèneront à une amitié chaleureuse et prospère, une amitié qui profitera non seulement à Israël et au Maroc, mais à l’ensemble région.

«Cette année, la tolérance religieuse a apporté une nouvelle lumière au Moyen-Orient et au-delà, les nouvelles relations entre Israël et quatre pays arabes sont basées sur la valeur de la coexistence et du respect mutuel» , a-t-il expliqué.

«En acceptant nos différences plutôt qu’en les considérant comme une menace, nous avons créé de nouvelles opportunités incroyables pour l’avenir», a poursuivi Gilad Erdan.

«Il y a eu un changement dans la façon dont nous nous voyons. Les descendants d’Abraham ont ravivé notre connexion, et nous répandons l’espoir et la promesse dans le monde entier», a-t-il ajouté .

«Alors que nous allumons la dernière bougie de Hanoukka, prions pour que les flammes vives dissipent les ténèbres qui se sont glissées dans le monde», a déclaré Erdan.

Ahmed Charaï : Israël peut changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

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Analyste et fin observateur des relations américano-marocaines et de la géopolitique au Moyen-Orient, Ahmed Charaï, a réussi à couper l’herbe sous les pieds des adversaires du Maroc au sujet de l’accord de reprise des relations entre Rabat et Tel-Aviv décidé par le Roi Mohammed VI. L’éditorialiste n’a pas laissé champs vide à la propagande du polisario qui a investi les médias israéliens en publiant des opinions et analyses mettant en avant le rôle décisif du Royaume à faire progresser la paix dans la région.

A la lecture des articles d’opinion d’Ahmed Charaï sur Israel Hayom, Jerusalem Post ou National Interest, destinés au premier abord au lectorat américain et israélien, l’évolution actuelle des évènements prend tout son sens : dévoilant le pragmatisme, la sagesse et l’ouverture du Maroc dans la gestion de ses relations avec Israël mais aussi avec l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Les récits et les faits apportés par M. Charaï, démontrent également que, certes la politique de Jared Kushner qu’il a qualifié de «Disrupteur créatif» a réussi à faire bouger les lignes et à faire adhérer Donald Trump et les dirigeants arabes, le Maroc est resté maître de sa décision et de son planning, de par les relations fortes qu’il a gardé avec la communauté juive marocaine. Lesquelles relations ont été préservées grâce à l’engagement et la protection de la commanderie des croyants, de tous les croyants.

Des siècles d’histoire partagée garantiront la survie de la paix entre le Maroc et Israël

«Certains observateurs ont diminué le nouvel accord comme étant simplement la formalisation d’un partenariat de fait entre le Maroc et Israël datant de 60 ans» a réagit M. Charaï à certaines voix qui essayent d’installer l’idée que l’accord n’est qu’une formalité sans histoire ni sens.

L’éditorialiste rappelle que la coopération fructueuse entre le Maroc et Israël, notamment en matière de renseignement et de sécurité, découle du fait des liens de sang qui rapprochent les deux pays. En effet, l’état hébreu compte 1 million d’Israéliens d’origine marocaine très attachés au seul pays en dehors d’Israël, où le code de la famille des citoyens juifs est régi par les dispositions du droit hébraïque. Le pays où le roi Mohammed VI est désigné «Commandeur des fidèles» par les juifs et les musulmans.

Le Roi Mohammed VI, poursuit M. Charaï, a d’ailleurs donné ses hautes instructions, durant ces dernières années, pour que le gouvernement marocain accélère la réhabilitation du patrimoine juif dans les villes du Royaume, dans le cadre de la réconciliation du pays avec son identité plurielle ainsi que pour promouvoir le rapprochement juif-musulman à l’échelle mondiale.

L’éditorialiste reconnaitra le rôle important de feu Hassan II, considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël. Un engagement maintenu par son fils, le roi Mohammed VI pour faire progresser le rapprochement israélo-arabe – qui de plus affiche la même volonté de le faire discrètement.

«Les observateurs israéliens d’un certain âge se rappelleront le sens politique du défunt père du roi actuel, Hassan II, qui a travaillé sans relâche pour favoriser le rapprochement entre Israël et ses voisins, y compris les Palestiniens. Il l’a fait en privé et en public, facilitant dans les coulisses chaque initiative majeure, de Camp David à Oslo. Le roi Hassan II est considéré comme le principal architecte du premier accord de paix entre l’Égypte et Israël.» a-t-il écrit.

Résistances à la transition vers des relations formelles entre le Maroc et Israël

M. Charaï n’a pas caché l’existence de résistance diverses à la transition vers des relations formelles entre Rabat et Tel-Aviv.

«La transition vers des relations formelles n’était pas inévitable. Un tiers de la population marocaine s’identifie actuellement aux mouvements et partis islamistes qui continuent de rejeter le droit d’Israël à exister.» a-t-il constaté.

Et de poursuivre, « l’activisme anti-normalisation reste une facette importante de notre culture, qui a trouvé son expression il y a moins de cinq ans dans un projet de loi parlementaire qui allait rendre criminel d’engager les citoyens israéliens de quelque manière que ce soit. »

A ce sujet, le Roi Mohammed VI qui a toujours plaidé pour l’ouverture et l’acceptation de l’autre, a lancé une réforme, avant même la décision de reprise des relations diplomatiques avec Israël, décrite par certains comme un « tsunami » : l’histoire et la culture de la communauté juive vont bientôt être enseignées aux élèves marocains. Les premiers cours, en langue arabe, seront dispensés au prochain trimestre en dernière année de primaire, où l’âge des élèves tourne autour de 11 ans, selon le ministère marocain de l’Éducation nationale.

Pour accompagner ces efforts du Roi Mohammed VI, M. Charaï estime que dans le système politique multipartite dynamique du royaume, «une direction politique inébranlable sera nécessaire pour mener à bien le processus diplomatique et garantir que l’accord remporte un large soutien populaire».

M. Charaî reste toutefois confiant, en affirmant que la paix entre le Maroc et Israël trouvera ses mécontentements, certes, à la fois au sein du royaume et ailleurs. Mais sa base solide – des siècles d’histoire commune – lui permettra de survivre à ses détracteurs.

La déclaration de la Maison Blanche reconnaissant la souveraineté du Maroc sur le territoire saharien, un coup dur pour les séparatistes du Polisario

Aux critiques de certaines voix de gauche «qui dépeignant les revendications marocaines sur le territoire du Sahara comme quelque peu en décalage avec les normes internationales et que la reconnaissance de Washington de la marocanité de ses provinces du Sud était une offre qu’il ne pouvait refuser », Ahmed Charaï, précise que les grandes puissances se sont rapprochées de plus en plus de la position marocaine sur le dossier et ce depuis 2007. Date à laquelle, le royaume a proposé son initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, dans le cadre de la souveraineté marocaine.

Une initiative alimentée d’un attachement indéfectible du Royaume à son intégrité et unité territoriale, du soutien d’une grande majorité des marocains et d’un pragmatisme largement loué par la communauté internationale.

D’ailleurs, explique M. Charaï, l’ONU et l’UE ont présenté le plan marocain comme «sérieux et crédible», et même la Russie et la Chine, alliées de longue date du principal soutien du Polisario, l’Algérie, ont exprimées leur intérêt pour une «solution politique» qui s’inspirerait de la proposition marocaine.

«Il n’est pas étonnant que les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara ou que la communauté internationale juge crédible son initiative, au moment où l’enclave du Polisario au-delà des frontières du Maroc reste un lieu de pauvreté et de souffrance et une plaque tournante du terrorisme» souligne l’éditorialiste. Une misère, poursuit-il qui contraste avec le développement important de la partie marocaine du Sahara qui a profité de plusieurs milliards d’investissements, transformant le territoire en un lieu de vie digne pour les femmes et les hommes du peuple sahraoui.

Israël peut aussi changer et l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes

«Le monde arabe n’a jamais été monolithique», écrit Ahmed Charai sur Israel Hayom. «Si l’unité du monde arabe ne soutient pas une impasse qui dure depuis un demi-siècle, les Palestiniens devront réajuster leurs stratégies» a-t-il affirmé.

Face à ce changement de paradigmes dont font face les pays arabes, M. Charaï estime qu’Israël peut aussi changer. «Le commerce, l’échange de biens et d’idées, peut forger de nouvelles connexions entre les jeunes et les ambitieux des deux côtés. Avec le temps, l’amertume des vieux peut être remplacée par l’espoir des jeunes» suggère l’éditorialiste.

Dans mon pays, poursuit-il, «des millions de jeunes en ont assez des idéologies extrémistes et xénophobes et veulent les opportunités et les avantages que seuls la paix et le partenariat peuvent apporter. Ils voient en Israël un partenaire solide pour développer leur économie, diffuser des opportunités et assurer l’avenir du Maroc».

Jared Kushner le «Disrupteur créatif» qui a fait bouger les lignes

M. Charaï a par ailleurs insisté dans ses analyses de louer le rôle décisif de Jared Kushner dans ce processus de paix.

« Il n’est donc pas possible de comprendre pleinement la nouvelle décision remarquable du Royaume du Maroc sans reconnaître un changement catalyseur: le rôle joué par Jared Kushner en tant que «Disrupteur créatif» de décennies d’une diplomatie conventionnelle » a-t-il écrit sur The Jerusalem Post.

Le Maroc étant désormais le quatrième pays arabe à atteindre de nouveaux termes avec Israël en autant de mois, il devrait être clair que la vision stratégique de Kushner d’une approche régionale – longtemps jugée comme «naïve» – a porté ses fruits. « Il appartient aux décideurs politiques d’examiner et de tirer des leçons de l’approche de Kushner afin de s’en inspirer dans les années à venir » a-t-il souligné.

Sur Israel Hayom, M. Charaï estime que les années de négociation patiente et silencieuse en coulisse de Kushner ont porté leurs fruits. « Jetant les scripts désuets des discours passés, il écoutait, il apprenait, il résumait pour montrer sa compréhension et il posait de nouvelles questions. Kushner a réussi à faire adopter sa vision. » s’est-il félicité.

Comptez-moi parmi ceux qui croient depuis longtemps qu’une normalisation totale mérite une chance

«Comptez-moi parmi de nombreux Arabes qui croient depuis longtemps que la paix entre les Arabes et Israël, grâce à une normalisation totale mérite une chance – même si l’un des rares à le dire publiquement. J’ai soutenu ce point de vue à la surprise de nombreux amis américains, israéliens et palestiniens» s’est confié Ahmed Charai sur les colonnes d’Israël Haoym.

L’éditorialiste confiant dans la base solide des siècles d’histoire commune et de la dynamique de la jeunesse, à même de maintenir la paix entre le Royaume et Israël, invite d’une part, l’État hébreu à bénéficier de la destination Maroc prisée pour le tourisme, le commerce et l’enrichissement culturel et un point d’ancrage sur le continent africain et d’autre part, les Palestiniens, de compter sur le Maroc et son Roi pour défendre leurs droits et à leur bien-être.

Avi Berkowitz : « Je suis ravi de faire partie du 1er vol commercial direct d’Israël au Maroc »

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Le jeune assistant de Donald Trump et son représentant spécial pour les relations internationales, Avi Berkowitz, a exprimé sur twitter, son enthousiasme quant à sa participation au 1er vol commercial direct entre Israël et Rabat aux côtés de Jared Kushner, le mardi 22 décembre 2020.

Après la confirmation par la Maison Blanche du déplacement du Conseiller Spécial du président américain, Jared Kushner, mardi prochain, à la tête d’une délégation conjointe américano-israélienne de Tel-Aviv à Rabat, dans le cadre des discussions sur la reprise des relations entre Israël et le Maroc, un des membres de la délégation, le jeune assistant de Trump Avi Berkowitz a exprimé sur son compte twitter son enthousiasme quant à sa participation à ce voyage.

«Ravi de me joindre à Jared Kushner au bord du premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc» a-t-il écrit. Et d’ajouter : «Félicitations à Jared et toute l’équipe pour avoir rendu possible ces avancées ».

https://twitter.com/aviberkow45/status/1338887977892794369

Ce n’est pas la première fois qu’Avi Berkowitz participe à ces vols entre Israël et les pays arabes qui ont entamés des discussions ouvertes avec l’Etat hébreu de normalisation des relations. Le jeune responsable a accompagné Kushner dans des vols similaires aux Emirats Arabes Unis et au Bahreïn.

Qui est Avi Berkowitz ?

Avrahm «Avi» Berkowitz est né en novembre 1988 et a grandi au village de Lawrence, du comté de Nassau dans l’État de New York. Après avoir été diplômé d’un lycée juif orthodoxe, il a étudié à Kol Torah, une yeshiva à Jérusalem. Il est retourné aux États-Unis, a étudié dans une yeshiva à Baltimore et a été transféré au Queens College où il a terminé ses études de premier cycle. Il a ensuite reçu un Juris Doctor de la faculté de droit de l’université de Harvard.

Berkowitz a rencontré Jared Kushner lors d’un match de basket-ball lors d’une retraite de la Pâque à Phoenix, en Arizona. Il a travaillé pour les entreprises Kushner et a rejoint l’équipe de la Maison Blanche après l’investiture du président Donald Trump.

Il a été adjoint spécial du président, adjoint du conseiller principal, adjoint adjoint du président et conseiller du conseiller principal, Jared Kushner. En novembre 2019, Berkowitz a été promu assistant du président et représentant spécial pour les relations internationales.

Il est juif orthodoxe et parle couramment l’hébreu.

Une délégation américano-israélienne prendra le premier vol direct de Tel Aviv à Rabat la semaine prochaine

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Un responsable de la Maison Blanche a annoncé ce mardi 14 décembre qu’une équipe dirigée par Jared Kushner et Avi Berkowitz est attendue en Israël lundi 21 décembre, pour décoller le lendemain à Rabat dans le cadre de l’accord de reprise des relations entre le Maroc et Israël annoncé par le roi Mohammed VI et Donald Trump.

Une délégation conjointe américano-israélienne doit se rendre au Maroc la semaine prochaine à bord du tout premier vol sans escale de Tel Aviv à Rabat, a déclaré mardi un haut responsable de l’administration américaine au Times of Israël.

Une délégation américaine de haut rang, dirigée par le conseiller spécial du président américain Donald Trump, Jared Kushner, et l’envoyé de l’administration dans le conflit israélo-palestinien Avi Berkowitz, doit atterrir en Israël lundi prochain.

Le lendemain, ils seront rejoints par le conseiller à la sécurité nationale du Premier Ministre Benjamin, Meir Ben-Shabbat, et d’autres responsables israéliens pour le vol vers la capitale marocaine depuis l’aéroport Ben Gourion. Des représentants des médias israéliens devraient pouvoir accompagner la délégation.

Le voyage historique aura lieu moins de deux semaines après que roi Mohammed VI a annoncé la reprise des relations diplomatiques avec l’État hébreu.

Les tout premiers vols commerciaux directs d’Israël vers les pays arabes ouverts aux accords d’Abraham sont devenus une sorte de cérémonie, auxquels ont participé des hauts fonctionnaires tels que Kushner, Berkowitz, Ben-Shabbat. Ces vols ont été l’occasion de tenir des réunions de haut niveau pour faire avancer les accords de normalisation.

Le Maroc a annoncé jeudi une «reprise des relations» avec Israël, peu de temps après que Trump a tweeté que Rabat et l’État hébreu avaient «convenu de relations diplomatiques complètes».

Israël et le Maroc ont établi des relations diplomatiques de bas niveau dans les années 90 à la suite du dégel des relations entre Israël et les Palestiniens. Ces contacts ont toutefois été suspendus en 2002 en réponse à la deuxième Intifada. Depuis lors, la relation s’est poursuivie de manière informelle, avec des dizaines de milliers d’Israéliens se rendant au Maroc chaque année. Quelque 3 000 Juifs vivent encore au Maroc, qui abritait autrefois des centaines de milliers de personnes.

Le Roi Mohammed VI envoie ses vœux de rétablissement au président algérien

Le Roi Mohammed VI a adressé un message au président algérien, Abdelmadjid Tebboune, dans lequel le Souverain lui souhaite prompt rétablissement.

«Votre allocution à l’adresse du peuple algérien frère dimanche a montré, Dieu soit loué, votre rétablissement», a écrit le Roi dans ce message.

Le souverain a exprimé sa profonde satisfaction suite à l’amélioration de l’état de santé du président algérien, «implorant le Très-Haut de lui accorder un rétablissement rapide et complet, santé et longue vie».

Le président algérien Abelmadjid Tebboune est apparu dimanche à la télévision pour la première fois depuis près de deux mois et son hospitalisation en Allemagne pour être soigné du nouveau coronavirus pour annoncer un prochain retour dans son pays.

L’hospitalisation à l’étranger du chef de l’Etat a replongé l’Algérie dans les affres humiliantes de la fin du règne de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika, quand ce dernier, frappé par un AVC en 2013, avait continué, impotent et aphasique, à assumer la charge présidentielle avant d’être chassé du pouvoir en avril 2019 par le soulèvement populaire du Hirak.